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Carl Lessard, photographe, se raconte

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Le 13 février 2019, Stéphane Leduc, journaliste mode bien connu recevait en conférence, au Musée McCord de Montréal, le grand Carl Lessard, photographe mode émérite.

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Lors de cet entretien, Carl Lessard a relaté des moments de sa longue carrière, qui s’échelonne sur 26 ans de succès, et a partagé avec un public charmé plusieurs anecdotes de parcours professionnel.

LOVE est le mot qui le définit le mieux, love pour l’amour de ses images telles que des poèmes qu’il dédie.

Autodidacte, il aimait, dès son jeune âge, observer les belles filles et il a débuté son parcours en travaillant le portrait portant ainsi un regard affectueux envers autrui.

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Jusqu’à ce jour, il a photographié de nombreuses célébrités. Xavier Dolan, Catherine Vanasse, Ève Salvail, Céline Dion, Carole Laure, Laura Fabian, Marc Labrèche et Armand Vaillancourt, ne sont que quelques noms qui se sont laissé apprivoiser par l’oeil agile de sa caméra.

Carl Lessard est constamment à la recherche d’images fortes et d’émotion pure. Pour réaliser ce tour de force, il est nécessaire que le sujet photographié soit totalement en confiance, que cette personne s’abandonne complètement lors de la séance photo telle une expérience gratifiante. C’est alors que celle-ci sera en mesure d’exprimer tout son potentiel photogénique afin d’en être comblé.

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Le travail de Carl Lessard consiste en cette capacité de capter une image réelle en 3 dimensions afin de la rendre viable en 2 dimensions. Par son oeil aiguisé et sa longue expérience, aujourd’hui, il affirme être capable de traduire aisément ce concept. Et les meilleures photographies sont celles ou l’émotion du sujet est bien palpable.

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La photographie de mode masculine est également fascinante pour lui, car ce qu’il apprécie particulièrement des personnalités photographiées est cette beauté sauvage et naturelle qui en émane.

Passionné par son art, Carl Lessard capte, avec son kodak comme il l’appelle, environ 2000 images par jour. Clichés qui lui permettent ainsi d’exprimer pleinement son potentiel artistique et de s’abandonner totalement à son art.

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Il adore de plus travailler les animaux en tant que sujet complexe, car ceux-ci représentent, on s’en doute bien, tout un défi de patience et de temps afin d’obtenir l’instant magique, ce moment de pur bonheur.

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Bien sûr que la venue du téléphone intelligent à changer grandement le travail de photographe. Par le passé, les belles et grandes images proposées dans les magazines de mode étaient fabuleuses et superbes à regarder, car elles dégageaient cette émotion si importante en photographie. Aujourd’hui, il en est tout autrement.

Pour Carl Lessard, l’humilité est de mise et est une grande qualité à développer dans ce domaine. Il est primordial pour lui de respecter la limite émotionnelle des gens qu’il photographie.

Le bon photographe est celui qui est capable de laisser son propre ego de coté. Il est essentiel de se connaitre soi-même avant de capter une image d’autrui confit t-il, de faire cette recherche intérieure de soi à savoir qui l’on est véritablement. Il remarque d’ailleurs apprendre beaucoup des gens qu’il photographie.

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Ses images en noir et blanc sont sublimes et sont de véritables oeuvres d’art. Bref des moments mémorables passés en sa compagnie !

Photographies  : Travail personnel des oeuvres de Carl Lessard, Musée McCord, Montréal, 13 février 2019.

Entretien avec Carl Lessard, photographe mode

Le 13 février prochain au Musée McCord de Montréal, dans le cadre de la série, La Mode au Musée, Carl Lessard photographe émérite, s’entretiendra avec Stéphane Leduc, journaliste bien connu chez Dress To Kill Magazine, de son parcours et de sa profession en tant que grand photographe de mode.

Inspiré par l’énergie et la sensibilité que dégagent ses sujets ainsi que des moments qu’il partage avec eux, Carl Lessard réalise, chez Mom Industries, notamment de superbes photographies de mode et de personnalités connues. Il capte des portraits de personnes authentiques de par leur grande force intérieure et leur détermination. Portraits qu’il collectionne et archive par la suite dans le cadre d’un projet personnel nommé Faith.

