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Les Énergies latentes de Paul-Émile Borduas

Enfin à Québec ! Et c’est grâce à la généreuse donation des grands mécènes et collectionneurs britanno-colombiens Michael Audain et Yoshiko Karasawa que le Musée national des beaux-arts du Québec acquière huit tableaux du grand peintre canadien Paul-Émile Borduas. Ce mercredi 23 février 2022 se déroulaient la conférence de presse et la visite médiatique de l’exposition intitulée : Les Énergies latentes. Paul-Émile Borduas au présent. Exposition qui se tient au musée du 24 février au 24 avril 2022.

Paul-Émile Borduas est un artiste-peintre canadien né en 1905 à Saint-Hilaire et est décédé à Paris en 1960 à l’âge de 54 ans. Il est reconnu pour la réalisation d’œuvres abstraites appartenant au mouvement artistique de l’automatisme. En 1948, il publie le Refus global et il a notamment influencé le travail artistique de Jean-Paul Riopelle.

Biographie de Paul-Émile Borduas

Le grand public pourra découvrir des œuvres iconiques de ce grand maître datant principalement des années 50 ainsi que des acquisitions récentes de la collection nationale du MNBAQ comme celles de Dominique Blain, Michel Campeau, Nadia Myre, Alain Paiement, Michaël Sergile et Jean-Paul Riopelle. L’œuvre puissante de Borduas établit ainsi un intéressant dialogue avec celui du travail des artistes actuels proposés.

Des énergies ou chaleurs latentes en physique, sont des énergies libérées ou bien absorbées lors d’un changent d’état de la matière par exemple l’eau qui passe de l’état liquide à solide. Ici, Borduas exprime, par sa poétique création et sa pensée, ces énergies qui existent sans toujours être apparentes, ces bouleversements d’état de la matière et les différentes polarités qui en résultent.

La pertinente scénographie de l’exposition permet de servir ces énergies latentes. La mise en espace songée vient créer des liens visuels, esthétiques et intellectuels entre les œuvres. De ce fait, le choix du rouge et du gris est judicieux en raison de leur capacité à procurer l’énergie et l’intensité pour le rouge, et la réflexion pour le gris, symbolisant ainsi les deux extrémités de ces énergies latentes.

Figures shématiques est l’une des plus grandes œuvres de Borduas et deviendra une icône de sa production parisienne. Par son travail, l’artiste tente des recherches de simplification en tirant profit de l’espace de cette grande toile pour explorer la relation existant entre le noir et le blanc. Ici, les masses noires visibles semblent entrer de chaque côté du tableau pour se fondre dans le blanc ou bien se briser. Blanc qui lui est en pleine expansion d’où l’idée d’énergie latente.

L’œuvre Grenouille sur fond bleu est l’un des rares tableaux à avoir été produit, en 1944, alors que Borduas peint à l’atelier de son maître Ozias Leduc à Saint-Hilaire, sa ville natale.

Par Arabesques, l’artiste, alors exilé à New York, propose une composition picturale de style all-over très populaire à cette époque. Cette façon de peindre suggère de dépasser l’espace organisé de la peinture traditionnelle européenne. Sans planification ni croquis, il en résulte une œuvre sans point visuel de focalisation. Telles des arabesques rouges, les puissants coups de pinceau sont posés sur le fond du tableau excluant toute forme de lecture figurative proposant ainsi une vision plus formaliste du dessin.

Cette intéressante œuvre datant de 1957 a été peinte à Paris et elle démontre une tendance à la structuration de la surface picturale du tableau, Borduas s’éloignant ainsi de sa période influencée par la peinture gestuelle, l’action painting, et de sa période automatiste vécue à New York. Influencé ici par l’artiste Piet Mondrian, Borduas va vers un travail plus structuré reprenant ainsi une forme de damier correspondant à la période tardive de création de Mondrian.

En histoire de la mode, souvenons nous aussi du grand créateur Yves Saint-Laurent qui, en 1966, lors de la conception de sa collection automne/hiver rend hommage à l’artiste néerlandais en proposant des robes Robes Mondrian inspirées de ses tableaux.

Parmi les œuvres d’artistes de notre époque, notons l’immense et superbe tableau de Jean-Paul Riopelle créé en 1989.

L’artiste explore dès 1967 la pratique de l’estampe. Avant-gardiste, Riopelle récupère les rebuts de cet art pour réaliser des lithocollages ou bien s’en servir comme fond inspirant des créations graphiques et picturales étonnantes. Ici, l’artiste remet au goût du jour une célèbre lithographie Les hiboux créée en 1970. L’œuvre sans titre est réalisée à partir d’encre, de bois et de collage sur essais de lithographies marouflées sur sérigraphie et imprimées sur une toile.

L’installation textile de Michaëlle Sergile intitulée Peau noire, masques blancs est également impressionnante. Ici, Sergile propose une critique artistique du texte portant le même titre écrit en 1952 par Frantz Fanon. L’artiste dénonce des passages du livre décrivant la place des femmes dans l’histoire et le manque évident de représentations positives de celles-ci dans cet ouvrage. Ici, chaque partie suspendue de l’œuvre est associée à un chapitre du livre. Chaque fil porte une signification proposant ainsi un code textile fort en opposition.

