C’était le début d’un temps nouveau ! FRANCINE VANDELAC tricoté serré : parcours d’une vie entremaillée

Francine Vandelac, Femme de glaces, fibres naturelles et synthètiques, 2022.

Rencontrer Francine Vandelac, c’est un rendez-vous avec l’authenticité et sa passion pour la maille. Lundi 7 novembre 2022, DL Vision Mode s’est entretenue avec cette créatrice d’exception lors du lancement de l’exposition dédiée à son travail et son parcours artistique des plus impressionnants intitulée Tricoté serré : parcours d’une vie entremaillée.

Exposition qui prend l’affiche au Centre d’Art Diane Dufresne de Repentigny le 8 novembre 2022 et se poursuit jusqu’au 12 février 2023.

Afin de réaliser cette exposition d’envergure, le commissaire Philippe Denis dont le travail s’est échelonné sur une année a longuement discuté avec la créatrice concernant ses préoccupations, ses passions, ses intérêts et ce qui l’anime dans la vie. Ce qui a permis à ce dernier de concevoir une exposition valorisant tout le talent et le savoir-faire de madame Vandelac.

Séparée de façon thématique à la demande de la créatrice, cette magnifique exposition plonge le visiteur dans l’univers avant-gardiste de celle qui lors de la fin de la décennie 60 propose une vision tout à fait novatrice du travail de la maille, de ses possibilités artistiques et commerciales.

Francine Vandelac, robe de coton, 1972.

C’est-à-dire des simples foulards, mitaines, tuques et pantoufles qui, pour les plus âgés d’entre nous marquèrent notre enfance, se métamorphosaient tout à coup sous ses mains agiles en objets de prédilection. C’était le début d’un temps nouveau !

Renée Claude – C’est le début d’un temps nouveau

À gauche, Francine Vandelac, robe fibres synthétiques et lurex. Bikini et manteau de plage, coton, 1970. Veste longue, fibres synthétiques, 1969, collection Francine Vandelac.

Cette époque flamboyante qui s’amorce vers 1965 marque d’ailleurs une coupure dans le temps. De grands bouleversements sociaux, politiques, économiques et culturels viennent chambouler l’ordre établi par notamment l’arrivée de la révolution sexuelle avec l’apparition de la pilule contraceptive, celle de la révolution tranquille au Québec et celle de la révolution étudiante de mai 1968. La paix et l’amour se prônent alors librement.

Décennie 60 et section mode

Les créateurs de mode de cette époque mouvementée, au niveau international, qui attirent l’attention sont notamment Mary Quant avec l’apparition de la minijupe et de la minirobe, Pierre Cardin et sa fascination pour l’espace ainsi que les créateurs italiens Rosita & Ottavio Missoni proposant des créations aux motifs de tricot zizag innovants. Quant à Sonia Rykiel, elle est notamment connue pour ses pull-overs ajustés en maille qui épouse le corps des femmes, ce qui rend le vêtement hyper confortable.

Francine Vandelac, manteau et bonnet, laine, 1973.

Cumulant plus de 50 années d’une carrière bien remplie, Francine Vandelac affirme avec conviction que le tricot a toujours été sa passion et qu’elle ne se serait jamais vue faire autre chose. À partir de 1966, elle contribue au développement de l’entreprenariat féminin au Québec et permet à plusieurs tricoteuses et employés d’œuvrer noblement dans le domaine de la mode.

Biographie – Francine Vandelac

Francine Vandelac, cape Peace in Love, chanvre et feuille d’or, 2014. Tapisserie intitulée : terrain vague de laine et jute réalisée en 2021.

Cape de laine – Moulin à laine d’Ulverton en 2013, réédition d’un modèle de 1975, collection Francine Vandelac.

Sûre d’elle-même et déterminée, Francine Vandelac se donne alors comme leitmotiv de valoriser le territoire et le terroir québécois afin de rendre les lettres de noblesse aux fibres cultivées ici. Elle est curieuse de celles-ci, veut apprendre et réfléchit aux nombreuses possibilités qu’offrent telles ou telles matières.

À gauche, Francine Vandelac, robe de laine et lurex 1971-72

À observer les nombreux articles publiés et superbes photographies des modèles réalisés par la designer, pas surprenant que tout le Montréal Fashion de l’époque se rue vers ses créations, car ses techniques de travail procurent souplesse et confort aux vêtements et permettent ainsi de suivent les mouvements naturels du corps. Quelle évolution !

À gauche : nombreuses coupures de journaux encadrées.

Francine Vandelac, pull Erté, entre 1992-95.

Salle principale de l’exposition

À gauche, Francine Vandelac, cardigan, tunique, pantalon et manchon, laine et mohair, 1973.

Lors du parcours de cette belle exposition, le visiteur sera séduit par tous les soucis du détail, le travail manuel, la complexité et la beauté des pièces réalisées. Plusieurs modèles sont uniques en leur genre et certains sont figés dans le temps. En effet, c’est le propre de la mode de capter cet instant présent lié à une certaine époque, tandis que d’autres modèles inspirent encore aujourd’hui modernisme et intemporalité.

La fille de Francine Vandelac, Virginie, lui emprunte d’ailleurs des vêtements afin de les porter dans le cadre de projets artistiques spéciaux, ce qui leur donnent une seconde vie et permet de réactualiser ces précieux artefacts.

À gauche, robe en métal, 1968-69. À droite, robe en lurex, 1968.

Fort du talent de Francine Vandelac, les modèles présentés lors de cette fascinante exposition démontrent bien toute la modernité de l’époque. Confort et joie de vivre étaient dans l’air du temps et la créatrice engagée avait bien capté cette mouvance !

