Native de la belle ville de Québec et passionnée par l'art et la mode depuis toujours, elle a oeuvré de près ou de loin à Montréal depuis plus de 30 ans dans le domaine de la mode. De retour à Québec, elle poursuit cette passion rédactionnelle pour l'art et la mode.
Détentrice notamment d'un certificat en gestion du marketing de l'ESG-UQAM, d'un baccalauréat en commercialisation de la mode de l'ESMM et d'un DEC au Collège LaSalle, elle possède une expérience de travail bien diversifiée.
Elle a travaillé en industrie de la mode plusieurs années dans les départements de design et de commercialisation de la mode pour des entreprises spécialisées dans les domaines de la lingerie, du sportwear et des vêtements pour enfants.
Elle cumule aujourd'hui plus de 10 ans d'expérience au Collège LaSalle en tant que formatrice en ligne. Elle a de plus collaboré au Journal Métro en tant que rédactrice pour les cahiers modes et spéciaux. Elle est également l'auteure du cours de niveau collégial : Analyse des facteurs influents du marché de la mode.
Passionnée par la rédaction, elle tente aujourd'hui, par ses propos et en tant que leitmotiv, de promouvoir la mode québécoise et canadienne à son meilleur. Elle contribue ainsi, à sa façon, à apporter ce grain de sable bien modeste qui peut servir à faire évoluer ce domaine rempli de défis!
Et, c’est lors d’une prometteuse soirée privée et VIP, organisée par Formule Peel, le 14 juin prochain pour la première fois en pole position que les festivités entourant le Grand Prix du Canada débuteront sur la rue Peel entre les rues de Maisonneuve et Sainte-Catherine.
Lors de cette soirée grandiose, les arts du cirque et le Grand Prix ne formeront plus qu’un. Cet événement spécial intitulé : Le Cirque du Peel Paddock promet d’être le happening le plus couru de la saison, car il rassemblera des personnalités artistiques connues et des personnalités du monde des affaires du grand Montréal métropolitain.
Mercredi 14 juin prochain, ce sera donc soir de fête et tapis rouge sur la rue Peel alors que cette mythique et emblématique rue des célébrations les plus enivrantes et extravagantes de Montréal verra défiler sur son tapis rouge les nombreuses stars de la métropole invitées.
Stars qui se retrouveront littéralement projetées dans un spectaculaire univers grandiose où la faune nocturne montréalaise s’amalgamera aux acrobates, showgirls et artistes de cirques variés afin d’insuffler une ambiance digne des soirées les plus glamours de Montréal.
L’événement Formule Peel débutera officiellement le jeudi 15 juin prochain et se poursuivra jusqu’au dimanche 18 juin de 11 h à 23 h.
Photographies, relations de presse, Felipe del Pozo, Montréal, 5 juin 2023.
Samedi dernier 3 juin 2023, c’était jour de fête à la Galerie Zen de Québec alors qu’Esther Garneau, artiste peintre et Patrick Marleau, cordonnier et cireur de chaussures de Le Valet Cireur lançaient, issue du fruit de leur collaboration, leur éblouissante collection de chaussures nommée Zatara & E.garneau.
Lors de cette sympathique après-midi passée en leur compagnie, le public invité a pu notamment assister à une performance live de démonstration de peinture sur chaussures des plus incroyables. L’ambiance des lieux était cosy à souhait et tous ont pu échanger avec les créateurs à propos de cette nouvelle collection et ce, tout en sirotant l’apéro.
Une heureuse collaboration :
Un jour, Patrick Marleau est entré à la Galerie et est tombé en amour avec mes œuvres et il m’a proposé de faire une collaboration, j’ai tout de suite accepté se souvient spontanément Esther Garneau.
Des styles variés pour tous
Les chaussures pour hommes, femmes, et enfants fabriquées à la main par Patrick Marleau et inspirées des magnifiques toiles d’Esther Garneau seront offertes à la Galerie Zen dans quelques modèles sélectionnés. D’autres modèles seront également fabriqués sur mesure sous la forme de commande spéciale comme les chaussures de style derby et elles seront vendues au prix de 450 $ la paire. Des chaussures de type baskets fabriquées aussi sur mesure se détailleront quant à elles au prix de 325 $.
Lorsque la commande est placée, les mesures sont prises à la Galerie Zen et le choix des cuirs se fait sur place. Patrick Marleau assemblera par la suite les chaussures à Montréal et Esther Garneau peindra ensuite les modèles à Québec.
À propos d’Esther Garneau
Artiste peintre de grands talents, Esther Garneau dont la bonne humeur est contagieuse, a œuvré pendant quelques années dans le domaine de la santé. Au début de la trentaine, sa passion pour la création artistique est de plus en plus présente en elle au point de songer à en faire une carrière. Elle cofonde alors, en 2015, la Galerie Zen à Québec, puis quelques mois plus tard elle devient l’unique propriétaire de la Galerie et le rêve artistique commence.
Son travail de création s’inscrit dans le mouvement artistique de l’abstraction gestuelle s’inspirant ainsi des œuvres des célèbres peintres Jackson Pollock et Jean-Paul Riopelle pour créer. Travail qui procure des œuvres d’art puissantes et unique en leur genre.