Bref, une remarquable exposition qui émeut et impressionne à la fois. La scénographie composée de rouge et de gris démontre bien toute la force des Énergies latentes.

Photographies : travail personnel et François Berthiaume, 23 février 2022, Musée national des beaux-arts du Québec.

Les illusions sont bien réelles lors de la Manif d’art 10 – La biennale de Québec

Mercredi 16 février 2022 se déroulait au Musée national des beaux-arts du Québec la conférence de presse et la visite médiatique de la surprenante exposition intitulée : Les illusions sont réelles. Exposition réalisée conjointement avec La manif d’art 10 – La biennale de Québec qui est de retour cette année après une période de pause imposée. L’exposition sera présentée principalement au MNBAQ et dans différents quartiers et espaces de la ville de Québec à compter du 19 février prochain, et ce, jusqu’au 24 avril 2022.

L’exposition centrale regroupe les oeuvres de 21 artistes et pose une réflexion songée sur cette troublante prolifération des nombreux artifices et désinformation qui abondent dans nos vies quotidiennes. Quelques exemples : des photographies modifiées, des conspirations virales via l’Internet, des rhétoriques politiques incroyables ou bien des identités personnelles falsifiées qui sont créées en ligne.

Ce phénomène de leurre n’est pas nouveau, par contre il s’accélère aujourd’hui grâce à la présence accrue des nombreux réseaux sociaux. Cette 10e édition de la biennale de Québec propose au grand public des oeuvres d’artistes engagés qui, par leurs créations et réflexions, fabriquent et déconstruisent des illusions variées tout en posant un regard allumé concernant l’aspect séducteur et invitant, mais dangereusement potentiel de ce phénomène toujours grandissant qu’est la désinformation.

Et face à ce nouveau phénomène, deux questions nous viennent aussitôt à l’esprit : à qui, et surtout, comment peut-on dorénavant faire confiance ?

L’oeuvre de l’artiste américain Tony Tasset Snowman with Coke Can Mouth and Broom est la première visible à l’entrée de l’exposition et celle-ci analyse le rêve américain tel qu’on le connaît ainsi que ses nombreux mirages. L’artiste lors de son travail récupère des images emblématiques provenant des différents médias et réalise d’incroyables caricatures. Cette oeuvre ludique est une imitation de la forme iconique de l’art populaire bien connue : le bonhomme de neige.

Par la suite, cette visite nous mène à la superbe installation Le Salon chinois – White Gold oeuvre de l’artiste Montréalaise Karen Tam. Elle est impressionnante à regarder et elle est d’ailleurs mon coup de coeur de l’exposition. Installation grandiose, elle démontre l’engouement pour nous occidentaux envers la porcelaine chinoise communément appeler l’or blanc.

Cette installation rappelle d’ailleurs les salons privés que l’on retrouvait jadis dans les nobles demeures européennes. Mais ce salon est en réalité composé de véritables artefacts et de facsimilés provenant directement de la collection du MNBAQ. De faux objets ont été créés par l’artiste afin de dénoncer les violences qui peuvent mener à des représentations réductrices, caricaturales, voire déshumanisantes, d’autrui.

Lorsque l’on entre dans la première salle de l’exposition, une troublante vidéo retient tout de suite l’attention. Réalisée par trois chercheurs de l’entreprise américaine Nvidia, l’oeuvre One Hour of Imaginary Celebrities démontre une intelligence artificielle capable de générer des photographies synthèses de personnes qui n’existent pas réellement, et ce, à partir d’amalgames composites d’une multitude d’images se trouvant dans différentes bases de données de l’Internet.

D’un réalisme saisissant, ces visages possiblement reconnaissables se mélangent progressivement les uns aux autres procurant ainsi un effet surprenant. Ce qui est troublant ici, c’est que la personne que l’on voit apparaître devant nous est une illusion. Cette oeuvre soulève ainsi le questionnement de l’hyper trucage qui menace notamment la protection de l’identité personnelle.

Autre oeuvre remarquable est celle de l’artiste américain Glenn Kaino. Untitled (Ricky Jac) Cartes à jouer, 2010. Ici, Kaino joue avec les diverses contradictions poétiques dans le but de réconcilier des idées qui peuvent sembler conflictuelles, voire opposées ou dichotomiques. Il reforme ainsi des différentes composantes de la vie réelle tout en combinant des éléments disparates afin de construire des pièces conceptuellement fortes.

Par cette oeuvre, l’artiste rend hommage au prestidigitateur Ricky Jay en illustrant son effigie et son fameux tour du lancer des cartes. De cette façon, Kaino démontre que comme la magie, l’art peut être à la fois évasif et tromper l’oeil afin de déjouer toutes attentes.

L’oeuvre intitulée Outliers (Trace), 2012, est le travail de Maskull Lasserre. Et cette oeuvre m’a particulièrement intriguée en raison de cette relation entre l’accessoire mode, la chaussure, et son utilité.

