Un festival mode design innovant afin de mieux nous unir

Cette année le Groupe Sensation Mode, organisateur de l’événement Festival Mode & Design, célèbre ses 20 ans de succès. Pour cette occasion et en raison de la pandémie qui sévit toujours, ce festival dont le slogan est : transformé pour mieux rassembler se transforme et innove pour mieux nous unir. De ce fait, cet événement se nomme : Festival Mode + Design. Il sera donc plus le fun, plus coloré et diversifié menant ainsi à beaucoup plus de folies et de créativité. En juin dernier, l’organisateur annonçait également une collaboration entre le Festival Mode + Design et Osheaga, festival célébrant la musique et l’art.

C’est dans ce contexte que des 17 au 22 août 2021 se déroulera ce festival célébrant la mode, la danse, la musique et l’art. Dans un premier temps soit les 17 et 18 août prochains, les festivaliers seront invités à assister à une série de conférences diversifiées et de tables rondes traitant des différents enjeux sociaux et des grandes tendances de société. Par la suite, des 19 au 22 août prochains, selon les recommandations et règles de la santé publique, ce sera quatre jours de festivités extérieures qui attendent les festivaliers à la place des Festivals de Montréal.

Ceux-ci pourront ainsi faire de belles découvertes locales, admirer des œuvres d’art,  rencontrer des personnalités inédites, s’adonner à du shopping, assister à des défilés de mode, spectacles musicaux et de danse. Mais surtout cet événement rassembleur promet de raviver l’espoir en chacun de nous.   

Bref, restons à l’affût ce mois-ci afin de découvrir cette prometteuse programmation célébrant cette différence artistique, stylistique et courant de pensée qui nous rassemble tous !

Festival Mode + Design

Imagine Picasso

Lundi 14 juin dernier, se déroulait au Centre des Congrès de Québec le vernissage et la conférence de presse de l’exposition immersive Imagine Picasso. Présentée, en première Nord-américaine, jusqu’au 6 septembre 2021 cette émouvante exposition, réalisée par Annabelle Mauger et Julien Baron concepteurs et réalisateurs de l’exposition en collaboration avec l’architecte Rudy Ricciotti et l’historienne de l’art Androula Michael, plonge littéralement le visiteur dans l’univers fascinant du grand peintre cubiste et surréaliste de l’art moderne du 20e siècle Pablo Picasso.

Séparée en dix-sept périodes distinctes, de la vie du grand maître, cette immersion passe notamment par l’enfance du peintre aux périodes du cubiste, du réaliste, du surréaliste, des portraits de femmes à celle de la joie de vivre ainsi qu’à ses derniers moments d’existence. Ce sont donc plus de 230 oeuvres de l’artiste qui sont ainsi projetées sur d’immenses origamis en Images Totales afin de déconstruire et reconstruire l’oeuvre fabuleuse de Pablo Picasso.

La mise en scène de cette touchante exposition à l’avantage de ne posséder aucun centre ni périphérie, ce qui permet au visiteur de visualiser le parcours de celle-ci comme bon lui semble et d’apprécier sous un regard neuf les oeuvres peintes afin d’en apprécier tout le détail et le talent de l’artiste.

Inspirée du regard attendrissant de Picasso sur l’enfance, l’incroyable scénographie permet également d’ouvrir l’espace de l’émotion, de la rêverie et de l’admiration à tous incluant le jeune public et ce, quels que soit l’âge, la langue ou la culture affirme Annabelle Mauger réalisatrice de l’exposition. De ce fait, celle-ci a été réalisée de façon à ce qu’un enfant de l’âge de trois ans puisse en apprécier toute la beauté et l’émotion.

Lors de cette belle exposition, le public est invité à entrer dans l’espace immersif où l’oeuvre du grand maître entre en conversation avec celle de l’architecte qui a conçu le projet. La projection visuelle est accompagnée d’intéressantes oeuvres musicales des compositeurs contemporains de Pablo Picasso telles que le compositeur et pianiste Erik Satie ou bien Maurice Ravel. Surprenamment, le visiteur peut également lors de son parcours entendre les entraînantes mélodies de Sting.

