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Un mémorable FMD_rencontres

Les lundi et mardi 19 et 20 août 2019 se déroulait à l’Édifice Wilder – Espace Danse de Montréal le FMD_rencontres ainsi que les Midis Affaires. Deux événements incontournables de la programmation intérieure du Festival Mode & Design.

Toujours un plaisir d’entendre en conférence les parcours hors du commun de personnalités internationales venues nous partager leurs impressionnantes expériences professionnelles.

Animées de main de maître par le journaliste mode bien connu Stéphane Leduc, les conférences du FMD_rencontres permettent d’en apprendre davantage sur ces personnalités marquantes de la scène mondiale.

Les Midis Affaires, par le biais de conférenciers chevronnés, abordent des thèmes actuels tels que, pour cette édition, l’avenir des commerces sur les grandes artères commerciales et le rôle de Montréal comme pôle de la mode et du commerce.

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Lundi 19 août, Les Midis Affaires ouvraient le Festival Mode & Design avec la conférence titrée : Montréal comme pôle florissant de l’industrie de la mode.

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Animé par Mona-Lisa Prosper de Montréal International, les panélistes invités Jean-Philippe Robert, président de Quartz Co., Louis-Charles Plante, directeur des ventes de Surmesur et Carl Boutet, conseiller principal de l’École de retail Bensadoun ont tour à tour exposé leur point de vue.

D’entrée de jeu, ce qui est intéressant à savoir, c’est qu’en ce qui concerne les domaines du design et de la mode, Montréal se classe au troisième rang en importance après les villes Los Angeles et New York de ce classement, ce qui est donc peut dire.

Il est aussi vrai d’affirmer qu’il y a beaucoup de talent et de créativité au Québec. Les écoles de mode forment d’ailleurs à chaque année de prolifiques jeunes talents.

L’image de marque des produits modes québécois est excellente, ce qui permet aux entreprises oeuvrant dans ce secteur de se diriger plus aisément vers des marchés d’exportation en raison notamment de la compétition mondiale dans le domaine et de la petitesse du marché local.

L’écosystème montréalais est bien présent grâce notamment à des organismes tels que mmode, grappe métropolitaine de la mode, qui aident au développement et à la croissance des entreprises locales.

Toujours se réinventer et créer des produits haut de gamme affirment les panélistes invités afin de cibler une clientèle bien précise. Un des défis à relever réside aussi dans le fait que les entreprises dites vieillissantes soient capables de se moderniser rapidement afin d’accéder au talent plus facilement.

Un autre enjeu majeur, de cette industrie, est le manque criant de main-d’oeuvre spécialisée. Par exemple les métiers de patronniste ou de couturière sont très en demande. Métier traditionnellement chez nous moins valoriser qu’en Europe, cela représente donc un défi de taille d’intéresser la jeune génération.

Il faut définitivement rendre notre industrie attrayante s’endentent pour dire les panélistes. La mode est un phénomène relativement jeune ici. En Europe, par exemple, il y a cette culture, cette tradition liée au vêtement qui n’existe pas nécessairement ici.

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En soirée, Stéphane Leduc recevait le prolifique créateur de chaussures de stars Jérôme C. Rousseau et quel mémorable moment passé en sa compagnie.

Né à Roberval et notamment gradué du Collège LaSalle à Montréal, Rousseau découvre, adolescent, l’univers des chaussures grâce entre autres aux vidéos du coloré groupe musical Deee-Lite et dont il s’inspire pour commencer à dessiner des chaussures. Inspiré par la musique pop, il affectionne particulièrement les chaussures à plate-forme.

Il étudie également à Londres au London’s Cordwairners College dans le domaine du design de la chaussure et effectue un stage de formation chez John Fluevog. Son premier emploi, sous la forme de contrat, lui  donne l’occasion de faire de la recherche et il dessine plusieurs croquis.

En 2008, avec courage et détermination, il lance sa propre marque. Ses sources d’inspiration sont nombreuses et rebelles telles que l’art moderne, le design européen, la pop culture et l’univers du nightlife. Les chaussures ont leur propre voix, elles dansent par elles-mêmes, s’exclame-t-il.

Il a chaussé plusieurs célébrités au cours de sa carrière telle que Charlize Theron, Cameron Diaz, Jessica Alba ou bien Kristen Stewart.

Il a également dessiné des chaussures pour le célèbre personnage de Walt Disney Miss Peggy et c’est le rose qui a le plus inspiré Jérôme C. Rousseau lors de son processus créatif, car c’est cette couleur qui colle le mieux à la personnalité de Miss Peggy tel le pelage de l’animal.

Le processus créatif de Rousseau est songé et ludique. À l’aide de nombreux collages de photos et images variées, il crée plusieurs thématiques. Il s’inspire par exemple des sources du passé notamment des décennies 60 et 70, de tissus animaliers, de femmes nues, de textures et formes insolites formants ainsi un univers éclaté.