Ici, Laserre reproduit des traces d’animaux sur les semelles des chaussures et lorsqu’elles sont portées elles laissent des imprimés de pas dans les zones urbaines, ingénieux travail ! Le montage de photographies en témoigne d’ailleurs l’émotion.

Lors de la visite de la dernière salle, l’oeuvre de la Montréalaise Karine Payette intitulée Espace sans espèce III est une oeuvre phare de l’exposition et elle est dérangeante, car d’un réalisme surprenant, elle fait référence aux lieux de confinement et de conditionnement animal tant notamment en milieu zoologique, domestique ou relatif au spectacle.

Cette triste sculpture démontre un animal plutôt amorphe qui se résigne à perdre ses points de repère naturels et sa liberté que lui impose son nouvel abri contraignant. L’artiste dénonce, de cette façon, cette victime de l’aliénation que l’on inflige aux espèces animales que l’on exploite pour les domestiquer ou se divertir. Ici, l’ours blanc démontre à peine quelques signes vitaux qui sont techniquement bien réussis visuellement par l’ajout notamment d’un moteur à l’intérieur de son ventre simulant ainsi sa respiration.

Lors de cette biennale, il sera également possible de découvrir 34 lieux intérieurs et extérieurs d’installations artistiques à Québec tels qu’à la Place D’Youville, le Château Frontenac, la Place Ste-Foy ainsi que des expositions présentées notamment au Grand Théâtre de Québec, l’Oeil du poisson et le musée Huron-Wendat.

Bref, cette exposition des plus particulières dérange et nous fait réfléchir sur notre vulnérabilité envers l’évolution de plus en plus rapide des différentes technologies de l’information et de l’intelligence artificielle. Ce troublant phénomène qu’est, pour certains, la création d’un monde parallèle fait aussi parfois sourciller.

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Musée national des beaux-arts du Québec, 16 février 2022.

Thierry Mugler n’est plus, son héritage demeure

Onde de choc dans l’univers de la mode hier, 23 janvier 2021, avec l’annonce du décès, à l’âge de 73 ans, du styliste et grand couturier français Thierry Mugler.

Mandfred Thierry Mugler est né à Strasbourg en France en 1948. Enfant, il est de nature plutôt rêveuse et solitaire. Il s’évade dans des mondes fantastiques s’imaginant vivre entre autres dans des grottes comme les Timour. Issu d’une famille bourgeoise, il va à l’encontre de cette mondanité en se créant un univers parallèle.

Jeune, il apprend la danse classique et se joint, à l’âge de 14 ans, aux ballets de l’opéra du Rhin au grand dam de ses parents. La danse lui fait alors découvrir le théâtre, la mise en scène, la création de costumes et lui apporte discipline non seulement du corps, mais aussi de l’esprit. Il étudie également l’architecture intérieure, ce qui lui permet de développer un intérêt marqué pour la construction de formes géométriques aux incroyables perspectives.

Il part en 1969 pour Paris où il s’y installe. Âgé de 21 ans, il fréquente alors les endroits à la mode de Saint-Germain-des-Prés et il propose ses dessins à des manufacturiers du très connu marché Le Sentier. Il se fait rapidement remarqué, car il porte ses propres créations et son style hors normes en surprend plus d’un, mais retiens rapidement l’attention. Il ouvre alors en 1970 une première boutique parisienne nommée Gudule et devient styliste indépendant à l’âge de 26 ans.

En 1973, il crée sa première marque nommée Café de Paris et en 1974 la griffe Thierry Mugler voit le jour. À cette époque la mode, pour ceux qui s’en souviennent, est folklorique, fleur bleue et vraiment déstructurée. Mugler va à l’encontre de ce courant en proposant des modèles hyperféminins, épurés et très sexy. Son style permet ainsi un bel équilibre hors du temps se situant entre classicisme et modernité. En 1978, il ouvre sous sa griffe, une première boutique située à Place des Victoires à Paris.

Dans les années 80, Thierry Mugler se fait connaître à l’international. À cette même époque, je suis jeune étudiante au Collège LaSalle de Montréal en design de mode et c’est notamment avec Claude Montana, Kenzo Takada, Anne Marie Beretta et Azzedine Alaïs qu’ils sont incostestablement NOS créateurs chouchous du moment.

En 1990, à l’invitation de la Chambre syndicale de la haute couture en raison de sa grande maîtrise de la coupe à plat et sa remarquable connaissance du métier, Thierry Mugler crée une première collection en tant que membre invité de la haute couture parisienne, ce qui est un grand honneur !

Son style vestimentaire est unique, il est fabuleux et des plus singuliers. Créateur de rêve, Mugler modifie les codes établis et dérange les conventions. Sa première source d’inspiration est la femme fatale idéalisée pour qui il conçoit des modèles très architecturés aux épaules carrées, à la taille bien marquée, voire corsetée sublimant ainsi toute la féminité de son corps. Ses matières fétiches sont notamment le cuir, le métal et le vinyle. De grands noms défilent pour lui tels que Farida Khelfa ou Jerry Hall. Il conçoit également les costumes de scène pour la première tournée de Mylène Farmer intitulée Tour 89.