Afin de permettre l’exploit technologique, Imagine Picasso devait disposer d’un espace de 4645 m² du Centre des Congrès de Québec. Cette grande salle est également éclairée par 80 vidéoprojecteurs en haute définition et techniquement les concepteurs du projet ont dû synchroniser le son multicanal en accord avec ces projecteurs.

Bref, si vous êtes de passage cet été ou habiter la belle ville de Québec et appréciez l’oeuvre de ce grand maître de l’art moderne, cette émouvante exposition immersive vous parlera très certainement.

Biographie de Pablo Picasso :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pablo_Picasso

Photographies: travail personnel et François Berthiaume, exposition immersive, Imagine Picasso, Centre des Congrès de Québec, lundi 14 juin 2021.

Lorsque l’art rencontre la mode

Belle découverte récente à Québec que cette collaboration entre la créatrice de mode Carol-Anne Pelchat pour la griffe Chacal et l’artiste propriétaire Esther Garneau de la Galerie Zen.

Depuis longtemps Esther Garneau désirait voir ses œuvres prendre forme sur des vêtements d’où l’idée de collaborer avec Carol-Anne Pelchat. Une collection de 50 pièces uniques à impression textile a donc vue le jour. C’est ainsi que des leggings haut en couleur, de jolies robes, tuniques, tuques, mitaines, foulards, pantalons et masques de protection feront le bonheur des consommateurs de mode locale et éthique.

Certains intéressants motifs graphiques rappellent l’expressionnisme abstrait et la technique du dripping popularisée grâce notamment à l’artiste américain Jackson Pollock en art visuel de 1945 à 1950. Technique qui consistait à laisser tomber de la peinture ou bien de la lancer sur les toiles. De cette façon, des superpositions de couleurs s’y déposaient procurant ainsi un effet visuel novateur et du hors du commun.

Afin de concevoir cette collection, Esther Garneau a choisi un tissu de haute qualité écologique. Ce dernier a été fabriqué à l’aide de bouteilles de plastiques 100% recyclées. Ce qui représente un défi technologique de taille afin de réutiliser ces bouteilles. Pour cette galeriste engagée, il est nécessaire de faire des choix écoresponsables en regard de l’environnement et du développement durable.

Bref, une collaboration des plus inspirantes et bien dans l’air du temps !

Crédit photographies : Galerie Zen

CHACAL/E.GARNEAU | Monsite (chacalatelierboutique.com)

CHACAL – Galerie Zen

REPREVE® | Sustainable. Certifiable. Recycled. High-quality performance fiber.

Maya : un superbe voyage au pays d’une grande civilisation

Hier, 20 mai 2021, c’était jour de fête et réouverture officielle du Musée de la Civilisation de Québec. Pour cette occasion, Maya, exposition vedette est présentée jusqu’au 3 octobre 2021. Mercredi dernier, une visite médiatique a permis d’en apprendre un peu plus sur cette grande civilisation.

Cette impressionnante exposition plonge littéralement le visiteur au pays des Maya d’Amérique centrale, le Guatemala. Riche de 5 000 ans d’histoire, cette civilisation forme l’un des héritages culturels les plus riches de l’humanité. Son apogée se situe entre le 3ième et 8ième siècles de notre ère et son âge d’or se situe approximativement entre l’an 250 et 800. Cette civilisation était d’ailleurs parmi les plus avancées en Amérique de par le raffinement de sa culture.

L’entrée de la salle est une reproduction de l’entrée d’un temple maya.

Cette enrichissante exposition a été conçue par le MuseumsPartner d’Autriche en collaboration avec le ministère de la Culture et des Sports du Guatemala. Elle présente près de 300 objets trésors provenant du Musée national d’archéologie et d’ethnologie du Guatemala et de la Fondation La Ruta Maya. Cette exposition témoigne ainsi de la richesse culturelle de cette lointaine civilisation.

