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Christian Dior s’invite au Musée McCord

Une rentrée culturelle montréalaise qui s’annonce bien remplie au Musée McCord avec la venue de la prometteuse exposition : Christian Dior.

Débutant le 25 septembre prochain, cette grande exposition explorera le génie créatif de M. Dior en présentant une cinquantaine de robes couvrant ainsi la prolifique période du créateur s’étendant de 1947 à 1957.

Après la Seconde Guerre mondiale, les magnifiques et novatrices créations de Christian Dior permettent notamment de relancer la haute couture parisienne.

En 1947, l’apparition du New Look ou silhouette Corolle révolutionne définitivement la silhouette masculine des femmes arborée durant les années de guerre.

Réunissant des modèles provenant du riche fonds Dior de la collection permanente du Musée royal de l’Ontario dont une douzaine de tenues appartenant à la collection Costume, mode et textiles du Musée McCord ainsi que des prêts de Dior Héritage, cette exposition dresse un éloquent portrait du processus créatif de la haute couture parisienne de cette époque.

Bref, bien hâte de la découvrir !

https://www.musee-mccord.qc.ca/fr/expositions/christian-dior/

Imagine Van Gogh : le soleil de la Provence s’installe à Québec cet été

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Après un passage remarqué en Europe et à Montréal, l’exposition multimédia et immersive Imagine Van Gogh s’installe tout l’été au Centre des Congrès de Québec. Conjointement organisée avec le Musée de la Civilisation, cette impressionnante exposition dont la première médiatique était le 18 juillet dernier permet de plonger littéralement le visiteur dans l’univers tourmenté de l’artiste de talent postimpressionniste néerlandais Vincent Van Gogh.

Personnages

Vincent Willem Van Gogh est né en 1853 à Groot Zundert, dans le Brabant aux Pays-Bas et décède à Auvers-sur-Oise en France en juillet 1890 à l’âge de 37 ans après avoir vécu une vie des plus tumultueuses.

Biographie de Van Gogh

Présentée jusqu’au 13 septembre 2020, cette exposition immersive réalisée par Annabelle Mauger et Julien Baron en collaboration avec l’historienne de l’art Androula Michael offre un fabuleux parcours à la fois ludique et poétique permettant ainsi de découvrir les œuvres grandioses de ce peintre d’exception.

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Divisée en deux sections, l’exposition permet en premier lieu, sous forme de tableaux, de relater notamment l’histoire de la vie de l’artiste et plus particulièrement les deux dernières années de sa vie, celles les plus prolifiques, riches en couleurs et en émotions, entre Arles et Saint Rémy en Provence où Van Gogh peigna de ses plus grandes œuvres.

Section des tableaux

L’autre section se dévoile aux yeux du visiteur lorsqu’il entre dans une immense salle et aperçoit sous forme de projection d’images interactives géantes des extraits des œuvres picturales de Van Gogh plongeant visuellement et auditivement celui-ci dans un imaginaire lumineux en mouvement, vivant, coloré et hors du commun.

C’est donc plus de 200 œuvres qui sont projetées sur toiles géantes à l’aide du principe d’Images Totales qui amène le spectateur à avoir une vision globale des éléments présentés. Le visiteur pourra ainsi admirer les plus belles œuvres de Van Gogh telles que les inspirantes Iris, Les blés jaunes, La vigne rouge, La nuit étoilée sur le Rhône, Douze Tournesols dans un vase ou bien Champ de blé avec corbeaux.

Les airs musicaux entendus en même temps que défilent les images devant nous sont issues de compositeurs connus tels que Saint-Saëns, Mozart, Bach, Delibes ou Satie. Airs qui procurent une incroyable ambiance des lieux. Il est ainsi agréable de déambuler dans cette salle à son rythme et se laisser, avec le temps, envahir par l’envoutante ambiance des lieux.

Grand mur fleurs

L’immersion sonore et visuelle de l’exposition regroupe quatre thèmes importants :

La touche de Van Gogh propose d’admirer les coups de pinceaux du peintre qui se veulent, au fil du temps, plus fragmentés, rebelles, grossiers et inégaux procurant ainsi un effet visuel qui est de moins en moins soigné, voire même négligé.

Le thème Sur la couleur est inspiré de magnifiques estampes japonaises et est influencé par l’enseignement de Paul Signac, Van Gogh rend alors plus clair ses coups de pinceaux colorés.

Van Gogh et le japonisme propose la passion de l’artiste pour une fois de plus les estampes japonaises qui sont très à la mode à cette époque.

Et le dernier thème, Van Gogh épistolier propose un journal intime particulier qu’il entretient avec lui-même via son frère afin d’exprimer sa souffrance et ses angoisses. Par cette correspondance, on y ressent cette urgence de créer, de peindre et de suivre le rythme naturel des saisons qui passent et l’inspire.

Visage chapeau

Bref, une remarquable exposition où l’on se laisse guider par le son, les images et l’émotion des lieux afin de découvrir un envoutant et dynamique spectacle visuel. Si vous êtes donc de passage à Québec cet été ou y habiter et êtes intéressé par l’œuvre de Vincent Van Gogh, cette poétique exposition vous parlera très certainement !

Yeux Van Gogh

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 17 juillet 2020, Centre des Congrès de Québec.

Christian Dior : l’histoire d’une révolution mode

En raison de la pandémie de maladie à coronavirus qui sévit présentement, ces activités sont reportées à des dates ultérieures. Restons à l’affût !

Fashion Preview – Annonce importante

Les 24 et 25 mars prochains, dans le cadre de l’événement Fashion Preview, la semaine de mode des créateurs de Montréal, Philippe Le Moult, conseiller de DIOR Héritage et Secrétaire général du Musée Christian Dior de Granville en France, sera en conférence afin de traiter de l’important héritage et du large patrimoine que legs Christian Dior aux futures générations.

Christian Dior est un grand couturier français né à Granville dans la Manche en Normandie en 1905. Sa famille, de riches industriels, se spécialise alors dans la fabrication d’engrais.

Il passe sa jeunesse dans la Villa des Rhumbs à Granville; superbe résidence qui surplombe la mer et qui ressemble à un manoir. Sa mère, Madeleine Dior qui est en admiration avec cette demeure, convint rapidement Maurice, son père, de l’acquérir.