Thierry Mugler quitte le domaine de la mode en 2002 pour se consacrer à ses autres passions telles la photographie, la création de costumes de spectacles et la mise en scène.

En 2019, le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une incroyable exposition hommage intitulée : Thierry Mugler – Couturissime.

Décédé de causes naturelles selon son agent, Thierry Mugler laisse derrière lui un incroyable legs culturel. Talentueux créateur multidisciplinaire, il est, durant sa prolifique carrière, notamment photographe, réalisateur, metteur en scène, créateur de parfums, directeur artistique et grand couturier. Bravo et merci M. Mugler pour cet inestimable aport particulièrement au domaine de la mode où votre mémoire sera longtemps honorée !

Source recherche : Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Photographies, travail personnel, février 2019, Musée des beaux-arts de Montréal, Exposition Thierry Mugler – Couturissime.

Les illusions seront bien réelles lors de la Manif d’art 10e édition de la biennale de Québec

Ce lundi 6 décembre 2021 se déroulait, malgré une dame nature débordante de soubresauts, la conférence de presse dévoilant la riche programmation qui attend les visiteurs de la 10e édition de la Manif d’art – La biennale de Québec au Musée national des beaux-arts du Québec. Intitulée : Les illusions sont réelles, cette biennale d’hiver réalisée en partenariat avec la Manif d’art se déroulera du 19 février au 24 avril 2022 dans 34 lieux sélectionnés de la belle ville de Québec.

Au cours de cette grande Manif d’art actuel dont l’exposition centrale sera présentée au MNBAQ, une centaine d’artistes nationaux et internationaux proposeront des oeuvres singulières qui en surprendront plus d’un.

Les illusions sont réelles : partant du concept du réalisme magique, cette tendance que certains artistes ont à vouloir cerner des éléments dits magiques, surréels et même parfois irrationnels qui surgissent du monde réel, leur travail emploie alors des espaces organisés illusoires, des tours de passe-passe inédits, des contournements stratégiques qui servent ainsi de vecteurs posant une réflexion songée et un sens critique notable sur les enjeux sociopolitiques du monde qui nous entoure, comme c’est le cas présentement pour les campagnes de désinformation.

Durant ces neuf semaines de biennale hivernale, les artistes sélectionnés par le commissaire invité Steven Matijcio, directeur et conservateur en chef du Blaffer Art Museum de l’Université de Houston, proposeront tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, d’impressionnantes oeuvres d’art où le dialogue artistique promet d’être hallucinant. Steve Matijcio questionne ainsi la curieuse relation qui existe entre l’art et ses mirages.

Parmi les artistes de renommée internationale invités notons la présence, au Pavillon Pierre-Lassonde, de Pierre Huyghe, France, Gillian Wearing, Angleterre, Titus Kaphar, États-Unis, Gabriel Lester, Pays-Bas. Et au niveau canadien, seront exposées les oeuvres de Nicolas Baier, Michel de Broin, Karine Payette, Annie Baillargeon et Karen Tam.

En plus du MNBAQ, le Grand Théâtre de Québec, le centre l’Oeil de Poisson, la Maison de la littérature et le Musée Huron-Wendat serviront également de lieux de diffusion. Une dizaine d’oeuvres d’art publiques seront également présentées notamment à la Place d’Youville, au lieu de diffusion culturelle Le Diamant, dans le quartier Saint-Jean-Batiste, au centre commercial de la Place Ste-Foy et au lieu historique national du Cartier-Brébeuf.

Bref, la belle ville de Québec vibrera d’émotion cet hiver à travers ces intrigantes oeuvres d’art. Et donc bien hâte de les découvrir !

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Musée national des beaux-arts du Québec, lundi 6 décembre 2021.

Parachute, l’histoire fascinante d’une révolution de la mode québécoise

En 1981, j’étais jeune étudiante au Collège LaSalle de Montréal en design de mode et, à cette époque, nos créateurs chouchous du moment étaient sur la scène internationale notamment Anne-Marie Beretta et Claude Montana. Puis arrive au Québec, en 1977, le phénomène Parachute, ah wow, quelle découverte étonnante qui capte indéniablement l’air du temps !

Mardi 16 novembre 2021, était présenté au Musée McCord de Montréal la conférence de presse et la visite de l’impressionnante exposition Parachute: Mode subversive des années 80. À compter du vendredi 19 novembre 2021, le grand public pourra découvrir l’univers fascinant de la culture et du design avant-gardiste de cette époque flamboyante grâce à cette grande exposition.

Lors de cette visite, il sera possible d’admirer une soixantaine de tenues, de découvrir un peu plus de 140 documents d’archives tels que des croquis de mode, des annonces publicitaires, des photographies, de visionner des entrevues exclusives, des extraits vidéo de défilés de mode et apprécier l’univers de la musique rock.