La splendide chanteuse Madeleine Kane est également une autre source d’inspiration pour le créateur.

Les chaussures de luxe Jérôme C. Rousseau sont habilement fabriquées à la main en Italie.

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Jérôme C. Rousseau – Créateur de chaussures

À compter de 21 h 00, c’était au tour du talentueux créateur de mode Denis Gagnon de venir partager avec un public déjà conquis son impressionnant parcours. Pour cette occasion, ses amies et dames de cœur, AZAMIT, créatrice du SOUK @ SAT, Nathalie Bondil, directrice générale du MBAM et MARIE-MAI, auteure-compositrice-interprète, sont venus tour à tour partager des moments privilégiés avec cette grande star de la mode québécoise.

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Denis Gagnon se perçoit comme un éternel insecure. Le domaine de la mode au Québec représente un défi constant pour lui, car il faut sans cesse se battre par y arriver, c’est un peu comme le combat de David contre Goliath affirme-t-il. L’équipe de travail, les gens qui nous entoure, cet amalgame est essentiel à la réussite du lancement d’une collection.

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Sa muse AZAMIT, affirme de son ami que son univers est théâtral et joyeux, impulsif, il est délicat et un brin parfois naïf. Une des grandes qualités professionnelles de Denis Gagnon est qu’il sait sans cesse se renouveler.

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Denis Gagnon a travaillé en collaboration avec Marie-Mai pour les costumes de son album Elle et Moi et de la chanson Exister. Comme lui, elle est insecure et se sent beaucoup d’affinité avec le créateur.

Denis Gagnon affectionne particulièrement les gens qui ont du caractère, les femmes fortes l’inspirent et sa clientèle lui reste longtemps fidèle.

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Pour Nathalie Bondil, Denis Gagnon c’est cette générosité pure et l’empathie envers autrui. Ce qu’elle apprécie particulièrement chez lui, c’est cette capacité professionnelle à habiller des femmes de tailles très différentes, d’âges et styles très diversifiés.

En 2010, le MBAM lui a d’ailleurs consacré une grande exposition rétrospective marquant les moments de la carrière de ce talentueux créateur.

Denis Gagnon – Créateur de mode

Mardi 20 août, Les Midis Affaires, par le biais de Manon Lozeau-Simard, V.P., L.L. Lozeau, François Roberge, PDG de La Vie en Rose et Claude Rainville, D.G. de la SDC du Mont-Royal abordaient le pertinent thème de l’avenir des grandes artères commerciales.

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Le commerce de détail est difficile depuis quelques années et taux d’occupation des loyers est plutôt bas. Plusieurs facteurs expliquent d’ailleurs ce phénomène.

La fermeture des rues à Montréal en raison des travaux de réfection par la Ville porte un dur coup aux commerçants. C’est un cri du cœur des dirigeants des SDC afin d’obtenir une meilleure collaboration et un respect envers les commerçants. Le taux de taxation de la Ville et celui des loyers est également faramineux.

Par contre, grâce à la vente en ligne, le commerçant peut compter sur cet outil de distribution pour contrer ces irritants.

Un des avantages d’une artère commerciale est le fait d’accéder plus facilement au commerce. Afin d’unir l’offre commerciale, il important d’avoir cette mixité entre les grandes bannières et le commerce dit indépendant.

La facilité d’accès aux transports, au stationnement, la propreté des lieux et les heures d’ouverture des commerces contribuent aussi à attirer la clientèle.

Une artère commerciale saine est une rue au positionnement spécifique et unique en son genre. L’offre des produits doit être distinctive.

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En soirée, Stéphane Leduc s’entretenait, dès 18 h 00, avec une personnalité fort éloquente, Alain Gossuin, mannequin de renommée internationale.

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Personnalité extravertie, enjouée, expressive et franche comme pas une, Alain Gossuin en a surpris plus d’un par sa verve et cet entretien a donné lieu à de délicieux et croustillants moments d’interview.

Alain Gossuin est né en 1962 à Bruxelles en Belgique. Sa mère, styliste pour Pierre Cardin est une grande source d’inspiration et lui transmet très tôt ce goût pour la mode. Il regarde fréquemment les magazines de mode et est attiré par le mannequinat et cet univers fascinant.

Garçon timide et frêle, il s’inscrit à l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne et suit des études en stylisme ainsi qu’à l’Institut Bischoffsheim.

Il fait la rencontre des six d’Anvers et devient mannequin. Il est repéré plus tard par Claude Montana, star de la mode de la décennie 80 et il travaille ensuite pour Valentino à Rome, mais c’est à Milan qu’il désire poursuivre sa carrière.