La famille Dior s’installe par la suite à Paris en 1910 et cette maison leur sert de résidence secondaire jusqu’à la première Guerre Mondiale en 1914. La famille s’y repliera ensuite jusqu’à la fin.

De retour à Paris, Dior fait la rencontre durant les années folles notamment des poètes Max Jacob et Jean Cocteau.

Il ouvre, en 1928, une galerie d’art en compagnie de son ami Jacques Bonjean puis une autre en 1931 avec Pierre Colle dans le but d’exposer, autour des grands maîtres de l’époque telle que Picasso ou Dufy, les peintres qu’ils admirent comme Salvador Dali ou Max Jacob. En 1933, les galeristes organisent une grande exposition consacrée au mouvement surréaliste.

En 1934, la galerie d’art ferme en raison des contrecoups de la crise économique qui sévit en 1929. Par la suite, Christian Dior vit entre autres de la vente de quelques tableaux et dessine également des croquis de mode. Un ami, l’acteur Jean Ozenne, remarque son talent et l’encourage à proposer ses dessins.

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Photo © Association Willy Maywald /Adagp, Paris 2020.

Christian Dior réussit à vendre ses premiers croquis de robes et de chapeaux chez la modiste Madame Agnès. Il est ensuite embauché en tant qu’illustrateur de mode par le Figaro Illustré. Il fait alors l’heureuse rencontre du talentueux illustrateur Renato Zavagli-Ricciardelli delle Caminate, alias René Gruau.

Il crée également des costumes pour le cinéma et le théâtre et propose quelques croquis à de grandes maisons de couture de l’époque telle que Nina Ricci, Balenciaga et Schiaparelli.

En 1938, il entre chez le grand couturier Robert Piguet en tant que modéliste, dessinateur et il griffe alors trois collections. Il se fera connaître au début de la Seconde Guerre Mondiale. Il passe par la suite une année à servir la France durant la guerre puis est démobilisé. Il rejoindra ensuite sa famille dans le Sud du pays.

Il revient à Paris en 1941 et est embauché par Lucien Lelong, maison prestigieuse de couture de l’époque. À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, il fait la connaissance de Marcel Boussac, un vendeur de tissus que l’on surnomme alors le Roi du coton. Boussac croit en son grand talent et investit plusieurs millions de francs afin de lui offrir une maison de couture à son nom au 30, avenue Montaigne à Paris. Cette maison sera inaugurée en décembre 1946.

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Photo : Pat English

Le 12 février 1947, c’est un tsunami de la mode qui s’abat sur Paris en cette période d’après Seconde Guerre mondiale. La silhouette des vêtements que propose Christian Dior, lors de la présentation de sa première collection, est révolutionnaire pour l’époque: la taille des corsages est maintenant cintrée, la poitrine est haute et ronde, les épaules plus étroites et les jambes sont couvertes par des jupes s’allongeant à 40 cm précisément au-dessus du sol.

La ligne Corolle de ses robes inspirées par les courbes des fleurs fait alors fureur. La ligne en forme de 8, qui est composée notamment d’un tailleur cintré et d’une jupe fuseau, est tout aussi impressionnante. Ces deux lignes directrices de la collection sont dès lors surnommées New Look par Carmel Snow, rédactrice en chef de Harpers’ Bazaar qui s’exclame le jour même : « It’s quite a revolution, dear Christian ! Your dresses are wonderful, they have such a new look ! »

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Photo © Association Willy Maywald /Adagp, Paris 2020.

Christian Dior redonne alors à la haute couture sa part de rêve et aux femmes de l’époque le goût de plaire, de se vêtir élégamment et de susciter le désir masculin. Sous l’occupation allemande, le domaine de la mode est marqué par une pénurie de tissu. Dior créé cette collection en réaction à cette austérité.

Les collections suivantes sont toutes aussi fascinantes et donnent libre cours à l’imagination de Dior qui propose les lignes Zig Zag, Trompe l’oeil, Verticale, Naturelle, Topaze, Tulipe, H, A, Y, Libre, Fuseau et combien d’autres.

Il lance en 1947, une société de parfum et la première fragrance qu’il crée se nomme Miss Dior. Parfum nommé ainsi en hommage à sa sœur Catherine Dior. Il part, la même année, à la conquête des marchés de la mode aux États-Unis et ouvre Christian Dior New York Inc.

En 1948, il instaure une politique de concession de licences posant ainsi les fondements d’un empire. Il institutionnalise le concept de la franchise et le dépôt d’une marque en louant son propre nom pour griffer des items modes produits en grande quantité par des fabricants qui lui versent en retour des royalties. Modèle économique qui est novateur pour l’époque.

Christian Dior est maintenant connu mondialement et est le couturier chouchou des stars de l’époque telle qu’Ava Gardner, Marilyn Monroe, Liz Taylor ou Marlène Dietrich.

En onze ans de succès, son activité, dans le domaine de la mode, s’étale dans quinze pays et assure du travail à plus de deux mille personnes. En 1957, sa maison de couture représente plus de la moitié des exportations de la couture française. (1)

Cette période correspond à l’âge d’or de la haute couture en Europe. En effet, celle-ci débute en 1947 avec le lancement du new look pour se poursuivre jusqu’en 1957 avec le décès du couturier.

Cette décennie représente ainsi une période importante pour l’histoire de la mode, car la haute couture est en expansion à Paris et la capitale jouit d’une réputation internationale grâce aux célèbres maisons telles que celles de Balenciaga, Balmain, Givenchy et Dior.

En 1957, après avoir présenté sa collection intitulée Fuseau qui est dessinée en compagnie de son jeune assistant – un certain Yves Saint-Laurent – Christian Dior est foudroyé, à l’âge de 52 ans, par une crise cardiaque alors qu’il séjourne en Italie à Montecatini Terme.

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Photo © Droits réservés

Yves Saint-Laurent est dès lors nommé directeur artistique. En 1958, il présente sa toute première collection intitulée Trapèze. Collection qui remporte immédiatement un immense succès. L’histoire s’écrira par la suite avec ses successeurs, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et aujourd’hui Maria Grazia Chiuri.