En 1977, après leur rencontre à l’atelier de design des boutiques Le Château à Montréal, la créatrice de mode britannique Nicola Pelly et l’architecte et urbaniste américain Harry Parnass fondent Parnass/Pelly LTD. L’entreprise connaît un succès retentissant jusqu’en 1993.

Marque culte de la décennie 80, Parachute devient un véritable phénomène international et plusieurs stars se pressent afin de s’approprier LA tenue Parachute du moment. Des artistes musicaux tels que Madonna, Peter Gabriel et David Bowie honorent le style Parachute durant leurs performances musicales.

Cette inspirante exposition est séparée en cinq thématiques pertinentes. La première intitulée : L’inspiration du new wave invite le visiteur à découvrir les débuts de l’ère Parachute. Période sociale frappée par une crise économique notable d’où le chômage en résulte, les jeunes ainsi touchés expriment haut et fort leur désillusion par rapport à une société dominante et élitique.

Phénomène qui jette les bases d’une contre-culture exprimée par les jeunes artistes et musiciens qui deviennent ainsi source d’inspiration pour les deux créateurs. Pelly et Parnass proposent alors des styles extravagants et novateurs démontrant bien l’exaspération et l’expression individuelle du moment.

La combinaison unisexe inspirée de l’uniforme futuriste et de la couleur bleue du travail conçue par le couple devient LA tenue à la mode du moment pour fréquenter dignement les bars de la métropole.

La seconde thématique intitulée Collage et hybridation invite le visiteur à comprendre l’approche postmoderne du design des créateurs. Cette approche consiste à synthétiser les codes vestimentaires des différentes cultures et périodes de temps procurant ainsi des modèles aux lignes modernes et audacieuses à la fois.

Nicola Pelly déclare ainsi Nos habits sont surtout une attitude, créés pour ceux et celles qui osent et qui sont stimulés par le vêtement.

La troisième thématique, intitulée Photographie underground, démontre l’intérêt des créateurs de mode pour les médias visuels et les images publicitaires réalisées sont impressionnantes, ce qui renforce le caractère subversif de la marque.

Le noir et le blanc dominent sur les photographies, ce qui permet de bien mettre en valeur les silhouettes architecturales et les lignes structurées des styles proposés. Ces belles photographies sont d’ailleurs un régal visuel !

La quatrième thématique intitulée Musique, célébrité et Miami Vice invite le visiteur à entrer dans l’univers branché de l’arrivée des réseaux de télévision qui diffusaient à l’époque des vidéoclips autant le jour que la nuit. Ici, au Québec, C’est sur MusiquePlus, en 1986, que les stars de la pop et du rock performent et projettent une image d’eux-mêmes incroyablement fashionable.

Dans ce contexte, la marque Parachute colle bien au mode de vie anticonformiste, à l’esprit rebelle et individualiste de ces grandes stars du moment. Des vedettes telles que Grace Jones, Mick Jagger, George Michael et Corey Hart s’approprient l’allure Parachute avec fierté. L’intéressant blouson que porte Peter Gabriel pour sa tournée This Way Up en 1986-87 en est la preuve.

La dernière thématique présentée est aménagée dans une immense salle, et celle-ci a été ma préférée, car elle est visuellement réussie. Intitulée L’expérience Parachute, cette dernière plonge le visiteur dans l’espace de vie des boutiques Parachute. Pour Harry Parnass les relations humaines et la communication sont au coeur de sa création. Le design contribue selon lui à enrichir la vie de chacun et diminue le sentiment d’aliénation.

Aménagée sous forme de piazza italienne tel un espace public de rencontres où peut s’acter la comédie humaine, la clientèle Parachute est encouragée à s’y produire via une esplanade centrale aménagée dans chaque boutique. Les cabines d’essayage n’ont aucun miroir, ce qui pousse le client Parachute à en sortir pour se mirer et devenir un mannequin qui défile procurant ainsi l’expérience client tant désiré par Parnass.

L’exposition Parachute est magique. Chaque vêtement présenté est figé dans le temps et est propre à cette époque effervescente, aujourd’hui plutôt lointaine. Chaque thématique, pour les plus âgés d’entre nous, fait revivre cette période marquante de l’histoire de la mode québécoise. Pour cette jeune génération, l’exposition est inspirante et permet de comprendre et d’apprécier une partie de cette riche histoire de la mode. Parachute : Mode subversive des années 80, exposition définitivement à voir jusqu’au 24 avril 2022.

Photographies : travail personnel et François Berthiaume, mardi 16 novembre 2021, Musée McCord, Montréal.

Grande ouverture de la nouvelle salle de montre de Smail Akdim Couture

Cette semaine à Montréal, c’était non pas un soir de fête, mais bien quatre soirs de célébration, soient des 25 au 28 octobre 2021, lors desquels étaient attendus tour à tour les nombreux invités triés sur le volet venus célébrer en grand l’ouverture de la nouvelle salle de montre de Mael Smail Akdim pour Smail Akdim Couture.

Lors de ces soirées festives, le créateur lançait sa toute dernière collection de vêtements de soirée haut de gamme pour dames 2022 fabriquée à la main. Et, c’est par petits groupes, idée brillante en cette période de contraintes sociales, que le talentueux créateur de mode invitait les passionnés de luxe et de beauté à découvrir son incroyable collection à faire rêver.