Francine Vandelac et Philippe Denis

Définitivement, une impressionnante exposition mode à voir afin de découvrir les incroyables possibilités qu’offre la maille en tant que processus créatif, afin d’apprendre l’histoire de la mode québécoise qui s’écrivait sous son art et afin de s’imprégner de cette période effervescente qui était le début d’un temps nouveau !

Centre d’Art Diane Dufresne

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 7 novembre 2022, Centre d’Art Diane Dufresne, Repentigny.

Le temps des pharaons : remonter aux confins de l’histoire de la mode

Mercredi 26 octobre 2022 se déroulait avec fébrilité au Musée de la Civilisation de Québec le lancement médiatique de l’impressionnante exposition consacrée à l’Égypte antique intitulée : Le temps des pharaons. Exposition qui se poursuivra jusqu’au 12 mars 2023.

Conçue par MuseumsPartner en Autriche, en collaboration avec le Lockschuppen Exhibition Center en Allemagne, les musées de l’Université d’Aberdeen au Royaume-Uni et le Musée Roemer Pelizaeus en Allemagne, cette grande exposition plonge comme par magie le visiteur dans les splendeurs de l’Égypte ancienne.

Allocution de madame Regine Schulz, directrice générale du Musée d’Hildesheim en Allemagne et professeure d’égyptologie à l’Université du Munich

Celle-ci, regroupant 350 objets précieux, est divisée en huit thèmes à savoir le paysage et le climat / l’écriture / la religion et les dieux / le pharaon / les temples / les espaces privés et la vie quotidienne / les parures personnelles et finalement la vie éternelle. Lors de cette belle visite médiatique, DL Vision Mode s’est particulièrement intéressée au thème de la parure personnelle.

Thème le paysage et le climat : bateau à voile fabriqué en bois
Chat en bronze, période tardive.

Chez les Égyptiens, les chats sont de fidèles compagnons qui protègent, dans les maisons, les denrées de base comme les céréales des souris ou des rats. Le chat est vénéré et on le considère comme une créature douce et paisible.

Thème de l’écriture

L’écriture est la clé du développement d’une société. Communiquer a toujours représenté un défi de taille pour l’humanité. L’invention de l’écriture de forme hiéroglyphique et ensuite de toutes autres formes d’écriture a permis à l’être humain de communiquer pour notamment des besoins économiques, mais également pour des besoins personnels et des convictions religieuses.

Thème du pharaon : buste d’une reine entourée d’une perruque à trois volets et d’un uraeus.

Thème des temples : Maquette du petit temple d’Aton
Détail de la maquette du temple
Thème les espaces privés et la vie quotidienne : trois bouteilles en argile.

Les parures personnelles

L’histoire du costume et de la mode remonte il y a bien loin dans le temps. Dès la préhistoire, l’être humain se couvrait le corps de peaux d’animaux afin de se protéger du froid. Afin d’orner le corps, les peintres de l’art pariétal utilisent des pigments comme le charbon, l’hématite ou l’ocre pour dessiner et orner leurs corps.

En Égypte ancienne, le lin est LA fibre qui sert à fabriquer les vêtements. Par souci d’hygiène, les égyptiens l’apprécient parce qu’elle est lavable.

Tissu à franges fabriqué en lin
Pagne provenant d’une statue de Ramsès II

Lors du moyen Empire, le costume masculin porté est le shenti, pagne qui est drapé autour de la taille et maintenu par une ceinture. Comme ici, pour les pharaons, celui-ci est plissé, empesé et brodé.

Tissu à bandes, mélange de lin et laine, période grecque/romaine

Les Égyptiens appréciaient la beauté du monde qui les entoure. Les cosmétiques, la coiffure et les bijoux qu’ils portaient en témoignent et sont adoptés autant par les hommes que par les femmes.

Les Égyptiens des classes sociales supérieures portent fréquemment une large collerette tressée de pétales de couleur ou autres matières végétales. Cette collerette est symbolique et décorative à la fois et à une fonction protective qui selon la croyance émane des dieux.

À cette époque, les nombreuses fêtes et les festivals sont des occasions pour bien se parer et démontrer son élégance.

Diadème à rosettes

Lors de ces occasions spéciales, les femmes portent une couronne à rosettes fabriquée en argent. Ce matériau est précieux pour l’époque, car il faut l’importer étant donné l’absence de ce dernier en Égypte.

Colliers de perles de verre et amulette
Peigne en bois, période copte.

Tous ces événements mondains ont lieu dans des endroits tels que les complexes des temples, dans les ports de mer, sur la rive ouest du Nil ou bien sur le fleuve lui-même.

La vie éternelle est le dernier thème de l’exposition et non le moindre, car il permet de découvrir cette relation ambiguë qu’entretenaient les Égyptiens avec l’au-delà. Tracassés par la mort, ces derniers ne pouvant trouver de réponse à la fameuse question : où allons-nous ? Ils créent alors un scénario de vie après la mort inspirant de terribles dangers, mais aussi l’espoir d’une vie éternelle meilleure.

Fragment d’un visage provenant d’un cercueil

Bref, une formidable exposition à voir si vous êtes fasciné par l’Égypte ancienne et, tout comme moi, par l’histoire de la mode. Exposition qui se poursuit jusqu’au printemps 2023.

Thème de la vie éternelle : Momie de Takhar, femme de Thèbes en Haute Égypte

Photographies : travail personnel et François Berthiaume, Musée de la Civilisation, Québec, 26 octobre 2022.

FEMMES : magnifique exposition florale présentée à la Place Ste Foy

Enfin à Québec ! Après un passage remarqué à Montréal en mai dernier, c’est dans la Capitale Nationale que l’exposition florale FEMMES présentée par Fleurs de Villes prend racine et déploie ses couleurs, parfums et beauté à partir d’aujourd’hui 21 septembre jusqu’à dimanche 25 septembre 2022 afin de célébrer les femmes remarquables de notre époque.

