Native de la belle ville de Québec et passionnée par l'art et la mode depuis toujours, elle a oeuvré de près ou de loin à Montréal depuis plus de 30 ans dans le domaine de la mode. De retour à Québec, elle poursuit cette passion rédactionnelle pour l'art et la mode.
Détentrice notamment d'un certificat en gestion du marketing de l'ESG-UQAM, d'un baccalauréat en commercialisation de la mode de l'ESMM et d'un DEC au Collège LaSalle, elle possède une expérience de travail bien diversifiée.
Elle a travaillé en industrie de la mode plusieurs années dans les départements de design et de commercialisation de la mode pour des entreprises spécialisées dans les domaines de la lingerie, du sportwear et des vêtements pour enfants.
Elle cumule aujourd'hui plus de 10 ans d'expérience au Collège LaSalle en tant que formatrice en ligne. Elle a de plus collaboré au Journal Métro en tant que rédactrice pour les cahiers modes et spéciaux. Elle est également l'auteure du cours de niveau collégial : Analyse des facteurs influents du marché de la mode.
Passionnée par la rédaction, elle tente aujourd'hui, par ses propos et en tant que leitmotiv, de promouvoir la mode québécoise et canadienne à son meilleur. Elle contribue ainsi, à sa façon, à apporter ce grain de sable bien modeste qui peut servir à faire évoluer ce domaine rempli de défis!
Vendredi 4 septembre 2026, le tout Montreal Fashion se donnait rendez-vous au Grand Quai du Port de Montréal afin de célébrer la Mode masculine à son meilleur lors de l’événement M3/Mode Masculine Montréal. Et, DL Vision Mode y était afin de partager, en images et en mots, cette grande soirée mode masculine où diversité, créativité et élégance étaient à l’honneur !
Yves Ulysse, fondateur et directeur de création de M3/Mode Masculine Montréal, a débuté la soirée en précisant le déroulement de celle-ci et en présentant les créateurs participants à cette 6e édition à savoir David Ogalu, HPADAR, Helmer Joseph, Guillaum Chaigne et Jean-Pierre Février.
David Ogalu : Le silence d’un homme
Cette grande soirée a débuté avec la présentation du défilé de mode conceptuelle de David Ogalu. Artiste multidisciplinaire établissant le lien entre mode, forme vestimentaire et expérience immersive. Philosophie de création qui était d’ailleurs bien visible lors du défilé présenté ce soir-là.
En imaginant ses créations à travers les 5 sens humains, Ogalu transforme le vêtement tel qu’on le connaît en une véritable atmosphère mystérieuse et mémorable réalisant ainsi bien plus que des pièces de vêtement, mais des souvenirs sensoriels qui perdurent dans le temps.
Et, ce soir-là, David Ogalu a présenté un intéressant défilé de mode conceptuel dénonçant la fragilité masculine. À travers cette collection, le créateur désirait aborder le silence que les hommes portent trop souvent en eux et de son impact sur leur santé mentale.
De ce fait, David Ogalu s’est inspiré des forces armées pour créer sa collection. Imaginant aisément le silence que son père a enduré, même si le créateur n’a jamais été très proche de lui, le milieu militaire s’est imposé à David Ogalu comme un vecteur idéal d’exploration vestimentaire masculin et ce, non pas uniquement à travers le vêtement, mais symbolisant le poids silencieux que chaque homme porte inévitablement en lui.
L’uniforme devient alors bien plus qu’une tenue militaire : il reflète la discipline, le fardeau et la résilience silencieuse qui forge le caractère, conclut David Ogalu.
L’exposition présentée en marge du défilé retraçait également tout le cycle d’une vie, de la naissance à la mort ainsi que les décisions qui jalonnent ce parcours. Cette vision artistique est un regard sincère de l’artiste, sur ce qu’on ne dit pas, pour enfin donner forme à ce poids silencieux.
Ce défilé de mode conceptuelle, à première vue, pouvait peut être laisser perplexe, voire faire sourciller, cependant en découvrant la démarche artistique et la réflexion émotionnelle qui le soutenaient, l’on pouvait par la suite apprécier l’intéressante vision du créateur.
Le chic et l’élégance de HPADAR
Hossein Padar est un tailleur pour hommes de grande renommée dont le savoir-faire a notamment été mis en valeur dans de prestigieux magazines et journaux tels que GQ, VOGUE, The Gazette et Montréal Centre-Ville Magazine.
Et, ce soir-là, le créateur a présenté une superbe collection fabriquée sur mesure intitulée EXQUISITE ELEGANCE. Collection composée de complets trois pièces, de vestons, de manteaux, de chemises et de longs foulards tous plus attrayants et élégants les uns que les autres.
La tombée des modèles présentés, les coupes, les matières utilisées, les motifs, les textures et les tissus à carreaux procuraient à cette belle collection élégance, raffinement et modernité. J’ai beaucoup aimé !
La mode masculine de HELMER
Helmer Joseph ne cesse de nous étonner d’une collection à l’autre. Cumulant 45 ans de métier cette année, le couturier a présenté ce soir-là une impressionnante collection masculine empreinte de joie, de créativité et de références à son pays d’origine. J’ai bien aimé ce théâtral défilé de mode et je pense que le public présent a également été conquis !
À propos de Helmer Joseph
Né aux Gonaïves, en Haïti, puis formé à Montréal et à Paris dans les grandes maisons de couture telles que Thierry Mugler et Christian Dior, Helmer Joseph a bâti un parcours international qui nourrit une œuvre qui est profondément singulière. Et, ses 45 ans de création symbolise une grande liberté, SA liberté : celle de créer.
L’univers streetwear de CHAIGNE
Guillaum Chaigne a présenté ce soir-là une collection streetwear haut de gamme où créativité et grand savoir-faire étaient à l’honneur.
Mettant à l’avant plan l’amour de son métier et la passion pour l’art vestimentaire de façon naïve bien assumée, Chaigne conserve une approche humaine, personnelle et introspective de la mode. Le designer porte ainsi une attention particulière à chaque menu détail qui font de ses créations des pièces uniques où l’exagération des formes et le minimalisme des styles représentent les lignes directrices de son processus créatif.
À propos de Guillaum Chaigne
Autodidacte, les créations de Chaigne sont entièrement dessinées, fabriquées et retouchées de ses propres mains à partir de son atelier de fabrication à Montréal. Démontrant un intérêt marqué pour la mode et la confection depuis son plus jeune âge, Guillaum Chaigne a débuté à l’âge de 10 ans son parcours atypique. Il a également lancé sa première marque de vêtements de PAP à 19 ans.
Ses créations reflètent aujourd’hui plus de 14 ans d’expérience, de perfectionnement et de passion pour ce qu’il fait de mieux : l’amour de créer.
La collection qu’il a présentée ce soir-là rassemblait des modèles d’archives de CHAIGNE réinventés et transformés à partir de ses créations originales, ainsi que des modèles soigneusement sélectionnés et revisités au goût du jour afin de compléter sa démarche artistique.
Cette intéressante collection se veut donc une exploration du slow fashion, mode lente, par le biais de la transformation et de la réutilisation.
Jean-Pierre Février : une mode d’intuition, d’art et de liberté
Designer de mode montréalais, le parcours professionnel de Jean-Pierre Février est international. Le designer a développé au fil du temps une mode inspirée de l’histoire des objets, du vintage et de l’authenticité en toutes choses. Fort de ce bagage artistique, les sources d’inspiration du passé influencent directement les techniques de construction, les coupes et la manière de réinterpréter le vêtement.
Mention de source photo Maria Naichenkoo
Jean-Pierre Février a été formé à Montréal dans les années 90 auprès de Philippe Dubuc. Le designer lance par la suite sa propre marque nommée Akxka et poursuit son parcours professionnel à New York. Il travaille dans le domaine de la mode américaine notamment chez Anna Sui, Oscar de la Renta, J. Mendel et Vera Wang. Entreprises où il perfectionne son expertise en tant que designer, modéliste et patronniste.
Passionné d’art et collectionneur depuis plus de 25 ans, Jean-Pierre Février est persuadé que l’art doit être présent partout dans nos vies et, avec raison. C’est ainsi que chaque vêtement devient un tableau à porter, wearable art, pour tous ceux et celles qui expriment leur singularité et leur liberté à s’affirmer à travers la mode.
Mention de source photo Maria Naichenkoo
Cette année, le créateur signait son grand retour dans la métropole lors de M3/Mode Masculine Montréal. Et, cette nouvelle collection proposait une vision complètement circulaire de la mode afin d’offrir une seconde vie aux modèles iconiques connus des années 80 et 90.
C’est ainsi que des vestons déconstruits, des pantalons réinventés, des manteaux hybrides, des jumpsuits et des costumes gigantesques prenaient formes par le biais d’un impressionnant travail de construction et de géométrisation des formes.
Mention de source photo Maria Naichenkoo
Une mode masculine donc pensée pour le mouvement, l’aisance et le style de vie afin de capter aisément l’air du temps. Or, porter sa griffe, c’est refuser le mouvement de la fast fashion, mode rapide, afin de concevoir le vêtement comme un acte artistiquement engagé, libre et résolument durable afin d’adopter pleinement le mouvement de la slow fashion, mode lente.