Il débute alors par le biais d’une agence sous forme de casting en posant pour quatre photographies. Tout va très vite par la suite et en 1989, sa carrière est lancée. Top modèle de la décennie 90, il avoue que ce métier compte ses heures de gloire, mais il y a aussi des bas, il faut donc, si on aspire y faire carrière, s’y préparer.

Pour Gossuin, la source de lumière d’une photographie est vitale. Le mannequin participe en quelque sorte à cette image et joue avec l’objectif du photographe.

La photographie de mode doit raconter une histoire. Le fait d’être spontané et à l’aise devant l’objectif rend la séance de photos beaucoup plus agréable. Un bon mannequin apporte ce petit quelque chose de plus qui donne l’effet wow tant recherché.

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Dès 21 h 00, Christophe de Lataillade, directeur de la création des parfums MUGLER terminait ce FMD_rencontres en beauté en partageant avec nous les moments marquants de sa carrière chez ce grand créateur dont l’audace et l’excentricité ont marqué l’imaginaire collectif des décennies 80 et 90.

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Traducteur de métier, Christophe de Lataillade travaille dans le domaine de la publicité. Il fait la rencontre de Mugler et oeuvre maintenant à ses côtés depuis plus d’une trentaine d’années.

Il dit de Mugler que c’est un personnage plus grand que nature et que ce n’est pas nécessairement toujours facile de travailler avec lui. Il est en fait perfectionniste et a une vision très claire des projets qu’il désire réaliser. Afin de travailler à ses côtés, il est donc nécessaire d’être débrouillard et allumé.

L’univers de Mugler est théâtral et poétique. Ce sont donc des parfums d’émotion qui sont créés d’où l’importance en marketing de la présentation de l’emballage.

A Men, parfum lancé en 1996, est un parfum oriental aux notes boisées et corsées et l’histoire de ce parfum est narrative.

Le lancement, en 2017, de la superbe collection des flacons d’Art à parfum nommé Nuages se décline en cinq objets de curiosité qui, en eux-mêmes, représentent l’exclusivité et le luxe de la marque Thierry Mugler.

En haute parfumerie si vous plaisez à 3% des gens, c’est déjà que vous avez gagné une bonne part de marché affirme M. de Lataillade.

Lors de cette enrichissante conférence, le public invité a pu admirer, grâce à une vidéo promotionnelle, le nouveau parfum Alien Fusion pour femme lancé cette année.

Mystique et particulier, ce parfum oriental se décline en notes florales épicées de vanille, fleur d’oranger, gingembre et cannelle.

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Mugler parfums

Bref, ces enrichissantes conférences ont permis de découvrir, par le biais d’invités chevronnés, de fabuleux univers tous bien différents les uns des autres et surtout bien inspirants !

Photographies, travail personnel, Édifice Wilder – Espace Danse, Montréal, 19 et 21 août 2019.

Pierre Cardin : Future Fashion, une fabuleuse exposition démontrant l’univers avant-gardiste du créateur

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Afin de marquer le 50e anniversaire de l’alunissage d’Apollo 11 et du premier pas de l’homme sur la lune, le Brooklyn Museum de New York présente jusqu’au 5 janvier 2020 une grande exposition rétrospective retraçant 70 ans de carrière du couturier visionnaire français Pierre Cardin. Cette exposition propose un parcours éclairé du caractère avant-gardiste et de l’influence marquante du créateur au fil du temps et au- delà des modes.

Celle-ci organisée avec brio et sobriété de façon chronologique présente, par thématiques, les points marquants de la longue carrière du créateur et propose 170 objets datant de 1950 à de nos jours. Incluant des créations haute couture, de prêt-à-porter, d’accessoires, de photographies, de croquis et de films provenant des archives de Pierre Cardin, le visiteur est immédiatement transporté dans l’univers de cette grande exposition.

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Sommaire biographique :

Pierre Cardin, de son véritable nom Pietro Constate Cardin est né à Sant’Andrea di Barbarana en Italie en 1922. Couturier, homme d’affaires aguerri, gastronome et amoureux de l’art, il est définitivement à 97 ans, un personnage marquant de la mode des cinquante dernières années.

Créateur visionnaire et avide d’expérimentation, il entre dans la haute couture en 1957 et y oeuvrera environ une dizaine d’années. À la fin des années 50, il marquera son époque en présentant une collection choc de prêt-à-porter. Il est considéré au même titre que Paco Rabanne et André Courrèges comme l’instigateur de la mode dite futuriste si caractéristique à la décennie 60.

La marque Pierre Cardin est distribuée sous la forme de franchises dans plus de 100 pays à travers le monde. Ce qui fait de lui l’un des cinq français les plus connus mondialement.