Situé au 460 rue Sainte-Catherine Ouest à Montréal, l’espace de travail choisi par le créateur bénéficie d’une intéressante salle de montre afin que sa clientèle puisse en toute aisance profiter des lieux et notamment procéder à l’essayage des modèles. L’aménagement linéaire de cette salle de montre permet également de pouvoir présenter d’intéressants défilés de mode et abrite l’atelier secret du designer. Chic et glamour à souhait, cet environnement de choix nous plonge littéralement dans l’univers inspirant du créateur de grands talents qu’est Mael Smail Akdim.

Mael Smail Akdim, c’est la joie de vivre et son sourire éclatant est contagieux. Natif de la ville de Rabat, capitale du Maroc et classée Patrimoine Mondial de l’UNESCO, le créateur débute, sous le conseil bienfaisant de son père, des études en sciences plus précisément en économie, mais c’est sous l’influence artistique et culturelle de sa mère qu’il entreprend par la suite des études en design de mode. Différentes formations et expériences professionnelles l’amènent à peaufiner son art et bien maîtriser les connaissances techniques nécessaires de la haute couture française, de la création des textiles et du savoir-faire précis de la broderie fabriquée à la main.

Biographie complète

En 2018, il remporte, avec joie, le prix du meilleur designer international de vêtements pour dames au Gala de l’African Fashion Week de Toronto. Cette même année, il est élu membre de la Fondation des Compétences canado-marocaines dans le but de promouvoir sa riche culture et ses vastes connaissances au sein de l’industrie de la mode québécoise et canadienne.

Les sources d’inspiration du créateur sont nombreuses et variées. Dès son jeune âge, Mael Smail Akdim est fasciné par l’élégance de sa mère et l’amour qu’elle entretient avec la haute couture parisienne. Les costumes traditionnels de son pays natal tel que les caftans marocains, les magnifiques robes de soirées et de mariage, les jabadors, les sarouals et les burnous inspirent en lui un style classique et glamour à la fois.

Ses matières de prédilections sont notamment celles en soie comme le velours, le brocard, le drap, la mousseline et les dentelles de calais. Les coupes de ses modèles sont souvent ajustées au buste, le bas de la robe est long et fluide.

Les voyages qu’il effectuent, l’histoire de la mode, les arts, et les civilisations anciennes sont aussi d’autres sources d’inspiration importantes le poussant à développer sa griffe conjuguant ainsi les techniques de couture traditionnelles à des coupes de vêtements ultras actuelles. Recherchant sans cesse le perfectionnement esthétique, il dresse aisément le pont entre la culture occidentale et orientale, la modernité et la tradition.

Cette mémorable soirée a permis de découvrir un talentueux créateur d’une grande sensibilité émotionnelle et d’une gentillesse infinie, merci Mael Smail Akdim de rendre les femmes aussi séduisantes !

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, salle de montre Smail Akdim Couture, Montréal, 27 octobre 2021.

Ouverture de la nouvelle Boutique Signature Womance à Québec

Ce matin, 15 octobre 2021, c’était jour de fête et pour cause, car c’était l’ouverture de la toute nouvelle Boutique Signature Womance à Québec, et quelle élégance des lieux !

Situé au 9100 rue John-Simons, local 100. Ce nouvel espace permettra d’offrir les nouveautés haut de gamme de la saison Womance, la collection Womance Maison et les produits Sans-Façon Cosmétiques. L’espace entrepôt compte 13 000 p2 et l’espace de bureau 7 000 p2.

Andréanne Marquis fonde Womance en 2015 et depuis l’entreprise ne cesse de croître. Womance se démarque également par la vente en ligne de vêtements et accessoires pour dames. En 2020, Womance Atelier voit le jour et c’est la première collection de vêtements de cette marque à être conçue au Québec.

L’entrepreneure aux mille projets explique que ce nouvel espace se veut une boutique expérience et qu’elle souhaite que le client qui entre chez elle se sente relaxe et à l’aise afin de profiter pleinement des lieux.

Outre, l’offre de produits modes variés, on retrouve dans cette belle boutique des objets décoratifs pour la maison, des chandelles ainsi que des articles pour la cuisine et la salle à manger. Dans quelques semaines, ce sera l’arrivée de chauds manteaux d’hiver et en janvier 2022, la clientèle womance pourra découvrir la nouvelle collection de sacs à main.

Bref, Andréanne Marquis est cette pétillante jeune femme pour qui les défits se transforment en réalisations, bravo et merci pour cet agréable accueil média !

Photographies : travail personnel et François Berthiaume, Boutique Signature Womance, 15 octobre 2021, Québec.

Une troisième édition virtuelle pour Fashion Preview en octobre prochain

Fashion Preview, la Semaine de mode des créateurs de Montréal revient en force le mardi 12 octobre 2021 dès 18h00. Lors de cette troisième édition complètement virtuelle, les passionnés de mode pourront, dans le confort de leur foyer, admirer les belles collections des créateurs québécois de grands talents.