À propos de Patrick Marleau
Cireur de chaussures et cordonnier de métier, Patrick Marleau sympathique comme pas un, acquière sa formation professionnelle auprès de Diego Montefusco, maître chausseur italien reconnu.
Son passage remarqué lors des 9e et 10e éditions de l’événement mode Fashion Preview à Montréal, où il présente lors de la 10e édition une intéressante collection de chaussures sport chic, lui confère alors assurance et visibilité.
La boutique en ligne de Patrick Marleau nommée Zatara lui permet également de distribuer sa collection de chaussures et d’accessoires modes. Sa mission est d’offrir un produit en cuir de haute qualité à un prix abordable.
Ses créations des plus originales s’inscrivent dans le mouvement du slow fashion en regard du respect de l’environnement et du développement durable.
Fort de cette vision actuelle, Patrick Marleau encourage les gens à lui apporter leurs vêtements de cuir usagés qui, au lieu de se voir jeter aux ordures, leur redonne une seconde vie. De cette façon en les récupérant, de nouvelles créations voient le jour.
Bref, une superbe incursion dans l’univers coloré et vivant de ces créateurs d’art et de mode pour qui la passion de se réaliser rime avec originalité, savoir-faire et audace, bravo !
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Galerie Zen, 1111 rue St-Jean, Québec, 3 juin 2023.
L’exposition Unique en son genre, présentée au Musée de la civilisation de Québec, a débuté jeudi 18 mai dernier et elle se poursuivra jusqu’au 14 avril 2024. Mercredi 17 mai, les représentants des médias étaient notamment conviés à prendre part à la conférence de presse de cette pertinente exposition. Et, DL Vision Mode y était.
La question du genre :
L’identité d’une personne n’a jamais été aussi tendance qu’en ce moment. Celle-ci engendre nécessairement des transformations sociales, culturelles et des remises en question fondamentales qui ont un impact direct sur la société dans laquelle nous vivons. Et, le mieux vivre-ensemble fait partie de cette réflexion.
Stéphane Laroche, PDG du Musée de la civilisation
Stéphane Laroche, président-directeur général du Musée de la civilisation s’exprime en ce sens :
« Nous disons souvent que le Musée de la civilisation est la maison du monde. Un musée de société qui en fait autant partie qu’il en est le reflet. Unique en son genre est une main tendue, une initiative pour un dialogue bienveillant, nourri d’une meilleure compréhension des réalités et des vécus des personnes qui nous entourent. Qui que nous soyons, nous avons en commun cette part d’humanité nécessaire à la construction d’un monde ou chaque personne a sa place. »
Marie-Philippe Phillie Drouin, direction générale de Divergenres et membre de l’équipe de conception de l’exposition.
Également, Marie-Philippe Phillie Drouin poursuit en ces mots :
« Rares sont les espèces ou la diversité de genre est traitée avec nuance et sensibilité. C’est pour moi une fierté d’avoir collaboré avec le Musée de la civilisation pour créer une exposition accessible, éducative et trans affirmative qui célèbre la créativité des communautés trans binaires et non-binaires. »
Partant de la prémisse que chaque personne a une identité de genre qui lui est propre et qu’elle est en relation avec des gens de différentes identités de genre, l’exposition Unique en son genre prend tout son sens et propose des œuvres ainsi qu’une série de contenus éducatifs qui permettront d’éclairer et favoriser une meilleure compréhension de l’autre et des dynamiques qui en résultent.
Une exposition nécessaire affirme Barbada de Barbade, de son véritable nom, Sébastien Potvin artiste drag, afin de favoriser la discussion et le mieux vivre ensemble.
Celle-ci est divisée en sept intéressants thèmes qui sont : le genre, en bleu et rose, le genre par la lentille de la biologie, des identités de genre, des sociétés et des époques, entre norme et marginalité, il y a des personnes, violences, luttes et droits trans, voir la beauté et la résilience et le vivre ensemble.
En tant que réalité sociale et culturelle, DL Vision Mode s’est principalement intéressée au phénomène mode lié à cette pluralité d’identité de genre.
Le genre, en bleu et rose
Cette notion de genre, présentée lors de l’exposition, se veut une prise de conscience collective. Partant du principe que tous les êtres humains ont un sexe, une identité de genre et une expression qui lui est propre, dans notre vie de tous les jours, le concept de binarité, l’identité homme, femme, permet une prise de conscience de la dualité et de l’exclusivité des univers féminin et masculin.
Alors se pose la question qu’est-ce que l’identité des genres et à quoi peut bien t-elle servir ? Les deux images présentées posent une réflexion sur les constructions sociales et les normes établies. Sont-elles représentatives de la pluralité des genres ?
L’expression de genre :
Cette notion désigne un ensemble de caractéristiques genrées que démontre une personne. Par exemple, son apparence extérieure, ses comportements sociaux, sa façon de se vêtir, les accessoires qu’elle porte, sa façon de se coiffer, la pilosité de son corps, sa démarche, le maquillage qu’elle porte, sa posture physique, sa voix et sa façon de s’exprimer.
