Conférences

La mode 4.0 à l’ère de la quatrième révolution industrielle

Du 22 au 24 mai dernier se déroulait à la Maison du développement durable à Montréal un programme de formation et activités organisé par Vestechpro, Centre de recherche et d’ innovation en habillement, intitulé : Stratégies Mode 4.0 et développement durable.

Le 24 mai, dernière journée d’activité, permettait aux membres des médias invités d’assister à l’événement de clôture à l’Institut du Tourisme et Hôtellerie du Québec, l’ITHQ.

DSC02091

Lors de cette après-midi riche en information, le panel d’experts composé de Steve Bérard, PDG de Vêtements SP et de Manuel Duran-Murray retenait particulièrement l’attention. Interviewé par Helen Brunet, chargée de projet chez Vestechpro, les deux invités ont tour à tour livré leur intéressant point de vue.

DSC02093

Mais ce qu’il faut savoir avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est qu’en ce début de 21e siècle s’amorce mondialement une quatrième révolution industrielle de technologie numérique nommée Industrie 4.0 dans lequel humains et robots cohabiteront côte à côte afin de mieux servir l’industrie. Dans ce contexte l’industrie de la mode en fera nécessairement partie.

Si on recule dans le temps et ce jusqu’au 18e siècle, il y a eu à venir jusqu’à nos jours quatre révolutions industrielles importantes.

DSC02108

La seconde moitié du 18e siècle a vu naître la première révolution, soit l’industrie 1.0 par la venue de la mécanisation, de l’utilisation du charbon et des machines à vapeur. La seconde révolution, l’industrie 2.0, s’est amorcée au 19e siècle avec la découverte de l’électricité, la production de masse sous le modèle de Taylor et des lignes d’assemblage. La troisième révolution, l’industrie 3.0, s’est effectuée au milieu du 20e siècle par l’automatisation, la venue des ordinateurs, des composantes électroniques et des télécommunications.

Cette quatrième révolution industrielle, grâce notamment à l’Internet, se fait par une nouvelle façon d’organiser le mode de production à l’aide du monde virtuel, de la conception numérisée, de la gestion des finances et du marketing par le biais de produits et objets du monde réel dans le but d’attirer le consommateur par une offre commerciale personnalisée et unique. Dans ce cas, le volume de production est réduit d’où le concept de slow fashion et le défi sera désormais, pour les entreprises, de maintenir les profits.

Cette nouvelle façon de concevoir la production implique la prise en compte de l’aspect économique, social et environnementale de l’entreprise d’où émerge la notion de développement durable.

DSC02099

Afin de faire face à cette grande révolution industrielle et tous les changements qu’elle comporte, les deux panélistes invités s’entendent pour dire qu’il est primordial, en tout premier lieu, de faire un diagnostic interne de l’entreprise et dans ce contexte, l’être humain fait partie intégrante de ce changement. Éduquer et former la main-d’oeuvre de demain sont au cœur des soucis de l’employeur.

Les nouvelles technologie de la révolution 4.0 gagneront à être testées en entreprise et afin d’éliminer le gaspillage, les employés devront être formés adéquatement.

Les panélistes invités constatent aussi que l’avenir du secteur de la mode passe définitivement par la robotique. Le travail avec ces nouvelles machines remplacera dorénavant l’humain d’où la nécessité de former la main-d’oeuvre afin d’opérer adéquatement ces nouvelles machines. Les écoles devront également y contribuer.

Les choix écoresponsables que feront les entreprises en regard de l’environnement son important et immédiat. Ce grand virage de l’industrie 4.0 se fera toutefois graduellement.
L’aspect politique joue un rôle majeur et une certaine volonté doit être palpable. En ce sens, l’aide gouvernemental financier reste indispensable.

Depuis la délocalisation de la production en série vers des pays où le coût de la main-d’oeuvre est bas en raison de la mondialisation des marchés, la recherche et le développement de produits modes se font de plus en plus à l’interne et ce mouvement se continue afin de procurer une valeur ajoutée au produit.

IMG_6457

Bref, de belles rencontres et surtout de riches connaissances sur cette fascinante révolution industrielle qui s’amorce présentement.

Source recherche, Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Industrie 4.0

Centre de recherche et d’innovation en habillement

Vestechpro

Photographies, travail personnel, ITHQ, Montréal, 24 mai 2019.