Ses photographies noir et blanc sont fabuleuses, donc bien hâte de l’entendre !

Entretien avec Carl Lessard

Mom Industries

Viva Las Vegas pour mmode

 

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Pour une deuxième année, du 5 au 7 février prochain, mmode participera à l’événement MAGIC 2019 soit la plus importante foire commerciale de la mode en Amérique du Nord. Pour cette occasion, plus de 50 sociétés et marques montréalaises participeront à cette grande mission commerciale qui se déroulera au Mandalay Bay Convention Center à Las Vegas.

Propulsé par la grappe métropolitaine de la mode, cet événement permettra à ces entreprises de présenter aux acheteurs professionnels du milieu leurs prochaines collections automne/hiver 2019 afin d’exporter leurs produits modes aux États-Unis.

Parmi ces marques notons la présence de Boston Traders, Claudel Lingerie, Joseph Ribkoff, LAMARQUE, Laren Perre design, Ruelle, Toboggan Canada, Lola Jeans, MARIGOLD, Mellow Design, Parasuco, Vêtements Peerless et Yoga Jeans.

Organisé par la firme Informa, cette grande foire commerciale rassemblera, cette année, plus de 4 000 exposants dont plusieurs grandes marques internationales ainsi que 58 000 visiteurs venus de partout dans le monde afin de découvrir notamment l’originalité, le dynamisme et l’authenticité des marques québécoises dans le but de renforcer le leadership de Montréal en tant que plaque tournante de la mode explique madame Debbie Zakaib, directrice générale de mmode.

C’est grâce à l’appui d’Export Québec et la collaboration stratégique de la Ville de Montréal, Tourisme Montréal, Montréal International, Richter, TVA Publications, Le Cirque du Soleil et Informa que les créateurs québécois, fabricants, distributeurs et détaillants du domaine de la mode bénéficieront de cet événement pour présenter leurs collections, rencontrer des acheteurs potentiels et créer de nouvelles occasions d’affaires.

L’industrie québécoise de la mode bénéficiera également d’une exceptionnelle vitrine d’exposition des plus dynamiques par la signature d’une marque distinctive nommée : #mtlstyle. Très bien positionnée au cœur du plus grand carrefour du Mandalay Bay Convention Center, cet espace dédié à la mode québécoise se voudra une plateforme de choix afin de mettre en lumière la créativité et le savoir-faire montréalais en plus d’enrichir l’expérience des acheteurs et influenceurs explique également madame Zakaib.

L’industrie de la mode, pilier stratégique de l’économie québécoise,  est fort dynamique et Montréal fait partie des trois grandes villes en Amérique du Nord au chapitre de la fabrication de vêtements incluant les villes de New York et Los Angeles.

Dans ce contexte, la mission commerciale MAGIC 2019 propulsée par mmode prend tout son sens. Bon succès à tous les participants !

Source image : mmode

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Une brise printanière souffle sur Montréal

Pour sa nouvelle collection P/E 2019, Pretty Ballerinas est fier de dévoiler le tout nouveau visage officiel de cette saison qui est la belle princesse Olympia de Grèce, mannequin professionnel et membre de la famille royale grecque.

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Pretty Ballerina lance également une nouvelle collection capsule intitulée Pretty Ballerinas Eyewear qui est disponible dès maintenant à la boutique de la rue Victoria à Westmont et via le site Web. La ravissante collection de chaussures sera bientôt en magasin et disponible en ligne à partir de la mi-février.

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Toujours des moments fashion de purs bonheurs que d’admirer les nouveautés en matière d’élégance pour le pied et cette saison ne fait pas exception.

C’est donc un coup de cœur perso pour ces mules à talons aux jolis motifs floraux et heureux pompoms colorés. Mules qui allongent la jambe et procure une allure élégante et sophistiquée à toutes celles qui les porteront.