Mention de source photo Maria Naichenkoo
Bref, cette première couverture médiatique m’a permis de découvrir une mode masculine, innovante, créative, diversifiée et résolument tournée vers le futur afin notamment d’inspirer les jeunes créateurs de mode à poursuivre leurs passions afin de réaliser leurs rêves !
Photographies, sauf indication, François Berthiaume, M3/Mode Masculine Montréal, Grand Quai du Port de Montréal, vendredi 4 septembre 2026.
Relations de presse : Matthieu Lizotte – Wolfe MTL.
Sources de recherches : M3 / Mode Masculine Montréal
Entrevue avec David Ogalu réalisée le 6 septembre 2026 concernant sa démarche créative.
Dimanche 23 août 2026 se terminait la 26e édition du Festival M.A.D.. Édition où définitivement la diversité de la programmation était à l’honneur. On dit souvent que la mode est une question de goût et avec ses 110 designers de mode au programme, oui, les festivaliers ont découvert tout un univers mode se présentant à eux : la Mode Locale à son meilleur !
Photographie Maëva Acolasté
Le coup d’envoi du festival a débuté le 13 août au Fairmont Le Reine Elizabeth par le cocktail de lancement, suivi en soirée du magnifique défilé de mode présenté par Helmer Joseph afin de célébrer ses 45 ans de succès.
Par la suite, les 17 et 18 août, se déroulait le MAD PRO et en soirée la Série Rencontres. MAD PRO qui permettait un intéressant masterclass, une dynamique speed mentoring, d’enrichissants panels de discussion et une tournée M.A.D. PRO dans les entreprises montréalaises concernant le développement durable. La Série Rencontres quant à elle, animée par Lolitta Dandoy et Stéphane Leduc , a permis d’en apprendre davantage sur des personnalités connues au parcours fort inspirant.
Photographie Rory CreelmanPhotographie Sarah Evangelista
Les Journées de la Mode Italienne dans le monde
Présentée dans le cadre de la seconde édition des Journées de la Mode Italienne dans le Monde et durant le festival, cette exposition, conçue par la commissaire Clara Tosi Pamphili, telle une scène théâtrale, permettait de présenter des vêtements et des accessoires de la vie quotidienne du jour, du soir et pour la pratique sportive.
Lors de cette visite, l’on pouvait découvrir notamment deux costumes authentiques du Casanova réalisé par Federico Fellini, imaginés par Danilo Donati et réalisés par la Sartoria Farani, lauréats d’ailleurs de l’Oscar en 1977.
Cette exposition rassemblait les entreprises, les créateurs issus des principales associations professionnelles italiennes qui représentent toute la filière mode à savoir la haute couture, la maroquinerie, le textile, les chaussures, la lunetterie, la joaillerie, l’orfèvrerie et les cosmétiques. Dynamique écosystème qui incarne toute la vitalité d’un secteur économique majeur en Italie totalisant plus d’un demi-million de personnes réparties dans 62 000 entreprises.
Créée en 2025, Italia È Moda s’inscrit dans une stratégie de diplomatie culturelle et économique globale ayant pour but de faire rayonner la création italienne grâce au réseau diplomatique et culturel italien au niveau international. Grâce à cette tournée mondiale, Montréal confirme son statut de métropole créative et consolide ainsi les liens culturels et économiques exceptionnels entre le Canada et l’Italie.
L’inspirante Série Rencontres
Rencontre avec Clara Tosi Pamphili
C’est toujours un plaisir d’entendre Stéphane Leduc en conférence et lors de cette série il s’entretenait, pour débuter, avec Clara Tosi Pamphili, architecte et historienne des arts appliqués afin de nous parler du haut savoir-faire artisanal italien bien au-delà de la mode.
Clara Tosi Pamphili a démontré, lors de cet entretien, par des exemples concrets, l’influence du design, de l’architecture et du cinéma en tant que sources d’inspiration qui permettent de forger le riche patrimoine créatif de son pays. Éléments culturels qui insufflent à la mode italienne tant de caractère et d’originalité.
Rencontre avec Samira Nasr, rédactrice en chef du Harper’s Bazaar
Stéphane Leduc recevait également Samira Nasr, rédactrice en chef, du prestigieux magazine Harper’s Bazaar. Et, quel fascinant moment passé en leur compagnie.
Lors de cette discussion, Samira Nasr nous a parlé de son impressionnant parcours professionnel et a prodigué quelques conseils pour cette jeune relève avide de connaissances, à savoir :
Œuvrer en journalisme, c’est d’abord être curieux et s’intéresser au monde qui nous entoure. La persévérance est également une qualité à cultiver. De plus, le droit à l’erreur, essayer et recommencer afin de s’améliorer pour devenir meilleur. Toutes ces habiletés mènent au succès !
Le grand Helmer Joseph se raconte
Le 18 août, Stéphane Leduc recevait, en tant qu’invité tout spécial, et afin de célébrer ses 45 ans de carrière et de succès le Grand Helmer Joseph.
Et, je dis Grand parce que, mis à part sa taille physique, le couturier cumule une feuille de route vraiment impressionnante, tant par les formations suivies que par l’ensemble de sa carrière professionnelle. Ses créations d’ailleurs sont époustouflantes et sa reconnaissance est internationale.
Ce soir-là, Helmer Joseph nous a fait bien rire grâce à son sens de l’humour parfois ironique, cependant toujours délicieux.
Et, assister à cette rencontre, c’était apprendre notamment que Joseph possède une confiance en soi quasi inébranlable et que ses convictions ont toujours guidé le cours de sa vie. Le couturier travaille d’ailleurs sans relâche afin de nous épater toujours plus d’une collection à l’autre.
Certes, un inspirant moment passé en sa compagnie et je pense que c’est une chance inouïe de compter parmi les créateurs de mode d’ici le Grand Helmer Joseph !
Rencontre avec Gisèle Lullaby
C’était soir de fête, ce mardi-là, alors que Lolitta Dandoy, qui avoue avoir une passion pour les drag queens, recevait en tant qu’invité spécial Gisèle Lullaby, drag queen d’exception, afin de parler de son impressionnant parcours professionnel et de sa formidable ascension suite au gain en 2022, lors de la troisième saison, du prix Canada’s Drag Race. Remarquable victoire qui marquait également la première fois qu’une drag queen québécoise remportait ce prix.
Natif de Boucherville et de son véritable nom Simon Gosselin, Gisèle Lullaby, rêvait de faire carrière au théâtre. Il, elle, débute en tant que danseuse pour les drag queens du Cabaret Mado. En 2009, Gisèle Lullaby fait sa première prestation en tant que drag queen lors d’une fête en l’honneur de Franky Dee, figure bien connue de la vie nocturne montréalaise. Elle y interprète alors la chanson « Single Ladie » interprétée par Beyoncé. Gisèle Lullaby anime maintenant depuis plusieurs années sa propre soirée drag queen, les mardis soirs, au mythique Cabaret Mado.
26 édition – 20 au 23 août 2026
La programmation très diversifiée du Festival M.A.D. a permis à 110 talentueux designers de mode de présenter leurs collections, et ce, par le biais de performances toutes plus impressionnantes et époustouflantes les unes que les autres.
Difficile de choisir parmi tant de variétés. Or, mon choix de sujets s’est arrêté simplement sur mes principaux coups de cœur perso.
Photographie Stéphanie Dinsdale
20 août 2026
Ce soir-là, le volet mode m’a permis de retenir l’intéressant défilé de mode d’Ysaline Lannes, designer de la marque 1ER MAI.
Et, quel remarquable défilé de mode présenté, inspiré de l’eau, source de vie. Thème qui était bien visible dans les modèles présentés. Pour sa 5e présentation au festival, Ysaline Lannes propose un monde imaginaire de transformation façonné par cet élément aussi vital qu’imprévisible qu’est l’eau. Force destructrice parfois, celle-ci nous rappelle la fragilité de notre condition humaine et de notre lien profond envers cette nature qui nous entoure.
Par le biais de cette collection, Ysaline Lannes invoque les notions de survie, de résilience et d’adaptabilité. Ces notions inspirent les défis personnels et sociétaux auxquels nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre, ainsi que les changements qui en découlent.
Ysaline Lannes travaille à partir de matériaux récupérés et transformés, grâce à des techniques de métiers d’art tels que le tissage, le patchwork, le matelassage, le macramé et le perlage, afin de célébrer un geste artisanal bien personnel insufflant un acte de résistance empreint d’une grande sensibilité.
Photographie Rory Creelman
Autre remarquable défilé de mode, était celui de PERSONNALITÉ 10. Intéressant projet multidisciplinaire alliant l’art, la santé mentale et le design de mode dans le but de sensibiliser le public aux divers enjeux relationnels et aux troubles de la personnalité dont plusieurs personnes souffrent.
Initiatrice de ce projet, Mélanie Truong, médecin de famille et étudiante en design de mode, accompagnée de son équipe, tente d’amener ce même public à réfléchir à ces sujets plutôt sensibles, et ce, par le biais des arts et de la mode.