Photographie de la table ronde fournie par Vestechpro, Centre de recherche et d’innovation en habillement.

 

Une formidable incursion dans l’univers du métier de styliste mode

Toujours un plaisir renouvelé que d’assister aux conférences animées par le journaliste mode bien connu Stéphane Leduc. La conférence de mercredi 3 avril dernier n’y faisait pas exception, car était présenté au Musée McCord de Montréal une fascinante incursion dans l’univers glamoureux du métier de styliste mode.

DSC01464

C’est ainsi que Sabrina Deslauriers, agence TEAMM, Cary Tauben, Folio Montréal, et Martin Charbonneau, consultant en shopping personnalisé chez Holt Renfrew ont tour à tour parler de leur fascinant parcours.

Ce type de fonction, de l’industrie de la mode, demande bien évidemment d’être capable de travailler en équipe avec les photographes et maquilleurs professionnels en studio.

Une tendance de la demande se dessine aujourd’hui en trois types de mandats différenciés à savoir les stylistes qui collaborent avec les célébrités, ceux qui collaborent pour les magazines de mode et il y a les mandats spéciaux pour des équipes sportives ou autres formes de collaboration.

Sabrina Deslauriers cumule plusieurs années d’expérience dans le domaine. Pour elle, ce métier est avant tout la capacité de mettre en valeur une création afin d’en construire un univers thématique exclusif. Celui-ci demande, c’est certain, beaucoup de travail et il est primordial lors d’un l’accomplissement d’un mandat d’être bien à l’écoute des besoins du client. Elle habille des célébrités telles que Béatrice Martin alias Coeur de Pirate, Valérie Roberts, Sarah-Jeanne Labrosse.

DSC01466

Fort sympathique et d’une excentricité bien assumée, Cary Tauben inspire par sa personnalité flamboyante et remarquable. Ses sources de création lui viennent principalement de son environnement, des lieux qu’il fréquente et qui l’entoure. Il admire tout ce qui est fantaisiste et différent. Il aime raconter, par son travail, une histoire via les images qu’il réalise. Pour lui, la passion du métier est la clé de la réussite et il garde toujours en tête que c’est le client qui a raison.

DSC01484

Martin Charbonneau est styliste personnel depuis 15 ans et est consultant chez Holt Renfrew. De personnalité extravertie et au verbe facile, sa prestigieuse clientèle comprend des gens aisés du milieu des affaires et des personnalités connues telles qu’Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada à Paris.

Par ce travail, le styliste mode entre dans l’intimité des gens, explique-t-il. Cette fonction demande donc beaucoup de doigté, de discrétion, de professionnalisme et une bonne dose de psychologie. Il est aussi important de mettre les gens à l’aise ainsi ils vous feront confiance et adhèreront plus facilement à vos propositions.

DSC01523

Les sources d’information des stylistes sont nombreuses et variées et ceux-ci s’inspirent de tout ce qui les entourent pour créer, tant ici qu’à l’étranger, que ce soit au niveau social, artistique ou culturel, une image, une émotion ou un lieu précis tout à la fois peut les inspirer.

Poser la question à savoir quels sont les conseils prodigués à des personnes aspirant à devenir stylistes modes. Tous s’entendent pour dire que définitivement lorsque l’on débute dans le domaine, il est nécessaire de passer par l’étape d’assistant styliste afin de bien comprendre et apprendre tous les rouages de l’industrie et de ce métier. Le réseautage est aussi une bonne façon d’entrer dans le milieu.

DSC01521

Bref, une mémorable soirée passée en la compagnie de ces pros de l’image !

DSC01527

De gauche à droite : Sabrina Deslauriers, Martin Charbonneau, Cary Tauben et Stéphane Leduc.

Photographies, travail personnel, Musée McCord, Montréal, 3 avril 2019.

 

Carl Lessard photographe mode se raconte

DSC00676

Le 13 février 2019, Stéphane Leduc, journaliste mode bien connu recevait en conférence, au Musée McCord de Montréal, le grand Carl Lessard, photographe mode émérite.

DSC00697

Lors de cet entretien, Carl Lessard a relaté des moments de sa longue carrière, qui s’échelonne sur 26 ans de succès, et a partagé avec un public charmé plusieurs anecdotes de parcours professionnel.