Exposition réalisée en partenariat avec des floristes locaux, celle-ci marie avec élégance la mode à l’art floral. Cet hommage sculptural de personnalités connues a été brillamment créé à partir d’une photographie ou d’une peinture éloquente de chacune d’entre elles.

C’est ainsi que cette impressionnante exposition permet d’admirer des mannequins vêtus de fleurs fraîches personnifiant 15 célébrités marquantes telles que Céline Dion, Lady Gaga, Lise Watier, Édith Piaf, Frida Khalo, Grace Kelly, Ludmilla Chiriaeff, Björk, Nadège St-Philippe, Leyla Fernandez, Empress Wu Zetian, Viola Desmond, Iris Apfel, Jeanne Mance et Buffy Sainte-Marie.

Création florale personnifiant Lise Watier

La tournée mondiale FEMMES s’est déployée cette année dans plusieurs grandes villes du monde tel que Miami, Chicago, Toronto, Montréal, Vancouver, Edinburgh, Sydney et elle poursuivra son chemin en posant ses racines à New York en octobre prochain.

Création florale personnifiant Lady Gaga

Hier soir lors du lancement, DL Vision Mode y était et partage avec vous ses coups de cœurs du moment.

Frida Khalo est l’une des femmes peintres les plus connues et appréciées du 20e siècle. L’on se souvient d’elle pour ses autoportraits audacieux qui racontent sa vie et à la fois sa mort. Elle porte un amour sans bornes pour les fleurs. Sur plusieurs de ses autoportraits, elle porte d’ailleurs des coiffes des plus fleuries. Sa somptueuse garde-robe comptait également des tenues vibrantes et colorées à l’image de son pays le Mexique.

La princesse Grace de Monaco, Grace Kelly, est l’une des femmes les plus célèbres du cinéma hollywoodien. Elle est apparu dans 60 séries télévisées et 11 longs métrages. Elle rencontre le Prince Rainier III de Monaco lors d’une séance de photographies au Festival de Cannes et l’épouse à l’âge de 26 ans. Icône de la mode, elle est considérée en 1960 comme une des femmes les plus élégante au monde. Son destin tragique en 1982 marque l’imaginaire collectif.

Björk est une chanteuse pop qui défit les limites de son art en innovant sans cesse. Dotée d’un grand talent artistique, elle repousse les limites sonores de son style et s’inspire de diverses influences musicales pour créer dont le punk et le jazz. Elle compte plusieurs rôles au cinéma dont un caméo dans le film de Robert Altman prêt-à-porter et une intéressante vidéographie musicale.

Ludmilla Chiriaeff est née en Lettonie et a grandi à Berlin. Elle immigre au Canada en 1952 et fonde par la suite Les Grands Ballets Canadiens dont elle en est la directrice pendant de nombreuses années. Elle fonde également en 1966 l’École Supérieure de ballet du Québec. Forte de ces réalisations, elle marque définitivement le domaine de la danse au Québec dont elle en est d’ailleurs considérée comme étant la marraine.

Création florale personnifiant
Buffy Sainte Marie

À propos de Fleurs de Villes :

Tina Barkley et Karen Marshall, spécialistes du style de vie et des médias, fonde en 2015 Fleurs de Villes. Entreprise de luxe basée à Vancouver qui se consacre aux expériences florales et aux activations créées sur mesure.

Donald Larose, directeur Place Ste Foy et Karen Marshall co-fondatrice, Fleurs de Villes

Fleurs de Villes a réalisé jusqu’à présent 54 expositions florales dans 23 villes du Canada, des États-Unis, d’Angleterre et d’Australie tout en misant sur le talent et l’expérience des fleuristes locaux.

Gagnants du 1er prix pour la personnification de Grace de Monaco

Bref, exposition florale définitivement à voir si habitez la belle ville de Québec ou bien y êtes de passage bientôt !

Photographies : travail personnel et François Berthiaume, Fleurs de Villes FEMMES, Place Ste-Foy, Québec, 20 septembre 2022.

Source recherche : Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Une 10e édition de Gala Bulles & Tapis Rouge riche de sens

Mercredi soir 31 août 2022, c’était soir de fête au GRAND QUAI du Port de Montréal, car avait lieu la 10e édition de Gala Bulles & Tapis Rouge au profit de l’Association pulmonaire du Québec, et quelle mémorable soirée !

Reporté à trois reprises en raison de la pandémie, c’est avec grand bonheur que l’événement Gala Bulles & Tapis Rouge célébrait, cette année, ses 10 ans de succès.

L’ambiance de joie et de fête régnait et tous les invités étaient heureux de se retrouver afin de renouer et sociabiliser à nouveau.

Pour cette édition toute spéciale, Geneviève Borne animait, en tant que présidente d’honneur, la soirée avec brio.

Cette soirée a d’ailleurs débuté par de touchants témoignages présentés sur vidéos concernant des personnes souffrant de maladies pulmonaires.

Comme cet exemple de madame Ginette Laterreur Bonneville qui est affectée par une maladie pulmonaire chronique depuis près de quinze ans et qui va beaucoup mieux aujourd’hui depuis qu’elle est suivie par le médecin spécialiste Claude Poirier.

Création d’Eliza Faulkner

Autre exemple est celle de madame France Paquet qui a été diagnostiquée d’un cancer métastatique du poumon de stade quatre. Elle est passée du stade palliatif à curatif en seulement quelques mois. Elle est maintenant en rémission et elle va mieux.

Création de Nadya Toto

Quelques-unes des personnes qui ont témoigné ont par la suite fièrement défilé. Et ces moments furent des plus émouvants parce qu’en participant au défilé, ces personnes démontraient l’amélioration de leur état de santé et leur mieux-être grâce à la recherche et l’innovation, bravo !