La Maison DIOR

Photographies courtoisie de Mode Avant-Première pour Fashion Preview

Sources recherche : Maison Christian Dior, Wikipédia et données statistiques (1)

Claire Wilcox, essais du catalogue, haute couture Paris, Londres, 1947-1957 L’âge d’or, Musée National des beaux-arts du Québec, 2010.

Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain : art, amour et passion, un héritage exceptionnel

Conférence presse

Mercredi 12 février 2020, c’était jour et soir de fête au Musée National des Beaux-Arts de Québec, car avait lieu, au Pavillon Pierre Lasonde, la conférence de presse et le vernissage de la très attendue exposition d’art moderne Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain – La collection Jacques et Natasha Gelman.

Cette grande exposition est présentée à Québec du 13 février au 18 mai 2020. Elle est organisée par la Vergel Fondation et MondoMostre en collaboration avec l’Instituto Nacional de Bellas Artes y Literatura du Mexique.

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Lors de son passage à l’exposition, le visiteur pourra admirer 20 œuvres de Frida Khalo et 10 de Diego Rivera en plus de découvrir plusieurs autres peintres de l’art moderne mexicain en provenance de la collection privée de Jacques et Natasha Gelman. Au total, c’est plus de 150 objets qui sont réunis dont notamment 85 photographies d’époque.

Frida Kahlo et Diego Rivera formèrent un couple mythique et un des couples les plus influents de l’histoire de l’art. Elle, artiste socialement engagée, féministe militante et lui, peintre muraliste le plus marquant du Mexique, ensemble, ils créent une histoire romantique sans pareil où art, passion et amour se fondent pour exprimer un héritage artistique exceptionnel.

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Née en 1907 en banlieue de Mexico, Frida Kahlo aura une santé fragile tout au long de sa vie. Elle souffre de poliomyélite dès l’âge de 6 ans, ce qui a pour effet de laisser sa jambe droite s’atrophier graduellement et son pied droit ne grandit plus normalement. Elle est également victime, à l’âge de 18 ans, d’un grave accident d’autobus et elle subira par la suite de nombreuses interventions chirurgicales. Se destinant à la pratique de la médecine, Frida Khalo apprendra plutôt à peindre durant sa convalescence.

Frida Kahlo – Biographie

Diego Rivera est né au Mexique en 1886. À l’âge de 11 ans, il entre à l’École nationale des beaux-arts de Mexico. Grâce à une bourse d’études du gouvernement, il séjourne en Espagne et vivra 14 ans en Europe. En 1909, il s’installe à Paris où il fait la connaissance de plusieurs artistes de Montparnasse. Il retournera vivre au Mexique en 1921. De par ses prises de positions politiques dites révolutionnaires, son éblouissante personnalité et ses fabuleuses fresques murales, il est reconnu comme étant l’artiste ayant le plus contribué au développement de l’art mexicain durant de nombreuses années.

Diego Rivera – Biographie

Fresque murale

Frida Kahlo raconte, à travers ses tableaux d’art moderne, son histoire, sa propre vie peignant de vibrants autoportraits créant ainsi une image forte qui sera reconnue mondialement. Elle lègue une cinquantaine d’autoportraits qui représentent des moments importants de sa vie comme sa naissance, son corps blessé et sa relation passionnée avec Diego Rivera. Travail qui procure un vibrant dialogue avec elle-même dépeignant ainsi son état physique et psychologique. Ses sources d’inspiration lui viennent de l’amour, de ses peurs, ses douleurs et de l’espoir. Sa vie personnelle ainsi exprimée représente la majeure partie de son œuvre.

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Une des sections de cette belle exposition est consacrée à la garde-robe de Frida Khalo. Interprétations modernes des costumes qu’elle portait quotidiennement, ils sont le reflet de sa façon de vivre et de sa flamboyante personnalité.

Frida Khalo adopte, après son mariage avec Diego Rivera, le style vestimentaire des paysannes mexicaines afin de créer un style remarquable et unique en son genre combinant ainsi vêtements, bijoux, accessoires et coiffures provenant de différentes régions du Mexique.

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Elle s’inspire particulièrement des tenues traditionnelles des Tehuanas, ces femmes qui proviennent de l’isthme de Tehuantepec. Issues d’une société matriarcale, ces femmes zapotèques sont fières et indépendantes, ce qui représente, pour l’époque, un symbole fort d’émancipation féminine.

Ce costume traditionnel est composé d’une longue jupe, d’une chemise brodée nommée huipil et d’un long châle rectangulaire. Les cheveux de Frida Khalo sont coiffés à l’aide de jolis rubans et de fleurs multicolores.

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Par sa tenue vestimentaire, elle mélange aisément les différentes classes sociales et les styles ethniques afin d’affirmer son indépendance sociale et la fierté envers ses origines. Sa mère métisse étant d’ailleurs originaire de la région d’Oaxaca.

Musique

Bref, cette singulière exposition est à voir pour découvrir l’œuvre de ce couple mythique, l’intéressante interprétation des costumes portés par Frida Khalo et … pour se projeter sous le chaud soleil du Mexique.

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Pavillon Pierre-Lassonde

Photographies : travail personnel et François Berthiaume, Musée National des Beaux-Arts du Québec, 12 février 2020, Québec

Frida Kahlo, Diego Rivera et le modernisme mexicain – MNBAQ

Portrait de créateur : Marie-Claire Lesueur, des vêtements qui surpassent les modes

Belle découverte en novembre dernier au Salon des artisans de Québec que cette pimpante et dynamique créatrice de mode du nom de Marie-Claire Lesueur spécialisée dans la fabrication de capes et qui signe sous la griffe marieCLdesigner.com

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Native du Saguenay d’une mère québécoise et d’un père d’origine française, l’attrait pour les voyages des pays lointains se révèle très tôt dans sa vie et elle a eu la chance de faire le tour du monde pendant quelques années.

Lors de ce périple, sa fille naît au Japon et son désir de rapprochement entre l’Orient et l’Occident prend alors forme. Les valeurs de respect de la nature, d’harmonie et de fluidité se révèlent en elle. C’est par la danse et son intérêt pour l’architecture que la vision de l’art du corps en mouvement l’inspire.