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Autre coup de cœur perso pour ces scintillantes mules en paillettes dorées. Elles brilleront de mille feux lors des chaudes soirées d’été venues et procureront ainsi charme, sophistication, élégance et belle allure décontractée.

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Les sandales coupées à bout carré auront la cote cet été et celles-ci sont fabriquées en cuir doré. Il y a bien longtemps, dans l’antiquité, chez les Grecs, ces sandales étaient portées avec une longue toge. Aujourd’hui, ce type de sandales, dernier cri, permet entre autres d’accessoiriser à merveille une longue robe soleil colorée et froncée.

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Remarquable attitude aussi pour toutes celles qui porteront, l’été prochain, ces immenses lunettes de couleur rouge franche, car elles procureront une allure de starlette assumée définitivement au goût du jour.

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Bref, deux rafraîchissantes collections afin de coordonner sa garde-robe avec style et modernité !

Crédit photos : Mario Sierra

392, avenue Victoria, Westmont, Québec, H3Z 2N4

Pretty Ballerinas

Une nouvelle adresse pour un charme renouvelé

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Depuis plus de 20 ans, la boutique Maison Ariane Carle avait pignon sur rue sur le boulevard Saint-Joseph à Montréal. Belle nouvelle, car celle-ci a ouvert ses portes le 7 janvier dernier dans son tout nouveau local qui est maintenant situé au 80 de la rue Laurier Ouest à Montréal.

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Pour un univers renouvelé, cette nouvelle boutique occupe trois étages qui, au rez-de-chaussée accueille les collections de prêts-à-porter, à l’étage principal, un salon de la mariée et au 3e étage de la boutique est situé l’atelier de confection.

La Maison Ariane Carle offre notamment de somptueuses robes de mariée créées par cette maison ainsi que des collections de marques prestigieuses telles que Pronovias et Mikaella.

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L’offre commerciale comprend donc les robes de mariée, les robes de la mère de la mariée, les robes de soirée de marques Maison Ariane Carle, Frascara, Wayne Clark, et le prêt-à-porter de marques Crea, Cambio. Outre, ces belles créations, la maison offre un atelier de confection pour les retouches et les ajustements.

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Maison Ariane Carle

Maison Ariane Carle

Crédit Photos vêtements : Julie St-Georges

Mannequin : Isabelle Giroux

mmode reçoit Thierry Langlais

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Lundi 17 décembre 2018, il y avait de la grande visite chez mmode, la grappe métropolitaine de la mode, car Thierry Langlais, VP des opérations, Première VisionNew York, était de passage à Montréal afin de parler de la passion qui l’anime.

Première Vision a débuté en 1973 alors que 15 tisseurs lyonnais se rendent à Paris afin de présenter leurs collections de tissus au centre international du textile. Ils décident par la suite de se concerter afin de proposer aux acheteurs, lors d’une future visite, une vision des tendances, couleurs et matières du moment.

Initiative qui a pour but, à cette époque, d’apporter une certaine cohérence à l’offre commerciale existante et ainsi mieux structurer le marché de la mode. Au fil des ans, d’autres métiers et sphères d’activité de la mode se sont ajoutés au groupe et aujourd’hui Première Vision est LE premier salon mondial des tissus de l’habillement.

Première Vision à Paris est un événement bi-annuel qui se déroule en février et en septembre de chaque année et s’adresse aux différents intervenants de l’industrie de la mode. Se déroulant sur trois journées d’activités, ce salon permet à ceux-ci de concevoir de fabuleuses collections.

Première Vision, c’est donc une offre commerciale créative, complète et sélectionnée par un comité d’experts chevronnés.

À Paris, Première Vision est un véritable hub commercial comportant six métiers majeurs des matières et services répartis dans dix univers différents qui sont les fils et les fibres, les tissus, le cuir et la fourrure, le design, les accessoires, la confection à façon, l’innovation technologique, mieux connue sous le nom de Fashion Tech, la Maison d’Exception, le tricot et le sourcing connexion.