Cette grande soirée s’est poursuivie avec la présence de plusieurs créateurs de mode québécoise qui ont présenté leurs superbes collections. DL Vision Mode y était et s’est laissé charmer par quelques belles griffes à l’honneur.

Denis Gagnon est un grand créateur de mode québécoise et canadienne. Il est d’ailleurs l’un des plus important de sa génération.

Reconnu pour la création de ses modèles en soie aériennes d’allure spectaculaire, Gagnon étonne, charme et séduit à chaque nouvelle collection. Il y a dans son air du temps, un, je ne sais quoi dans ses créations, qui est toujours WOW comme pour cette nouvelle collection où l’on peut admirer ses magnifiques modèles plissés ultra-féminins des plus actuelles. Les jolis chapeaux de Natalia Baquero complétaient la collection à merveille.

Chantal Lévesque signe sa griffe sous le nom de SHAN et propose chaque saison de superbes collections de maillots de bain, de vêtements prêt-à-porter et balnéaires de luxe pour hommes et femmes. Lors de cette soirée grandiose, elle a présenté sa remarquable collection de PAP A/H 2022.

Les riches matières sélectionnées de lainage et de soie inspiraient élégance et raffinement.

Antoinette Di Carlo œuvre dans le domaine de la mode depuis de nombreuses années. La marque Di Carlo Couture est synonyme d’élégance et de beauté.

Ses magnifiques robes de soirées et de mariées faites sur mesure et fabriquées à la main évoquent glamour et sophistication. Le défilé présenté mercredi soir dernier était splendide, les modèles proposés inspiraient rêverie et bonheur.

Nadya Toto compte également plusieurs années d’expérience dans le domaine. Son style romantique est raffiné et très féminin.

Ses superbes robes fabriquées de tricot jacquard sont uniques en leur genre et ce n’est pas étonnant que des vedettes québécoises et de grandes stars hollywoodiennes soient charmées par son style telles qu’Angélina Jolie et Drew Barrymore.

Marie Saint Pierre est sans doute la créatrice de mode la plus connue au Québec ainsi qu’à l’international. Ses créations sont fabuleuses et dépassent largement les modes en regard du temps.

Entrer dans l’univers de la Maison Marie Saint Pierre, c’est découvrir l’ADN de la marque qui repose sur trois éléments-clés du design qui sont l’esthétisme, la technicité et le bien-être.

Le défilé présenté ce soir-là démontrait à nouveau cet ADN, cette créativité et ce savoir-faire, riche de plus de 35 années d’expérience.

Bref, une mémorable soirée passée à apprécier tout le talent, la créativité et l’innovation des designers de mode québécoise. Soirée mise au profit de l’Association pulmonaire du Québec via ce grand événement mode annuel, orchestré par le producteur et directeur artistique Hans Koechling, qui est Bulles & Tapis Rouge, Bravo !

Photographies, travail personnel, GRAND QUAI du Port de Montréal, Gala Bulles & Tapis Rouge, mercredi 31 août 2022.

La seconde soirée du Festival Mode + Design était incroyablement électrisante

Vendredi 26 août 2022 se déroulait à la Place des Festivals de Montréal la seconde soirée du Festival Mode + Design et pour l’occasion plusieurs talentueux créateurs de mode québécoise ont fait vibrer la scène du festival. Retour sur ces défilés haut en couleur, remplit de belles découvertes, d’émotions et d’incroyables performances artistiques.

La soirée a débuté avec l’intéressante présentation de Mamé. Mamé, c’est la joie de vivre et le bien-être de la vie. Pour cette charmante collection, les créatrices Magalie Billardon et Mélanie Loubert se sont inspirées des vibrantes couleurs de la grande exposition présentée au Musée des beaux-arts Montréal intitulée : l’heure mauve de Nicolas Party.

Jeune entreprise montréalaise respectueuse de l’environnement et du développement durable, l’équipe de Mamé fabrique ses modèles à la main, au crochet. Vêtements non- genrés, les styles colorés et douillets de la collection épousent toutes les formes de corps afin d’embrasser la diversité corporelle avec un grand D.

Cette soirée grandiose s’est poursuivi avec la présentation du défilé d’Atelier 1er mai. Intitulé Nature Humaine, ce défilé comportait en grande partie des vêtements fabriqués de textiles récupérés dont le denim, le corduroy, le crêpe de satin, les cotons imprimés ainsi que plusieurs tissus trouvés par la créatrice lors de ses nombreux voyages.

Ysaline Lannes s’inspire pour créer des codes vestimentaires des uniformes de travail et des codes visuels des contre-cultures. Ce qui l’amène à fabriquer des vêtements durables, de qualité qui dépassent les modes en regard du temps.

Lors de la performance présentée vendredi soir, la scénographie de la mise en scène du défilé dénonçait certaines problématiques issues de l’industrie de la mode. Celle-ci étant, après celle du pétrole, la plus polluante.

Pénélope Gromko proposait à son tour une prestation artistique intitulée : Nos désirs sont des Ordres.

Lorsque le projet a débuté, celui-ci se voulait un amalgame entre le spectacle de danse contemporaine et l’exposition d’art visuel.

Pour le festival Mode + Design, le projet a évolué afin que le costume devienne le centre de la prestation à savoir l’aspect le plus novateur du projet. Les performances artistiques présentés ce soir-là étaient à couper le souffle !

Dorsali dévoilait à son tour sa nouvelle collection intitulée : Magic Fungi. Dorsa Babaei, créatrice de la marque, s’est inspirée de la beauté, des couleurs particulières, des motifs uniques et souvent psychédéliques des champignons sauvages qui poussent dans la nature. Elle a créé des modèles non genrés fabriqués à partir entre autres de lot de tissus de lin et de soie imprimées. Modèles qui étonnent et séduisent à la fois.