Plusieurs intrigantes statuettes, impressionnantes stèles de pierre, bijoux précieux sont présentés dans le cadre d’une pertinante scénographie riche en couleurs et en images.

Le parcours de l’exposition est divisé en douze thématiques révélant ainsi une grande civilisation qui est en union de corps et d’esprit avec l’environnement tropical dans lequel elle vit. Et quelques-unes de ces thématiques ont particulièrement retenu mon attention.

La première intitulée : À la rencontre des Maya propose au visiteur de découvrir 23 charmantes figurines provenant directement du site archéologique de El Perú au Guatemala.

La seconde thématique intitulée : La forêt tropicale humide est visuellement réussie, car elle permet de découvrir une civilisation mise au défi de se nourrir et de se loger dans une luxuriante forêt tropicale difficilement accessible et hostile en raison des nombreuses lianes et enlacements de racines qui s’y trouvent sans compter les éminents dangers des lieux.

L’agriculture chez les Mayas est une thématique intéressante qui permet de découvrir des méthodes de culture très avancée pour l’époque. Les Mayas font pousser du maïs, des haricots et des courges autant en milieu urbain que dans les champs. La culture du cacao est considérée comme luxueuse, ce qui permet de faire prospérer le commerce et l’économie locale.

La thématique intitulée : Des fermiers et des artisans révèle une civilisation qui cultive la terre, chasse, construit de modestes habitations et fabriquent la plupart des objets utiles à la vie de tous les jours. Les artisans les plus talentueux d’entre eux créent notamment de luxueux objets tels que de riches bijoux, de somptueuses tuniques et des tasses servant pour les boissons au chocolat qui, tous, sont réservés à la royauté. Chaque cité de l’époque est conçue de façon concentrique partant du palais royal. Les temples sont ainsi construits au centre et au sommet de hautes structures mises en étages tels que le propose la photographie suivante :

La thématique : Dieux et déesses mayas retient l’attention. Tout comme plusieurs grandes civilisations, les Mayas vénèrent une panoplie de dieux et déesses à savoir 8 000 tels que des mammifères, des reptiles, des insectes ou des êtres fantastiques comportant plusieurs visages. Ceux-ci peuvent, chez la croyance maya, à la fois changer de sexe ou se multiplier. Il existe par exemple un dieu pour la pluie, le commerce, la guerre, la fertilité…Ils sont mi-humain et mi-divin et chaque Dieu possède un caractère qui lui est propre.

L’écriture maya est la sixième thématique visitée et elle est impressionnante. Complexe, cette écriture est un don de dieu. Les Mayas sont également experts en mathématiques et en astronomie et leur système de numérotation est basé sur le nombre 20. La langue maya classique est parlée notamment par les nobles et les prêtres. Les scribes, personnes qui pratiquent l’écriture, écrivent sur des stèles et les souverains se servent de l’écriture hiéroglyphe pour démontrer leur autorité, communiquer des nouvelles importantes de leur règne et résumer les faits importants de leur vie.

La thématique intitulée : Divins rois et reines permet au visiteur de comprendre la magnificience de cette civilisation. Lorsqu’ils accèdent au pouvoir, les souverains mayas deviennent toujours selon la croyance de l’époque des demi-dieux. Les superbes vêtements tissés et luxueux bijoux qu’ils portent en font état et les distinguent du peuple, les fermiers et artisans.

La politique maya est une thématique pertinente, car elle permet de comprendre les enjeux politiques de cette époque qui sont, somme toute, similaires à ceux d’aujourd’hui. Une cité devient un royaume et elle entend prendre le contrôle de ressources naturelles tel que l’eau. Plusieurs guerres se succèdent ainsi. Quelques cités s’en sortent tandis que d’autres disparaissent. Les habitants quittent alors les lieux pour s’établir ailleurs.