Pierre Cardin – Biographie

Reconnu pour sa fascination de l’espace et du futur, Pierre Cardin marque les années 60 et 70 par sa vision futuriste de la mode, l’audace des coupes de ses vêtements avant-gardistes et la modernité des styles proposés.

Le premier thème de l’exposition explore le début de la carrière du jeune créateur. Sur cette photographie, un élégant tailleur à large col bulle datant de 1957.

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Le second thème fashions for tomorrow explore le changement et la métamorphose du processus créatif du couturier. En 1959, Pierre Cardin risque une prolifique carrière dans la haute couture et sa réputation pour lancer une ligne de prêt-à-porter dans le but de démocratiser la mode et propose alors un style linéaire et avant-gardiste qui plaira dès lors à un large public.

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Pierre Cardin se fascine pour la forme parabolique à savoir cette courbe plane qui est symétrique par rapport à un axe donné. Celle-ci forme de cette façon la lettre U. Ce processus de création débute notamment en 1957 avec le lancement de la collection Lasso. Il drape le tissu, forme des ellipses, puis des cônes. Ses robes paraboliques fabriquées de tissu stretch forment ainsi des 360 degré.

Cette robe parabolique du soir rouge fabriquée en jersey de soie, créée en 2012 en est un bel exemple.

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Le thème A future for every one évoque, par le cosmocorps de Cardin, l’ère de l’âge spatiale inspiré par la culture populaire de l’époque. En 1966, la série télévisée Star Trek montre des femmes et des hommes vêtus de vêtements minimalistes et unisexes. Le futur de l’époque se veut inclusif et égalitaire afin que tous, peu importe la couleur ou la race, puissent vivre ensemble en harmonie.

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Pierre Cardin est fasciné par les formes géométriques et le cercle est la forme prédominante de son processus créatif. Pour lui, cette forme enveloppe de façon naturelle les formes du corps et en développe ainsi de charmants modèles.

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Le thème kinetic fashion explore l’influence du mouvement sur objets. L’énergie cinétique en physique, c’est l’énergie que possède un corps du fait de son mouvement par rapport à sa position initiale. Le travail d’Alexander Calder entre 1930 et 1970 influence, en ce sens, le processus créatif de Cardin. Les styles que propose le créateur sont mobiles tels que des sculptures cinétiques.

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Le thème Couture furniture and industrial design propose une vision élargie de la mode. Dès les années 60, Pierre Cardin poursuit son expansion en ajoutant le design industriel à son arc en concevant ainsi des montres, horloges, radios et lampes ainsi que des designs novateurs pour l’intérieur des voitures et des avions.

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Le thème new materials and the visible invisible démontre l’utilisation de plusieurs nouveaux matériaux pour l’époque telle que le plastique, le plexiglas ou le vinyle. En 1968, Pierre Cardin lance une série de robes en 3D fabriquées en fibre synthétique nommée le Dynel. Il moule et chauffe alors cette fibre et la renomme Cardine.

Dynel – Pierre Cardin

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Le plexiglas inspire aussi Pierre Cardin dans sa création, une fois chauffé, celui-ci est plus malléable et sert notamment à fabriquer des visières ou des lunettes de soleil.

Le magnifique thème starry evening évoque la passion du créateur pour les explorations spatiales et l’inspire à concevoir de magnifiques robes du soir. Jeune, il est fasciné par le ciel étoilé et les constellations se reflétant ainsi sur son travail par les formes paraboliques des coupes de ses vêtements, les pierres du Rhin, les paillettes, les satins et les tissus lamés qu’il utilise. Modèles qui suggèrent ainsi l’idée des lointaines galaxies et des étoiles vues de la terre.

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Le dernier thème illumination met l’accent sur les effets de brillance des modèles.

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Des couleurs primaires sont aussi associées au neutre tel que le gris ou le noir. Cette jupe parabolique jaune coordonnée à un haut gris et ce jumpsuit en cuir noir aux insertions passepoilées jaunes procurent cet effet. Cette combinaison balancée de formes et de couleurs procure ainsi cette illusion de brillance ou d’effet de néon sans pour autant utiliser de matériaux réfléchissants ou électriques.

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Bref, si vous avez l’occasion de voyager à New York cette année et êtes passionné par l’histoire de la mode et admirez ce grand couturier, cette exposition est définitivement à voir pour la mise en scène du décor, la sobriété des lieux et l’incroyable travail de création de Pierre Cardin au fil du temps.

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Photographies, travail personnel, Brooklyn Museum, New York, 25 juillet 2019.

Les sources d’inspiration de Jean-Claude Poitras au fil du temps

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Jusqu’au 15 septembre 2019 se tient, au Musée de la civilisation de Québec une grande exposition rétrospective intitulée Jean-Claude Poitras – Mode et inspirations. Cette touchante exposition réalisée en collaboration avec le Musée McCord de Montréal permet de découvrir l’immense travail et talent de Jean-Claude Poitras qui s’étend sur bientôt 50 ans de passion et de création. Celle-ci relate la période touchant les années 1970 aux années 2000.