LOVE est le mot qui le définit le mieux, love pour l’amour de ses images telles que des poèmes qu’il dédie.

Autodidacte, il aimait, dès son jeune âge, observer les belles filles et il a débuté son parcours en travaillant le portrait portant ainsi un regard affectueux envers autrui.

DSC00694

Jusqu’à ce jour, il a photographié de nombreuses célébrités. Xavier Dolan, Catherine Vanasse, Ève Salvail, Céline Dion, Carole Laure, Laura Fabian, Marc Labrèche et Armand Vaillancourt, ne sont que quelques noms qui se sont laissé apprivoiser par l’oeil agile de sa caméra.

Carl Lessard est constamment à la recherche d’images fortes et d’émotion pure. Pour réaliser ce tour de force, il est nécessaire que le sujet photographié soit totalement en confiance, que cette personne s’abandonne complètement lors de la séance photo telle une expérience gratifiante. C’est alors que celle-ci sera en mesure d’exprimer tout son potentiel photogénique afin d’en être comblé.

DSC00765

DSC00757

Le travail de Carl Lessard consiste en cette capacité de capter une image réelle en 3 dimensions afin de la rendre viable en 2 dimensions. Par son oeil aiguisé et sa longue expérience, aujourd’hui, il affirme être capable de traduire aisément ce concept. Et les meilleures photographies sont celles ou l’émotion du sujet est bien palpable.

DSC00724

La photographie de mode masculine est également fascinante pour lui, car ce qu’il apprécie particulièrement des personnalités photographiées est cette beauté sauvage et naturelle qui en émane.

Passionné par son art, Carl Lessard capte, avec son kodak comme il l’appelle, environ 2000 images par jour. Clichés qui lui permettent ainsi d’exprimer pleinement son potentiel artistique et de s’abandonner totalement à son art.

DSC00770

Il adore de plus travailler les animaux en tant que sujet complexe, car ceux-ci représentent, on s’en doute bien, tout un défi de patience et de temps afin d’obtenir l’instant magique, ce moment de pur bonheur.

DSC00780

DSC00760

Bien sûr que la venue du téléphone intelligent à changer grandement le travail de photographe. Par le passé, les belles et grandes images proposées dans les magazines de mode étaient fabuleuses et superbes à regarder, car elles dégageaient cette émotion si importante en photographie. Aujourd’hui, il en est tout autrement.

Pour Carl Lessard, l’humilité est de mise et est une grande qualité à développer dans ce domaine. Il est primordial pour lui de respecter la limite émotionnelle des gens qu’il photographie.

Le bon photographe est celui qui est capable de laisser son propre ego de coté. Il est essentiel de se connaitre soi-même avant de capter une image d’autrui confit t-il, de faire cette recherche intérieure de soi à savoir qui l’on est véritablement. Il remarque d’ailleurs apprendre beaucoup des gens qu’il photographie.

DSC00719

Ses images en noir et blanc sont sublimes et sont de véritables oeuvres d’art. Bref des moments mémorables passés en sa compagnie !

Photographies : Travail personnel des oeuvres de Carl Lessard, Musée McCord, Montréal, 13 février 2019.

Mom Industries – Carl Lessard

 

mmode reçoit Thierry Langlais

Lundi 17 décembre 2018, il y avait de la grande visite chez mmode, la grappe métropolitaine de la mode, car Thierry Langlais, VP des opérations, Première VisionNew York, était de passage à Montréal afin de parler de la passion qui l’anime.

Première Vision a débuté en 1973 alors que 15 tisseurs lyonnais se rendent à Paris afin de présenter leurs collections de tissus au centre international du textile. Ils décident par la suite de se concerter afin de proposer aux acheteurs, lors d’une future visite, une vision des tendances, couleurs et matières du moment.

Initiative qui a pour but, à cette époque, d’apporter une certaine cohérence à l’offre commerciale existante et ainsi mieux structurer le marché de la mode. Au fil des ans, d’autres métiers et sphères d’activité de la mode se sont ajoutés au groupe et aujourd’hui Première Vision est LE premier salon mondial des tissus de l’habillement.

Première Vision à Paris est un événement bi-annuel qui se déroule en février et en septembre de chaque année et s’adresse aux différents intervenants de l’industrie de la mode. Se déroulant sur trois journées d’activités, ce salon permet à ceux-ci de concevoir de fabuleuses collections. Première Vision, c’est donc une offre commerciale créative, complète et sélectionnée par un comité d’experts chevronnés.