Cette combinaison de caractéristiques fondamentales est alors considérée comme féminine ou masculine et elles dépendent des normes sociales établies. Si cette expression de genre n’est pas féminine ou bien masculine, on dira alors qu’elle est androgyne. Plusieurs artistes au fil du temps ont inspiré cette image, l’on n’a qu’à penser notamment à Annie Lennox ou bien a David Bowie.
Des identités de genre, de sociétés et d’époques
D’un point de vue anthropologique, les catégories sociales genrées varie considérablement en fonction d’une société à l’autre. La façon d’exprimer son identité existe depuis fort longtemps.
Par exemple, normalement associée à la garde-robe féminine, la robe est portée par les garçons à une certaine époque. À partir du 19e siècle jusqu’à la première moitié du 20e siècle, les garçons de familles bourgeoises portent la robe s’incluant ainsi dès le bas âge dans l’univers domestique féminin.
Autre exemple, la société inuite traditionnelle inclue un troisième genre dans ses rangs nommé sipiniq. Ces individus son dotés de deux esprits spirituels, un esprit homme et un esprit femme.
Manteau de chaman.e
Traditionnellement, la croyance culturelle veut que ce phénomène qui survient à la naissance alors que le sexe de l’enfant se transforme curieusement sous les yeux de sa mère. Cet enfant est par la suite mis en relation sociale avec son nouveau genre jusqu’à la puberté.
La plupart du temps, ces enfants sont à la naissance des filles qui sont habitées par un esprit masculin. Elles sont ainsi considérablement respectées par leur communauté, elles sont très spirituelles et deviennent souvent des chamanes.
Entre norme et marginalité, il y a des personnes
Cette thématique de l’exposition s’intéresse ici à la notion de l’hétérocisnormativité. À savoir, comment certains type de corps, certaines identités, certains rôles et caractéristiques sociales sont soit normalisés ou soit marginalisés dans nos sociétés actuelles.
Par de nombreux témoignages, la compréhension sociale de ce qu’est l’identité politique queer, la diversité des expressions de genre, les différents types de transition et l’importance qu’elle représente pour les personnes trans se précise.
Vêtements empruntés du vestiaire masculin
Au début du 20e siècle, le contexte social et politique de l’époque telle que l’arrivée de la Première Guerre mondiale fait en sorte que les femmes aient de nouveaux besoins en matière d’habillement. Les vêtements se veulent désormais plus pratiques et les styles créés sont alors puisés de la garde-robe masculine.
Le travail de création de Gabrielle Chanel en est un bon exemple s’inspirant ainsi du vestiaire masculin pour proposer le cardigan féminin, la marinière ou bien le maillot de garçon-d’écurie fabriqué en jersey version féminine.
Violences, luttes et droits des trans
Être marginalisé signifie socialement être victime d’intimidations et de violence. De façon historique, cette section de l’exposition démontre comment les violences vécues ont mené à de grandes luttes sociales en vue de changements législatifs et sociaux importants pour les personnes de la communauté LGBT+ et en particulier les personnes trans. On n’a qu’à penser à la modification de l’acte de naissance ou bien le droit au mariage des personnes de même sexe.
Cette veste en denim appartenant à Marie-Philippe Phillie Drouin où il est inscrit Queer Power symbolise l’autodérmination et la libération. Ce terme queer d’origine anglo-saxonne réfère à toute idée, pratique, personne ou identité qui va l’encontre des normes établissant le modèle social cishétéronormatif.
Voir la beauté et la résilience
Admirer la beauté, la résilience et la diversité des personnes trans, c’est aller au-delà de la violence et des luttes discriminatoires de ces individus afin de poser un regard neuf, ouvert et bienveillant. Sous forme d’expression artistique arborant une sensibilité particulière, les artistes queer savent nous émouvoir par l’humanité et la beauté qu’ils dégagent.
Pensons notamment à Jean Guilda, mieux connu sous le nom de Guilda, personnage féminin interprété par Jean Guilda de Mortellardo. Personne flamboyante qui a marqué la scène des théâtres de variétés de Montréal, Québec et de partout en région.
Parisien d’origine, l’artiste transformiste débarque à Montréal en 1955. C’est alors l’âge d’or des cabarets de la métropole. Jean Guilda se fait dès lors remarquer et est un des pionniers dans l’expression artistique de la diversité de genre. Son personnage coloré remporte à cette époque un vif succès.
Costume de scène du drag king Rock Brière
Le costume de scène de drag king Rock Brière a été porté en 2022 lors du spectacle MajestiX dans le cadre du festival Fierté Montréal sur l’Esplanade du Parc Olympique. Rock Brière interprète ce personnage en posant un regard caricatural concernant les stéréotypes masculins afin d’explorer la question de l’identité de genre.
Lors de l’exposition, le visiteur pourra également découvrir le Vivarium. Espace d’observation des limites personnelles de chacun, cherchant ainsi à les reconnaître afin de mieux les respecter. Ce vivarium est en quelque sorte un laboratoire de rencontres et d’art vivant.