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Forte d’une formation en design de mode, prêt-à-porter et haute couture à l’école de Mode Châtelaine de Québec, elle créé des robes pour le flamenco, des vêtements de cirque et aussi pour le corporatif.

En 2011, événement malheureux de sa vie, son conjoint décède subitement. Elle confectionne alors, pour se réconforter, une cape. Cette liberté de mouvement, l’élégance de la cape, son aspect versatile et utilitaire, son côté indémodable font de ce vêtement sa source d’inspiration ainsi que son leitmotiv.

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Comme plusieurs grands créateurs de mode, Marie-Claire Lesueur travaille avec la méthode du moulage. Méthode qui lui permet d’explorer de nouvelles avenues créatives, de développer son ingéniosité et d’innover.

Elle affectionne particulièrement les fibres naturelles et véganes. Elle travaille également, en tant qu’innovation, avec l’asclépiade mieux connu sous le nom de nouvelle soie du Québec. Fibre végétale qui est 7 fois plus chaude et légère que le duvet d’oie. Elle est de plus hydrophobe, ignifuge et hypo allergène.

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Marie-Claire Lesueur en fait d’ailleurs la cueillette, le nettoyage, le séchage et puis la préparation des fibres commencent. Elle travaille également la laine, le cachemire, le lin, le chanvre et la soie pour réaliser des capes uniques en leur genre et qui dépassent largement les modes en regard du temps.

Bref, une remarquable griffe à découvrir si ce n’est déjà fait !

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Photographies courtoisies de Marie-Claire Lesueur, crédit photo #3 François Berthiaume

marieCLdesigner.com

Ouverture à Québec de Fringuée Futée

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Mercredi soir 30 octobre 2019, se déroulait à Québec, dans une atmosphère des plus festives et conviviales, l’ouverture de la toute nouvelle boutique Fringuée Futée.

Fringuée Futée, c’est l’heureux mariage d’une boutique en ligne et d’un point de vente qui est situé au 1415 Frank-Carrel, suite 265. À cette boutique, il sera possible, pour le plus grand bonheur de toutes les fashionistas, de retrouver une vaste sélection de créations modes québécoises des marques telles que Luc Fontaine, Cokluch, Trifle, Marie C., Kollontaï, Ann Design, Marilou Design, Yoga Jeans et bien d’autres.

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Fringuée Futée, c’est aussi, sa propriétaire styliste, la dynamique et sympathique Christiane Garant dont la mission est d’offrir une expérience de magasinage personnalisée dans une ambiance chaleureuse. Nous voulons vous faire vivre un moment agréable et vous faire sentir belle et bien dans votre peau. (1)

Christiane Garant offre d’ailleurs, sur rendez-vous, des séances de magasinage privées incluant gratuitement le service de stylisme.

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Chez Fringuée Futée, trois valeurs clés sont au cœur de l’ADN de l’entreprise à savoir la prise de conscience de la diversité corporelle, l’achat de produits et la consommation locale ainsi que le respect de l’environnement et du développement durable.

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Pour la petite histoire…

Passionnée de mode depuis toujours, après avoir terminé des études en droit et effectué l’école du Barreau, Christiane Garant poursuit une formation en commercialisation de la mode au campus Notre-Dame de Foy de Québec.

Elle travaille alors à la boutique Urbain, située sur la rue Cartier, et découvre la griffe Myco Anna qui y est distribuée. Elle tombe sous le charme de cette griffe et à la fin de ses études, en 2000, elle est notamment représentante de cette marque.

Elle devient, à la même époque, chroniqueuse mode et beauté pour l’émission diffusée à TVA intitulée : Les Saisons de Clodine.

Elle s’associe, par la suite, avec la fondatrice designer de la griffe Myco Anna, Marie-Chantal le Breton et achète ses parts en 2003.

Jusqu’en février 2019, elle développe la marque Myco Anna et elle est maintenant reconnue à juste titre comme une pionnière dans la conception de vêtements fabriqués à l’aide de matières recyclées.

Elle s’accorde, par la suite, quelques mois de repos et de réflexion et décide de suivre ses passions afin d’ouvrir, en octobre 2019, Fringuée Futée.

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Bref, si vous habitez ou êtes de passage par la belle ville de Québec, cette boutique vaut définitivement le déplacement afin de découvrir d’intéressantes griffes québécoises !

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(1) Fringuée Futée, mission, site Web de l’entreprise.

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Québec, 30 octobre 2019.

Fashion Preview 12e édition : les créateurs de la relève mis à l’honneur

Mercredi 9 octobre 2019, le tout-Montréal Fashion se donnait rendez-vous à la Société des arts technologiques, la SAT afin d’assister à l’événement biannuel tant attendu Fashion Preview.

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Pour cette nouvelle édition, les créateurs de la relève Pierre-Olivier Allard, Genia de Marco créatrice de la griffe GENIAEVELINA, Vincent La Kuach créateur de la griffe LAKUACHIMOTO, Jessy Colucci créateur de PROCESS VISUAL et Pedram Karimi ainsi que les étudiants du cegep Marie-Victorin en ont mis plein la vue à un public avide de création et de sensation en présentant leurs nouvelles collections P/E 2020.

Les étudiants du Collège LaSalle ainsi que Janie McLaughlin ont proposé d’intéressantes prestations statiques prenant la forme d’expositions éphémères. Cette édition a donc permis de découvrir les créateurs émergents de la relève et quel talent !

Comme a chaque saison, des boutiques pop-up de créateurs d’accessoires modes ont été installées permettant ainsi au visiteur de découvrir leurs collections.

La grappe métropolitaine de la mode, mmode, poursuit, cette saison, le déploiement de sa campagne #mtlstyle visant à promouvoir et positionner ce mot-clic sur les réseaux sociaux dans le but d’encourager son utilisation auprès de tous les intervenants du milieu de la mode.

Pour cette 12e édition, les étudiants du Collège LaSalle ont notamment présenté des styles coupés en tissus lamés impressionnants à voir et pimpants de couleurs vives.

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Pour sa part, Janie McLaughlin a proposé une collection intitulée Enjoy où d’inspirants styles aux imprimés exotiques vibrants de couleurs évoquaient les mots voyages, découvertes et aventures.