À Paris, Première Vision est un véritable hub commercial comportant six métiers majeurs des matières et services répartis dans dix univers différents qui sont les fils et les fibres, les tissus, le cuir et la fourrure, le design, les accessoires, la confection à façon, l’innovation technologique, mieux connue sous le nom de Fashion Tech, la Maison d’Exception, le tricot et le sourcing connexion.

À New York, depuis 2000, dans le but de répondre à l’exigeant marché américain, dont les protagonistes désiraient voir les nouvelles collections avant le reste de la planète mode, le salon se tient maintenant trois fois par an soit en janvier, en avril pour le salon du design et en juillet de chaque année. Il regroupe 300 exposants et celui-ci amène le visiteur vers cinq univers distincts qui sont ceux du tissu, du cuir, du design, des accessoires et des fabricants spécialisés en fils, fibres et tricots.

Photo_mmode

Thierry Langlais occupe le poste de VP des opérations depuis plus de 8 ans et a œuvré durant de nombreuses années dans plusieurs grandes entreprises modes tels que Lacoste. Ce travail lui procure beaucoup de satisfaction et amène des défis.

Il est d’avis, qu’en tant que créateur, il est important de bien connaître sa marque, connaître son ADN, en fait, savoir qui on est. Lorsqu’il observe la mode montréalaise avec intérêt, il qualifie celle-ci de créative. Les designers d’ici ont également une vision juste de leur travail ce qui permet d’être authentique. Et, oui, au Québec, il existe une culture mode.

À l’heure de la transformation numérique et de l’influence des acteurs présents sur les nombreux réseaux sociaux, les pratiques d’affaires traditionnelles sont largement bouleversées. Il y a beaucoup plus de compétition qu’avant dans le domaine et celle-ci est maintenant mondial. Ces nouveaux leaders d’opinions dictent aujourd’hui les règles du jeu. Le consommateur est curieux, beaucoup mieux informé qu’avant, ce qui amène une pression supplémentaire sur les entreprises modes. Sa conscience sociale est développée et celui-ci est plus responsable lorsque vient le temps d’acheter un produit.

Chez Première Vision, le visiteur découvrira les grandes orientations et tendances pour la saison à venir, l’offre commerciale est vaste aujourd’hui et les goûts en matière de tendances doivent refléter la personnalité de son ADN. Le créateur qui visite Première Vision a accès aux belles matières premières et aux tendances et nouveautés de la saison à venir. Les prochains salons donneront l’occasion de découvrir les couleurs et tendances des saisons Printemps/été 2020.

20181217_180130

Bref, une soirée enrichissante en connaissances, partages et expériences professionnelles !

Première Vision – Paris

Première Vision – New York

Crédit photo de groupe : mmode
Travail personnel, 17 décembre 2018, mmode, Montréal.

 

Industries créatives : comment réussir dans un environnement en constante mutation

DSC00341

Lundi avant-midi, 3 décembre 2018, se déroulait au New City Gas à Montréal un pertinent forum organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, CCMM, intitulé industries créatives : réussir dans un environnement en mutation rapide.

Ce forum était proposé afin de donner suite à de récentes études effectuées par la CCMM concernant l’évolution fulgurante qu’ont connue ces industries depuis les dernières années au Québec ainsi que la place qu’elles occupent aujourd’hui dans l’économie provinciale et montréalaise.

Le UK Department for culture, Media and Sport définit les industries créatives comme : les industries qui trouvent leur origine dans la créativité, les compétences et le talent d’une personne et qui ont un fort potentiel de croissance et d’emploi à travers la production et l’exploitation de la propriété intellectuelle (1). Et dans ce contexte, l’industrie de la mode y occupe une place de choix au même titre que l’architecture et le design, les arts, le jeu vidéo, les médias, la communication créative ainsi que le multimédia.

Ces prolifiques industries ont généré, en 2017, à elles seules 9,4 milliards de $ en retombées économiques au Québec, ce qui représente donc sept importants sous-secteurs de notre activité économique.

Ce forum était séparé en trois volets et un de ceux-ci, très intéressant d’ailleurs, était intitulé : le génie créatif d’ici à l’assaut du monde.