Lors de cette prometteuse soirée virtuelle, les fashionistas pourront notamment découvrir la naissance d’une collection et les sources d’inspirations des créateurs, assister à la fabrication d’accessoires modes à même l’atelier où il est créé et participer à la dynamique qui se cache derrière une passionnante séance de photographies modes. Grâce à ces présentations, les créateurs pourront démontrer tout leur savoir-faire, leur authenticité et leur créativité.

Belle nouvelle cette saison, Fashion Preview s’allie à La Grande Braderie de Mode Québécoise dans le but de soutenir de façon concrète les créateurs de mode locaux afin de les aider à mettre en marché leurs inspirantes collections.

Dans ce contexte, du 14 au 17 octobre 2021, Fashion Preview occupera un espace pop-up mode à l’intérieur même du Marché Bonsecours de Montréal afin de proposer au grand public une sélection de marques de créateurs de mode et d’accessoires. Cet espace permettra à ces créateurs de présenter et vendre leurs collections à un nombre imposant de clients potentiels qui fréquentent déjà la Grande Braderie Mode bi annuellement.

Au programme de cette riche édition, tant virtuelle qu’à la Grande Braderie de Mode Québécoise, les créateurs suivants Guillaum Chaigne, Genia Evelina, Marc Alexandrin, Valerie Design, Loft Bijoux, Helmer, 1ER MAI, Another Land Nearby, Atelier SYP, La Pimbêche, Eco Ethika, Julie Arbour Design, Altersole Shoes et l’École de mode du Cégep Marie-Victorin se réuniront afin de présenter leurs nouvelles collections.

Promouvoir et valoriser le savoir-faire des créateurs de mode locaux afin de renforcer leur visibilité auprès des différents médias, acheteurs et grand public passionnés de mode locale est depuis le début la mission de Fashion Preview. Et cette troisième édition permettra de poursuivre celle-ci de façon novatrice.

Bien hâte donc d’assister le 12 octobre prochain à ces présentations !

Afin d’accéder à la plate-forme des présentations virtuelles de Fashion Preview cliquez sur ce lien : www.fashion-preview.ca/fp2021

Remarquable édition de la nouvelle Semaine Mode de Montréal

La première édition de la nouvelle Semaine Mode de Montréal vient de se terminer dimanche dernier et quelle édition ! Organisée par mmode, la Grappe métropolitaine de la mode à Montréal, cette semaine se déroulait sur sept journées d’activités bien remplies et a permis aux designers de plus de 80 marques de proposer, sous un format libre d’expression, de découvrir leurs superbes collections et archives.

En passant par des visites en atelier aux défilés de mode, pop-up shops, conférences virtuelles variées, promotions, rabais de tous genres, expositions modes et panels de discussions, les professionnels du milieu de la mode et le grand public ont pu découvrir une mode québécoise des plus dynamiques et créatives.

Lundi 13 septembre en soirée, grâce à la magie de l’Internet, nous avons assisté virtuellement à un panel fort intéressant traitant de l’importance de la diversité et de l’inclusion dans le domaine de la fibre.

Animé par Zoé de la boutique Crochet & Co, les invités Jean-Philippe Cliche d’Atelier Cliché, Remy Savard de Les Sheependales, Tanya Courchesne, Lucinda Iglesias de Mont Tricot et Karine Jannard de deux mailles à l’envers s’entendaient notamment pour dire que cette connaissance de la diversité est un phénomène nouveau et que l’ouverture face à celle-ci demande un certain cheminement social. Le fait d’être authentique et soi-même mène graduellement à cette acceptation.

Mardi le 14 septembre en matinée, toujours via Internet, le forum de discussions orchestré par Debbie Zakaib, directrice générale de mmode et intitulé : Diversité & Inclusion Mmode 2021, composé de trois panels, a permis d’en apprendre un peu plus sur les sujets de la diversité corporelle, de l’ethnicité, de la diversité sexuelle et de genre.

Animé par la dynamique Mitsou Gélina, Mitsou Magazine, le premier panel traitant de diversité corporelle avait comme invités Jackie Tardif, présidente de bannière, Reitmans Vivianne Lachapelle, fondatrice de Lachapelle Atelier, Mahrzad Lari, fondateur de Wide The Brand. Ce panel nous a permis d’apprendre que les jeunes d’aujourd’hui acceptent en général beaucoup plus facilement leur corps et ses différences, plaçant ainsi l’individu au centre de celles-ci, ce qui a pour effet de procurer une mode beaucoup personnalisée, ce qui est une bonne nouvelle !

Animé par la pétillante Anne-Lovely Étienne, journaliste au Journal de Montréal le second panel avait comme invités Yves Ulysse, fondateur de M3/Mode Masculine Montreal, Rose Lyndsay Daudier, directrice générale chez Fusion Jeunesse et François Bousquet, directeur à l’école de mode du Collège LaSalle . Ce panel nous a permis d’apprendre que l’arrivée massive de l’Internet et par la suite la venue des nombreux réseaux sociaux ont modifié considérablement notre façon de communiquer, et de ce fait, ont nécessairement contribué à cette diversité grâce à l’influence sociale et culturelle qui provient de partout à la fois. Cet échange était des plus enrichissants et inspirants.