Kawinaq : Toujours présents termine ce parcours de façon inspirante en proposant des objets et costumes dont la richesse et le dynamisme prouvent l’immense talent de la culture maya d’aujourd’hui. De superbes dessins tissés, de riches étoffes et un aspect visuel éclatant font de cette thématique un hymne à la beauté.

Bref, si vous êtes de passage par la belle ville de Québec ou y habiter et êtes fasciné par la culture maya, cette exposition vous parlera très certainement !

Crédit photographies : François Berthiaume, 19 mai 2021, Exposition Maya, Musée de la Civilisation de Québec.

Musée de la Civilation de Québec :

https://www.mcq.org/fr/exposition?id=868631

Seconde édition numérique de Fashion Preview

Très belle nouvelle que d’apprendre la tenue de la seconde édition numérique de Fashion Preview la semaine de mode des créateurs de Montréal qui aura lieu, cette saison, le jeudi 22 avril prochain dès 18 h 00 sur la plateforme web suivante :

FP2021 – Bientôt — Fashion Preview (fashion-preview.ca)

En cette période de crise et de profonds bouleversements sociaux causé par la pandémie que nous vivons présentement, une nouvelle réalité virtuelle s’impose maintenant à nous.

En ce sens, Fashion Preview réitère, cette saison, en proposant notamment de comprendre virtuellement le processus complet de création d’une collection, et ce, par le biais de visionnement de fashion films témoignant ainsi de la vision artistique de 20 talentueux créateurs de mode montréalais tels : Pascal Labelle, Gazelles, Guillaum Chaigne, Marigold, Lamarque, MasMontreal, Tristan Réhel, Genia Evelina, Bertrand La Ligne, Velvet Couture, Beurd, Kuwallatee,This Ilk, Guillotine, Marc Alexandrin, Crochet Mamé, J3L Lingerie, Kintsu, Summermemories jewelry et plus.

Également, Lolitta Dandoy, journaliste mode bien connue, animera une prometteuse conférence réunissant trois écoles de modes participantes dont l’École de Mode du Cégep Marie-Victorin, le Collège LaSalle de Montréal et l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM.

C’est donc un rendez-vous virtuel le 22 avril prochain afin de découvrir tout le talent et le savoir-faire des créateurs de mode d’ici !     

Ouverture du premier Marché Adonis à Québec

Ce matin, 21 janvier 2021, ouvrait le tout premier Marché Adonis de Québec, pour le plus grand bonheur de tous les amateurs de produits multiculturels. Et ils étaient nombreux d’ailleurs à se réunir, en respectant les mesures sanitaires mises en place, afin de découvrir l’offre commerciale riche de plus de 34 000 produits variés. Bien connu à Montréal et ses environs, le Marché Adonis de Québec est le 15e magasin de cette chaîne d’alimentation.

Situé dans un environnement prisé de la ville soit tout près des Galeries de la Capitale, ce supermarché d’une superficie de plus de 48 500 pieds carrés offre à sa clientèle plus de 34 000 produits variés dont plus de 2 000 provenant du Québec. C’est donc une fascinante découverte d’une multitude de produits méditerranéens de niche.

En plus d’offrir un vaste choix de fruits et de légumes frais et exotiques, ce marché propose de succulents repas à emporter, un immense comptoir de noix et olives, un impressionnant comptoir de fruits de mer, un appétissant comptoir de fromages et une intéressante sélection de coupes de viandes fraîches ainsi que marinées. Une boulangerie où sont proposés gâteaux et pâtisseries attire inévitablement l’attention. Les délicieux pains pitas sont également fabriqués tous les jours sur place.

Bref, une belle nouvelle pour la ville de Québec. En cette période difficile, nos produits méditerranéens aux saveurs exceptionnelles sauront réconforter notre clientèle a précisé M. Zouhair Zouaoui directeur de la succursale.

Photographies : travail personnel, 21 janvier 2021, Marché Adonis, ville de Québec.