DSC00363

Dans ce volet, le panel ayant pour titre : l’internalisation, le secret stratégique de notre expansion était particulièrement inspirant. Trois invités de marque, interviewés par Céline Huot, VP stratégie et affaires publiques, CCMM, dont Carl Breau, président de Saimen, Alexandre Lemieux, co-fondateur et développement des affaires, Creos, et Debbie Zakaib, directrice générale, mmode, ont présenté leurs visions éclairées du sujet.

DSC00353

Madame Debbie Zakaib, ambassadrice de la mode québécoise, a précisé d’entrer de jeu que l’industrie de la mode emploie plus de travailleurs que l’industrie du transport et celle de l’aéronautique respectivement pour plus de 82 500 emplois (2) en 2016 au Québec et ce, incluant le commerce de détail.

Les entreprises canadiennes exportent déjà 70% de leurs produits modes aux États-Unis. En début d’année, mmode a d’ailleurs organisé une importante foire commerciale qui s’est déroulée, en février, à Las Vegas. Intitulé MAGIC Las Vegas, cette foire permettait à 60 entreprises modes québécoises de présenter et vendre leurs collections respectives. En 2019, mmode récidive à nouveau en organisant cette mission des 5 au 7 février prochain.

Elle est également d’avis qu’il est primordial, pour la croissance de l’industrie et le rayonnement de la mode québécoise, d’accéder à de nouveaux marchés internationaux. En ce sens, le soutien à l’exportation par les différents paliers de gouvernement et la grappe métropolitaine de la mode, mmode, permettent ainsi aux entreprises intéressées d’accéder à ces marchés. La Chine et la Russie en sont de bons exemples.

En 2016, mmode a mis sur pied une importante stratégie de rayonnement commerciale comportant une signature unique pour le domaine de la mode et portant le cri de rassemblement bilingue suivant #mtlstyle. Cette stratégie qui s’articule de concert avec celle de l’exportation, mmode travaillant sur quatre chantiers de travail majeurs qui sont l’image de l’industrie, l’exportation, la main-oeuvre et l’innovation, permet une signature distincte, spontanée et unique pour les produits modes montréalais et québécois.

DSC00355

Durant ce panel, Carl Breau a également mentionné et expliqué cinq éléments-clés, visibles sur ce tableau, à surveiller afin de percer en particulier le vaste et complexe marché chinois.

Des entreprises modes telles que La Vie en Rose et Yoga Jeans sont de bons exemples. Lucratifs marchés en raison notamment de l’importante densité de population en cette région du globe et du potentiel commercial qu’ils représentent, les entreprises modes intéressées à se lancer à l’international se doivent de comprendre les enjeux qu’une telle démarche à long terme signifie.

DSC00349

Bref, un éloquent forum où des invités de qualité ont tous exposé leurs idées, opinions et conseils sur le fait de réussir en affaires dans un environnement en constante mutation.

Photographies : travail personnel, New City Gas, Montréal, 3 décembre 2018.

Sources :

(1) UK Department for Culture, Media and Sport, 1998.

(2) mmode Portrait de l’industrie

 

Propulser son entreprise mode vers le succès via le e-commerce

DSC00113

Dans le cadre de la série de conférences initiées par Gabrielle Ferland, fondatrice de l’Adresse Unique et ce, par le biais du connecteur de mode Trends Connection se déroulait mardi 20 novembre 2018 au Shopify de Montréal, une pertinente conférence intitulée : propulser son entreprise mode par le numérique. Conférence qui traitait de l’importance d’intégrer avec succès le commerce électronique comme solution d’affaires dans son entreprise mode en cette ère de la mondialisation des marchés.

Cette conférence animée par Aicha Tohry, avocate et fondatrice de ARTY LAW se voulait, sous forme de panel d’invités, une réflexion songée de cet aspect non négligeable du commerce.

C’est ainsi que Corinne Lalonde, chef e-commerce, Reitmans Canada Ltée., Patricia Trépanier, styliste pour hommes, Image & Style et Alexandre Bouchard, fondateur de V3 Digital, ont posé tour à tour une vision éclairée du sujet.