Cette dernière section de l’exposition traite de l’importance du respect de l’autre et du mieux vivre-ensemble.
Alors se pose des questions telles que : quels sont les principes de base afin de promouvoir l’inclusion des personnes trans socialement ? Quelques pistes de solutions et outils sont proposées afin de répondre à cette question et également afin de pousser plus loin la compréhension des réalités que vivent les personnes trans. Des ressources communautaires sont également proposées afin de leur venir en aide.
Bref, une exposition nécessaire qui émeut et qui fait réfléchir sur une réalité qui est bien souvent encore, de nos jours, taboue, cachée et collectivement qui est également la nôtre. Exposition définitivement à voir du 18 mai 2023 au 14 avril 2024.
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 17 mai 2023, Musée de la civilisation de Québec.
Quelle belle soirée mode passée ce lundi 15 mai 2023 au complexe des sciences Pierre-Dansereau de l’UQAM comme seul Montreal fashion sait nous les offrir ! Car, en effet les finissants (tes) de la cohorte 2023 des quatre concentrations du baccalauréat en gestion et design de la mode de l’École supérieure de mode ESG UQAM présentait : Événement-défilé ESM 2023.
Lors de cette soirée grandiose, la communauté d’affaires du grand Montréal, les membres des médias ainsi que les parents et amis des finissants (tes) étaient invités à venir découvrir le fruit de trois années de travail assidu.
Nouvellement en poste à titre de directrice à l’École supérieure de mode, Saidatou Dicko fait valoir que
« Il s’agit d’un moment charnière dans la vie de nos finissantes et finissants, une occasion de rassemblement pour la communauté, ainsi qu’une opportunité de visibilité importante pour notre belle École ».
Designer : Maria Esperanza Duenas Rodriguez
Bien plus qu’un traditionnel défilé de mode
Les invités présents ont pu découvrir également lors de cette effervescente soirée mode plusieurs projets de fin d’études. Les finissants (tes) ont présenté un plan d’affaires étoffé, un développement technologique ou de produit qui tient compte des réalités du marché du travail et ont abordé différents enjeux sociaux, économiques et environnementaux qui les préoccupent.
Designer : Monica Manuela Cano Nanclares
Le fabuleux coffre à jouets des finissants de l’ESM
Les projets finaux présentés invitaient à développer, exprimer, inventer, modifier et penser plusieurs actions qui poussent le participant à jouer avec sa propre personnalité et l’environnement dans lequel il évolue.
Les finissants (tes) invitaient donc le public à plonger dans ce coffre à jouets grâce à un assortiment de jeux de cartes, de cubes de bois, de chevaux et de carrousel afin de créer un univers magique rappelant l’enfance. Moment où tous et chacun pouvait évoquer des souhaits d’avenir. Les finissants (tes) cherchant ainsi à témoigner de leurs questionnements et de leur enthousiasme à faire changer le cours des choses.
Designer : Julia Sylvain-Beauparlant
Cette idée songée exprimant une métaphore de coffre à jouets démontre qu’il est possible d’amalgamer développement personnel et créatif tout en respectant l’environnement dans lequel on évolue dans le désir de former un avenir commun bonifié.
Designer : Pascale Leonelli
Cette grande réflexion des plus songées et abouties a donné lieux à de magnifiques créations. Intemporelles et actuelles à la fois, celles-ci arboraient pour plusieurs des coupes franches, structurales et ergonomiques. L’originalité des modèles présentés était remarquable. Les petits détails qui procurent étonnement étaient agréables à observer.
Designer Dang-Dzuy Phan
Certains futurs designers plus conscientisés par le développement durable ont exprimé leur créativité sous forme de dénonciation sociale envers les actions que nous adoptons socialement. D’autres ont exprimé le désir de montrer, dans leur travail, le concept d’économie circulaire.
Designer Laura Rouleau
La démarche créative de tous était bien canalisée et l’ensemble de chacune des collections suivait une ligne directrice bien établie par le designer. Vision aisément appréciable et voire commercialisable.
Designer Romane Poulin
Bref, une superbe soirée passée en la compagnie de cette éclatante jeunesse affirmée pour qui un prometteur avenir mode est en vue, bravo !
Designer Alexandre Simard
Afin d’en apprendre davantage sur les différents projets :
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 15 mai 2023, complexe des sciences Pierre-Dansereau, UQAM, Montréal.
Source recherche : communiqué de presse, l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM présente les collections et les projets de recherche de la cohorte finissante 2023 lors de l’Événement-défilé ESM 2023, salle de presse, 4 mai 2023, UQAM.
Jeudi 11 mai 2023, se déroulait au Musée National des beaux-arts du Québec l’enrichissante conférence mode et art intitulée : les collections rencontrent McQueen. Lors de cette conférence, trois panélistes de renom ont exposé leur point de vue à propos des œuvres d’art des collections du MNBAQ qui seront mises en valeur lors de cette prometteuse exposition intitulée Alexander McQueen : l’art rencontre la mode.