Christian Dior : le génie créatif derrière l’âge d’or de la haute couture parisienne

Mercredi 23 septembre 2020, c’était jour de fête et vernissage virtuel au Musée McCord. Et quelle agréable surprise de découvrir en visite exclusive l’impressionnante exposition : Christian Dior !

Christian Dior est un grand couturier français né en 1905 à Granville dans la Manche en Normandie et décédé à Montecatini Terme en Italie en 1957.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Christian_Dior

Cette superbe exposition réunit des tenues provenant du riche fonds Dior de la collection permanente du Musée royal de l’Ontario, onze modèles de la collection Costume, mode et textiles du Musée McCord ainsi que des prêts de Dior Héritage, elle réunit également des accessoires, broderies, parfums et croquis de mode. Elle retrace la période historique allant de 1947 à 1957, année où Christian Dior lance le New Look jusqu’à son décès. Période également où l’âge d’or de la haute couture parisienne règne en maître sur la capitale.

En 1947, avec l’arrivée du New Look ou ligne corolle inspirée par la courbe des fleurs, Christian Dior chamboule définitivement l’allure en vogue de l’époque par la création d’une toute nouvelle silhouette féminine qui nettement détonne avec celle portée durant la guerre. Silhouette qui est beaucoup plus masculine, droite et inspirée des costumes militaires. Ses créations avant-gardistes captent ainsi admirablement bien l’air du temps.

Dorénavant les épaules du New Look sont rondes, la taille très fine et les jupes sont amples et très longues nécessitant beaucoup de tissu, ce qui contraste avec le rationnement connu en fournitures durant la Seconde Guerre mondiale.

https://fr.wikipedia.org/wiki/New_Look

Le succès de Dior est instantané. Ses créations très féminines et innovantes sont vite recherchées, portées fièrement et imitées par les femmes du monde entier.

Séparée en trois intéressantes thématiques, cette glamoureuse exposition permet au visiteur de découvrir les tenues de ville créées par Christian Dior, les robes cocktail, les fabuleuses robes de soirée et celles de bal.

Outre les magnifiques tenues exposées, le visiteur pourra aussi découvrir la richesse des tissus utilisés, l’impressionnant travail de broderie, la complexité de la coupe des vêtements, le génie créatif de Dior ainsi que la minutieuse confection des modèles présentés. Fabriquées dans de luxueux tissus tels que le velours, shantung de soie, satin de soie, lainage fin, taffeta de soie, organza de soie, organdi de coton ou faille de soie, ces tenues inspirent naturellement richesse et glamour.

Définitivement si vous êtes passionné par l’histoire de la mode, la haute couture parisienne et cette période de renouveau, cette grande exposition vous parlera très certainement, exposition temporaire à voir jusqu’au 3 janvier 2021.

Crédit photos : François Berthiaume, 23 septembre 2020, Musée McCord, Montréal.

Christian Dior s’invite au Musée McCord

Une rentrée culturelle montréalaise qui s’annonce bien remplie au Musée McCord avec la venue de la prometteuse exposition : Christian Dior.

Débutant le 25 septembre prochain, cette grande exposition explorera le génie créatif de M. Dior en présentant une cinquantaine de robes couvrant ainsi la prolifique période du créateur s’étendant de 1947 à 1957.

Après la Seconde Guerre mondiale, les magnifiques et novatrices créations de Christian Dior permettent notamment de relancer la haute couture parisienne.

En 1947, l’apparition du New Look ou silhouette Corolle révolutionne définitivement la silhouette masculine des femmes arborée durant les années de guerre.

Réunissant des modèles provenant du riche fonds Dior de la collection permanente du Musée royal de l’Ontario dont une douzaine de tenues appartenant à la collection Costume, mode et textiles du Musée McCord ainsi que des prêts de Dior Héritage, cette exposition dresse un éloquent portrait du processus créatif de la haute couture parisienne de cette époque.