Beaucoup de créativité chez Dorsali. Coup de cœur perso d’ailleurs pour cette longue blouse blanche, au tissus froissé, froncée au-devant et nouée par des boucles, modèle de toute beauté !

Plus tard en soirée, les nombreux festivaliers ont pu découvrir un univers des plus particuliers : le monde imaginaire de Cooper’s Den.

Cooper Fontaine, sa créatrice, brise une fois de plus les règles conventionnelles de la mode en innovant et propose des vêtements fabriqués à partir de matériaux insolites tels que des billes.

L’histoire de la mode se souvient notamment du créateur de mode Paco Rabanne, lors de la décennie 60, qui propose des robes fabriquées en cotte de mailles issues de matériaux inusités également, ce qui était tout à fait nouveau pour l’époque.

Les bijoux et accessoires exclusifs de Cooper’s Den sont tous fabriqués à la main. Coup de cœur perso d’ailleurs ce soir-là pour ses adorables sacs à main perlés.

Sac à main – Cooper’s Den

Fondée en 2020, durant le début de la pandémie, Cooper’s Den se définit comme une marque montréalaise qui prône l’inclusivité et le respect envers tous, de belles valeurs, bravo !

Bref, une seconde soirée passée au Festival Mode + Design remplie d’émotion, de belles surprises et surtout le sentiment d’apprécier la mode québécoise à son meilleur.

Merci beaucoup aux fondateurs du festival Mode + Design Chantal Durivage et Jean-François Daviau pour cet incroyable happening mode annuel qui en était cette année à sa 22e édition !

Crédit photos : François Berthiaume, vendredi 26 août 2022, Festival Mode + Design, Place des Festivals, Montréal.

Fabuleuse soirée de lancement du Festival Mode + Design

Jeudi 25 août 2022 débutait à Montréal le plus grand festival du genre à ciel ouvert en Amérique du Nord, le Festival Mode + Design et DL Vision Mode y était !

Lors de cette soirée grandiose, plusieurs créateurs québécois de renom ont présenté leurs superbes collections et également les festivaliers ont pu admirer le mémorable défilé de Reluxe présenté par Le Chaînon, organisme qui vient en aide aux femmes en difficultés.

Pour débuter cette soirée en grand, La Pimbêche, créatrice – designer multidisciplinaire proposait sa collection P/E22 bien dans l’air du temps où Art et Mode s’amalgament à merveille. La Pimbêche s’étant donnée comme mission de dialoguer visuellement à propos du féminisme intersectoriel. Dialogue qui inspire confiance en soi, respect, optimisme et acceptation d’autrui dans le but de contribuer à une vision libre prônant l’amour.

Forte de ce leitmotiv, cette créatrice aux multiples talents propose des vêtements œuvres d’art peintes sur le tissu, en sérigraphie et transforme ceux-ci de façon écoresponsable afin d’en créer une œuvre unique en son genre. Le denim recyclé est son médium favori et La Pimbêche travaille cette matière de façon à en réaliser un vêtement revendicateur comme de superbes vestes qui véhiculent des messages forts tels : not your angel, fierce like Frida ou bien Je suis mon propre sugar daddy, démarche artistique intéressante !

Madaleine Nelson proposait ce soir-là sa vivante et très colorée collection The Eccentric. Marque éponyme fondée en 2020 lorsque, en pleine pandémie, les masques faciaux de la créatrice font fureur, elle lance alors sa première collection P/E 2021. Adulée par plusieurs grands magazines de mode, Madaleine Nelson poursuit alors son processus créatif pour offrir cette saison The Eccentric.

Cette nouvelle collection aux pimpantes couleurs vives s’inspire de l’amour. Madaleine Nelson aspire à ce que la femme moderne porte ses modèles en toutes circonstances, que ce soit pour le travail, à la maison, pour les loisirs ou pour une sortie en ville, elle souhaite que les femmes qu’elles habillent se sentent bien dans leurs peaux afin de pouvoir profiter des activités qu’elles aiment. La charte des grandeurs des styles varie de 8 à 22 ans, ce qui permet ainsi à plusieurs types de morphologies féminines de porter des styles au goût du jour.

Autre défilé intéressant était celui des marques Dailystory et Bertrand La Ligne. Collaboratif bien réussi, Dailystory présentait ce soir-là sa collection P/E22, le tout accompagné des sympathiques sacs fabriqués notamment en satin, en tissu ou suède recyclés de Bertrand La Ligne.

Le défilé de Dailystory était remarquablement sobre, élégant et raffiné. Les styles proposés qui sont faits entre autres de bambou et de Tencel, sont épurés, confortables à porter et résolument moderne. La collection est fabriquée entièrement au Québec et la qualité ainsi que la durabilité des modèles font de cette marque sa renommée.

Difficile de passer sous silence le fascinant défilé de mode de Reluxe présenté par Le Chaînon.

Plusieurs personnalités connues ont défilé gracieusement pour l’occasion telles que Geneviève Borne, Lolitta Dandoy, IMA, Chantale Durivage, Eva Friede ainsi que Geneviève Guilbault vice-Première ministre du Québec.

Et, le grand moment de la soirée fut sans aucun doute le défilé couture présenté par Fashion Preview. Sa fondatrice, Emanuela Lolli a eu pour le festival la brillante idée d’inviter trois créateurs québécois de grands talents, dont les modèles s’inspirent librement des techniques de la haute couture parisienne, à présenter leurs nouvelles collections.

Helmer Joseph a proposé pour débuter ce défilé couture en beauté une remarquable collection débordante de créativité et de savoir-faire. Tout son univers est ludique et charmant à la fois et l’on pouvait le percevoir dans son processus créatif.