DSC00125

De nos jours, le commerce en ligne occupe une place de plus en plus importante à l’intérieur d’une entreprise mode et viens compléter en quelque sorte l’achat en magasin, souligne Corinne Lalonde, d’où la pertinence d’intégrer adéquatement cette nouvelle façon de consommer et de distribuer le produit mode à l’ensemble de sa stratégie marketing.

Les panélistes invités s’entendent aussi sur le fait que l’élément-clé de cette réussite est primordialement de bien connaître son marché cible donc de savoir à qui l’on s’adresse. En ce sens, il est aussi important de personnaliser l’offre commerciale, d’être unique en son genre, très créatif, se différencier de la compétition afin de pouvoir mieux se démarquer. Il faut aussi en quelque sorte amener une valeur ajoutée au produit, ce petit quelque chose de plus pour lequel le consommateur craquera. Étant donné la compétition accrue, il est également impératif de pouvoir s’adapter rapidement au changement.

DSC00130

Il est de plus difficile, de nos jours, d’attirer le client sur les lieux de vente, car l’offre de produits modes est grande et ce dernier est plutôt volatile, d’où l’importance de bien saisir ses besoins et désirs. Comprendre le consommateur, comment il achète, où et quand. Patricia Trépanier explique, en ce sens, la nécessité d’utiliser le réseau social adéquat afin de rejoindre sa clientèle cible, celui ou se trouve, par exemple, l’homme de 40 à 55 ans.

Afin de comprendre le consommateur, il existe maintenant des bases de données statistiques de plus en plus raffinées et performante ainsi que l’intelligence artificielle qui sont mis au service des entreprises afin de saisir adéquatement son comportement.
Le consommateur d’aujourd’hui est averti et déluré, il a accès a une foule d’informations facilement, quand il le veut et il magasine souvent chez lui avant de se procurer le bien tant convoité. Il sait ce qu’il veut et 57% du processus d’achat qui se passe dans sa petite boîte noire, sa tête, se fait via le Web avant qu’il entre en magasin. Sa conscience sociale est également fortement développée, particulièrement chez cette belle génération Y. L’entreprise mode qui désire avoir du succès à avantage à être honnête et transparente dans son processus d’affaires, de bien connaître et promouvoir ses valeurs.

Autrefois, un individu achetait un vêtement lorsque le besoin s’en faisait sentir lorsque celui-ci était bien usé. Aujourd’hui, la notion de désir qui est reliée à l’objet prend tout son sens. Désir de changement, de plaire à son entourage, de faire partie d’un groupe d’appartenance, d’afficher son rang social, de personnaliser son style, bref plusieurs facteurs influents, propre à l’être humain, font en sorte que les cycles de la mode sont de plus en plus courts favorisant ainsi une consommation effrénée de ce type de produit.
Paradoxalement à ce phénomène, on assiste également à un retour du balancier, et c’est tant mieux, par la venue de la fabrication locale des produits, de la recherche de matières premières de qualité et de l’engagement social en regard par exemple du développement durable.

Alexandre Bouchard précise en terminant que, de nos jours, les marchés sont de plus en plus segmentés en ce que l’on appelle des micromarchés soient plusieurs petits marchés cibles fort différents les uns des autres d’où l’importance de bien connaître sa clientèle et offrir un produit unique s’inscrivant dans ses valeurs et qui répond notamment à cette tendance.

Bref, une soirée fort enrichissante passée en compagnie de ces experts du e-commerce !

DSC00136

De gauche à droite : Aicha Tohry, Corinne Lalonde, Gabrielle Ferland, Patricia Trépanier et Alexandre Bouchard.

Photographies, travail personnel, Shopify, Montréal, 20 novembre 2018.

 

L’influenceur en tant qu’ambassadeur des grandes marques

Conférence Le Château x Fashion Preview #10 -3 Conférence Le Château x Fashion Preview #10 -6

Dans le cadre de l’événement Fashion Preview, 10e édition, se déroulait le 17 octobre dernier, au Lowes Hôtel Vogue de Montréal, une fascinante conférence issue de la série intitulée commercialiser la créativité et qui portait sur la commercialisation créative de l’image de marque.

Interviewée par Audrée Bellehumeur, fondatrice de Once a Style, Magalie Harvey, gérante des relations publiques chez Le Château, a traité en conférence de l’importante des influenceurs en tant qu’ambassadeurs des grandes marques. Sujet d’ailleurs bien pertinent à l’heure actuelle.