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Les étudiants du cegep Marie-Victorin ont présenté un superbe défilé intitulé SIGNAL. La débordante créativité de cette cohorte donnait le ton à cette prestation. Les modèles d’inspiration streetwear taillés en fourrure retenaient particulièrement l’attention de par leurs originalités et leurs lumineuses couleurs.

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Le talentueux Pierre Olivier Allard, gradué de l’école supérieure de mode ESG-UQAM, a impressionné le public en présentant une remarquable collection ou la transformation textile et les effets tridimensionnels du vêtement étaient à l’honneur.

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Des coupes de vêtements structurées aux fabuleux tissus imprimés en passant par de savants jeux de drapés et de plissés, cette poétique collection a définitivement retenu l’attention des invités et a reçu une belle ovation.

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Genia de Marco qui a lancé la marque GENIAEVELINA en 2018 a charmé les invités en proposant une collection toute féminine, romantique et en douceur ou de jolis motifs floraux donnaient le ton à cette rafraichissante collection printanière.

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Influencée par la culture traditionnelle, la mythologie et le folklore des peuples, Genia de Marco propose une collection accessible qui saura plaire à une clientèle avide de féminité, d’originalité et d’exclusivité.

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Vincent La Kuach, pour la griffe LAKUACHIMOTO, plongeait le public dans un remarquable univers streetwear et couture. Ligne de vêtements unisexe inclusive et progressiste, cette nouvelle collection intitulée Bully Proof représente la résilience et la résistance qui sommeille en chacun d’entre nous.

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De signature, avant-gardiste et distinguée, cette créative collection a définitivement conquis le public par l’originalité des coupes, des formes et des plissés des styles présentés.

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Jessy Colucci, créateur de la marque PROCESS VISUAL, plongeait, ce soir-là, le public dans un univers froid et minimaliste.

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Les coupes, droites, nettes, linéaires et sobres des styles proposés ainsi que l’utilisation des couleurs neutres évoquaient réflexion et spiritualité.

Les tuniques portées par les mannequins masculins procuraient modernité et audace.

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Pedram Karimi a clôturé cette 12e édition en présentant un émouvant défilé de mode non-genré.

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Accompagnés par un chant de la gorge inuit, les mannequins déambulaient sur la passerelle en présentant des styles aux coupes songées. Des robes et jupes aux savants plissages au cou et nouages à la taille procuraient originalité et nouveauté à l’ensemble de la collection.

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Bien dans l’air du temps et admis d’emblée par les générations Y et Z, les styles non-genrés ont la cote en ce moment et en regard de cette inspiration quelques mannequins masculins portaient avec aisance jupes et robes amples.

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Bref, une mémorable soirée passée chez Fashion Preview à admirer ces belles et inspirantes créations.

Et chacune des éditions de ce remarquable événement rappelle l’importante et la viabilité de cette vitrine mode montréalaise unique en son genre aux accents créatifs d’Europe et d’Amérique. Vitrine qui permet de faire connaître et rayonner le talent et la créativité de la mode québécoise à son meilleur.

Également, plusieurs belles photographies sous ce lien :

Fashion Preview – 12e édition

Crédit photos : François Berthiaume, 9 octobre 2019, Société des Arts Technologiques, SAT, Montréal.

Un mémorable FMD_rencontres

Les lundi et mardi 19 et 20 août 2019 se déroulait à l’Édifice Wilder – Espace Danse de Montréal le FMD_rencontres ainsi que les Midis Affaires. Deux événements incontournables de la programmation intérieure du Festival Mode & Design.

Toujours un plaisir d’entendre en conférence les parcours hors du commun de personnalités internationales venues nous partager leurs impressionnantes expériences professionnelles.

Animées de main de maître par le journaliste mode bien connu Stéphane Leduc, les conférences du FMD_rencontres permettent d’en apprendre davantage sur ces personnalités marquantes de la scène mondiale.

Les Midis Affaires, par le biais de conférenciers chevronnés, abordent des thèmes actuels tels que, pour cette édition, l’avenir des commerces sur les grandes artères commerciales et le rôle de Montréal comme pôle de la mode et du commerce.

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Lundi 19 août, Les Midis Affaires ouvraient le Festival Mode & Design avec la conférence titrée : Montréal comme pôle florissant de l’industrie de la mode.

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Animé par Mona-Lisa Prosper de Montréal International, les panélistes invités Jean-Philippe Robert, président de Quartz Co., Louis-Charles Plante, directeur des ventes de Surmesur et Carl Boutet, conseiller principal de l’École de retail Bensadoun ont tour à tour exposé leur point de vue.

D’entrée de jeu, ce qui est intéressant à savoir, c’est qu’en ce qui concerne les domaines du design et de la mode, Montréal se classe au troisième rang en importance après les villes Los Angeles et New York de ce classement, ce qui est donc peut dire.

Il est aussi vrai d’affirmer qu’il y a beaucoup de talent et de créativité au Québec. Les écoles de mode forment d’ailleurs à chaque année de prolifiques jeunes talents.

L’image de marque des produits modes québécois est excellente, ce qui permet aux entreprises oeuvrant dans ce secteur de se diriger plus aisément vers des marchés d’exportation en raison notamment de la compétition mondiale dans le domaine et de la petitesse du marché local.

L’écosystème montréalais est bien présent grâce notamment à des organismes tels que mmode, grappe métropolitaine de la mode, qui aident au développement et à la croissance des entreprises locales.

Toujours se réinventer et créer des produits haut de gamme affirment les panélistes invités afin de cibler une clientèle bien précise. Un des défis à relever réside aussi dans le fait que les entreprises dites vieillissantes soient capables de se moderniser rapidement afin d’accéder au talent plus facilement.

Un autre enjeu majeur, de cette industrie, est le manque criant de main-d’oeuvre spécialisée. Par exemple les métiers de patronniste ou de couturière sont très en demande. Métier traditionnellement chez nous moins valoriser qu’en Europe, cela représente donc un défi de taille d’intéresser la jeune génération.

Il faut définitivement rendre notre industrie attrayante s’endentent pour dire les panélistes. La mode est un phénomène relativement jeune ici. En Europe, par exemple, il y a cette culture, cette tradition liée au vêtement qui n’existe pas nécessairement ici.