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Jean-Claude Poitras, c’est l’art de vivre. Dès son jeune âge, il s’intéresse aux textures, au mouvement, à la nature et la couleur de la matière première d’un créateur de mode qui est le tissu. Cette attirance envers cette matière deviendra son leitmotiv tout le long de sa carrière.

Il débute celle-ci, en 1972, alors qu’il ouvre un premier atelier situé dans le Vieux-Montréal. Par la suite les succès s’enchaînent par notamment en 1977, le lancement de la griffe Bof ! et en 1987, il lance Poitras Design, collections pour hommes, fourrures, peaux lainées pour femmes et hommes ainsi que des accessoires. Un an plus tard, il lance celle du prêt-à-porter féminin. En 1995, il dessine la collection Bof ! pour le Fashion Société Design puis en 2001-02, il signe une collection de manteaux féminins pour le fabricant Me-Jay. Depuis 1998, il est designer multidisciplinaire accompli et il collabore avec de grands noms du design et de nombreux fabricants tels que l’Association des fabricants de meuble du Québec, le Salon des métiers d’art de Montréal, la Bibliothèque et Archives nationale du Québec.

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Cette exposition permet au visiteur de retracer 30 ans de cette passion. Durant cette période, Jean-Claude Poitras influence grandement la scène québécoise de la mode par le biais de sa griffe unique en son genre ainsi que sa démarche artistique intuitive, sensible et affirmée. Pour plusieurs d’entre nous d’ailleurs qui avons étudié en design de mode au tournant des années 80, c’était lui, LE créateur chouchou de l’époque.

Cette intéressante exposition regroupe près de 160 objets et documents d’archives provenant des dons personnels de Jean-Claude Poitras au Musée de la civilisation et au Musée McCord effectués entre 2001 et 2017.

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Lors de la visite de cette exposition, le public découvrira trois thématiques basées sur les sources d’inspiration du créateur qui sont : la famille et la religion, les muses et le cinéma ainsi que les voyages de Jean-Claude Poitras.

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Bref si vous êtes de passage ou bien habitez la belle ville de Québec et êtes passionné d’art et de mode, cette exposition vous parlera certainement. Celle-ci sera par la suite présentée à Montréal au Musée McCord à partir du 24 octobre 2019 et ce, jusqu’au 26 avril 2020.

Photographies, travail personnel, Musée de la civilisation, Québec, 19 juin 2019.

Source recherche : Anne Richer, Jean-Claude Poitras – Portrait d’un homme de style, Les Éditions de l’homme, 2002, 260 pages.

Jean-Claude Poitras – Mode et inspirations

Miró à Majorque. Un esprit libre : poétique et ludique exposition à découvrir !

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Le soleil de l’Espagne s’installe cet été à Québec, car des 30 mai au 8 septembre prochain est présenté, au Musée National des beaux-arts du Québec, une grande exposition retraçant une partie de la carrière du peintre et sculpteur espagnol de réputation internationale Joran Miró.

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Cette touchante exposition, unique en Amérique du Nord, retrace la période artistique de maturité de Miró qui s’étend de 1956 à 1981 lorsqu’il s’est établi à Majorque . Le MNBAQ propose ainsi une sélection des oeuvres de l’artiste conçues à partir des collections de la Fundaciô Pilar i Joran Miró à Mallorca en Espagne et de la Successió Miró . Le visiteur pourra donc admirer près de 200 peintures, sculptures et oeuvres d’art sur papier et de nombreuses toiles de grand format.

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Joan Miró est né à Barcelone en Espagne en 1893. En 1907, il s’inscrit à l’école des beaux-arts de La Llotja et présente entre 1918-19 sa première exposition personnelle aux Galerie Dalmau à Barcelone. En 1920, il fait la rencontre de Pablo Picasso à Paris et les deux hommes resteront liés par une amitié et une admiration réciproques sans bornes. En 1921, Miró expose ses oeuvres à Paris à la galerie La Licorne et c’est le début d’une fulgurante carrière.

Joan Miro – Biographie

À Majorque, Miró est très prolifique et créé ainsi plus du tiers de ses oeuvres. Jouissant d’un environnement exceptionnel pour peindre, il se laisse ainsi guider par son grand talent pour expérimenter pendant 25 ans un langage pictural unique en son genre.

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Séparée en six thématiques distinctes, cette vibrante exposition plonge littéralement le visiteur dans des univers très différents comme pour l’atelier Sert, le renouveau et l’inachèvement, les racines et l’identité, l’inspiration, les signes et symboles ainsi que la métamorphose : la matière, le noir, le vide.