Magalie Harvey, personne bien allumée, travaille pour l’entreprise Le Château depuis de nombreuses années et a occupée diverses fonctions. Aujourd’hui, elle est en charge des relations publiques et elle a partagé, mercredi dernier, avec un auditoire intéressé sa vision éclairée de la gestion gagnante d’une marque.

Pour débuter la conférence, elle a expliqué, avec conviction, que les gens aiment, à l’ère d’Internet et des réseaux sociaux, se faire raconter de passionnantes histoires d’où l’importance d’être, en tant qu’entreprise, authentique afin de pouvoir raconter sa propre histoire à travers sa marque dans le but de cibler adéquatement sa clientèle.

Le Château s’appuie sur 3 types de produits phares afin de promouvoir son branding qui sont les robes, les chaussures et les vêtements dits work wear. Les gens s’intéressent de plus en plus aux griffes locales et il est de bon ton, pour une entreprise, de préciser lorsqu’un vêtement est fabriqué au Canada.

Le profil type de la cliente Le Château représente une femme âgée entre 25 et 40 ans. Celle-ci est sur le marché du travail, a un conjoint et élève des enfants. Elle recherche donc des vêtements définitivement liés à son mode de vie très actif. Aujourd’hui, le groupe d’âge de la clientèle cible tend à s’élargir, car les personnes plus âgées ont aussi un mode de vie actif et désirent se vêtir au goût du jour pour les activités et loisirs qu’elles pratiquent.

Personne bien occupée, Magalie Harvey travaille entre autres en relation avec les médias, les magazines de mode et les influenceurs. Elle organise aussi différents événements modes et s’occupe des relations avec les artistes québécois.

La venue des réseaux sociaux a grandement changé le domaine de la communication et la tendance évolue à une vitesse grand V. Il est vraiment difficile de nos jours de prévoir ce qui arrivera demain. Il n’y a pas si longtemps, l’équipe des magazines modes donnait le ton au goût du jour. Aujourd’hui, il en est tout autrement, car la mode est beaucoup plus démocratique et accessible. Elle émerge souvent de la rue, de partout à la fois et des gens qui la portent. Ces derniers deviennent alors à leur tour des émetteurs de tendances. Or, maintenant le consommateur sait exactement ce qu’il veut. Il connaît précisément ses besoins et quand il entre en magasin, il s’attend à retrouver la marchandise tant convoitée tout de suite d’où l’émergence d’influenceurs vedettes telles que Roxy Earle.

Le Château, en tant que marque, a écouté son histoire. De mensurations grandes tailles, Roxy Earle, cette belle femme, est une célébrité sur les réseaux sociaux et possède sur son compte Instagram plus de 76 700 abonnés, ce qui est impressionnant ! Elle se présente également en tant que body activist. Le Château désirait cibler ce type de cliente et c’est à elle que l’entreprise voulait s’adresser. Roxy devenait donc la porte-parole idéale afin de promouvoir la marque.

Autre phénomène intéressant, est le Star System purement québécois. Ici, précise avec grand intérêt, Magalie Harvey, les gens sont fascinés par nos vedettes locales et les admirent énormément. Si, un matin, la resplendissante Anouk Meunier porte à l’émission Salut Bonjour, un ensemble griffé Le Château, il y a de fortes chances pour que le lendemain et ce, particulièrement en région, il y ait une grande demande pour ce type de vêtement. Mitsou Gélinas possède également un grand pouvoir de séduction auprès du public. Lorsqu’elle a interviewé Roxy Early, la réaction a été immédiate.

L’influenceur est aujourd’hui l’ambassadeur tout désigné d’une marque. C’est LA nouvelle forme de promotion en marketing. Il est en quelque sorte l’intermédiaire entre la marque et son client. Il est alors possible de créer un message fort, une identité. Il est aussi fort utile pour l’entreprise d’obtenir le profil précis de la clientèle cible aujourd’hui disponible via le téléphone intelligent. Si l’influenceur aime notre marque, précise Magalie Harvey, il devient en quelque sorte créateur de contenu. La clé réside dans le fait d’aller chercher ce détail accrocheur qui fera toute la différence.

Bref, une soirée fort enrichissante où plaisir et connaissances étaient définitivement au rendez-vous !