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En soirée, Stéphane Leduc recevait le prolifique créateur de chaussures de stars Jérôme C. Rousseau et quel mémorable moment passé en sa compagnie.

Né à Roberval et notamment gradué du Collège LaSalle à Montréal, Rousseau découvre, adolescent, l’univers des chaussures grâce entre autres aux vidéos du coloré groupe musical Deee-Lite et dont il s’inspire pour commencer à dessiner des chaussures. Inspiré par la musique pop, il affectionne particulièrement les chaussures à plate-forme.

Il étudie également à Londres au London’s Cordwairners College dans le domaine du design de la chaussure et effectue un stage de formation chez John Fluevog. Son premier emploi, sous la forme de contrat, lui  donne l’occasion de faire de la recherche et il dessine plusieurs croquis.

En 2008, avec courage et détermination, il lance sa propre marque. Ses sources d’inspiration sont nombreuses et rebelles telles que l’art moderne, le design européen, la pop culture et l’univers du nightlife. Les chaussures ont leur propre voix, elles dansent par elles-mêmes, s’exclame-t-il.

Il a chaussé plusieurs célébrités au cours de sa carrière telle que Charlize Theron, Cameron Diaz, Jessica Alba ou bien Kristen Stewart.

Il a également dessiné des chaussures pour le célèbre personnage de Walt Disney Miss Peggy et c’est le rose qui a le plus inspiré Jérôme C. Rousseau lors de son processus créatif, car c’est cette couleur qui colle le mieux à la personnalité de Miss Peggy tel le pelage de l’animal.

Le processus créatif de Rousseau est songé et ludique. À l’aide de nombreux collages de photos et images variées, il crée plusieurs thématiques. Il s’inspire par exemple des sources du passé notamment des décennies 60 et 70, de tissus animaliers, de femmes nues, de textures et formes insolites formants ainsi un univers éclaté.

La splendide chanteuse Madeleine Kane est également une autre source d’inspiration pour le créateur.

Les chaussures de luxe Jérôme C. Rousseau sont habilement fabriquées à la main en Italie.

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Jérôme C. Rousseau – Créateur de chaussures

À compter de 21 h 00, c’était au tour du talentueux créateur de mode Denis Gagnon de venir partager avec un public déjà conquis son impressionnant parcours. Pour cette occasion, ses amies et dames de cœur, AZAMIT, créatrice du SOUK @ SAT, Nathalie Bondil, directrice générale du MBAM et MARIE-MAI, auteure-compositrice-interprète, sont venus tour à tour partager des moments privilégiés avec cette grande star de la mode québécoise.

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Denis Gagnon se perçoit comme un éternel insecure. Le domaine de la mode au Québec représente un défi constant pour lui, car il faut sans cesse se battre par y arriver, c’est un peu comme le combat de David contre Goliath affirme-t-il. L’équipe de travail, les gens qui nous entoure, cet amalgame est essentiel à la réussite du lancement d’une collection.

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Sa muse AZAMIT, affirme de son ami que son univers est théâtral et joyeux, impulsif, il est délicat et un brin parfois naïf. Une des grandes qualités professionnelles de Denis Gagnon est qu’il sait sans cesse se renouveler.

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Denis Gagnon a travaillé en collaboration avec Marie-Mai pour les costumes de son album Elle et Moi et de la chanson Exister. Comme lui, elle est insecure et se sent beaucoup d’affinité avec le créateur.

Denis Gagnon affectionne particulièrement les gens qui ont du caractère, les femmes fortes l’inspirent et sa clientèle lui reste longtemps fidèle.

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Pour Nathalie Bondil, Denis Gagnon c’est cette générosité pure et l’empathie envers autrui. Ce qu’elle apprécie particulièrement chez lui, c’est cette capacité professionnelle à habiller des femmes de tailles très différentes, d’âges et styles très diversifiés.

En 2010, le MBAM lui a d’ailleurs consacré une grande exposition rétrospective marquant les moments de la carrière de ce talentueux créateur.

Denis Gagnon – Créateur de mode

Mardi 20 août, Les Midis Affaires, par le biais de Manon Lozeau-Simard, V.P., L.L. Lozeau, François Roberge, PDG de La Vie en Rose et Claude Rainville, D.G. de la SDC du Mont-Royal abordaient le pertinent thème de l’avenir des grandes artères commerciales.

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Le commerce de détail est difficile depuis quelques années et taux d’occupation des loyers est plutôt bas. Plusieurs facteurs expliquent d’ailleurs ce phénomène.

La fermeture des rues à Montréal en raison des travaux de réfection par la Ville porte un dur coup aux commerçants. C’est un cri du cœur des dirigeants des SDC afin d’obtenir une meilleure collaboration et un respect envers les commerçants. Le taux de taxation de la Ville et celui des loyers est également faramineux.

Par contre, grâce à la vente en ligne, le commerçant peut compter sur cet outil de distribution pour contrer ces irritants.

Un des avantages d’une artère commerciale est le fait d’accéder plus facilement au commerce. Afin d’unir l’offre commerciale, il important d’avoir cette mixité entre les grandes bannières et le commerce dit indépendant.

La facilité d’accès aux transports, au stationnement, la propreté des lieux et les heures d’ouverture des commerces contribuent aussi à attirer la clientèle.

Une artère commerciale saine est une rue au positionnement spécifique et unique en son genre. L’offre des produits doit être distinctive.

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En soirée, Stéphane Leduc s’entretenait, dès 18 h 00, avec une personnalité fort éloquente, Alain Gossuin, mannequin de renommée internationale.

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Personnalité extravertie, enjouée, expressive et franche comme pas une, Alain Gossuin en a surpris plus d’un par sa verve et cet entretien a donné lieu à de délicieux et croustillants moments d’interview.

Alain Gossuin est né en 1962 à Bruxelles en Belgique. Sa mère, styliste pour Pierre Cardin est une grande source d’inspiration et lui transmet très tôt ce goût pour la mode. Il regarde fréquemment les magazines de mode et est attiré par le mannequinat et cet univers fascinant.

Garçon timide et frêle, il s’inscrit à l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne et suit des études en stylisme ainsi qu’à l’Institut Bischoffsheim.