C’est ainsi que Bernard Lamarche, conservateur de l’art actuel au musée, Maude Lévesque, commissaire de l’exposition et Daniel Drouin, conservateur de l’art ancien, ont tour à tour traité du sujet.
Bernard Lamarche, Maude Lévesque, Daniel Drouin
Cette grande exposition mettra en lumière 32 œuvres provenant de la collection du musée et près de 195 objets y seront également exposés dont 69 ensembles créés par Alexander McQueen qui sont issus de la collection privée de Regina J. Druker. De plus, 50 œuvres d’art incluant une sélection de costumes historiques, 17 coiffes et chaussures réalisées par l’artiste de Los Angeles Michael Schmidt seront aussi mis à l’honneur.
Celle-ci permettra de découvrir des thèmes universels propres à la démarche artistique de McQueen telle que la vie, la mort, la nature, la mythologie, les systèmes de croyances religieuses, la condition humaine et le développement durable.
Issue du MNBAQ, l’œuvre d’Holly King, créée en 2003 et intitulé Lush a notamment inspiré Alexander McQueen pour la création de sa collection A/H 2008-09 intitulée : La fille qui vivait dans l’arbre.
Bel exemple, ici, évoque Maude Lévesque, des sources d’inspiration du créateur pour cette robe strapless et de la coiffure pour femme créée par Michael Schmidt.
Autre source d’inspiration de McQueen est celle provenant de l’œuvre d’art l’Urne, créée par le céramiste Manuel Cipriano Gomes Mafra vers 1865-1887, afin de concevoir sa collection P/E 2010 intitulée : l’Atlantide de Platon.
Pour cette collection, McQueen évoque un monde imaginaire après la fonte des calottes glaciaires. Monde devenu ainsi hostile, vision bien personnelle du créateur d’une nature à la fois salie et magnifiée.
Des robes-méduses, des ensembles pantalon, des manteaux qui ressemblent à des anatomies de pingouins, des scaphandres composent cette impressionnante collection. Les mannequins portent également des chaussures vertigineuses intitulées les armadillos ressemblant étrangement à des pattes d’amphibiens. (1)
Fait intéressant, Alexander McQueen appose à ses étiquettes de vêtements, lors de la création de sa collection P/E 2007, une mèche de ses propres cheveux, idée qui plaît alors à sa clientèle.
Thématique de la mort dans les collectionsartistiques
Le thème de la mort comme source d’inspiration tant en histoire de l’art que pour un créateur de mode revient périodiquement. L’être humain, de tout temps est fasciné par la mort et par l’au-delà, ce qui a permis aux artistes de mettre en images cette réalité.
Plusieurs représentations historiques de celle-ci existent, elles sont notamment religieuses, héroïques ou bien intimes. C’est pourquoi, jusqu’au milieu de XXe, la mort fait partie du quotidien des gens. Elle est montrée par l’exposition du corps du défunt. De nos jours, la mort est tenue loin de nous indique Daniel Drouin. Le deuil doit se vivre rapidement et puis, il est de bon ton de reprendre le cours de sa vie.
Ce thème se retrouve, au 19e siècle, dans les objets d’art décoratifs comme les bijoux. Les bracelets de deuils, bagues, chaînes et médailles sont les tendances du moment. Des cheveux du défunt sont encapsulés dans les bijoux en tant que souvenir de deuil. Les métaux utilisés sont précieux afin de démontrer son attachement envers l’être cher. Les labels de McQueen apposés en 2007 sur ses modèles font vraisemblablement écho à cette mode.
Alexander McQueen réinterprète, pour sa collection P/E 1999, La Mort du cygne incarné par le top modèle Shalom Harlow. Collection qui sera à l’apogée des ses défilés de mode. La robe portée par Harlow lors de ce défilé se fait littéralement arroser de peinture par deux robots.
Le collectif d’artistes de Québec, le BGL, est un groupe reconnu pour ses installations artistiques prenant possession des lieux où ils exposent et également de l’espace public. Ce groupe revendicateur se veut provocant, critique et explosif. Les œuvres d’art réalisées utilisent l’humour, parfois grinçant et l’extravagance pour conscientiser la population concernant les différents enjeux sociaux et politiques de notre société. (2)
BernardLamarche relate l’exemple de l’œuvre Good Night Darty créé par ce collectif en 2006-07. Œuvre montrant le personnage de Dark Vador, cette figure paternelle du film Star Wars, qui est fondue et, par la suite, il ne reste qu’une simple réduction du personnage. Réduction qui symbolise cette abaissement.
Le travail de McQueen aborde également en termes de démarche critique. L’on a qu’à penser à la collection A/H 2009-10, TheHorn of Plenty dénonçant ainsi l’abondance de nos sociétés modernes versus la pollution qui en résulte.
Autre collection marquante, est celle du P/E 2004 intitulée Delivrance inspirée du film réalisé par Sydney Pollack They Shoot Horses Don’t They ? Film de désespoir concernant cette jeunesse en manque de moyens financiers durant la Grande dépression des années 30 aux États-Unis.