À New York, depuis 2000, dans le but de répondre à l’exigeant marché américain, dont les protagonistes désiraient voir les nouvelles collections avant le reste de la planète mode, le salon se tient maintenant trois fois par an soit en janvier, en avril pour le salon du design et en juillet de chaque année. Il regroupe 300 exposants et celui-ci amène le visiteur vers cinq univers distincts qui sont ceux du tissu, du cuir, du design, des accessoires et des fabricants spécialisés en fils, fibres et tricots.

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Thierry Langlais occupe le poste de VP des opérations depuis plus de 8 ans et a œuvré durant de nombreuses années dans plusieurs grandes entreprises modes tels que Lacoste. Ce travail lui procure beaucoup de satisfaction et amène des défis.

Il est d’avis, qu’en tant que créateur, il est important  de bien connaître sa marque, connaître son ADN, en fait, savoir qui on est. Lorsqu’il observe la mode montréalaise avec intérêt, il qualifie celle-ci de créative. Les designers d’ici ont également une vision juste de leur travail ce qui permet d’être authentique. Et, oui, au Québec, il existe une culture mode.

À l’heure de la transformation numérique et de l’influence des acteurs présents sur les nombreux réseaux sociaux, les pratiques d’affaires traditionnelles sont largement bouleversées. Il y a beaucoup plus de compétition qu’avant dans le domaine et celle-ci est maintenant mondial. Ces nouveaux leaders d’opinions dictent aujourd’hui les règles du jeu. Le consommateur est curieux, beaucoup mieux informé qu’avant, ce qui amène une pression supplémentaire sur les entreprises modes. Sa conscience sociale est développée et celui-ci est plus responsable lorsque vient le temps d’acheter un produit.

Chez Première Vision, le visiteur découvrira les grandes orientations et tendances pour la saison à venir, l’offre commerciale est vaste aujourd’hui et les goûts en matière de tendances doivent refléter la personnalité de son ADN. Le créateur qui visite Première Vision a accès aux belles matières premières et aux tendances et nouveautés de la saison à venir. Les prochains salons donneront l’occasion de découvrir les couleurs et tendances des saisons Printemps/été 2020.

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Bref, une soirée enrichissante en connaissances, partages et expériences professionnelles !

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Première Vision – New York

Crédit image et photo de groupe : mmode

Travail personnel, 17 décembre 2018, mmode, Montréal.

Des cadeaux à faire rêver

La période des fêtes est un moment privilégié pour gâter et faire plaisir à tous ceux que l’on aime. Cette année ne fait pas exception, C’est ainsi que trois belles découvertes modes, sous le sapin, sauront combler le cœur de l’être cher.

Des bijoux stylés et personnalisés :

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LITZI, c’est l’heureuse rencontre de Lynda Guy et d’Alice Usiskin. Lancée en 2017, cette marque de bijoux confère style personnalisé, beauté et originalité à toutes celles qui les portent. Fabriqués à Montréal, en argent sterling, en or massif et vermeil doré, métal précieux constitué d’argent et recouvert d’or, ces remarquables bijoux épurés inspirent à nourrir la force intérieure qui sommeille en chacune d’entre nous tel que se plaisent à dire les deux créatrices.

Plusieurs célébrités portent d’ailleurs fièrement cette marque dont la première dame du pays, Sophie Grégoire Trudeau et l’actrice Jenny Mollen.

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Sophie Gregoire Trudeau wearing LITZI (1)

LITZI

Des chaussures à faire tourner les têtes :

La marque de chaussures et de ballerines PRETTY BALLERINAS est une division de l’entreprise familiale MASCARO qui a été fondée en 1918 sur l’île de Minorque en Espagne. Cette grande famille fabrique des chaussures haut de gamme depuis maintenant quatre générations.

D’un chic fou et toujours très tendance, ces chaussures de grande qualité subliment le pied de façon remarquable.

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PRETTY BALLERINAS

392, avenue Victoria, Westmount, 514 489-3030

La vertu des produits naturels :

TEAOLOGY est né de la passion pour le thé de Cecilia Garofano. Oeuvrant déjà dans le domaine des cosmétiques, elle s’intéresse aux bienfaits du thé pour la santé et pour le bien-être de la peau. Avec Paolo, son mari, elle cherche une façon de concevoir des produits novateurs qui utiliseraient les vertus bénéfiques du thé.