Photographie Rory Creelman
Cet intéressant projet est porté par Toi, t’en penses quoi ? Et, de concert avec le département de mode du Cégep Marie-Victorin, de talentueux étudiants et étudiantes en design de mode de cette institution ainsi que des designers de mode créent chacun une pièce de vêtement unique afin d’interpréter l’un des mystérieux spectres de la personnalité. Spectres d’ailleurs qui font études de la santé mentale.
Photographie Rory Creelman
PERSONNALITÉ 10 était donc une invitation à découvrir cet univers afin de mieux saisir la diversité des différentes personnalités qui façonnent la société d’aujourd’hui. Bravo, car ce projet est vraiment porteur de sens et d’espoir !
21 août 2026
MODE CAPSULE permettait de découvrir notamment le travail du talentueux designer de mode Oscar Mendoza que j’admire. Ses créations sont toujours magnifiques et celles présentées lors du Festival M.A.D. ne faisaient pas exception.
Photographie Joshua Lai Photography
Inspirées de ses racines mexicaines, ses créations sont glamour, féminines à souhait, et insufflent joie de vivre et bonheur. Le créateur met d’ailleurs en valeur le travail artisanal des petites mains québécoises, des artisans locaux et étrangers qui œuvrent afin de créer son intéressante vision artistique. Ses produits mode sont d’ailleurs fabriqués à 100% à Montréal.
Mannequin Ingrid Falaise – Photographie Joshua Lai Photography
À propos d’Oscar Mendoza
Artiste et créateur de mode d’origine mexicaine résidant à Montréal, il crée des modèles qui valorisent le travail artistique et le savoir-faire des différents ateliers locaux de couture, de broderie et de tricot. Sa vision artistique est de créer des vêtements modernes qui se portent aisément afin de créer un effet visuel tout simplement wow !
ONE EYE SEES
Photographie Jean François Savaria
Intéressant défilé de mode présenté par Joshua Onazi, designer de One Eye Sees intitulé : RITUELS – Marcher sur la planche de la dormance.
Collection où le mélange des matières et des textures procurait beaucoup de caractère à l’ensemble de la collection. Bravo, car j’ai bien aimé cette créativité débordante au fil conducteur net !
Photographie Alexandre Rouette – À droite Joshua Onazi designer
22 août 2026
Défile ton Montréal
Ce soir-là était présenté Défile Ton Montréal. Intéressante initiative qui permettait de mettre en valeur les différents quartiers de la métropole.
Photographie Jean François Savaria Jean François Savaria
Pensé comme une vitrine mode, c’est ainsi qu’à chaque tableau, un quartier prenait vie sur scène afin que le public découvre son essence, son énergie, ses commerces, ses créateurs et sa façon unique de faire rayonner la mode d’ici.
Formidables futurs designers du Cegep Marie Victorin
Ce soir-là, les finissants et finissantes de l’École de mode du Cégep Marie-Victorin présentaient une collection capsule exclusive tirée du défilé de mode annuel COLLECTION 26.
Photographie Rory Creelman
Et, ces talentueux finissants et finissantes en design de mode ne cessent de nous étonner en proposant des modèles où expérimentations textiles, influences contemporaines et visions personnelles affirmées s’expriment par le biais de créations toutes plus surprenantes et audacieuses les unes que les autres où la fourrure est notamment mise à l’honneur.
Photographie Alexandre Rouette
23 août 2026
La mode masculine vue par QZ SHEN
Stefan Shen, designer de QZ SHEN, présentait ce soir-là une intéressante collection où le blanc dominait tel chaque création naît d’une page blanche. Et, cette collection marque un nouveau départ pour le designer, comme une remise à zéro et un élan vers l’avenir.
Stefan Shen dévoilait de plus une figure emblématique : Uncle KONG. Créé durant la pandémie, ce personnage imaginaire s’inspire des moments que le designer a passés avec son animal de compagnie et qui l’ont amenés à réfléchir sur le lien qu’entretient l’humain envers l’animal.
Photographie Alexandre Rouette
En dessinant des traits humains à son chat, il donne vie à un fabuleux personnage qui est à la fois nonchalant et insolent. Dans cette vision, Uncle KONG n’est pas uniquement une figure, il se veut une attitude, à savoir celle d’imaginer la vie avec légèreté et assurance malgré l’incertitude et la complexité de celle-ci.
Photographie Joshua Lai Photography
ONCOMMON – NO HUMAN FITS A BORDER
Ce soir-là, Wén, designer de la marque ONCOMMON, présentait un défilé de mode performance engagé. Inspiré par les expériences et les témoignages que vivent les différentes communautés migrantes dans le contexte sociopolitique actuel, Wén a présenté une collection où le vêtement, la voix et le mouvement se sont rencontrés dans un crescendo d’intensité commune.
Photographie Joshua Lai Photography
Lors de la chorégraphie présentée, des images, des voix et des silhouettes en transformation permettaient à la scène de devenir, un moment, un espace traversé par la mémoire, le déplacement, la tension des corps et la réapparition.
Photographie Joshua Lai Photography
Cette performance artistique, qui a fait dialoguer les corps en mouvement, les textures et les systèmes visuels, a été portée par une esthétique modulaire réassemblée afin de créer un univers sensible, rythmé et humain par-dessus tout. La mode s’affirme ainsi comme un langage commun qui est mesure d’unir les expériences sensorielles et de faire résonner les voix.
Photographie Tetiana Kamyshentseva
Guillaum Chaigne : Des robes afin de célébrer l’amour
Un des moments forts du Festival M.A.D., dont je reviens en fin d’article, était le défilé de mode présenté par Guillaum Chaigne samedi 22 août dernier. Pour cette occasion, le talentueux designer de mode a clôturé la soirée en présentant une collection exclusivement composée de robes, 20 au total. Cela tombe bien, car ses robes font souvent l’objet de mes créations préférées.
Photographie Jean François Savaria
Connu pour son approche streetwear de la mode, le défilé de CHAIGNE a débuté avec la présentation d’un immense hoodie, laissant croire aux festivaliers qu’il s’agissait d’une nouvelle collection streetwear. Or, comme par magie, ce hoodie s’est transformé afin de révéler une surprenante robe nommée LANIAKEA. Nom inspiré d’après le superamas de galaxies auquel appartient la Voie lactée. Cette robe intégrait des lumières LED, créant ainsi une véritable galaxie à l’intérieur du vêtement.
Photographie Jean François Savaria Photographie Tatiana Kamyshentsava
Une grande surprise
Le talentueux designer de mode célèbre également cette année ses 10 ans de création et sa 7e participation au festival. Événement dont il dit faire « presque partie des meubles », ce festival représentait donc l’occasion de célébrer l’amour avec un grand A à savoir l’amour de la création, l’amour du savoir-faire, le craft, l’amour de la pratique de son métier et surtout l’amour de sa vie.
Photographie Stéphanie Dinsdale
C’est ainsi que suite à ce grand défilé de mode, CHAIGNE a demandé la main de Fiona Fasola Stoltz, sa muse et la femme de sa vie. Et, les festivaliers en liesse ont répondu par des cris de joie, des larmes et de la danse, transformant ainsi la finale de ce défilé de mode en un mémorable moment profondément personnel, mais à la fois partagé avec bonheur avec tous.
Phtographie Tetina Kamyshentseva
Bref, une formidable 26e édition où diversité, créativité et émotions ont donné le ton à ce grand festival qu’est le Festival M.A.D., bravo !
C’était assurément soir de fête, jeudi 13 août 2026, au Fairmont the Queen Elizabeth, alors que Helmer Joseph, couturier de la marque de luxe HELMER, célébrait en grand, par un spectaculaire défilé de mode lors de l’ouverture du Festival M.A.D., ses 45 ans de carrière des plus prolifiques. Et, DL Vision Mode y était !
Un moment d’exception
En début de soirée, plusieurs invités, triés sur le volet, s’étaient donné rendez-vous, à l’Espace 21, afin d’assister au défilé de mode présenté par Helmer Joseph afin de célébrer ses 45 ans de carrière et d’apprécier tout le talent et la créativité débordante de ce designer de mode d’exception.
Et, je dis créateur de mode d’exception parce que le couturier possède ce sens de l’humour inné, ce charme fou, ce charisme, ce grand savoir-faire qui rendent ses collections toutes plus séduisantes, attrayantes, ludiques et saisissantes les unes que les autres.
Un langage visuel fort
Cette nouvelle présentation se voulait bien plus qu’une rétrospective, c’est une nouvelle proposition. Et, depuis plus de 4 décennies, Helmer Joseph construit ce langage visuel où le vêtement dépasse sa simple fonction utilitaire pour devenir matière, volume, mouvement et émotion afin de nous émouvoir tout comme l’art le fait.
C’est ainsi que chaque silhouette est conçue telle une œuvre. Chaque collection suit un processus de recherche rigoureux. Le travail du couturier s’inscrit donc à la rencontre de la haute couture, du savoir-faire artisanal et du patrimoine textile haïtien réinterprétés dans une lecture bien contemporaine. Faisant fi des tendances du moment, Helmer Joseph poursuit sa quête : une démarche libre, exigeante et profondément personnelle afin de nous épater toujours plus d’une collection à l’autre.