Coup de cœur perso d’ailleurs jeudi soir pour cette magnifique robe longue blanche transparente en Organza à encolure frangée et ornée de jolis personnages sortis tout droit de l’imagination du créateur.

Par la suite Widi’z Élégance a proposé une collection forte qui était des plus originales, joyeuses et féminines à la fois. Un esprit frou frou des modèles inspirait sourires et joie de vivre.

Coup de cœur perso de cette collection pour cette charmante robe de couleur fuchsia dont la complexité technique du design est impressionnante à apprécier.

Pour compléter en beauté cette grande présentation Mael Smail Akdim créateur de Smail Akdim originaire de Rabat au Maroc, dont la gentillesse est légendaire, a proposé sa nouvelle collection inspirée des beautés et des couleurs de l’Espagne intitulée Andalousia. De superbes robes longues et cocktails, bustiers, ensembles jupes et pantalons ultra-féminins à faire rêver composaient cette collection.

Coup de cœur perso notamment pour cette magnifique robe noire au corsage agrémenté d’une immense torsade en forme de fleur. Robe se terminant par une jupe longue transparente aux motifs argentés inspirants sensualité, glamour et luxure !

Bref, une grandiose soirée mode comme on les aime. Bravo Festival Mode + Design pour ces mémorables moments de bonheur !

Photographies, François Berthiaume, 25 août 2022, Festival Mode + Design, Place des Festivals, Montréal.

Il était une fois…la Terre et les Mosaïcultures Québec 2022

Hier avant-midi 23 juin 2022, au parc du Bois-de-Coulonge de Québec, se déroulait avec effervescence, malgré une météo plutôt grisonnante, l’inauguration officielle de l’exposition plus grande que nature des Mosaïcultures Québec 2022. Et, c’est sous le thème : Il était une fois…la Terre que cette magnifique et évolutive exposition extérieure en mettra plein la vue aux visiteurs attendus nombreux cet été à Québec. Exposition présentée dès aujourd’hui 24 juin et ce, jusqu’au 10 octobre 2022.

Lors de cette superbe visite, il sera possible de découvrir plus de 200 sculptures, pour la plupart inédites, réalisées avec plus de 6 millions de fleurs et de plantes regroupées sur 20 thématiques différentes qui charmeront très certainement les petits comme les grands.

Quelle fierté de présenter notre plus grande exposition ici, à Québec ! affirme Lise Cormier, directrice générale et vice-présidente des Mosaïcultures Internationales de Montréal d’où tout a commencé.

L’exposition Mosaïcultures Québec 2022 est un des projets phares de la relance touristique dans notre Capitale-Nationale affirme fièrement Geneviève Guilbault, vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale.

La Ville est heureuse de recevoir un événement d’une telle envergure. Quelle belle occasion pour les touristes de partout au Québec de venir découvrir ou redécouvrir notre belle ville constate fièrement Bruno Marchand, maire de la Ville de Québec.

Cette incroyable exposition met notamment en valeur le passé historique du parc du Bois-de-Coulonge et l’incroyable richesse de la nation huronne-Wendat.

Le circuit proposé se déroule en cinq étapes et les visiteurs pourront découvrir dès leur arrivée une reproduction de la résidence du Lieutenant Gouverneur, par la suite découvrir avec émerveillement un Monde polaire et marin, les Espèces menacées, la Nation huronne-Wendat et la Ferme.

Cette grande exposition est évolutive et dans quelque temps les sculptures en forme de béluga se pareront de jolies fleurs blanches rappelant ainsi leur couleur naturelle.

Le Monde polaire et marin permet de voir des sculptures représentant le beau manchot d’Adélie qui a été observé pour une première fois en 1841 sur la terre d’Adélie, une région de l’Antarctique. Les adultes sont souvent la proie de phoques léopards. Des études et projections modélisées suggèrent aussi une possible diminution future de cette population à l’échelle circumpolaire en raison notamment des changements climatiques.

Ce qui frappe l’imaginaire lors de ce circuit est l’incroyable véracité des sculptures présentées de par leur allure bien vivante, celles-ci procurent un fascinant effet de mouvement projetant ainsi le visiteur dans un univers animal fantastique.

L’arbre de vie Wendat est un des éléments mythiques dans la mythologie de la création du monde chez les premières nations amérindiennes Hurons-Wendats. Il est important dans l’univers dit cosmogonique de ce peuple et il est souvent représenté par différents motifs qui se retrouvent par exemple sur les vêtements ou les bijoux.

Lors de cette visite, l’on remarque que certaines sculptures animales semblent avoir un regard triste, c’est qu’elles appartiennent malheureusement à la catégorie des espèces menacées.

Par exemple : le charmant koala, ce marsupial qui se nourrit uniquement d’eucalyptus. En 2022, l’Australie a classé officiellement cette espèce de la côte orientale comme étant en danger en raison notamment de la destruction de leurs habitats, des feux de brousse, de la sécheresse et les maladies. Les changements climatiques sont également un enjeu considérable menaçant la survie de l’espèce.

À propos des Mosaïcultures :

La corporation à but non lucratif Mosaïcultures Internationales de Montréal est considérée comme leader internationale en terme de Mosaïcultures. Depuis sa création, en 1999, elle a orchestré cinq compétitions internationales, 7 expositions et a réalisé plus de 100 oeuvres présentées dans une vingtaine de pays et ce, pour le plus grand bonheur de 15 millions de visiteurs qui ont été conquis, selon une étude menée, à 100%.

Il était une fois…la Terre, Mosaïcultures Québec 2022, exposition évolutive au fil des saisons définitivement à voir pour la beauté des oeuvres présentées et l’émotion qui s’en dégage !