Les calligraphies japonaises sont particulièrement intéressantes à admirer, car Miró, fasciné par l’art et la philosophie orientale depuis son plus jeune âge, exprime une nouvelle conception de l’espace en regard du vide procurant ainsi à ses peintures des formes allongées touchantes et inusitées.

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Bref, si vous êtes de passage par la belle ville de Québec où y habitez, cette ludique et charmante exposition vous parlera très certainement !

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Photographies, travail personnel, 6 juin 2019, MNBAQ, Québec.

La mode 4.0 à l’ère de la quatrième révolution industrielle

Du 22 au 24 mai dernier se déroulait à la Maison du développement durable à Montréal un programme de formation et activités organisé par Vestechpro,  Centre de recherche et d’ innovation en habillement, intitulé : Stratégies Mode 4.0 et développement durable.

Le 24 mai, dernière journée d’activité, permettait aux membres des médias invités d’assister à l’événement de clôture à l’Institut du Tourisme et Hôtellerie du Québec, l’ITHQ.

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Lors de cette après-midi riche en information, le panel d’experts composé de Steve Bérard, PDG de Vêtements SP et de Manuel Duran-Murray retenait particulièrement l’attention. Interviewé par Helen Brunet, chargée de projet chez Vestechpro, les deux invités ont tour à tour livré leur intéressant point de vue.

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Mais ce qu’il faut savoir avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est qu’en ce début de 21e siècle s’amorce mondialement une quatrième révolution industrielle de technologie numérique nommée Industrie 4.0 dans lequel humains et robots cohabiteront côte à côte afin de mieux servir l’industrie. Dans ce contexte l’industrie de la mode en fera nécessairement partie.

Si on recule dans le temps et ce jusqu’au 18e siècle, il y a eu à venir jusqu’à nos jours quatre révolutions industrielles importantes.

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La seconde moitié du 18e siècle a vu naître la première révolution, soit l’industrie 1.0 par la venue de la mécanisation, de l’utilisation du charbon et des machines à vapeur. La seconde révolution, l’industrie 2.0, s’est amorcée au 19e siècle avec la découverte de l’électricité, la production de masse sous le modèle de Taylor et des lignes d’assemblage. La troisième révolution, l’industrie 3.0, s’est effectuée au milieu du 20e siècle par l’automatisation, la venue des ordinateurs, des composantes électroniques et des télécommunications.

Cette quatrième révolution industrielle, grâce notamment à l’Internet, se fait par une nouvelle façon d’organiser le mode de production à l’aide du monde virtuel, de la conception numérisée, de la gestion des finances et du marketing par le biais de produits et objets du monde réel dans le but d’attirer le consommateur par une offre commerciale personnalisée et unique. Dans ce cas, le volume de production est réduit d’où le concept de slow fashion et le défi sera désormais, pour les entreprises, de maintenir les profits.

Cette nouvelle façon de concevoir la production implique la prise en compte de l’aspect économique, social et environnementale de l’entreprise d’où émerge la notion de développement durable.

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Afin de faire face à cette grande révolution industrielle et tous les changements qu’elle comporte, les deux panélistes invités s’entendent pour dire qu’il est primordial, en tout premier lieu, de faire un diagnostic interne de l’entreprise et dans ce contexte, l’être humain fait partie intégrante de ce changement. Éduquer et former la main-d’oeuvre de demain sont au cœur des soucis de l’employeur.

Les nouvelles technologie de la révolution 4.0 gagneront à être testées en entreprise et afin d’éliminer le gaspillage, les employés devront être formés adéquatement.

Les panélistes invités constatent aussi que l’avenir du secteur de la mode passe définitivement par la robotique. Le travail avec ces nouvelles machines remplacera dorénavant l’humain d’où la nécessité de former la main-d’oeuvre afin d’opérer adéquatement ces nouvelles machines. Les écoles devront également y contribuer.

Les choix écoresponsables que feront les entreprises en regard de l’environnement son important et immédiat. Ce grand virage de l’industrie 4.0 se fera toutefois graduellement.

L’aspect politique joue un rôle majeur et une certaine volonté doit être palpable. En ce sens, l’aide gouvernemental financier reste indispensable.

Depuis la délocalisation de la production en série vers des pays où le coût de la main-d’oeuvre est bas en raison de la mondialisation des marchés, la recherche et le développement de produits modes se font de plus en plus à l’interne et ce mouvement se continue afin de procurer une valeur ajoutée au produit.

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Bref, de belles rencontres et surtout de riches connaissances sur cette fascinante révolution industrielle qui s’amorce présentement.

Source recherche, Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Industrie 4.0

Centre de recherche et d’innovation en habillement

Vestechpro

Photographies, travail personnel, ITHQ, Montréal, 24 mai 2019.