Il fait la rencontre des six d’Anvers et devient mannequin. Il est repéré plus tard par Claude Montana, star de la mode de la décennie 80 et il travaille ensuite pour Valentino à Rome, mais c’est à Milan qu’il désire poursuivre sa carrière.

Il débute alors par le biais d’une agence sous forme de casting en posant pour quatre photographies. Tout va très vite par la suite et en 1989, sa carrière est lancée. Top modèle de la décennie 90, il avoue que ce métier compte ses heures de gloire, mais il y a aussi des bas, il faut donc, si on aspire y faire carrière, s’y préparer.

Pour Gossuin, la source de lumière d’une photographie est vitale. Le mannequin participe en quelque sorte à cette image et joue avec l’objectif du photographe.

La photographie de mode doit raconter une histoire. Le fait d’être spontané et à l’aise devant l’objectif rend la séance de photos beaucoup plus agréable. Un bon mannequin apporte ce petit quelque chose de plus qui donne l’effet wow tant recherché.

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Dès 21 h 00, Christophe de Lataillade, directeur de la création des parfums MUGLER terminait ce FMD_rencontres en beauté en partageant avec nous les moments marquants de sa carrière chez ce grand créateur dont l’audace et l’excentricité ont marqué l’imaginaire collectif des décennies 80 et 90.

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Traducteur de métier, Christophe de Lataillade travaille dans le domaine de la publicité. Il fait la rencontre de Mugler et oeuvre maintenant à ses côtés depuis plus d’une trentaine d’années.

Il dit de Mugler que c’est un personnage plus grand que nature et que ce n’est pas nécessairement toujours facile de travailler avec lui. Il est en fait perfectionniste et a une vision très claire des projets qu’il désire réaliser. Afin de travailler à ses côtés, il est donc nécessaire d’être débrouillard et allumé.

L’univers de Mugler est théâtral et poétique. Ce sont donc des parfums d’émotion qui sont créés d’où l’importance en marketing de la présentation de l’emballage.

A Men, parfum lancé en 1996, est un parfum oriental aux notes boisées et corsées et l’histoire de ce parfum est narrative.

Le lancement, en 2017, de la superbe collection des flacons d’Art à parfum nommé Nuages se décline en cinq objets de curiosité qui, en eux-mêmes, représentent l’exclusivité et le luxe de la marque Thierry Mugler.

En haute parfumerie si vous plaisez à 3% des gens, c’est déjà que vous avez gagné une bonne part de marché affirme M. de Lataillade.

Lors de cette enrichissante conférence, le public invité a pu admirer, grâce à une vidéo promotionnelle, le nouveau parfum Alien Fusion pour femme lancé cette année.

Mystique et particulier, ce parfum oriental se décline en notes florales épicées de vanille, fleur d’oranger, gingembre et cannelle.

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Mugler parfums

Bref, ces enrichissantes conférences ont permis de découvrir, par le biais d’invités chevronnés, de fabuleux univers tous bien différents les uns des autres et surtout bien inspirants !

Photographies, travail personnel, Édifice Wilder – Espace Danse, Montréal, 19 et 21 août 2019.

Pierre Cardin : Future Fashion, une fabuleuse exposition démontrant l’univers avant-gardiste du créateur

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Afin de marquer le 50e anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11 et du premier pas de l’homme sur la lune, le Brooklyn Museum de New York présente jusqu’au 5 janvier 2020 une grande exposition rétrospective retraçant 70 ans de carrière du couturier visionnaire français Pierre Cardin. Cette exposition propose un parcours éclairé du caractère avant-gardiste et de l’influence marquante du créateur au fil du temps et au- delà des modes.

Celle-ci organisée avec brio et sobriété de façon chronologique présente, par thématiques, les points marquants de la longue carrière du créateur et propose 170 objets datant de 1950 à de nos jours. Incluant des créations haute couture, de prêt-à-porter, d’accessoires, de photographies, de croquis et de films provenant des archives de Pierre Cardin, le visiteur est immédiatement transporté dans l’univers de cette grande exposition.

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Sommaire biographique :

Pierre Cardin, de son véritable nom Pietro Constate Cardin est né à Sant’Andrea di Barbarana en Italie en 1922. Couturier, homme d’affaires aguerri, gastronome et amoureux de l’art, il est définitivement à 97 ans, un personnage marquant de la mode des cinquante dernières années.

Créateur visionnaire et avide d’expérimentation, il entre dans la haute couture en 1957 et y oeuvrera environ une dizaine d’années. À la fin des années 50, il marquera son époque en présentant une collection choc de prêt-à-porter. Il est considéré au même titre que Paco Rabanne et André Courrèges comme l’instigateur de la mode dite futuriste si caractéristique à la décennie 60.

La marque Pierre Cardin est distribuée sous la forme de franchises dans plus de 100 pays à travers le monde. Ce qui fait de lui l’un des cinq français les plus connus mondialement.

Pierre Cardin – Biographie

Reconnu pour sa fascination de l’espace et du futur, Pierre Cardin marque les années 60 et 70 par sa vision futuriste de la mode, l’audace des coupes de ses vêtements avant-gardistes et la modernité des styles proposés.

Le premier thème de l’exposition explore le début de la carrière du jeune créateur. Sur cette photographie, un élégant tailleur à large col bulle datant de 1957.

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Le second thème fashions for tomorrow explore le changement et la métamorphose du processus créatif du couturier. En 1959, Pierre Cardin risque une prolifique carrière dans la haute couture et sa réputation pour lancer une ligne de prêt-à-porter dans le but de démocratiser la mode et propose alors un style linéaire et avant-gardiste qui plaira dès lors à un large public.

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Pierre Cardin se fascine pour la forme parabolique à savoir cette courbe plane qui est symétrique par rapport à un axe donné. Celle-ci forme de cette façon la lettre U. Ce processus de création débute notamment en 1957 avec le lancement de la collection Lasso. Il drape le tissu, forme des ellipses, puis des cônes. Ses robes paraboliques fabriquées de tissu stretch forment ainsi des 360 degré.

Cette robe parabolique du soir rouge fabriquée en jersey de soie, créée en 2012 en est un bel exemple.