Après de nombreuses recherches, un concept unique est né, celui de remplacer l’eau par l’infusion de thé. Concept breveté, cette marque italienne de produits de soins pour la peau est unique en soi, car elle combine les bienfaits du thé aux propriétés traditionnelles des produits pour la peau.

Produits haut de gammes fabriqués à 100% d’infusion de thé, cette méthode unique en son genre d’infusion permet de retenir la plus haute concentration de polyphénols qui est un antioxydant très puissant. Cette gamme comprend les soins pour le visage, le corps et les fragrances.Teaology_masque faciale

 

Masque fascial à infusion de thé noir, charbon et céramides qui procure une peau fraiche, tonifiée et rajeunie.Teaology_bath salt

Sel de bain, infusion de thé vert, sels marins et caféine. Soin purifiant qui remodèle le corps et apaise l’esprit.

TEAOLOGY

POP UP SHOP au Quartier Dix30 jusqu’au 23 décembre 2018,  9180, Boulevard Leduc, Brossard, Québec.

Industries créatives : comment réussir dans un environnement en constante mutation

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Lundi avant-midi, 3 décembre 2018, se déroulait au New City Gas à Montréal un pertinent forum organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, CCMM, intitulé industries créatives : réussir dans un environnement en mutation rapide.

Ce forum était proposé afin de donner suite à de récentes études effectuées par la CCMM concernant l’évolution fulgurante qu’ont connue ces industries depuis les dernières années au Québec ainsi que la place qu’elles occupent aujourd’hui dans l’économie provinciale et montréalaise.

Le UK Department for culture, Media and Sport définit les industries créatives comme : les industries qui trouvent leur origine dans la créativité, les compétences et le talent d’une personne et qui ont un fort potentiel de croissance et d’emploi à travers la production et l’exploitation de la propriété intellectuelle (1). Et dans ce contexte, l’industrie de la mode y occupe une place de choix au même titre que l’architecture et le design, les arts, le jeu vidéo, les médias, la communication créative ainsi que le multimédia.

Ces prolifiques industries ont généré, en 2017, à elles seules 9,4 milliards de $ en retombées économiques au Québec, ce qui représente donc sept importants sous-secteurs de notre activité économique.

Ce forum était séparé en trois volets et un de ceux-ci, très intéressant d’ailleurs, était intitulé :  le génie créatif d’ici à l’assaut du monde.

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Dans ce volet, le panel ayant pour titre : l’internalisation, le secret stratégique de notre expansion était particulièrement inspirant. Trois invités de marque, interviewés par Céline Huot, VP stratégie et affaires publiques, CCMM, dont Carl Breau, président de Saimen, Alexandre Lemieux, co-fondateur et développement des affaires, Creos, et Debbie Zakaib, directrice générale, mmode, ont présenté leurs visions éclairées du sujet.

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Madame Debbie Zakaib, ambassadrice de la mode québécoise, a précisé d’entrer de jeu que l’industrie de la mode emploie plus de travailleurs que l’industrie du transport et celle de l’aéronautique respectivement pour plus de 82 500 emplois (2) en 2016 au Québec et ce, incluant le commerce de détail.

Les entreprises canadiennes exportent déjà 70% de leurs produits modes aux États-Unis. En début d’année, mmode a d’ailleurs organisé une importante foire commerciale qui s’est déroulée, en février, à Las Vegas. Intitulé MAGIC Las Vegas, cette foire permettait à 60 entreprises modes québécoises de présenter et vendre leurs collections respectives. En 2019, mmode récidive à nouveau en organisant cette mission des 5 au 7 février prochain.

Elle est également d’avis qu’il est primordial, pour la croissance de l’industrie et le rayonnement de la mode québécoise, d’accéder à de nouveaux marchés internationaux. En ce sens, le soutien à l’exportation par les différents paliers de gouvernement et la grappe métropolitaine de la mode, mmode, permettent ainsi aux entreprises intéressées d’accéder à ces marchés. La Chine et la Russie en sont de bons exemples.