Maude Lévesque, commissaire de l’exposition Alexander McQueen : l’art rencontre la mode
Bref, une intéressante conférence qui a permis d’explorer l’univers fascinant et tourmenté de ce grand créateur de mode britannique dont il sera possible, à Québec, d’admirer tout le travail et le savoir-faire de ses fabuleuses créations. C’est donc un rendez-vous mode exceptionnel jeudi 15 juin prochain !
Photographies : travail personnel, 11 mai 2023, Musée National des beaux-arts du Québec.
Images et crédits, MNBAQ, Alexander McQueen : l’art rencontre la mode du 15 juin au 10 septembre 2023.
Sources recherches complémentaires :
(1) Vanityfair, France, Mode : Alexander McQueen, le prince des ténèbres, Loic Prigent, 17 mars 2016.
(2) Site Web, BGL, Collectif d’art contemporain québécois, section à propos.
Mercredi 3 mai dernier avait lieu, au MNBAQ, l’intéressante conférence intitulée : quand l’avant-gardeartistique s’investit dans l’apparence vestimentaire. Conférence présentée par Esther Trépanier, docteure en histoire de l’art, qui s’inscrit dans le cadre des activités entourant la venue de la prometteuse exposition mode en juin prochain intitulée Alexander McQueen : l’art rencontre la mode.
Parfois, la mode s’invite au musée et cette journée-là une salle bondée d’un public curieux d’en apprendre davantage sur cette relation fusionnelle entre l’art et la mode a été conquis.
Lorsque l’art rencontre la mode :
Les sources d’inspiration d’un créateur de mode sont nombreuses. Parmi celles-ci, il y a les voyages, les tissus, l’histoire, les tendances de société, tout peut inspirer un designer et particulièrement les arts comme l’architecture, la peinture, la sculpture, la danse, la musique, le théâtre ou le cinéma.
Lors de cette conférence, qui couvrait la période du début du siècle jusqu’à de nos jours, Esther Trépanier a abordé les thèmes suivants : le mouvement « réforme » en mode, quand la révolution artistique repense l’apparence vestimentaire, autour de la Révolution russe avec le constructivisme et le productivisme, une artiste qui possède sa propre maison de couture : Sonia Stern Delaunay, la collaboration entre les artistes et les maisons de couture, les couturiers qui s’inspirent de l’art pour créer et le vêtement comme médium pour la réalisation de l’œuvre d’art.
Et, quelques exemples retenaient l’attention.
Le mouvement « réforme » en mode
Le corset féminin est porté pendant plusieurs siècles. Au début du XXe siècle, des enjeux médicaux se posent sur la santé des femmes en regard du port du corset.
Emilie Louise Flögue, compagne de Gustav Klimt, propose alors des modèles dits de mouvement de réforme. La silhouette des styles est droite, le vêtement s’attache parfois à l’épaule et les robes créées laissent une grande liberté de mouvement. Cette tendance fait contrepoids et est symbole d’émancipation face aux diktats de la haute couture française.
Par contre, les femmes se sentent dénudées sans leur corset et ces styles, juger trop révolutionnaires pour l’époque, sont alors portés par une minorité de femmes.
Quand la révolution artistique repense l’apparence vestimentaire
Avec la venue de la photographie, la peinture, qui est alors figurative, devient un art plus abstrait afin d’évoluer vers le cubisme. La mode évolue également en ce sens et Giacomo Balla propose notamment un costume futuriste aux couleurs vives et aux formes géométriques qui s’inspire du tableau de Luigi Russolo intitulé : La Rivolta.
On prône alors l’égalité et le nivellement des classes sociales. Un manifeste italien voit le jour en septembre 1914 intitulé : Il vestito antineutrale afin de modifier les codes vestimentaires établis.
Autour de la Révolution russe avec le constructivisme et le productivisme
Cette période historique marque le moment de la seconde révolution industrielle avec la venue de la fabrication en série. En 1921, Singer lance une machine à coudre alimentée d’un moteur électrique. En Russie, le design textile se développe grandement.
Les robes créées par Liubov Popova en 1924 sont élégantes et les femmes peuvent les reproduire facilement à la maison grâce aux avancées technologiques telles que les machines à coudre plus performantes.
Les vêtements de travail comme les salopettes et les combinaisons une pièce deviennent tendances. Les coutures sont apparentes et elles doivent être montrées afin de s’opposer aux diktats de la haute couture française.
Une artiste qui possède sa propre maison de couture : Sonia Stern Delaunay et l’orphisme
Sonia Delaunay est artiste peintre, elle s’intéresse à la création de textile et est également designer de mode. Elle crée avec son mari Robert, le simultanéisme en couleur, une technique qui vise à trouver l’harmonie à l’aide de l’agencement simultané des couleurs mettant ainsi en valeur le rôle du jeu de la lumière.
L’orphisme ici prend tout son sens, car le poème d’Orphée écrit en 1908 fait référence à une poésie pure tel un « langage lumineux ».
La collaboration entre les artistes et les maisons de couture
Raoul Dufy qui est notamment illustrateur réalise des imprimés textiles pour la maison de couture de Paul Poiret. Son art est délicat, le trait de crayon est fin et le motif de la rose domine souvent dans son travail.