Bref, bien hâte de la découvrir !

https://www.musee-mccord.qc.ca/fr/expositions/christian-dior/

Imagine Van Gogh : le soleil de la Provence s’installe à Québec cet été

Urbain auto

Après un passage remarqué en Europe et à Montréal, l’exposition multimédia et immersive Imagine Van Gogh s’installe tout l’été au Centre des Congrès de Québec. Conjointement organisée avec le Musée de la Civilisation, cette impressionnante exposition dont la première médiatique était le 18 juillet dernier permet de plonger littéralement le visiteur dans l’univers tourmenté de l’artiste de talent postimpressionniste néerlandais Vincent Van Gogh.

Personnages

Vincent Willem Van Gogh est né en 1853 à Groot Zundert, dans le Brabant aux Pays-Bas et décède à Auvers-sur-Oise en France en juillet 1890 à l’âge de 37 ans après avoir vécu une vie des plus tumultueuses.

Biographie de Van Gogh

Présentée jusqu’au 13 septembre 2020, cette exposition immersive réalisée par Annabelle Mauger et Julien Baron en collaboration avec l’historienne de l’art Androula Michael offre un fabuleux parcours à la fois ludique et poétique permettant ainsi de découvrir les œuvres grandioses de ce peintre d’exception.

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Divisée en deux sections, l’exposition permet en premier lieu, sous forme de tableaux, de relater notamment l’histoire de la vie de l’artiste et plus particulièrement les deux dernières années de sa vie, celles les plus prolifiques, riches en couleurs et en émotions, entre Arles et Saint Rémy en Provence où Van Gogh peigna de ses plus grandes œuvres.

Section des tableaux

L’autre section se dévoile aux yeux du visiteur lorsqu’il entre dans une immense salle et aperçoit sous forme de projection d’images interactives géantes des extraits des œuvres picturales de Van Gogh plongeant visuellement et auditivement celui-ci dans un imaginaire lumineux en mouvement, vivant, coloré et hors du commun.

C’est donc plus de 200 œuvres qui sont projetées sur toiles géantes à l’aide du principe d’Images Totales qui amène le spectateur à avoir une vision globale des éléments présentés. Le visiteur pourra ainsi admirer les plus belles œuvres de Van Gogh telles que les inspirantes Iris, Les blés jaunes, La vigne rouge, La nuit étoilée sur le Rhône, Douze Tournesols dans un vase ou bien Champ de blé avec corbeaux.

Les airs musicaux entendus en même temps que défilent les images devant nous sont issues de compositeurs connus tels que Saint-Saëns, Mozart, Bach, Delibes ou Satie. Airs qui procurent une incroyable ambiance des lieux. Il est ainsi agréable de déambuler dans cette salle à son rythme et se laisser, avec le temps, envahir par l’envoutante ambiance des lieux.

Grand mur fleurs

L’immersion sonore et visuelle de l’exposition regroupe quatre thèmes importants :

La touche de Van Gogh propose d’admirer les coups de pinceaux du peintre qui se veulent, au fil du temps, plus fragmentés, rebelles, grossiers et inégaux procurant ainsi un effet visuel qui est de moins en moins soigné, voire même négligé.

Le thème Sur la couleur est inspiré de magnifiques estampes japonaises et est influencé par l’enseignement de Paul Signac, Van Gogh rend alors plus clair ses coups de pinceaux colorés.

Van Gogh et le japonisme propose la passion de l’artiste pour une fois de plus les estampes japonaises qui sont très à la mode à cette époque.

Et le dernier thème, Van Gogh épistolier propose un journal intime particulier qu’il entretient avec lui-même via son frère afin d’exprimer sa souffrance et ses angoisses. Par cette correspondance, on y ressent cette urgence de créer, de peindre et de suivre le rythme naturel des saisons qui passent et l’inspire.

Visage chapeau

Bref, une remarquable exposition où l’on se laisse guider par le son, les images et l’émotion des lieux afin de découvrir un envoutant et dynamique spectacle visuel. Si vous êtes donc de passage à Québec cet été ou y habiter et êtes intéressé par l’œuvre de Vincent Van Gogh, cette poétique exposition vous parlera très certainement !