En 2016, mmode a mis sur pied une importante stratégie de rayonnement commerciale comportant une signature unique pour le domaine de la mode et portant le cri de rassemblement bilingue suivant #mtlstyle. Cette stratégie qui s’articule de concert avec celle de l’exportation, mmode travaillant sur quatre chantiers de travail majeurs qui sont l’image de l’industrie, l’exportation, la main-oeuvre et l’innovation, permet une signature distincte, spontanée et unique pour les produits modes montréalais et québécois.

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Durant ce panel, Carl Breau a également mentionné et expliqué cinq éléments-clés, visibles sur ce tableau, à surveiller afin de percer en particulier le vaste et complexe marché chinois.

Des entreprises modes telles que La Vie en Rose et Yoga Jeans sont de bons exemples. Lucratifs marchés en raison notamment de l’importante densité de population en cette région du globe et du potentiel commercial qu’ils représentent, les entreprises modes intéressées à se lancer à l’international se doivent de comprendre les enjeux qu’une telle démarche à long terme signifie.

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Bref, un éloquent forum où des invités de qualité ont tous exposé leurs idées, opinions et conseils sur le fait de réussir en affaires dans un environnement en constante mutation.

Photographies : travail personnel, New City Gas, Montréal, 3 décembre 2018.

Sources :

(1) UK Department for Culture, Media and Sport, 1998.

(2) mmode Portrait de l’industrie

 

Célébration du tout nouveau hashtag de la mode montréalaise

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Mercredi 21 novembre 2018, c’était soir de fête et pour cause, car le tout Montréal fashion était rassemblé à la Société des arts technologiques, la SAT, afin de célébrer le nouveau et sympathique mot clic de la grappe métropolitaine de la mode #mtlstyle.

Après plusieurs années de discussion et de réflexion, les différents acteurs de l’industrie de la mode québécoise ressentaient le besoin de se regrouper afin d’échanger et de collaborer ensemble à cet important écosystème de l’économie. Collaboration qui a pris la forme en 2015 d’une grappe industrielle, industry cluster, de la mode.

C’est ainsi que François Roberge, président de La Vie en Rose, fonde mmode, grappe métropolitaine de la mode et quel beau projet ! Organisme à but non lucratif, mmode, s’est donné comme mission dès sa fondation de : rassembler et de fédérer les acteurs de l’industrie de la mode québécoise, dont les quatre grands piliers sont les créateurs, les manufacturiers, les grossistes-distributeurs et les détaillants. La grappe mmode a aussi pour mandat de créer des synergies d’affaires et d’innovation, et de contribuer à améliorer la compétitivité et la croissance de cet écosystème. (1)

L’industrie de la mode emploie aujourd’hui au Québec plus de 82 500 travailleurs (2) et ce, incluant ceux du commerce de détail. Industrie très fragmentée en raison notamment de ses nombreuses PME, de son niveau de créativité élevé et de l’importante compétition mondiale dans ce secteur, elle se porte néanmoins beaucoup mieux aujourd’hui grâce notamment au redressement de ses infrastructures, de ses capitaux investis et de la création de cette grappe. Il existe 10 grappes industrielles au Québec et mmode en est la plus jeune.

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Depuis 2016, Debbie Zakaib, occupe le poste de directrice générale. Dynamique comme pas une et passionnée par le phénomène mode, elle contribue en tant qu’ambassadrice de ce secteur de façon notable à faire connaître, rayonner et promouvoir la mode locale à son meilleure tant ici qu’à l’étranger.

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Afin de regrouper et coordonner tous les acteurs de l’industrie, la grappe métropolitaine de la mode s’articule autour de quatre grands chantiers de travail qui sont le chantier main-d’oeuvre, le chantier de l’innovation, celui de l’exportation et le chantier de l’image de l’industrie.

Il y a 2 ans, les intervenants de l’industrie de la mode participant au chantier image désiraient créer une signature propre à ce secteur qui pourrait servir d’engagement rassembleur à la mode locale et son style unique. Style arborant d’ailleurs ce charmant mélange de cultures européennes et américaine à la fois. Style puissant également ses sources d’inspiration et racines du savoir-faire des premières nations d’Amérique.