Animé par l’intéressante Chris Bergeron, conférencière et autrice, le troisième panel avait comme invités Katherine Homuth de Sheertex et Tammy Hattem fondatrice de uniformes Raphaël U. Ce panel a permis d’apprendre que, de nos jours, les jeunes désirent porter les vêtements qui leur conviennent peu importe le genre identitaire garçon ou fille ou bien le type de vêtements pantalon ou jupe. Ils veulent se sentir libres et confortables dans les modèles qu’ils choisissent d’où l’idée de lancer par exemple une collection non-genrée chez Raphaël U.

Mercredi le 15 septembre était présenté un webinaire destiné principalement aux détaillants et organisé par Détail Québec. Animé par Louise Labrecque, styliste mode bien connue, celui-ci traitait de l’importance de la couleur dans les commerces de détail. Plusieurs conseils ont été prodigués afin d’augmenter les ventes en magasin. Les couleurs nous parlent et ont un language. Madame Labrecque a traité entre autres de la colorimétrie. Les participants à ce webinaire ont pu également découvrir les tendances en matière de couleurs pour l’année 2022.

En après-midi, quelle belle visite au Centre Eaton de Montréal afin d’y découvrir la superbe exposition, issue de la collaboration entre Jean-Claude Poitras ambassadeur honorifique de la nouvelle route du coton et de l’Ambassade du Mali au Canada, intitulée : Le Mali des mes amours.

Jean-Claude Poitras c’est l’émotion en tout, la passion, la joie de vivre et surtout l’immense talent de ce créateur pluridisciplinaire sans limites. Cette touchante exposition plongeait littéralement le visiteur dans cette nouvelle route du coton par le biais d’une inspirante collection mode et maison.

Ce projet de nouvelle route du coton sert notamment à valoriser le travail et le savoir-faire antique des artisanes du Mali au Canada. Le but étant de bâtir des liens économiques et culturels entre ces deux pays afin de valoriser ce riche héritage culturel et ultimement commercialiser cette superbe collection.

Mercredi soir, le choix était varié afin d’assister aux différents événements modes à l’horaire ce jour- là. Sur invitation, c’est chez Anne-Marie Chagnon que nous avons découvert sa magnifique collection de bijoux A/H 2021.

C’était soir de fête, bien masqué, à l’atelier de cette joaillière de renom et, dans une ambiance survoltée, il était agréable de déambuler librement sur les lieux afin d’admirer sa nouvelle collection. Anne-Marie Chagon peint également de magnifiques toiles et se plaisait, ce soir-là, à s’exécuter de façon live, quel plaisir !

Jeudi 16 septembre, quelle belle découverte sur la rue Saint-Denis de Montréal que la marque de chauds manteaux d’hiver Manteaux Desloups, manteaux créés par la sympathique et éloquante Isabelle Deslauriers. Offerts en différents coloris, ces manteaux haut de gamme sont entièrement fabriqués au Québec.

Bref, ces quelques journées passées virtuellement et en personne à la Semaine Mode de Montréal nous ont permis de découvrir et d’apprécier tout le talent et le savoir-faire des nombreux créateurs québécois. Bravo et longue vie à cette nouvelle semaine de mode à Montréal qui, on le souhaite, se renouvellera bi annuellement ?…

Photographies travail personnel et François Berthiaume, Montréal, septembre 2021

Parachute bientôt à l’honneur au Musée McCord

Prometteuse exposition à venir au Musée McCord à partir du 19 novembre 2021 intitulée Parachute : Mode subversive des années 80. Si tout comme moi, cette période était votre période phare en matière de mode et d’habillement à Montréal, cette exposition vous parlera très certainement. Parachute était dans l’air du temps et se vêtir de cette marque signifiait bousculer les conventions établies, prôner également son adhésion à l’évolution des tendances du moment, démontrer un avant-gardisme certain et une affirmation de soi nettement visible.

Les débuts : Harry Parnass architecte et Nicola Pelly dessinatrice de mode se rencontrent lorsqu’ils travaillent respectivement pour l’entreprise bien connue Le Château, très complices au travail et par la suite compagnons de vie, ils quittent cette firme et fondent en 1977 la société Parnass-Pelly Limité. En 1978, ils ouvrent une première boutique située sur la rue Crescent à Montréal. Le style novateur et structurel de leurs vêtements capte rapidement l’air temps et fait instantanément fureur. La célèbre journaliste mode de l’époque feu Iona Monahan au journal The Gazette en fait également l’éloge et ses propos contribuent à propulser cette nouvelle marque vers le succès. Bien hâte de découvrir cette grande exposition !

https://www.musee-mccord.qc.ca/fr/expositions/parachute/

Source recherche Encyclopédie Mode Québec, Musée McCord, et afin d’en apprendre un peu plus :

https://encyclomodeqc.musee-mccord.qc.ca/fr/fiche/parachute/