Les sources d’inspiration
Et, pour cette collection, le riche patrimoine de son pays d’origine, Haïti, était bien visible. Un heureux clin d’œil aux plumages, fleurs, éléments de la nature et personnages de son univers créatif procuraient joie de vivre afin de raconter une histoire bien personnelle, celle de son riche héritage culturel.
Le parcours du grand créateur de mode est jalonné par une longue carrière marquée par sa passion de l’excellence et du savoir-faire. Et, le couturier inspire indéniablement une jeune génération avide de connaissance et de savoir-faire, comme il sait les transmettre.
Présentée en 1981, à Montréal, sa première collection lui a permis de construire une carrière professionnelle d’exception guidée par une vision artistique bien personnelle insufflée par une rigueur artistique constante afin de procurer de magnifiques styles qui vont bien au-delà de la mode en regard du temps.
Une mode conceptuelle assumée
La mode conceptuelle s’inspire de l’art conceptuel et utilise le vêtement comme médium de réflexion pour transmettre un message sociétal. Il est difficilement portable et pensé comme une œuvre d’art, wearable art, Art Portable. Le créateur utilise des matériaux non conventionnels ou bien travaille avec de nouvelles technologies. Et, le travail de Helmer Joseph m’inspire parfois cette mode.
Quand la mode se fusionne avec l’art
Un vêtement à forte valeur ajoutée, où le niveau de créativité est élevé, la faisabilité technique est complexe et le savoir-faire est artisanal, se rapproche aisément de l’art. La mode est un phénomène social et culturel qui s’inscrit dans une époque donnée. Par contre, je vois facilement cet aspect fusionnel entre Art & Mode lorsque le vêtement nous émeut, tout comme l’art le fait. La haute couture en est un bon exemple, voire la mode conceptuelle. Et, la robe présentée ci-dessous m’inspire cette fusion !
À propos de Helmer Joseph
Né aux Gonaïves, en Haïti, puis formé à Montréal et à Paris dans les grandes maisons de couture telles que Thierry Mugler et Christian Dior, Helmer Joseph a bâti un parcours international qui nourrit une œuvre qui est profondément singulière. Le défilé de mode qui a été présenté ce soir-là célèbre bien plus que 45 ans de carrière, il commémore 45 ans d’une même liberté : celle de créer.
Bref, un formidable défilé de mode où Art & Mode se sont assurément fusionnées afin de nous émouvoir et nous épater comme le grand HELMER sait si bien le faire!
Relations de presse : Matthieu Lizotte – Wolfe MTL
Photographies : travail personnel, 13 août 2026, Espace 21, Fairmont Le Reine Elizabeth, Montréal.
Visiter Puerto Plata en République Dominicaine, c’est profiter de ses plages de sables dorés qui s’étendent sur des kilomètres de long, se prélasser sous le chaud soleil des tropiques, se rafraîchir dans les eaux limpides de l’océan Atlantique, découvrir sa cuisine exotique locale et être envoûté par le larimar, cette pierre rare servant à la fabrication de bijoux d’exception.
Pendentif en argent serti de l’arimar et T-shirt tie dye : une création de Manik Fashion
Bijoux d’exception parce que le larimar, nom commercial de cette variété de pectolite de couleur bleue, est issue de la roche volcanique et que cette pierre fine semi-précieuse qui est très rare d’ailleurs sert notamment en joaillerie. Le larimar servant à cet effet se retrouve uniquement en République Dominicaine dans la Mine de Filipas Lamirar qui est située à Los Checheses, Sierra de Baoruco, dans la province de Barahona.
Des origines lointaines
Connue depuis longtemps par les Taïnos qui habitaient sur l’île, le larimar était utilisé en tant qu’ornementation en raison de sa magnifique couleur bleutée rappelant ainsi les eaux turquoise de la mer des Caraïbes.
En 1914, Miguel Domingo Fuertes de Loren, pasteur et géologue espagnol, qui est en mission en République Dominicaine, s’intéresse de près à cette pierre si particulière. Il pense alors exploiter la mine et demande une permission aux autorités locales. Le minéral est, à l’époque, inconnu de tous et sa demande se voit refusée.
Ce n’est que plus tard, en 1974, que le larimar est redécouvert par un mineur nommé Miguel Méndez. Intrigué par de petits galets de larimar se trouvant sur la plage de Bahuroco, il remonte méticuleusement le cours d’eau pour découvrir ainsi un gisement de larimar caché dans la montagne.
Il crée alors le mot « larimar ». Mot qui combine Larissa, prénom de sa fille, au mot « mar », qui signifie mer en espagnol, afin de nommer sa découverte.
La pierre de l’Atlantide
On raconte également que le larimar est associé à la légende de l’Atlantide, cette mythique île engloutie. Le prophète américain Edgar Cayce, précédant la découverte de Miguel Mendez, prédisait justement la découverte de cette pierre de l’Atlantide. L’homme présageait alors que celle-ci, d’une couleur éclatante, posséderait un grand pouvoir de guérison.
Des bijoux d’exception
Le larimar est une pierre fine et tendre dont la dureté sur l’échelle de Mohs est d’environ 4,5 à 7. Elle est idéale pour la fabrication de pendentifs, de boucles d’oreilles, de bagues, de colliers et de bibelots décoratifs de toutes sortes.
Ce gemme si particulier est composé de pectolite, de silicate acide hydraté de calcium et de sodium. La majorité des bijoux créés en larimar, qui est d’ailleurs une spécialité locale en République Dominicaine, sont sertis d’argent. Bien que, le larimar de haute qualité soit également serti d’or.
De talentueux designers de bijoux dominicains comme Mónica Varela et Joarla Caridad ont permis de populariser le larimar notamment à l’international.
La turquoise dominicaine
La coloration de cette pierre fine varie du blanc au bleu foncé et se décline en différentes teintes de bleu, dont le turquoise, d’où son surnom de turquoise dominicaine.
L’astre solaire
De plus, le symbole du soleil en République Dominicaine est depuis longtemps encré dans l’héritage des Indiens Taïnos. Représenté par un visage circulaire avec des rayons, ce symbole incarne la vie, le pouvoir, l’énergie et le renouvellement de la nature.
Valeur monétaire du larimar
Le larimar est classé comme pierre fine depuis 1977 et son prix varie considérablement en fonction de son intensité, passant du blanc au bleu et du turquoise au vert. La larimar de couleur verte est moins en demande en raison de sa concentration élevée en cuivre. En revanche, plus l’intensité de la couleur bleue de la pierre est élevée, plus le prix grimpe.
La lithothérapie : une croyance bienfaisante
En lithothérapie, discipline pseudoscientifique, issue de la médecine non conventionnelle et pratique ayant l’apparence de la science qui utilise les pierres, le larimar est recherché pour ses propriétés thérapeutiques servant à rééquilibrer l’organisme.
La lithothérapie est basée sur la croyance que les pierres peuvent émettre des vibrations particulières capables d’améliorer notre bien-être. Le larimar est, selon cette croyance, une pierre de guérison possédant des vertus bienfaisantes, notamment pour la sphère mentale. Expression qui désigne la pensée, les fonctions psychiques et les activités cognitives.
Bibelot en forme de tortue
Vertus, propriétés et bienfaits
Le larimar est recherché pour ses propriétés apaisantes, symbolisant la paix, le ressourcement intérieur, la sérénité, la communication, l’expression de soi et le bonheur. On la surnomme d’ailleurs la pierre du bonheur.
De plus, cette pierre semi-précieuse possède des propriétés féminines se rattachant au Yin et elle accompagne la maternité. Le larimar favorise ainsi l’accouchement dans la douceur et aide à régénérer les tissus après la naissance. Elle augmente aussi, croit-on, la production de lait maternel.
Bref, lorsque je porte ces magnifiques bijoux, j’aime me souvenir de ces instants de vacances inoubliables où le larimar m’accompagne aujourd’hui dans ma vie !
Murales vues à Puerto Plata
Source recherche :
Wikipédia, l’encyclopédie libre, larimar, consulté le 21 juillet 2026.
universmineral.fr/blogs/pierres-daventures/larimar – Larimar : origine, vertus et propriétés de la pierre en lithothérapie.
BDS Publishing – Symboles Taïnos et leurs signification : un guide de l’art autochtone des Caraïbes.
Angie Laroque, talentueuse designer de mode de Maison Larocque débute en grand un nouveau chapitre de sa vie en acquérant une maison laissée à l’abandon à Port-Daniel-Gascons en Gaspésie. Située face au majestueux Golfe du Saint-Laurent, cette maison ancestrale s’apprête à renaître afin de devenir un véritable lieu de création, de transmission et de beauté.
Un retour aux sources
En choisissant de revenir sur sa terre natale, Angie Larocque s’offre un lieu de vie permanent où son univers créatif pourra s’épanouir. C’est ainsi que Maison Larocque devient l’écrin dans lequel naîtront ses prochaines collections et créations réunissant ainsi couture, jardins, artisanat, patrimoine, bien-être et art de vivre.
Une maison de beauté
Maison Larocque, qui est située sur un domaine de 34 acres face à la mer, permettra de donner graduellement vie à un lieu où s’amalgameront atelier de création, jardins apothicaires, événements spéciaux, expériences immersives sans pareil et espace de ressourcement intérieur. Cette charmante maison deviendra alors bien plus qu’un atelier de création, elle se voudra une maison de beauté intégrale.