Les couturiers qui s’inspirent de l’art pour créer
Le mouvement surréaliste en peinture procure parfois des modèles des plus surprenants lorsque les créateurs de mode s’en inspirent. Elsa Shiaparelli s’inspire à cette époque du tableau de Salvador Dalí intitulé : le cabinet anthropomorphique pour créer un tailleur à poches tiroirs. Or, sur ce tailleur, comment peut-on ouvrir les tiroirs qui s’y trouvent ?
Le vêtement comme médium pour la réalisation de l’œuvre d’art
Le processus de création prend ici un tout autre sens, car c’est le vêtement qui devient le médium de travail. Naomi London réfléchit, ici, sur le rapport qu’entretiennent mère et fille qui est en sorte fusionnelle. Elle exprime par cette œuvre allégorique le fait de rompre ce lien maternel, cette distance, cet éloignement progressif.
Bref, une enrichissante conférence qui a permis d’apprécier cet avant-gardisme artistique qui se glisse graduellement dans notre garde-robe afin de constamment faire évoluer la mode.
À propos d’Esther Trépanier :
Esther Trépanier a œuvré de nombreuses années dans le domaine des arts et de la mode autant à Québec qu’à Montréal. Professeure émérite du département d’histoire de l’art de l’UQAM où elle a enseignée de 1981 à 2020, elle a été également directrice de l’École supérieure de mode de Montréal de 2000 à 2007 puis directrice générale du MNBAQ de 2008 à 2011. Esther Trépanier est également l’auteure de nombreuses publications concernant l’art québécois et canadien des premières décennies du XXe siècle ainsi que concernant les questions relatives à la modernité.
Photographies : travail personnel tiré de la présentation d’Esther Trépanier, 3 mai 2023, Musée National des beaux-arts de Québec.
Long métrage québécois, Frame est une production indépendante réalisée entièrement avec des fonds provenant du privé. Triller psychologique, le scénario de ce film percutant dénonce des faits tabous tels que les injustices et abus de pouvoir qui règnent dans l’industrie artistique et met en lumière les violences et agressions faites envers les femmes.
Ce film co-réalisé par le duo JP Barcha Charlebois et Myraï Lavoie trace avec réalisme le portrait d’un photographe de mode aux tendances psychopathes et narcissiques. Rôle interprété avec brio par David La Haye, ce dernier voue un culte obsessif envers Ève, sa muse, rôle qui est incarné avec justesse par Ève Salvail.
Eve Salvail dans le rôle d’Eve
« Dans notre film, le narcissisme du personnage principal le conduit à sa fin tragique, mais la femme qui a survécu à ses violences et agressions en est sortie plus forte, ayant affronté et vaincu les ombres qui l’habitaient, » raconte la réalisatrice Myraï Lavoie.
Myraï Lavoie et JP Charlebois
Ce film cru évoque l’histoire de Charles, un photographe de mode renommé, parmi les meilleurs de l’industrie, qui travaille dans son propre studio-appartement. Tout semble aller pour le mieux pour lui, mais quelque chose lui échappe. Un désir qu’il n’arrive pas à assouvir ou à comprendre, qui affectera irréparablement ses morales, ses éthiques professionnelles et sa santé mentale, sans épargner les personnes ayant le malheur de se trouver sur son chemin comme Ève.
Tourné dans un ancien restaurant, qui semble hanté et abandonné tel un donjon des lofts du boulevard Saint-Laurent et également tourné aux Studios Charleswood films, Frame a été scénarisé par Max Desmond et Alice Messier. Patrick DesRosiers agit également à titre de producteur exécutif. Au cours des prochains mois, ce prometteur film sera diffusé dans de nombreux festivals sur le circuit international et au Québec. Restons à l’affût !
Mercredi 26 avril 2023, c’était soir de fête comme seul Montréal Fashion sait nous les offrir. Et, c’est à la Galerie MiidSpace de Montréal que le talentueux créateur de mode Helmer Joseph présentait sa toute nouvelle collection masculine composée de quinze modèles intitulée : Le mari de la Couturière.
Titre évocateur d’un sens de l’humour vif et allumé chez Joseph. Et, entrer dans l’univers fantastique de ce grand designer de mode, c’est découvrir un monde créatif sans bornes.
C’est aussi entrer dans cette douce folie artistique qui est sienne afin d’apprécier les styles et coupes de vêtements toujours aussi impeccables. C’est apprécier également tout le savoir-faire acquis lors de son travail en tant que tailleur pour hommes.
C’est de plus apprécier le choix des superbes tissus et du fabuleux travail de broderie. C’est sourire en regardant ces empiècements et détails qui font tous le charme de ses collections, du grand ART !
L’aspect ludique et joyeux de ses collections ne laisse personne indifférent et les sources d’inspiration de ses origines antillaises sont bien visibles dans ses créations qui sont des plus colorées et ensorcelantes.