Photographies, François Berthiaume, 23 juin 2022, Mosaïcultures Québec 2022, parc du Bois-de-Coulonge, Québec.

Imagine Monet : les couleurs et la lumière du peintre envahissent Québec cet été

Enfin à Québec ! Le 8 juin 2022, c’était jour de fête et lancement médiatique au Terminal 30 du Port de Québec de la poétique exposition immersive intitulée Imagine Monet. Présentée du 10 juin au 5 septembre 2022, cette belle exposition créée par Annabelle Mauger, Julien Baron et l’historienne de l’art Androula Michael propose de découvrir, dans l’environnement enchanteur du Vieux-Port de Québec, l’oeuvre grandiose du peintre français Claude Monet.

Forte du succès remportée à Montréal en pleine pandémie avec plus de 100 000 visiteurs, cette belle exposition réunit 200 tableaux du grand maître dont la série de peintures des Cathédrales et des Nénuphars de son jardin de Giverny.

Séparée en trois parties, cette émouvante exposition immersive plonge définitivement le visiteur dans un univers de beauté et de poésie. Cette expérience en immersion totale permet d’apprécier les coups de pinceaux, la gestuelle de l’artiste et toute l’émotion qui s’en dégage.

Claude Monet est né à Paris en 1840 et meurt à Giverny en 1926. Il peint dès l’âge de 16 ans plusieurs caricatures et fait alors la rencontre du peintre Eugène Boudin qui l’invite à peintre avec lui les beautés de dame nature. Monet fait par la suite à Paris la rencontre de peintres célèbres tels qu’Auguste Renoir, Frédéric Bazille et Alfred Sisley. Groupe qui deviendra l’essence même de l’impressionnisme dont Monet en est considéré comme le père.

Claude Monet – Biographie

La première partie de l’exposition met en évidence le peintre et l’espace dans lequel il vît soit son environnement familial, ses femmes, ses enfants, son jardin, les champs, les fleurs, l’eau, les paysages qui l’entourent et la nature au fil des saisons.

Les femmes qu’il peint sont d’ailleurs authentiques. Ce ne sont pas simplement des allégories de nymphes, de superbes déesses de beauté ou des femmes puisées du fruit de son imagination.

Non, ces femmes vivent leurs vies quotidiennes, leurs vies sociales ou intimes. Elles sont dessinées par Monet dans la nature ou lors de promenades dans leur jardin. De cette façon, l’artiste capte la lumière ambiance, la couleur et la nature dans toute sa beauté.

La seconde partie de l’exposition traite des différentes thématiques de son oeuvre telles que les meubles, les cathédrales, la Gare de Saint-Lazare et les villes.

Chaque thématique est en fait un laboratoire visuel de l’artiste qui tente ainsi de saisir la lumière changeante du jour et ce, à différents moments.

Conscient des modifications visuelles engendrées par le temps qui passe, Monet désire, telle que le ferait un photographe aujourd’hui, capter et retenir cet instant éphémère, ce moment magique, afin de partager en image cette émotion ressentie provoquée par la luminosité du jour qui est à chaque moment unique en soi.

La troisième partie de l’exposition est grandiose et se termine par la présentation du jardin de Monet à Giverny et le grand cycle des Nymphéas, ses grands décors et l’aboutissement de l’incroyable installation au Musée de l’Orangerie à Paris.

D’une sérénité absolue, le jardin du peintre offrant des milliers de nymphéas rend gloire à la nature dans toute sa beauté. Le pont japonais réunissant les deux rives procure une vue imprenable sur le jardin et le bassin d’eau qui s’y trouvent.

Giverny est en fait LE manifeste de Claude Monet. Ce tableau évoque la façon dont l’artiste conçoit la peinture soit sans ciel, ni horizon. Giverny confond le spectateur qui le regarde, car ce tableau possède une perspective rapprochée, sans repère sur l’espace environnant, ce qui a pour effet de prolonger le regard dans toutes les directions à la fois sans jamais s’arrêter d’où la notion d’abstraction de l’oeuvre. Et, si l’on s’en éloigne, celle-ci se dessine véritablement sous les yeux.

Cette exposition est remarquable pour la poésie et l’émotion qui s’en dégage. Elle est à voir afin d’apprécier l’oeuvre de Claude Monet sous un regard nouveau grâce à la magie de l’immersion totale !

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Imagine Monet, l’exposition immersive, Terminal 30 du Port de Québec, 8 juin 2022.

Grande exposition présentée au MNBAQ intitulée : America. Entre rêves et réalités

Mercredi 8 juin 2022 se déroulait, au Musée national des beaux-arts du Québec, la conférence de presse de la fascinante exposition présentée tout l’été à Québec intitulée America. Entre rêves et réalités. Et, DL Vision Mode y était !

En exclusivité mondiale et créée spécialement pour le MNBAQ à partir de la prestigieuse collection du Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, Washington DC, le Musée national d’art moderne de la Smithsonian Institution, cette grande exposition permettra au visiteur de découvrir une vue d’ensemble de l’art américain datant de 1914 et ce, jusqu’à de nos jours.

Regroupant 82 artistes et 96 oeuvres telles que des peintures, sculptures, oeuvres sur papier et des vidéos, cette exposition nous plonge directement dans l’univers contrasté, et effervescent de notre grand voisin du sud soit les États-Unis d’Amérique. Pays à la culture des multiples paradoxes, cette dernière constitue l’essence même de cette collection.

Cette fascinante exposition s’articule autour de sept thèmes démontrant pertinemment bien la lecture artistique qui a permis de définir et de réinventer ce fameux rêve américain.