Angie Larocque – Photographie Sacha Bourque
Les sources d’inspiration créatives
Les futures collections d’Angie Larocque seront inspirées par la nature, soit les falaises, les algues, les coquillages, les marées, le vent salin et la lumière du jour, si unique à la Gaspésie. C’est ainsi que chaque robe, chaque parfum, chaque jardin et chaque espace de ce domaine raconteront ce même récit : celui d’un territoire, d’un héritage et d’une manière de créer en harmonie avec la nature avoisinante.
Photographie Natacha Larocque
« Ici, la nature ne sera pas un simple décor. Elle deviendra la première matière d’inspiration de chaque création, » explique Angie Larocque.
Collection LITTORAL 2026 présentée au Warwick Le Crystal Montréal – Photographie JF GalipeauCollection LITTORAL 2026 présentée au Warwick Le Crystal Montréal – Photographie JF GalipeauCollection LITTORAL 2026 présentée au Warwick Le Crystal Montréal – Photographie JF Galipeau
De précieux partenaires
La restauration complète de cette demeure devient possible grâce au soutien de BMR Gaspé KEGA, partenaire officiel des matériaux de rénovation, ainsi qu’à Peintures Sico, partenaire officiel du revêtement mural.
La grande aventure de ce projet sera à découvrir, et Angie Larocque nous invite à la suivre via les différents réseaux sociaux ainsi que sur la plateforme officielle d’Angie Larocque.
Exposition Alexander McQueen : l’art rencontre la mode, Musée National des beaux-arts du Québec, 2023.
Œuvrer dans le domaine de la mode depuis longtemps, être passionnée, écrire et publier via le site Web DL Vision Mode, c’est aussi réfléchir et se poser la question suivante : qu’est-ce que la mode ?
Et pourquoi, je me pose cette question maintenant ? C’est parce que le thème du Met Gala 2026, qui s’est déroulé, le 4 mai 2026, au Metropolitan Museum of Art de New York était Costume Art, thème qui concordait avec l’exposition en cours intitulée Costume Art, et parce que le code vestimentaire des invités de ce prestigieux gala était Fashion is Art, La mode est un Art. C’est aussi parce que l’exposition présentée en ce moment au V&A South Kensington de Londres intitulée Schiaparelli : Fashion becomes Art, La mode devient art, a suscité mon intérêt en raison de son titre évocateur. Titres et thèmes qui ont guidé mes recherches afin d’en apprendre d’avantage sur ces notions d’Art et de Mode.
Exposition Thierry Mugler: Couturissime, Musée des beaux-arts de Montréal, février 2019.
Partant de cette réflexion et pour répondre à LA question, j’ai fouillé via le web, dans mes nombreux livres consacrés à la mode, puis j’ai demandé à mon nouvel ami IA, avec discernement, ce qu’il en pensait !
Le mot mode en latin est modus qui signifie manière.
Et, la définition provenant de Wikipédia, l’encyclopédie libre retient mon attention, car elle m’informe que :
« La mode ou les modes, et plus précisément la mode vestimentaire, désigne la manière de se vêtir, conformément au goût d’une époque dans une région donnée. C’est un phénomène impliquant le collectif, à travers la société, le regard qu’elle renvoie, les codes qu’elle impose et le goût individuel ». (1)
Exposition Parachute : mode subversive des années 80, Musée McCord Stewart, 2021-22.
Autre définition intéressante est celle provenant de l’ouvrage Que sais-je – La mode qui se lit comme suit :
« La mode, dans sa triple manifestation, de son principe, constitue un phénomène social et psychologique universel dans l’espace et dans le temps ». (2)
En sociologie la mode, phénomène complexe, s’analyse à travers une triple dimension, ou manifestation, qui est à la fois artistique, sociale et économique.
Milan, Italie, 2024.
De plus, la mode est une manière d’être, une façon de vivre, de se comporter ou de s’habiller propre à une époque, d’où le mot fashion en anglais. (3)
La mode tel un mouvement
La mode s’inscrit dans une période historique donnée. Or, une mode arrive, puis elle passe et une autre apparaît et ainsi de suite. Cycle incessant que l’on appelle le cycle de la mode et qui est aujourd’hui rapide tel un miroir de la société dans laquelle nous vivons et qui permet à la mode d’évoluer au fil du temps.
L’exposition présentée au Palais Galliera, le Musée de la mode de Paris, en 2023-24, intitulée La mode en mouvement est un bon exemple de l’évolution du vêtement.
Exposition La mode en mouvement, premier volet, introduction générale sur les liens transversaux entre la mode, sport et motricité, 2023, Palais Galliera, Paris.
Mode et Sociologie
Cette autre définition provenant de l’Office québécois de la langue française a également retenu mon attention à l’effet que la mode est une « Manière collective et passagère d’être, de penser, de vivre, de se comporter propre à un milieu donné, à une époque donnée ». (4)
De ce fait, en tant que changement social, la mode, par notre façon de se comporter, s’applique à des domaines tels que la décoration, la cuisine, le langage, le tourisme ou bien le style de vie.
Le système de la mode
Roland Barthes, philosophe, sémiologue et essayiste, publie, en 1967, le livre intitulé Système de la mode. Devenu un classique de lecture sur le sujet, cet ouvrage présente l’application de la sémiologie à ce phénomène culturel qu’est la mode.
La mode est dans l’air du temps
J’aime bien également cette citation de Gabrielle Chanel qui se lit comme suit :
« La mode n’est pas quelque chose qui existe uniquement dans lesvêtements. La mode est dans l’air, portée par le vent. On la devine. La mode est dans le ciel, dans la rue ». (5)
Or, l’expression courante Capter l’air du temps prend, ici, tout son sens.
Le vêtement est utilitaire, on le porte en guise de protection et il sert à différentes fonctions. Il est également le premier signifiant de la mode puis viennent ensuite les accessoires, les chaussures, le maquillage, les parfums et les modifications corporelles telles que les tatouages et le piercing. À cela s’ajoutent l’art corporel et la peinture corporelle qui, elle, remonte à la nuit des temps. (6)
En tant que signifiant de la mode, l’aspect fonctionnel du vêtement comporte ce que l’on appelle les 3P du vêtement. Selon l’anthropologie et la sociologie, les 3 fonctions fondamentales sont : la Protection, la Pudeur et la Parure. (7)
Exposition Norman Parkinson : toujours en vogue, Musée McCord Stewart, 2024.Exposition Norman Parkinson : toujours en vogue, Musée McCord Stewart, Montréal, 2024.
Le P protection : le vêtement sert à se protéger contre le froid, le soleil, les agressions extérieures et le vent à l’aide d’un manteau, de bottes bien chaudes, de mitaines ou bien de lunettes solaires.
Cape, fin 19e siècle / début 20e siècle, John Henderson & Co. Fourrure d’ours et matières naturelles – Collection Les Amis des Jardins de Métis.
Le P pudeur : qui sert à se couvrir le corps du regard des autres, pour aller dans des endroits publics comme à la plage, à la piscine afin de pratiquer son sport favori. Dans certains pays, par exemple, le corps des femmes est presque entièrement couvert.
Maillot de bain, vers 1907, exposition La mode en mouvement, Palais Galliera, Paris, 2023.
Et, le P parure : les accessoires qui servent à parer le corps tel que les bijoux, les tatouages ou le piercing en sont de bons exemples. La notion de mode telle que nous la connaissons aujourd’hui est apparue au XIVe siècle afin de se parer à des fins plus séductrices et d’indiquer son rang social.
Exposition Afrique Mode, Musée McCord Stewart, Montréal, septembre 2025.
Art & Mode
La proximité entre l’Art et la Mode est bien réelle et cette cohabitation existent depuis fort longtemps, pensons simplement aux collaborations entre créateurs de mode et artistes au fil des ans, comme celle d’Yves Saint-Laurent et de Mondrian ou bien celle entre Elsa Schiaparelli et Salvador Dali.
D’ailleurs Elsa Schiaparelli disait que : « For me, dress designing is not a profession but an art ».
Exposition Elsa Schiaparelli 2022-2023, Musée des Arts décoratifs, Paris – Wikimédia Commons.Veste tailleur Mondrian, Musée Yves Saint Laurent, Paris.
Afin de poursuivre ma réflexion, j’ai également cherché la définition de l’art, pour apprendre que :
« L’art est la création humaine volontaire d’œuvres n’ayant pas pour but la satisfaction directe des besoins primaires d’existence. Cette activité et le produit de cette activité ou l’idée que l’on s’en fait s’adressent ainsi délibérément aux sens, aux émotions, aux intuitions et à l’intelligence. On peut affirmer que l’art est le propre de l’humain ou de toute autre conscience, car il découle d’une intention et n’a pas de fonction pratique définie ». (8)
L’ensemble des disciplines artistiques, que l’on appelle les arts majeurs, tel que la peinture ou bien la sculpture fait partie du système des Beaux-Arts. Ensemble qui se détaille par la classification des arts dont je reviendrai un peu plus loin.
L’Arlésienne, 1888, huile sur toile, Vincent Van Gogh, Musée d’Orsay, Paris. Tête de femme, Pablo Picasso, 1931, Musée Picasso, Antibes, Côte d’Azur, 2022.