Yeux Van Gogh

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 17 juillet 2020, Centre des Congrès de Québec.

Christian Dior : l’histoire d’une révolution mode

En raison de la pandémie de maladie à coronavirus qui sévit présentement, ces activités sont reportées à des dates ultérieures. Restons à l’affût !

Fashion Preview – Annonce importante

Les 24 et 25 mars prochains, dans le cadre de l’événement Fashion Preview, la semaine de mode des créateurs de Montréal, Philippe Le Moult, conseiller de DIOR Héritage et Secrétaire général du Musée Christian Dior de Granville en France, sera en conférence afin de traiter de l’important héritage et du large patrimoine que legs Christian Dior aux futures générations.

Christian Dior est un grand couturier français né à Granville dans la Manche en Normandie en 1905. Sa famille, de riches industriels, se spécialise alors dans la fabrication d’engrais.

Il passe sa jeunesse dans la Villa des Rhumbs à Granville; superbe résidence qui surplombe la mer et qui ressemble à un manoir. Sa mère, Madeleine Dior qui est en admiration avec cette demeure, convint rapidement Maurice, son père, de l’acquérir.

La famille Dior s’installe par la suite à Paris en 1910 et cette maison leur sert de résidence secondaire jusqu’à la première Guerre Mondiale en 1914. La famille s’y repliera ensuite jusqu’à la fin.

De retour à Paris, Dior fait la rencontre durant les années folles notamment des poètes Max Jacob et Jean Cocteau.

Il ouvre, en 1928, une galerie d’art en compagnie de son ami Jacques Bonjean puis une autre en 1931 avec Pierre Colle dans le but d’exposer, autour des grands maîtres de l’époque telle que Picasso ou Dufy, les peintres qu’ils admirent comme Salvador Dali ou Max Jacob. En 1933, les galeristes organisent une grande exposition consacrée au mouvement surréaliste.

En 1934, la galerie d’art ferme en raison des contrecoups de la crise économique qui sévit en 1929. Par la suite, Christian Dior vit entre autres de la vente de quelques tableaux et dessine également des croquis de mode. Un ami, l’acteur Jean Ozenne, remarque son talent et l’encourage à proposer ses dessins.

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Photo © Association Willy Maywald /Adagp, Paris 2020.

Christian Dior réussit à vendre ses premiers croquis de robes et de chapeaux chez la modiste Madame Agnès. Il est ensuite embauché en tant qu’illustrateur de mode par le Figaro Illustré. Il fait alors l’heureuse rencontre du talentueux illustrateur Renato Zavagli-Ricciardelli delle Caminate, alias René Gruau.

Il crée également des costumes pour le cinéma et le théâtre et propose quelques croquis à de grandes maisons de couture de l’époque telle que Nina Ricci, Balenciaga et Schiaparelli.

En 1938, il entre chez le grand couturier Robert Piguet en tant que modéliste, dessinateur et il griffe alors trois collections. Il se fera connaître au début de la Seconde Guerre Mondiale. Il passe par la suite une année à servir la France durant la guerre puis est démobilisé. Il rejoindra ensuite sa famille dans le Sud du pays.

Il revient à Paris en 1941 et est embauché par Lucien Lelong, maison prestigieuse de couture de l’époque. À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, il fait la connaissance de Marcel Boussac, un vendeur de tissus que l’on surnomme alors le Roi du coton. Boussac croit en son grand talent et investit plusieurs millions de francs afin de lui offrir une maison de couture à son nom au 30, avenue Montaigne à Paris. Cette maison sera inaugurée en décembre 1946.