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Mercredi soir, c’était donc l’occasion, de façon festive, de découvrir ce tout nouveau hashtag par le biais de l’intéressante présentation de Catherine L’Écuyer, coordonnatrice aux communications chez mmode.

Facile à prononcer et de consonance bilingue, ce mot-clic possède de nombreuses utilisations. Le style montréalais se définit à l’image de sa ville qui est perceptible par trois mots-clés qui sont : distinct, spontané et imparfait.

Le mot-clé distinct symbolise toutes les communautés culturelles qui y vivent, telle une riche mosaïque, et fait en sorte que Montréal est une ville unique en son genre.

Le mot-clé spontané fait ici référence aux caprices de dame nature et aux difficiles conditions climatiques québécoises où il faut constamment s’adapter pour se vêtir en toute élégance.

Le mot-clé imparfait, dont le choix est audacieux, fait ici référence au style montréalais qui est unique en son genre.

Parce qu’à Montréal on aime prendre des risques et que l’essai ainsi que l’erreur font partie de la vie quotidienne et c’est tant mieux comme cela, mmode clame haut et fort en tant que slogan que : l’unique est plus beau que le parfait.

Ce slogan se veut donc un désir de célébrer l’originalité et l’audace de la création ainsi que ses sources d’inspiration bien au-delà de ce qui est la norme acceptée, voir la monotonie des styles. De façon globale, socialement, ce slogan invite tous à célébrer la diversité dans ce qu’elle a de meilleure.

Ingénieuse trouvaille également que le mot-clic #mtlstyle, qui s’inscrit svp toujours en minuscule. Le symbole hashtag # d’une heureuse façon représente bien la fibre textile et le tissage qui symbolisent la rencontre des différents styles. Une représentation donc juste de la grappe métropolitaine de la mode en tant que point de convergence de la mode montréalaise.

Pour clore cette pertinente présentation Amélia Di Liello-Roberge, analyse-planification des budgets d’achats, La Vie en Rose, Joelle Paquette, journaliste, fondatrice de veryjoelle.com, Mélissa Lambert, Présidente et directrice marketing, Lambert Design et Marco Roy, coordonnateur aux affaires publiques, école de mode du CMV, panélistes invités, ont discutés des différentes possibilités d’utilisation du mot-clic #mtlstyle.

Parmi ces utilisations, notons que plusieurs grands miroirs sont installés durant la belle saison à des endroits stratégiques de la ville arborant fièrement ce logo afin de pouvoir se photographier dans le but de partager, par la suite sur les réseaux sociaux, ses plus belles tenues du jour. Un dépliant sous forme de circuit imprimé indique clairement les commerces où il est possible de se procurer les styles en vogue de la mode québécoise. Étant donné que celle-ci est bien jeune, les consommateurs la découvrent graduellement. Le #mtlstyle commence également à être visible dans les vitrines des commerces de détail comme chez La Vie en Rose. Les panélistes invitent donc tous à utiliser #mtlsyle sur les différents réseaux sociaux tels que Facebook, twitter et sur Instagram de cette façon @mtlstyle_

Bref, une belle soirée des plus rassembleuses, comme on les aime !

Photographies : travail personnel, Société des arts technologiques, SAT, Montréal, 21 novembre, 2018.

(1) source recherche : Mission

(2) Portrait et statistiques de l’industrie de la mode disponibles sous ce lien :

Portrait de l’industrie de la mode

Propulser son entreprise mode vers le succès via le e-commerce

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Dans le cadre de la série de conférences initiées par Gabrielle Ferland, fondatrice de l’Adresse Unique et ce, par le biais du connecteur de mode Trends Connection se déroulait mardi 20 novembre 2018 au Shopify de Montréal, une pertinente conférence intitulée : propulser son entreprise mode par le numérique. Conférence qui traitait de l’importance d’intégrer avec succès le commerce électronique comme solution d’affaires dans son entreprise mode en cette ère de la mondialisation des marchés.