Dès l’arrivée dans la première salle dont le thème est Rêves et Réalités, l’oeuvre de Rosalyn Drexler intitulée Chubby Checker créée en 1964, attire rapidement l’attention. Cette artiste, dramaturge, romancière et lutteuse professionnelle, visualise le célèbre chanteur afro-américain dansant le twist. Cette mise en valeur du personnage, à l’époque où le mouvement de la défense des droits civiques s’amplifie émeut et surprend.

Autre oeuvre marquante est celle d’Andy Warhol intitulée Les lèvres de Marilyn Monroe créée en 1962. Fascinée par cette icône de la mode et du cinéma, l’artiste découpe la bouche de la vedette et l’a reproduit par sérigraphie. Cette répétition du sujet révèle la connotation sexuelle de celle-ci, mais également la surabondance de la publicité bien présente dans la société de l’époque.

Malcolm Morley, peintre hyperréaliste, réalise en 1968 une oeuvre intitulée Scène de plage. Celle-ci démontre bien le rêve américain tel qu’on le connaît traduisant ici les aspirations au bonheur des classes sociales moyennes américaines de l’époque.

Le thème Paysages Imaginés nous fait découvrir la superbe oeuvre du peintre abstrait Morris Louis intitulée Point de quiétude. Celle-ci fait partie de la série Florals. Ici, l’artiste, par l’innovation technique et formelle de l’oeuvre, fait allusion de façon suggestive aux abstractions organiques des oeuvres des peintres modernistes américains de cette période.

Le thème Le corps social permet de découvrir l’impressionnante oeuvre de Nick Cave créée en 1959 et intitulée Costume sonore. Cette oeuvre dénonce l’intervention policière envers Rodney King en 1991 à Los Angeles.

Artiste de race noire, Cave sent tout de suite sa vulnérabilité. Ce costume sonore représente donc une muraille qui protège le corps contre l’accès des regards envers la race, le genre et la classe sociale. La représentation artistique liée à la fête de Pâques symbolise ici l’idée de la résurrection prochaine.

Le corps social en tant que portrait permet à travers l’art de mieux exprimer la perception qu’ont les Américains d’eux-mêmes et l’environnement dans laquelle ils évoluent.

Le thème Migrations permet d’apprécier cet art américain qui est issu des rencontres et des interactions sociales entre les différentes cultures provenant du monde entier.

L’oeuvre de Rozeal, Iona Rozeal Brown, créée en 2006 et intitulée Style libre : ne fait pas semblant, on voit clair en toi, pose un regard songé sur l’hybridité culturelle et sa manifestation envers l’identité culturelle.

Le thème de l’exposition Éloge du quotidien réfère au fait que la vie quotidienne occupe une place importante dans la vie des Américains. Et, cette démonstration représente un trait unique de l’identité nationale.

En ce sens, cette ludique oeuvre de Claes Oldenburg intitulée 7-UP et créée en 1961 est éloquente. Ici, l’artiste pose une réflexion ironique sur la commercialisation de la société américaine. Cette sculpture fabriquée de plâtre, toile et fil de fer est une réplique grossière et satirique des biens de consommation courants.

L’oeuvre de Mary Weatherford intitulée Moteur et créée en 2014 fait partie du thème Nouvelles technologies. Au cours du 20e siècle les inventions telles que la radio, le cinéma, la télévision et l’ordinateur ont transformé les États-Unis d’Amérique et ont eu une influence marquante sur le travail artistique.

Ici, Mary Weatherford s’inspire de l’ambiance des ports new-yorkais pour évoquer le motif de l’eau. Elle ajoute par la suite des néons de couleurs contrastantes afin de produire une lumière vive procurant ainsi intensité et force au dessin.

Le dernier thème de l’exposition intitulé Pluralismes est remarquable. La décennie 60, aux États-Unis, est marquée par de profonds changements sociaux et politiques. Plusieurs oeuvres artistiques dénoncent ainsi ces bouleversements.

Difficile de passer sous silence l’impressionnante oeuvre de Beverly Semmes intitulée Robe rouge et créée en 1992. L’artiste bien connue pour ses oeuvres textiles abordant des thèmes liés à la féminité et son image corporelle, exploite ici le pouvoir dit théâtral du vêtement et sa capacité à évoquer notre personnalité.

Cette robe rouge est flanquée au mur du musée tel un tableau et l’immense cascade de velours rouge vif qui s’étend au sol symbolise pour l’artiste une flaque, voir des composantes de sa vie plus intime évoquant probablement les périodes féminines.

Présentée jusqu’au 5 septembre 2022, cette impressionnante exposition nous fait revivre artistiquement tous les bouleversements sociaux et culturels qui ont marqué principalement l’histoire américaine mouvementée du siècle dernier. Exposition définitivement à voir !

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Musée national des beaux-arts du Québec, 8 juin 2022.

Superbe présentation des finissants du Collège LaSalle sur la Promenade du Vieux-Port

Vendredi 13 mai 2022 était présenté, au Vieux-Port de Montréal lors d’une chaude soirée d’été, l’impressionnant défilé de mode intitulé Signature 2022 des finissants en design de mode du Collège LaSalle – Montréal.

Et en images, quelques moments forts de cette mémorable soirée !

Toujours beaucoup de créativité chez les étudiants du Collège LaSalle et celle-ci est encouragée, elle est souvent éclatée et audacieuse. Cette année ne fait pas exception, les modèles présentés étaient colorés, originaux, éclectiques et inspiraient jeunesse et joie de vivre.

C’est sur un parcours situé sur la Promenade du Vieux-Port que déambulaient plus d’une centaine de mannequins aller-retour, du Grand Quai jusqu’au Quai de l’Horloge.

Bravo aux finissants du Collège LaSalle, cohorte 2022, et bon début de carrière dans ce domaine rempli de défis !

Crédits photographies : Chau Wong et Thessa Thomas