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Photo : Pat English

Le 12 février 1947, c’est un tsunami de la mode qui s’abat sur Paris en cette période d’après Seconde Guerre mondiale. La silhouette des vêtements que propose Christian Dior, lors de la présentation de sa première collection, est révolutionnaire pour l’époque: la taille des corsages est maintenant cintrée, la poitrine est haute et ronde, les épaules plus étroites et les jambes sont couvertes par des jupes s’allongeant à 40 cm précisément au-dessus du sol.

La ligne Corolle de ses robes inspirées par les courbes des fleurs fait alors fureur. La ligne en forme de 8, qui est composée notamment d’un tailleur cintré et d’une jupe fuseau, est tout aussi impressionnante. Ces deux lignes directrices de la collection sont dès lors surnommées New Look par Carmel Snow, rédactrice en chef de Harpers’ Bazaar qui s’exclame le jour même : « It’s quite a revolution, dear Christian ! Your dresses are wonderful, they have such a new look ! »

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Photo © Association Willy Maywald /Adagp, Paris 2020.

Christian Dior redonne alors à la haute couture sa part de rêve et aux femmes de l’époque le goût de plaire, de se vêtir élégamment et de susciter le désir masculin. Sous l’occupation allemande, le domaine de la mode est marqué par une pénurie de tissu. Dior créé cette collection en réaction à cette austérité.

Les collections suivantes sont toutes aussi fascinantes et donnent libre cours à l’imagination de Dior qui propose les lignes Zig Zag, Trompe l’oeil, Verticale, Naturelle, Topaze, Tulipe, H, A, Y, Libre, Fuseau et combien d’autres.

Il lance en 1947, une société de parfum et la première fragrance qu’il crée se nomme Miss Dior. Parfum nommé ainsi en hommage à sa sœur Catherine Dior. Il part, la même année, à la conquête des marchés de la mode aux États-Unis et ouvre Christian Dior New York Inc.

En 1948, il instaure une politique de concession de licences posant ainsi les fondements d’un empire. Il institutionnalise le concept de la franchise et le dépôt d’une marque en louant son propre nom pour griffer des items modes produits en grande quantité par des fabricants qui lui versent en retour des royalties. Modèle économique qui est novateur pour l’époque.

Christian Dior est maintenant connu mondialement et est le couturier chouchou des stars de l’époque telle qu’Ava Gardner, Marilyn Monroe, Liz Taylor ou Marlène Dietrich.

En onze ans de succès, son activité, dans le domaine de la mode, s’étale dans quinze pays et assure du travail à plus de deux mille personnes. En 1957, sa maison de couture représente plus de la moitié des exportations de la couture française. (1)

Cette période correspond à l’âge d’or de la haute couture en Europe. En effet, celle-ci débute en 1947 avec le lancement du new look pour se poursuivre jusqu’en 1957 avec le décès du couturier.

Cette décennie représente ainsi une période importante pour l’histoire de la mode, car la haute couture est en expansion à Paris et la capitale jouit d’une réputation internationale grâce aux célèbres maisons telles que celles de Balenciaga, Balmain, Givenchy et Dior.

En 1957, après avoir présenté sa collection intitulée Fuseau qui est dessinée en compagnie de son jeune assistant – un certain Yves Saint-Laurent – Christian Dior est foudroyé, à l’âge de 52 ans, par une crise cardiaque alors qu’il séjourne en Italie à Montecatini Terme.

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Photo © Droits réservés

Yves Saint-Laurent est dès lors nommé directeur artistique. En 1958, il présente sa toute première collection intitulée Trapèze. Collection qui remporte immédiatement un immense succès. L’histoire s’écrira par la suite avec ses successeurs, Marc Bohan, Gianfranco Ferré, John Galliano, Raf Simons et aujourd’hui Maria Grazia Chiuri.

La Maison DIOR

Photographies courtoisie de Mode Avant-Première pour Fashion Preview

Sources recherche : Maison Christian Dior, Wikipédia et données statistiques (1)

Claire Wilcox, essais du catalogue, haute couture Paris, Londres, 1947-1957 L’âge d’or, Musée National des beaux-arts du Québec, 2010.