Conférence Le Château x Fashion Preview #10 -13

Conférence Le Château x Fashion Preview #10 -23

Conférence Le Château x Fashion Preview #10 -25

Roxy Earle – Luxurious Roxy

Le Château

 

Parlons Slow Fashion

Jeudi 26 avril 2018 était présenté à l’espace WeWork de la Place Ville-Marie à Montréal, dans le cadre de la Fashion Revolution Week, une pertinente conférence intitulée : parlons Slow Fashion et abordant quelques pistes de solutions possibles.

Afin d’en apprendre davantage, rendez-vous sur le site de Fashion Preview

Le Slow Fashion comme piste de solution au développement durable

 

Commercialiser la créativité avec succès

Mardi 10 avril 2018, Julie Buchinger, rédactrice en chef du magazine Elle Québec, en collaboration avec Emanuela Lolli, fondatrice de Fashion Preview, recevaient, dans le cadre de cette 9ième édition, au Loews Hotel Vogue de Montréal, Océane Stanislas, acheteuse mode chez La Maison Simons et Katia Dion, présidente de l’agence KA.

Cette enrichissante conférence dont le thème était : commercialiser la créativité portait une réflexion songée sur ce paradoxe inévitable qui lie créativité et commercialisation du produit mode. Or, comment lier, pour un créateur, ces deux réalités en un gage de succès ?

Katia Dion a soulevé plusieurs aspects réalistes et tout à fait à propos. L’aspect global le plus important, pour le créateur, est de savoir bien s’entourer de personnes-clés afin de l’accompagner adéquatement dans la portion dite « affaires » de l’entreprise. Chez un grand magasin tel que Simons, Océane Stanislas insiste sur le fait que les standards de qualité sont élevés et qu’ainsi l’emballage du produit doit être impeccable.

Le P promotion en marketing est un autre aspect non-négligeable et Katia Dion conseille fortement de se servir des relations publiques. En ce sens, une personnalité connue qui porte une griffe canadienne aura un impact indéniable sur la visibilité du créateur lors par exemple de la tenue d’un gala ou autres événements. Katia Dion précise également l’importance de diversifier ses stratégies comme le fait de distribuer ses produits via le Web ou le fait de ne pas hésiter à recourir à la technique de consignation de vêtements pour débuter. Le créateur doit aussi penser réaliser une étude de marché afin d’offrir un produit différent et ainsi cibler sa clientèle de façon adéquate.

Océane Stanislas précise que La Maison Simons est fière de soutenir le talent des créateurs canadiens. Lorsqu’elle achète ses collections, elle recherche ce WOW, cette petite étincelle qui fait que le style du vêtement est unique en son genre afin qu’il soit gage de succès.

Toutes deux s’entendent sur le fait que le marché du produit mode est très compétitif, que cette industrie est fragmentée et qu’il est essentiel de faire découvrir au consommateur la mode locale et en quelque sorte l’éduquer afin qu’il puisse bénéficier des créations offertes par les talentueux designers d’ici.

Bref, une conférence porteuse de sens où définitivement créativité & commercialisation peuvent cohabiter harmonieusement !

FP9_Conférence Elle Québec    FP9_Conférence Elle Québec

Photo : travail personnel, avril 2017, Loews Hotel Vogue

 

À venir

Le Slow Fashion comme solution au développement durable

Le 26 avril 2018, à compter de 18 h 00 à la Place Ville Marie, dans le cadre de la Fashion Revolution Week, Nelinelo, Bon Magasinage, Fibres Collectives et Station Service invitent le grand public à assister à une soirée réseautage et conférence intitulée : parlons Slow Fashion.

C’est dans le but de repenser la façon de consommer la mode localement que ces organismes ont réuni plusieurs acteurs montréalais qui contribuent à assurer des activités en industrie textile plus écoresponsables.

Lors d’un panel de discussion, Rose-Aimée T. Morin, rédactrice en chef d’URBANIA, sera l’animatrice de cette causerie. Elle recevra Patricia Martin, associée chez Fibres Collectives, Raphaëlle Bonin, fondatrice & PDG de Station Service, Aurélie Saiz, cofondatrice de Nelinelo, Candice Bouchez, fondatrice de Bon Magasinage et Nathon Kong, fondateur de la marque Nathon Kong. Des pop-up de marques locales seront également installés.  

slow fashion

 

 

 

DSC01455.JPG