Cette conférence animée par Aicha Tohry, avocate et fondatrice de ARTY LAW se voulait, sous forme de panel d’invités, une réflexion songée de cet aspect non négligeable du commerce.

C’est ainsi que Corinne Lalonde, chef e-commerce, Reitmans Canada Ltée., Patricia Trépanier, styliste pour hommes, Image & Style et Alexandre Bouchard, fondateur de V3 Digital, ont posé tour à tour une vision éclairée du sujet.

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De nos jours, le commerce en ligne occupe une place de plus en plus importante à l’intérieur d’une entreprise mode et viens compléter en quelque sorte l’achat en magasin, souligne Corinne Lalonde, d’où la pertinence d’intégrer adéquatement cette nouvelle façon de consommer et de distribuer le produit mode à l’ensemble de sa stratégie marketing.

Les panélistes invités s’entendent aussi sur le fait que l’élément-clé de cette réussite est primordialement de bien connaître son marché cible donc de savoir à qui l’on s’adresse. En ce sens, il est aussi important de personnaliser l’offre commerciale, d’être unique en son genre, très créatif, se différencier de la compétition afin de pouvoir mieux se démarquer. Il faut aussi en quelque sorte amener une valeur ajoutée au produit, ce petit quelque chose de plus pour lequel le consommateur craquera. Étant donné la compétition accrue, il est également impératif de pouvoir s’adapter rapidement au changement.

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Il est de plus difficile, de nos jours, d’attirer le client sur les lieux de vente, car l’offre de produits modes est grande et ce dernier est plutôt volatile, d’où l’importance de bien saisir ses besoins et désirs. Comprendre le consommateur, comment il achète, où et quand. Patricia Trépanier explique, en ce sens, la nécessité d’utiliser le réseau social adéquat afin de rejoindre sa clientèle cible, celui ou se trouve, par exemple, l’homme de 40 à 55 ans.

Afin de comprendre le consommateur, il existe maintenant des bases de données statistiques de plus en plus raffinées et performante ainsi que l’intelligence artificielle qui sont mis au service des entreprises afin de saisir adéquatement son comportement.

Le consommateur d’aujourd’hui est averti et déluré, il a accès a une foule d’informations facilement, quand il le veut et il magasine souvent chez lui avant de se procurer le bien tant convoité. Il sait ce qu’il veut et 57% du processus d’achat qui se passe dans sa petite boîte noire, sa tête, se fait via le Web avant qu’il entre en magasin. Sa conscience sociale est également fortement développée, particulièrement chez cette belle génération Y. L’entreprise mode qui désire avoir du succès à avantage à être honnête et transparente dans son processus d’affaires, de bien connaître et promouvoir ses valeurs.

Autrefois, un individu achetait un vêtement lorsque le besoin s’en faisait sentir lorsque celui-ci était bien usé. Aujourd’hui, la notion de désir qui est reliée à l’objet prend tout son sens. Désir de changement, de plaire à son entourage, de faire partie d’un groupe d’appartenance, d’afficher son rang social, de personnaliser son style, bref plusieurs facteurs influents, propre à l’être humain, font en sorte que les cycles de la mode sont de plus en plus courts favorisant ainsi une consommation effrénée de ce type de produit.

Paradoxalement à ce phénomène, on assiste également à un retour du balancier, et c’est tant mieux, par la venue de la fabrication locale des produits, de la recherche de matières premières de qualité et de l’engagement social en regard par exemple du développement durable.

Alexandre Bouchard précise en terminant que, de nos jours, les marchés sont de plus en plus segmentés en ce que l’on appelle des micromarchés soient plusieurs petits marchés cibles fort différents les uns des autres d’où l’importance de bien connaître sa clientèle et offrir un produit unique s’inscrivant dans ses valeurs et qui répond notamment à cette tendance.

Bref, une soirée fort enrichissante passée en compagnie de ces experts du e-commerce !

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De gauche à droite : Aicha Tohry, Corinne Lalonde, Gabrielle Ferland, Patricia Trépanier et Alexandre Bouchard.

Photographies, travail personnel, Shopify, Montréal, 20 novembre 2018.