À propos d’Helmer Joseph :
Natif de Port-au-Prince, Helmer Joseph suit une formation de tailleur pour hommes. Il poursuit également des études au Collège LaSalle de Montréal, à Paris chez ESMOD, à l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne aujourd’hui devenue l’Institut Française de la Mode et à l’École Lesage qui est spécialisée dans l’apprentissage de la broderie d’art.
Tailleur pour hommes, toujours en quête de nouvelles connaissances, il n’a jamais cessé de suivre diverses formations notamment en coupe à plat, en design de mode, design textile, chapellerie et métiers d’art, toutes reliées à la haute couture afin d’acquérir de nouvelles connaissances techniques totalisant ainsi seize formations pour autant de diplômes, bravo !
Helmer Joseph a également travaillé 20 ans à Paris pour les plus grands noms de la haute couture telle que Christian Dior et Thierry Mugler, ceux du prêt-à-porter et du domaine du spectacle. De retour au Québec, le créateur propose ses propres collections insufflant ainsi tout le savoir-faire européen afin de procurer une marque haute couture unique made in Canada.
Bref, une époustouflante collection présentée ce mercredi démontrant tout le talent de ce créateur d’exception !
Les soirs de vernissage d’exposition sont toujours des plus inspirants. Et, hier soir, mardi 25 avril 2023, ne faisait pas exception avec l’ouverture de La Galerie de la Passerelle du Le Capitole Hôtel et le déroulement du vernissage de l’exposition de l’artiste et photographe de grands talents Marjorie Roy.
Située au 7e étage de l’hôtel, La Galerie de la Passerelle se déploie sur une impressionnante passerelle vitrée qui relie le bâtiment d’époque de l’hôtel à la nouvelle section. Complexe hôtelier qui a d’ailleurs été inauguré en janvier 2019. Longeant les fortifications de la ville, cette Galerie offre ainsi un panorama unique et magnifique de Québec autant de jour comme de soir.
Vue de la passerelle Titre 9 mars 10 h 51
La poétique exposition présentée par Marjorie Roy en collaboration avec les Galeries d’Art Beauchamp intitulée : Entre Ciel et Terre nous fait découvrir la passion de cette artiste, née en Nouvelle-Beauce plus précisément à Saint-Isidore, pour les oies blanches et les envolées d’oiseaux migrateurs.
Maryse Roy Titre 12 février 19 H 22
Sortir des sentiers battus :
La technique artistique de Marjorie Roy est particulièrement intéressante, car elle allie assemblage de photographies par ordinateur à un processus de superposition de textures, de couleurs et de contrastes procurant ainsi des compositions des plus frappantes et harmonieuses. Les œuvres d’art sont ensuite imprimées sur des plaques de métal brossé afin de profiter du jeu de lumière naturelle que génère la réflexion métallique.
Un titre de l’œuvre évocateur :
« Comme les oies sont de nature à revenir, je nomme mes œuvres avec une date et heure qui elles aussi reviennent à chaque année » explique l’artiste.
Titre 13 février 16 H 12
Bref, une superbe exposition à voir tout l’été qui inspire joie de vivre et bonheur !
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 25 avril 2023, Galerie de la Passerelle du Capitole Hôtel de Québec.
Marie-Christine Fortier, fondatrice de Esser Studio, lançait lundi dernier une toute nouvelle collection capsule. Elle signe également un vibrant manifeste intitulé : douceur violente d’un rappel à l’ordre afin de réfléchir collectivement sur l’avenir de la mode.
La collection capsule qu’elle propose se compose d’environ dix pièces et celle-ci est une ode à la beauté de la simplicité du design. Point de rencontre entre la fonctionnalité et l’esthétisme, chaque création est le symbole d’un design qui transcende les modes en regard du temps.
Les modèles proposés, pour cette collection, arborent des lignes souples et raffinées. Les coupes des vêtements sont unisexes et amples afin d’encourager la fluidité des genres et procurer une grande liberté de mouvement. Ces derniers sont d’ailleurs fabriqués de fibres naturelles.
Soucieuse d’afficher son engagement en faveur de l’économie circulaire, Marie-Christine Fortier a développé une ingénieuse technique de mosaïque textile moderne qu’elle a utilisée pour créer sa première pièce de la collection : une robe maxi. Cette nouvelle technique permet de transformer et d’assembler les rebuts textiles afin d’en faire naître une nouvelle matière.
Contester l’inaction de l’industrie de la mode, c’est ce que désire la créatrice. Marie-Christine Fortier invite le consommateur à repenser ainsi ses achats de vêtements afin de s’ouvrir vers de nouvelles avenues.
Par sa contribution à ce manifeste, Marie-Christine Fortier réitère son engagement à concevoir des modèles intemporels confectionnés avec grand soin dans le but de prendre part à un changement durable.
Elle souhaite également influencer d’autres créateurs à s’informer davantage sur le choix des matières premières et à adopter des pratiques commerciales plus durables dans le temps et éthiques afin de contrer la surconsommation de produits modes.
Bref, Marie-Christine Fortier, créatrice d’Esser Studio, souhaite ardemment que son message écologique résonne avec ceux qui, tout comme elle, partagent sa vision d’un avenir meilleur et plus écologique.