Les arts appliqués
Puis, il y a les arts appliqués. D’une lecture à l’autre, je découvre les arts décoratifs pour parvenir aux arts appliqués et toujours selon Wikipédia :
« Les arts appliqués sont le secteur d’activités des stylistes, des designers, à savoir ceux qui conçoivent et travaillent l’aspect et la fonction de tout ce qui entoure l’individu : objets, habitat, vêtements, communication ou encore dans le domaine de la coiffure… ». (9)
Dans ce secteur d’activité, ont retrouve :
Le design d’espace comme l’architecture d’intérieur ou bien l’événementiel;
Le design textile tel que le vêtement, la haute couture, le costume, les tenues spécialisées et les accessoires;
Le design de produit comme le mobilier ou bien les objets industriels;
Le design des communications comme le graphisme, la publicité et le multimédia;
Les métiers d’art tels que le vitrail, les bijoux et la céramique.
Ce qui représente les disciplines artistiques qui allient esthétique et fonction utilitaire à la fois et qui sont destinées à une production commerciale.
Raoul Dufy, composition aux chrysanthèmes sur fond noir, vers 1924 – Musée des Beaux-Arts Jules Chéret, Nice, 2022. Vase Nana, Niki de Saint-Phalle, 1984 – Exposition Niki de Saint Phalle. Les années 1980 et 1990 : l’art en liberté, Musée national des beaux-arts de Québec, 2025.
Ce qui m’amène à déduire que la mode est un phénomène social, culturel qui s’inscrit dans une époque donnée et dont sa fonction, via le vêtement, qui est le premier signifiant de la mode, est utilitaire tandis que l’art est une activité humaine permettant de susciter une émotion et ne possède pas de fonction utilitaire définie. Quant aux arts appliqués, dont le design textile fait partie, la fonction utilitaire et la création artistique du vêtement font écho à l’art appliqué.
La mode en tant que phénomène : ce nouvel art ?
Revenons à l’introduction de l’article afin de poser la question suivante à l’Intelligence Artificielle.
La synthèse générée par l’IA est intéressante, car elle nous apprend notamment que la mode n’est pas classée à l’heure actuelle comme un art majeur dans le système des beaux-arts. En revanche elle est largement reconnue comme étant un art appliqué, une industrie créative et définitivement une forme d’expression culturelle. Cette classification des arts majeurs n’est pas statique et elle évolue constamment au fil du temps.(10)
Alexander McQueen : lorsque l’art rencontre la mode, Musée national des beaux-arts du Québec, 2023.
L’industrie de la mode
Le vêtement qui est utilitaire représente en ce sens un bien de consommation, un produit mode, qui est commercialisé dans un marché donné en vue d’être destiné au consommateur final. Et, l’industrie de la mode est un secteur économique mondial majeur qui englobe la conception, la fabrication, la commercialisation et la distribution de vêtements, de chaussures et d’accessoires.
Boutique Womance – Place Sainte-Foy, Québec, avril 2026.
La segmentation du marché de la mode
En regard du prix, de la qualité et de la créativité :
La haute couturereprésente les vêtements les plus dispendieux au monde. Les modèles sont uniques et fabriqués sur mesure, à la main, et démontrent le savoir-faire artistique du grand couturier. De plus, ce type de vêtement ne se porte pas nécessairement dans la vie quotidienne d’où cette proximité avec l’art.
Le prêt-à-porter de luxe représente des collections haut de gamme fabriquées en série limitée. La collection porte par exemple le nom du couturier, le niveau de créativité est élevé, les matières sont nobles et les collections sont notamment présentées lors des semaines de mode de New York, Londres, Milan et Paris.
Le prêt-à-porter dit de diffusion représente des collections intermédiaires alliant originalité, qualité de fabrication à un prix plus accessible. La clientèle de ce segment de marché est notamment plus jeune.
Le marché moyen de gamme qui se situe entre le haut de gamme et le marché bas de gamme représente une mode destinée au grand public et fabriquée à grande échelle.
Le marché bas de gamme représente un volume de produits élevé à bas prix. Ce segment inclut la mode éphémère connue sous le nom de fast fashion. Elle représente un renouvellement très rapide de la marchandise, suivant les tendances du moment, qui est offerte à bas prix. Ce segment de marché est dominé par les grands joueurs internationaux. (11)
Grand magasin, Selfridge & Co Limited, Londres, 2023.
Et, la mode lente
À cette segmentation de marché, s’insère le segment de marché de la mode lente, la slow fashion, dont le produit est haut de gamme. Les matières premières utilisées sont durables, souvent naturelles, les quantités des produits sont limitées et la fabrication est locale. Les styles sont généralement intemporels et minimalistes afin de traverser les modes en regard du temps. (12)
Les Rendez-vous Mode Québécoise, Québec, mars 2026.
Quand la mode se fusionne avec l’art
Ce qui m’amène à penser qu’un vêtement à forte valeur ajoutée, où le niveau de créativité est élevé, la faisabilité technique est complexe et le savoir-faire est artisanal, se rapproche aisément de l’art. La mode est un phénomène social et culturel qui s’inscrit dans une époque donnée. Par contre, je vois facilement cet aspect fusionnel entre Art & Mode lorsque la vêtement nous émeut tout comme l’art. La haute couture en est un bon exemple, voire la mode conceptuelle.
La mode conceptuelle s’inspire de l’art conceptuel et utilise le vêtement comme médium de réflexion pour transmettre un message sociétal. Il est difficilement portable et pensé comme une œuvre d’art, wearable art, Art Portable. Le créateur utilise des matériaux non conventionnels ou bien travaille avec des nouvelles technologies. (13)
Exposition Yohji Yamamoto. Letter to the future, 10 Corso Como, Milan, Italie, 2024Boutique Phare, Alexander McQueen, exposition permanente, 27 Old Bond, st, Londres, 2023.
Spécificité entre Art & Mode
Par la contrainte de la fonction utilitaire, le vêtement est d’abord conçu pour être porté et protéger le corps. L’art quant à elle n’a aucune obligation d’utilité pratique. La mode possède cette notion de temporalité éphémère, car elle est liée à une époque et elle repose sur le renouvellement perpétuel programmé par le désir de changement propre à l’être humain d’où les tendances du moment et saisonnières. L’art quant à elle est intemporel.
Les besoins humains sont peu nombreux : le besoin de se nourrir, de se loger, de se vêtir, le besoin de sécurité, celui d’appartenance sociale, celui de l’estime de soi et de l’accomplissement. Pensons à la Pyramide de Maslow.
Le désir quant à lui est relié à l’objet. J’ai besoin d’un sac à main pour transporter mes objets utilitaires de la vie quotidienne. Je désire un sac à main griffé pour démontrer mon statut social.
Le désir de changement
Ce même désir suscite également cette envie de changer de vêtement, d’où la réponse des consommateurs dans le segment de marché de la mode éphémère, la fast fashion. Le corps change également avec l’âge, les courbes, la forme de celui-ci, d’où ce besoin éventuel de renouvellement de vêtement.
Musée Gucci Garden, Gucci Museo, Florence, Italie, 2024.Sacs à main CHANEL, exposition Gabrielle Chanel. Fashion Manifesto, V&A, Londres, 2023.
Proximité entre Art & Mode
La mode s’invite régulièrement au musée : les pièces de haute couture et autres vêtements d’époque sont aujourd’hui conservées et exposées comme des œuvres d’art, notamment au Musée de la mode de Paris, le Palais Galliera.
Robe de style – Jeanne Lanvin, vers 1924, Palais Galliera, Paris. Robe du soir haute couture, Loris Azzaro, 1989, Le Gallerie Degli Uffizi, Florence, Italie.
La mode : ce 11e art ?
Les arts majeurs sont classifiés et font partie du système des Beaux-Arts. Cette classification moderne comporte 10 arts et ce système a évolué depuis le 19e siècle pour se déployer aujourd’hui jusqu’à l’ère numérique de la façon suivante :
L’architecture ;
La sculpture ;
Les arts visuels soit la peinture, le dessin, la photographie, le graphisme, la gravure et le design web ;
La musique ;
Antonio Stradivari, violino « Il Cremonese », 1715, Musée du violon, Crémone, Italie, 2024.
La littérature soit la poésie, les romans et tout ce qui concerne l’écriture ;
Les arts de la scène comme le théâtre, la danse, le cirque et le mime ;
Le cinéma tel que les courts métrages, les séries télévisées et les téléfilms ;
Les arts médiatiques comme la radio et la télévision ;
À l’heure actuelle, il n’existe pas de consensus clair sur la désignation du 11e art en tant qu’art majeur. Cependant la mode et la parfumerie revendiquent ce titre aux côtés des arts culinaires et les arts de la table ainsi que de l’art floral et de l’aménagement des parcs et des jardins. (15)
Alors, qui décide de la classification des arts ?
C’est l’air du temps !
Selon une intéressante synthèse obtenue à l’aide de l’Intelligence Artificielle, cette classification résulte de l’évolution historique, philosophique et culturelle initiée au fil des ans par des théoriciens, des intellectuels, des critiques d’art et de la culture populaire. (16)
Les institutions culturelles comme les musées, les ministères de la Culture et les universités contribuent ainsi de façon indirecte à cette classification lorsqu’ils créent par exemple des départements d’études, des subventions ou des expositions dédiées à cette nouvelle discipline.