Photographie table ronde fournie par Vestechpro, Centre de recherche et d’innovation en habillement.

Remarquables prestations des finissants de l’École supérieure de mode ESG UQAM

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Jeudi 25 avril dernier, c’était soir de fête et pour cause, car les finissants des trois concentrations de l’École supérieure de mode ESG UQAM de l’année 2019 s’étaient donné rendez-vous afin de présenter fièrement leurs projets de fin d’études devant une foule enthousiaste venue assister à l’événement MÔMENTUM lancement et exposition.

Lors de cette remarquable soirée, huit finissants en design et stylisme de mode ont proposé, sous forme de défilé de mode statique et d’exposition, leurs impressionnantes créations. Les sources d’inspirations d’un designer sont nombreuses et variées et les créateurs de demain en ont bien fait la preuve.

Inspiré par le thème Illness Hill, Pierre-Olivier Allard s’est laissé guider pour créer par la maladie, de ce qu’elle comporte et de cette lutte silencieuse pour s’en sortir. Inspiré aussi par cette cliente bourgeoise retraitée à qui on a prescrit, en tant que remède, grand air, repos et immobilité.

Les matières utilisées pour cette impressionnante collection telle que la laine, la soie, les effets plissés et les volumes proposent l’état trouble de la patiente. En opposition, le vêtement suggère la dégradation progressive de l’état physique de celle-ci qui porte en elle une psychologie de combat toujours forte.

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Olivia Bretheau Bidon s’est inspirée quant à elle pour créer du thème intitulé Stimulation bicéphale. Tel un laboratoire médical, des dentiers, des empreintes, des formes organiques, des couleurs cliniques, de la soudure et des petits outils forment cet univers éclaté.

C’est ainsi que prennent vie des styles colorés aux matières plastiques et de type métallique. Des câblages et développement de mécanismes songés donnaient le ton à l’ensemble de cette audacieuse collection.

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Juliette Jorane Charron s’est inspirée pour créer du thème Motherland duquel elle puise un souvenir d’enfance assumé, transformé et raconté en images.

Sous ce thème, la créatrice explore la garde-robe chère aux baby-boomers de l’époque et développe une satire bien personnelle de cette génération. De facture environnementale, cette collection met en évidence le travail recyclé d’un tailleur fait main ou bien d’un pull-over offert en cadeau par grand-maman.

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Le travail de Guillaume Delisle est impressionnant, car inspiré pour créer du thème Conjuration, ce dernier réinterprète de façon admirable le mouvement artistique romantique propre au 19e siècle. Période historique trouble ou démesure et tourmente donnaient le ton au bon goût du moment.

Inspiré par les tableaux de William Blake, de Goya et de Johann Füssli, l’univers froid de Delisle se veut ténébreux et ludique à la fois. L’utilisation de la fourrure et des plumes permet de présenter l’aspect bestial illustré dans les oeuvres de ces grands maîtres.

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Alexis Fontaine-Sylvestre s’est inspiré pour créer du thème Au paradis, tout va bien. Cette collection puise ses racines de la vie mélancolique que le créateur a vécue dans une jolie banlieue boisée, de ses soirées télévisions casanières passées en famille et de ses souvenirs de jeunesse.

Des jeux de substitution de la structure textile sont les éléments-clé de la réflexion du créateur. Les coupes structurées et l’effet de transparence de l’ensemble procure à cette collection une intéressante modernité.

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Le thème Li+ fait référence à la santé mentale et plus particulièrement aux troubles bipolaires. Carl-Olivier Henry propose, pour cette collection, un univers technique et géométrique comportant des habits professionnels traditionnels.

Au lieu d’opposer les contradictions de ses troubles mentaux en les représentants, Henry mise plutôt sur l’intégration homogène de la variété de cette garde-robe. La cohérence et la fonctionnalité de celle-ci permettent de défier le soi-disant statu quo social lié aux troubles de bipolarité.

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Noémie Vallières s’est inspirée pour créer du thème Qualia. Mot qui symbolise cette  perception bien personnelle du monde extérieur qui nous entoure selon notre vécu et notre bagage.

Cette collection est inspirée du spectre de lumière, telle notre vision du monde, de la flore et des expériences sensorielles et émotionnelles qui nous habitent. Celle-ci est réalisée dans des matières nobles. Des jeux de volants, des coupes en biais et l’utilisation d’une technique de transfert d’image à l’acétone, permettant l’insertion de motifs imprimés floraux, donnent le ton à cette vivante collection.

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Sarah Danis-Cyr a signé ses créations sous le thème Trouble et celles-ci sont LE coup de cœur personnel de la soirée pour la simplicité des modèles proposés, l’épuration des styles et en même temps la recherche, la créativité et la cohérence qui s’en dégage.