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Le thème A future for every one évoque, par le cosmocorps de Cardin, l’ère de l’âge spatiale inspiré par la culture populaire de l’époque. En 1966, la série télévisée Star Trek montre des femmes et des hommes vêtus de vêtements minimalistes et unisexes. Le futur de l’époque se veut inclusif et égalitaire afin que tous, peu importe la couleur ou la race, puissent vivre ensemble en harmonie.

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Pierre Cardin est fasciné par les formes géométriques et le cercle est la forme prédominante de son processus créatif. Pour lui, cette forme enveloppe de façon naturelle les formes du corps et en développe ainsi de charmants modèles.

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Le thème kinetic fashion explore l’influence du mouvement sur objets. L’énergie cinétique en physique, c’est l’énergie que possède un corps du fait de son mouvement par rapport à sa position initiale. Le travail d’Alexander Calder entre 1930 et 1970 influence, en ce sens, le processus créatif de Cardin. Les styles que propose le créateur sont mobiles tels que des sculptures cinétiques.

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Le thème Couture furniture and industrial design propose une vision élargie de la mode. Dès les années 60, Pierre Cardin poursuit son expansion en ajoutant le design industriel à son arc en concevant ainsi des montres, horloges, radios et lampes ainsi que des designs novateurs pour l’intérieur des voitures et des avions.

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Le thème new materials and the visible invisible démontre l’utilisation de plusieurs nouveaux matériaux pour l’époque telle que le plastique, le plexiglas ou le vinyle. En 1968, Pierre Cardin lance une série de robes en 3D fabriquées en fibre synthétique nommée le Dynel. Il moule et chauffe alors cette fibre et la renomme Cardine.

Dynel – Pierre Cardin

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Le plexiglas inspire aussi Pierre Cardin dans sa création, une fois chauffé, celui-ci est plus malléable et sert notamment à fabriquer des visières ou des lunettes de soleil.

Le magnifique thème starry evening évoque la passion du créateur pour les explorations spatiales et l’inspire à concevoir de magnifiques robes du soir. Jeune, il est fasciné par le ciel étoilé et les constellations se reflétant ainsi sur son travail par les formes paraboliques des coupes de ses vêtements, les pierres du Rhin, les paillettes, les satins et les tissus lamés qu’il utilise. Modèles qui suggèrent ainsi l’idée des lointaines galaxies et des étoiles vues de la terre.

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Le dernier thème illumination met l’accent sur les effets de brillance des modèles.

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Des couleurs primaires sont aussi associées au neutre tel que le gris ou le noir. Cette jupe parabolique jaune coordonnée à un haut gris et ce jumpsuit en cuir noir aux insertions passepoilées jaunes procurent cet effet. Cette combinaison balancée de formes et de couleurs procure ainsi cette illusion de brillance ou d’effet de néon sans pour autant utiliser de matériaux réfléchissants ou électriques.

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Bref, si vous avez l’occasion de voyager à New York cette année et êtes passionné par l’histoire de la mode et admirez ce grand couturier, cette exposition est définitivement à voir pour la mise en scène du décor, la sobriété des lieux et l’incroyable travail de création de Pierre Cardin au fil du temps.

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Photographies, travail personnel, Brooklyn Museum, New York, 25 juillet 2019.

Les sources d’inspiration de Jean-Claude Poitras au fil du temps

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Jusqu’au 15 septembre 2019 se tient, au Musée de la civilisation de Québec une grande exposition rétrospective intitulée Jean-Claude Poitras – Mode et inspirations. Cette touchante exposition réalisée en collaboration avec le Musée McCord de Montréal permet de découvrir l’immense travail et talent de Jean-Claude Poitras qui s’étend sur bientôt 50 ans de passion et de création. Celle-ci relate la période touchant les années 1970 aux années 2000.

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Jean-Claude Poitras, c’est l’art de vivre. Dès son jeune âge, il s’intéresse aux textures, au mouvement, à la nature et la couleur de la matière première d’un créateur de mode qui est le tissu. Cette attirance envers cette matière deviendra son leitmotiv tout le long de sa carrière.

Il débute celle-ci, en 1972, alors qu’il ouvre un premier atelier situé dans le Vieux-Montréal. Par la suite les succès s’enchaînent par notamment en 1977, le lancement de la griffe Bof ! et en 1987, il lance Poitras Design, collections pour hommes, fourrures, peaux lainées pour femmes et hommes ainsi que des accessoires. Un an plus tard, il lance celle du prêt-à-porter féminin. En 1995, il dessine la collection Bof ! pour le Fashion Société Design puis en 2001-02, il signe une collection de manteaux féminins pour le fabricant Me-Jay. Depuis 1998, il est designer multidisciplinaire accompli et il collabore avec de grands noms du design et de nombreux fabricants tels que l’Association des fabricants de meuble du Québec, le Salon des métiers d’art de Montréal, la Bibliothèque et Archives nationale du Québec.

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Cette exposition permet au visiteur de retracer 30 ans de cette passion. Durant cette période, Jean-Claude Poitras influence grandement la scène québécoise de la mode par le biais de sa griffe unique en son genre ainsi que sa démarche artistique intuitive, sensible et affirmée. Pour plusieurs d’entre nous d’ailleurs qui avons étudié en design de mode au tournant des années 80, c’était lui, LE créateur chouchou de l’époque.

Cette intéressante exposition regroupe près de 160 objets et documents d’archives provenant des dons personnels de Jean-Claude Poitras au Musée de la civilisation et au Musée McCord effectués entre 2001 et 2017.

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Lors de la visite de cette exposition, le public découvrira trois thématiques basées sur les sources d’inspiration du créateur qui sont : la famille et la religion, les muses et le cinéma ainsi que les voyages de Jean-Claude Poitras.

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Bref si vous êtes de passage ou bien habitez la belle ville de Québec et êtes passionné d’art et de mode, cette exposition vous parlera certainement. Celle-ci sera par la suite présentée à Montréal au Musée McCord à partir du 24 octobre 2019 et ce, jusqu’au 26 avril 2020.

Photographies, travail personnel, Musée de la civilisation, Québec, 19 juin 2019.

Source recherche : Anne Richer, Jean-Claude Poitras – Portrait d’un homme de style, Les Éditions de l’homme, 2002, 260 pages.

Jean-Claude Poitras – Mode et inspirations