Et, comme si c’était présentement dans l’air du temps, je perçois cette mouvance notamment des musées et de la culture populaire en faveur de cette fusion entre Art & Mode. « La mode, c’est de l’art » est une phrase que j’entends d’ailleurs depuis un moment.
Officina Profumo-Farmaceutica – Santa Maria Novella, Florence, Italie, 2024.Jardins de Boboli, Florence, Italie, 2024. Jardins de Métis/Reford Gardens, Grand-Métis, Haute Gaspésie.
Bref, j’ai vraiment aimé réfléchir sur ces sujets et ce que j’ai appris est fort intéressant. La mode, en tant que phénomène, se fusionne avec l’art lorsque le vêtement prend une dimension artistique élevée et lorsque le vêtement possède ce haut niveau de créativité afin de nous émouvoir, tout comme l’art le fait, s’éloignant ainsi de sa simple fonction utilitaire, alors, oui, la Mode devient Art ! En revanche, je comprends le débat sur le sujet, car la fonction utilitaire du vêtement s’oppose en quelque sorte à celle de l’art. Or, cette évolution de la classification des arts après le 10e art est définitivement à suivre…
Exposition Alexander McQueen : l’art rencontre la mode, Musée national des beaux arts du Québec, 2023.
Bibliographie & sources recherches :
(1) Wikipédia, l’encyclopédie libre, mode, habillement. Mode d’Aujourd’hui, archive, sur LUDIS, 1er mai 2022.
(2) Dominique Waquet et Marion Laporte, Que sais-je, La mode, chapitre 1, page 5, Collection encyclopédique, PUF, Paris, 1999.
(3) Dominique Waquet et Marion Laporte, Que sais-je, La mode, chapitre 1, page 3, Collection encyclopédique, PUF, Paris, 1999.
(4) Office québécois de la langue française, vitrine linguistique, Gouvernement du Québec : vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
(5) citation-celebre.com, Citations de Coco Chanel.
(6) Dominique Waquet et Marion Laporte, Que sais-je, La mode, chapitre 1, page 5, Collection encyclopédique, PUF, Paris, 1999.
(7) La valeur de nos vêtements : pudeur, protection, parure – La Modernité #5, Passé sauvage, YouTube, 14 décembre 2016.
(8) Wikipédia, l’encyclopédie libre, définition de l’art, http://www.cnrtl.fr, Centre National de Ressources textuelles et lexicales.
(9) Wikipédia, l’encyclopédie libre, définition des arts appliqués, Jean-Marc Zbiegiel, Les Arts Appliqués, c’est quoi ? http://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr, août 2011.
(10) Synthèse générée par l’intelligence artificielle à partir de la question : est-ce que la mode est un art ? You Tube – ARTORA + 3.
(11) Segmentation du marché de la mode, Rasha Mahmoud, The Fashion Pyramid, RetailDogma, Retail Education & Training Solutions.
(12) Wikipédia, l’encyclopédie libre, Slow Fashion, Marketing, Jung et Jin, « From quantity to quality: understanding slow fashion consumers for sustainability and consumer education », International Journal of Consumer Studies, vol. 40, no 4, 2016, p. 410–421.
(13) Mode conceptuelle, résumé de recherche via le web partant de la question : quelle est définition de la mode conceptuelle ?
(14) Wikipédia, l’encyclopédie libre. Classification des arts, Les dix arts. TempsLibres.ch, Infos Pratiques, Agenda Culturel Romand, Suisse romande. Consulté en juin 2026.
(15) Wikipédia, l’encyclopédie libre, classification des art, section 11e art ? TempsLibres.ch, Infos Pratiques, Agenda Culturel Romand, Suisse romande. Consulté en juin 2026.
(16) Synthèse générée par l’Intelligence Artificielle à la question : qui décide de la classification des arts ?
Roland Barthes, Système de la mode, Éditions du Seuil, Points/Essais, 1967, Paris.
Remerciement également à Françoise Dulac, sociologue, pour ses enseignements en matière d’histoire de la mode, de tendances de la mode et de société lors de mes études en Gestion de la Mode à l’UQAM de 1996 à 1999.
Photographies, travail personnel et François Berthiaume.
Mardi 12 mai 2026 était présenté, au Centre de design de l’UQAM, sous forme de défilé de mode, les projets de fin d’études des finissantes et finissants en design de mode de L’École supérieure de mode de l’UQAM. Et, lors du DÉFILÉ 2026, ce sont 11 futurs designers de mode qui ont présenté leurs univers forts différents empreints de grande créativité et de savoir-faire.
Aude B. Verville – Suffering Machine
Cette impressionnante collection créée par Aude B. Verville démontre, à travers le vêtement, la violence inhérente de l’expérience féminine. Elle se concrétise artistiquement par cette dissonance intime à travers des matières raffinées à vif et des silhouettes prêtes à se rompre à tout moment, oscillant ainsi entre fragilité féminine et brutalité. La souffrance n’y est de cette façon pas sublimée, elle y est exposée.
Giovanni Brimo – Frontières Floues
L’intéressante collection présentée par Giovanni Brimo permet d’explorer les différents genres comme une expérience vécue oscillant ainsi entre transformations et ambiguïté, et ce, par le biais de silhouettes dégenrées, puis des identités visuelles en perpétuels mouvements. Ancrée dans les expériences personnelles du créateur, cette collection reflète une intime relation liée au changement et à l’ambivalence. Le résultat est impressionnant visuellement et cette collection est un de mes coups de cœur de la soirée, bravo !
Juliette Laroche – Le jardin intérieur
Cette belle collection créée par Juliette Laroche évoque l’espace intime à la fois fragile et profondément fertile qui est présent en chacun de nous. Ce jardin grandit en silence oscillant ainsi entre force et fragilité. Chaque pièce de cette collection incarne la résilience, la transformation et la floraison intérieure, là où l’ombre devient lumière. Ce jardin intérieur, malgré les obstacles de la vie persiste, évolue et se transforme. Intéressante réflexion, bravo !
Gabriela Furtado Lachapelle – Pé de Moleque
Cette magnifique collection présentée par Gabriela Furtado permet de réinterpréter le casamento caipira. Performance de mariage chaotique et bien théâtrale qui a lieu durant la Festa Junina au Brésil. Réinterprétation artistique qui explore la féminité, la tension, le sens de l’humour et la beauté qui est en soi de façon imparfaite. C’est ainsi que les références culturelles brésiliennes deviennent contemporaines, sensuelles et visuellement chaleureuses, telles des souvenirs délavés par le chaud soleil du Brésil. Bravo, pour cette collection coup de cœur !
Marie-Ange Pélissier – Pomme de pénombre
Pomme de pénombre se traduit par une collection qui analyse de façon empirique et intime la séduction à travers ce premier signifiant de la mode qu’est le vêtement. Et, le résultat visuel de la collection créée par Marie-Ange Pélissier est saisissant tant par la coupe du vêtement, les couleurs choisies que par l’originalité des modèles, bravo !
Grégoire Cantin – Le Violet
Grégoire Cantin a dévoilé à son tour Le Violet. Intéressante collection qui permet d’apprécier une nouvelle masculinité sensible, et ce, par le biais d’une étude créative qui présente le portrait d’une jeunesse oscillant aux frontières du numérique et du tangible, ce qui procure des styles futuristes résolument émotionnels, EMO.
Isalyne Léontine Santi – Find Yourself
La collection qu’a présentée Isalyne Santi est dénonciatrice. Celle-ci reflète une esthétique sensuelle et symbolique où nature, symboles et émotions révèlent la force intérieure de se reconstruire suite à des violences sexuelles vécues. Collection qui procure visuellement un intéressant esthétisme sensuel assumé notamment par le jeux de couleurs.
Christophe Paré – Sans Titre
Christophe Paré a présenté une collection dont le fil conducteur oscille entre sport, art et design, construisant ainsi une mode géométrique et performante où le vêtement, issu de la rigueur du geste répété, agit comme l’image figée du corps en mouvement. Et, ce concept est intéressant, car il est créatif et novateur à la fois.
Océane Fortier – 03 : R3B00T
Océane Fortier a présenté, à son tour, une collection qui permet de démontrer une fausse utopie, à savoir un monde figé, nostalgique et instable tel un bogue informatique, où le temps s’arrête et où la nature impose une illusion qui perdure. Résultat visuel artistique qui est ludique, coloré et énigmatique à la fois. J’ai bien aimé !
Jean-Lou Cayard – Frèt
Jean Lou Cayard a dévoilé, ce soir-là, sa collection intitulée Frèt. Mot qui signifie en créole et en québécois le fait d’avoir froid. Le créateur a grandi au Québec avec le froid hivernal, ce qui veut dire adapter sa garde-robe lors d’une sortie au night club.
En Haïti, son pays d’origine, la danse et la fête sont des éléments fondamentaux de la culture. Or, cette collection se veut vibrante et colorée afin de faire fondre la neige et danser jusqu’aux petites heures du matin. Bravo, car cette collection est un autre coup de cœur de la soirée !