Trouble part du concept ou la réalité reflète ce que notre cerveau veut bien percevoir. Or, il en est tout autrement en raison de la distorsion visuelle et notre capacité à rêver de façon éveillée, donc plus cette distorsion devient grande, plus le cerveau devient trouble et instable, d’où cette idée de brouillement.

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Les finissants des concentrations commercialisation et gestion industrielle de la mode ont présenté leurs projets de recherche réalisés en équipe. Projets finaux d’études qui ont pris la forme de projet de recherche, de consultation d’entreprise, de plan d’affaires, de développement technologique, de nouveau produit ou de projet de l’organisation de l’événement final.

Tous plus intéressants les uns que les autres, ces projets ont permis aux finissants de développer leurs compétences acquises afin de préparer ceux-ci à affronter le compétitif domaine de la mode et ce, tout en travaillant en équipe et souvent sous pression.

Bref, de mémorables moments passés en leur compagnie à découvrir leurs fabuleuses créations et leur capacité à innover en tant que futurs gestionnaires de la mode.

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Photographies, travail personnel, 25 avril 2019, Musée d’art Contemporain de Montréal.

Une formidable incursion dans l’univers du métier de styliste mode

Toujours un plaisir que d’assister aux conférences animées par le journaliste mode bien connu Stéphane Leduc. La conférence de mercredi 3 avril dernier n’y faisait pas exception, car était présenté au Musée McCord de Montréal une fascinante incursion dans l’univers glamoureux du métier de styliste mode.

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C’est ainsi que Sabrina Deslauriers, agence TEAMM, Cary Tauben, Folio Montréal, et Martin Charbonneau, consultant en shopping personnalisé chez Holt Renfrew ont tour à tour parler de leur fascinant parcours.

Ce type de fonction, de l’industrie de la mode, demande bien évidemment d’être capable de travailler en équipe avec les photographes et maquilleurs professionnels en studio. Une tendance de la demande se dessine aujourd’hui en trois types de mandats différenciés à savoir les stylistes qui collaborent avec les célébrités, ceux qui collaborent pour les magazines de mode et il y a les mandats spéciaux pour des équipes sportives ou autres formes de collaboration.

Sabrina Deslauriers cumule plusieurs années d’expérience dans le domaine. Pour elle, ce métier est avant tout la capacité de mettre en valeur une création afin d’en construire un univers thématique exclusif. Celui-ci demande, c’est certain, beaucoup de travail et il est primordial lors d’un l’accomplissement d’un mandat d’être bien à l’écoute des besoins du client. Elle habille des célébrités telles que Béatrice Martin alias Coeur de Pirate, Valérie Roberts, Sarah-Jeanne Labrosse.

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Fort sympathique et d’une excentricité bien assumée, Cary Tauben inspire par sa personnalité flamboyante et remarquable. Ses sources de création lui viennent principalement de son environnement, des lieux qu’il fréquente et qui l’entoure. Il admire tout ce qui est fantaisiste et différent. Il aime raconter, par son travail, une histoire via les images qu’il réalise. Pour lui, la passion du métier est la clé de la réussite et il garde toujours en tête que c’est le client qui a raison.

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Martin Charbonneau est styliste personnel depuis 15 ans et est consultant chez Holt Renfrew. De personnalité extravertie et au verbe facile, sa prestigieuse clientèle comprend des gens aisés du milieu des affaires et des personnalités connues telles qu’Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada à Paris. Par ce travail, le styliste mode entre dans l’intimité des gens, explique-t-il. Cette fonction demande donc beaucoup de doigté, de discrétion, de professionnalisme et une bonne dose de psychologie. Il est aussi important de mettre les gens à l’aise ainsi ils vous feront confiance et adhèreront plus facilement à vos propositions.

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Les sources d’information des stylistes sont nombreuses et variées et ceux-ci s’inspirent de tout ce qui les entourent pour créer, tant ici qu’à l’étranger, que ce soit au niveau social, artistique ou culturel, une image, une émotion ou un lieu précis tout à la fois peut les inspirer.

Poser la question à savoir quels sont les conseils prodigués à des personnes aspirant à devenir stylistes modes. Tous s’entendent pour dire que définitivement lorsque l’on débute dans le domaine, il est nécessaire de passer par l’étape d’assistant styliste afin de bien comprendre et apprendre tous les rouages de l’industrie et de ce métier. Le réseautage est aussi une bonne façon d’entrer dans le milieu.

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Bref, une mémorable soirée passée en la compagnie de ces pros de l’image !

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De gauche à droite : Sabrina Deslauriers, Martin Charbonneau, Cary Tauben et Stéphane Leduc.

Photographies, travail personnel, Musée McCord, Montréal, 3 avril 2019.