Claire Miranda-Goldstein – Lace of a Jester
La dernière collection dévoilée, et non la moindre, était celle de Claire Miranda. Impressionnante collection intitulée Lace of a Jester permettant de découvrir visuellement l’interprétation bien personnelle, rebelle, poétique et résolument contemporaine de la créatrice en regard du Jester, le fou du roi. Cette collection est d’ailleurs un coup de cœur de la soirée pour l’aspect théâtre, la complexité du travail artistique et l’originalité de celle-ci, bravo !
Bref, une formidable soirée à admirer les magnifiques créations de ces designers de mode de demain et mille fois bravo pour tout ce talent et cette créativité débordante!
Photographies : François Berthiaume, Centre de Design de l’UQAM, Montréal, 12 mai 2026.
C’est aujourd’hui, 15 mai 2026, que débute, au Musée McCord Stewart, la superbe exposition Céline en Dior : un moment éblouissant. Et, c’est en primeur nord-américaine que la sublime robe de la Maison DIOR, portée par Céline Dion lors de sa mémorable prestation musicale en haut de la Tour Eiffel à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris en 2024, est présentée au musée jusqu’au 7 septembre 2026.
Créée tout spécialement pour Céline Dion par Maria Grazia Chiuri, directrice artistique de DIOR de 2016 à 2025, cette magnifique robe permet de faire rayonner le savoir-faire d’excellence de cette grande maison de couture parisienne.
Le grand public pourra ainsi admirer cette magnifique robe en soie qui a nécessité plus de 1000 heures de travail. Et pour l’œil avisé professionnel ou bien amateur, il est impressionnant d’observer tout le détail de celle-ci, que ce soit la coupe du vêtement, sa confection ou bien le détail de perlage, où l’on peut imaginer facilement le minutieux travail manuel qu’elle a nécessité. Robe qui est le résultat de la haute couture dans toute sa splendeur.
Après avoir été présentée à Paris et à Séoul en Corée du Sud, cette pièce d’exception de la haute couture parisienne devient le point central d’une expérience intimiste et émouvante grâce à une scénographie saisissante créée par Pierre-Étienne Locas, artiste et scénographe.
C’est ainsi que, par le biais d’une intéressante projection murale présentant la performance vocale de notre diva nationale interprétant l’Hymne à l’amour, composé par Édith Piaf, cette robe s’offre devant nous tel un unique face-à-face. Et, ce moment d’écoute nous transporte visuellement et auditivement dans l’univers de ce moment d’exception.
La grande expérience muséologique en matière de mode du Musée McCord, reconnue mondialement, permet de mettre en valeur cette création d’exception parmi la mise en scène immersive, en parallèle avec l’exposition consacrée au 50e anniversaire des Jeux Olympiques de Montréal tenue en 1976.
C’est ainsi que Céline en Dior : un moment éblouissant rend hommage à une exceptionnelle interprète, Céline Dion, à une robe devenue par le fait même iconique et à une performance inoubliable qui a fait vibrer le monde entier en 2024.
Bref, une exposition à voir pour être envoûté par cette robe de toute beauté et pour être emporté dans le mémorable univers de cette prestation musicale d’exception !
Photographies : François Berthiaume, 13 mai 2026, Musée McCord Stewart, Montréal.
Dans le cadre du salon Première Vision Montréal, l’Association des créateurs et créatrices de mode indépendants, l’ACMI, présentait, le 22 avril 2026 au Grand Quai du Port de Montréal, un intéressant panel de discussion animé par Naomie Caron, designer et dirigeante de Selfish Swimwear, qui, en compagnie de ses invités, Mélissa Bolduc, designer PDG de Melow Design inc. et de Jennifer Glasgow, designer et directrice de Jennifer Glasgow Design, traitait des enjeux auxquelles elles font face en vue d’imaginer des solutions viables.
Un système industriel basé sur l’exploitation – Un constat
Aujourd’hui, en 2026, il est essentiel de rééquilibrer la justice dans toutes les sphères de la société, car ce sont majoritairement les femmes qui travaillent dans l’industrie de la mode, de la conception à la fabrication en série.
Mélissa Bolduc et Jennifer Glasgow
Pourquoi devenir créateur indépendant
Selon les panélistes, avoir une plus grande liberté de création permet de pouvoir mieux saisir les opportunités d’affaires qui s’offrent à eux et d’amorcer un changement en regard des enjeux.
À l’hiver 2025, ces créatrices de mode locale se rencontrent et s’unissent afin de trouver des solutions aux enjeux auxquels elles font face afin de répondre aux objectifs suivants : Mieux se structurer, s’encourager et se soutenir mutuellement, obtenir les outils nécessaires, renforcer les liens, valoriser les membres, obtenir de la reconnaissance et promouvoir la création indépendante.
Objectifs qui permettent ainsi de contribuer à la pérennité économique du milieu de la mode indépendante afin de repositionner le Québec comme un pôle de mode créative, consciente et locale.
Les obstacles à surmonter et les défis à relever
Suite à une étude de marché, les considérations suivantes sont évoquées à savoir : quels sont mes compétiteurs sur le marché ? Quels sont les canaux de distribution qui s’offrent à moi ? Comment se fera la promotion ? Quelles sont les ressources premières et l’approvisionnement ? Quels sont les modes de financement possibles.
Autres facteurs influents à considérer sont : la main-d’œuvre vieillissante et la rareté pour la remplacer, la protection intellectuelle ainsi que l’éducation financière.
L’éducation financière
Je me suis alors posé la question à savoir ce que ce concept signifiait au juste. Et, suite à un entretien avec Mélissa Bolduc, designer de Melow, elle me précise :
« Apprendre dès le début, les rudiments du métier de designer de mode. La mode est un secteur et a un cycle de vente et de production très long, et beaucoup d’investissement est nécessaire pour produire. Les designers se lancent souvent avec passion, mais ne sont pas prêt à faire face à ce secteur difficile. Nous aimerions amener des bases, pour aider les nouvelles et moins nouvelles entreprises de mode qui produisent localement, à bien se préparer, au niveau financier. Ça comprendrait les choses à savoir, les do’s and don’t, bref, ce que j’aurais aimé savoir avant ! »
Grand Quai du Port de Montréal
En conclusion, un enrichissant panel de discussion qui nous permettait de comprendre les enjeux auxquels font face l’ACMI et les pistes de solutions viables qui s’offrent aux créateurs et créatrices indépendants.
Sources rédactionnelles : Présentation du panel, 22 avril 2026, Première Vision Montréal, Grand Quai du port de Montréal.
Dans le cadre du Salon Première Vision Montréal, Gautier Berlemont, directeur adjoint, et Chloé Thibeault, coordonnatrice aux événements chez Mmode, ont présenté une intéressante séance d’information concernant la 6e édition de la Semaine Mode de Montréal qui aura lieu cette année du 21 au 27 septembre 2026.
Une vision stratégique
Les deux intervenants ont débuté cette séance d’information en précisant les faits marquants de l’édition 2025 qui a été une année charnière. Après avoir dressé un bilan de cet événement majeur, Mmode a émis des recommandations afin d’établir sa vision stratégique, et ce, via une feuille de route en vue de l’édition 2026. Document qui détaille les objectifs à atteindre de 2026 à 2030, qui permet d’établir les priorités stratégiques et enfin de suivre le plan d’action étape par étape.
Les recommandations
La première consiste à clarifier davantage son identité et son rôle dans le paysage de la mode québécoise. Rôle qui consiste à organiser et à promouvoir la Semaine de Mode de Montréal.
La seconde recommandation consiste à renforcer l’ancrage narratif et l’ouverture au public, à savoir le rôle promotionnel et permettre la visibilité de l’événement, non pas uniquement aux professionnels du milieu de la mode, mais également auprès du grand public.
La troisième recommandation consiste à miser sur la qualité des événements présentés et sur l’excellence bien au-delà de la quantité. Par exemple : les événements Signatures obtiennent un vif succès. Pensons à celui organisé en 2025, par Markantoine Lynch-Boisvert, talentueux designer de MRKNTN.
Pour l’édition de 2026
De plus, un comité de travail a été créé afin d’assurer une meilleure gouvernance. Comité qui se veut agile et efficace à la fois.
Ce comité définira une stratégie de communication et une identité visuelle claire dans le but de renforcer la notoriété de la Semaine Mode de Montréal et affirmer son positionnement stratégique dans l’écosystème de la mode québécoise.
Ce comité priorisera la qualité sur la quantité des événements présentés, incluant des actions ciblées à fort impact.
Ce comité mettra en place des outils de collecte de données fiables afin de mieux mesurer l’impact et orienter les décisions stratégiques.
L’identité visuelle a été repensée et elle se veut beaucoup plus dynamique et audacieuse. De plus, le slogan de cette 6e édition est : LA MODE D’ICI EN MOUVEMENT.
Bref, une prometteuse édition en vue où créativité, savoir-faire et excellence seront mis de l’avant afin de promouvoir et d’honorer la mode québécoise à son meilleur !
Source rédactionnelle, séminaire d’information, Mmode, Première Vision Montréal, 21 avril 2026, Grand Quai du Port de Montréal.