Elle est resplendissante de vie et de joie et elle lançait samedi 19 août dernier lors d’un sympathique Vernissage à la Galerie d’art Beauchamp de Québec sa toute nouvelle exposition intitulée : L’autre chemin vers mon jardin. Angela Morgan est fabuleuse !
L’artiste s’est déplacé de la Colombie-Britannique jusqu’à Québec pour venir présenter, en exclusivité à la Galerie d’art Beauchamp, cette nouvelle exposition. C’est ainsi que la galerie d’art se transforme en un formidable océan visuel de couleurs vives et les magnifiques tableaux d’Angela Morgan confèrent à l’espace intérieur un incroyable jardin luxuriant.
Œuvre intitulée : Knowing a particular garden path
Cette magnifique œuvre est le coup de cœur perso de cette charmante exposition en raison du format de la toile, de l’immense chapeau porté par le personnage et bien sûr le mélange harmonieux des vibrantes couleurs.
Lors de cette exposition, le visiteur pourra découvrir en exclusivité une vingtaine de tableaux peints à l’huile. L’artiste explore ainsi une palette de couleurs vibrantes qui s’inspire notamment des coraux chatoyants de la mer, des fuchsias vibrants de dame nature et des succulentes pêches bien mûres en été.
Ses œuvres iconiques prennent vie sous forme de portraits féminins. Tantôt des femmes élégantes se baladent à vélo ou bien se prélassent lors d’un pique-nique raffiné en plein air. Et, l’on peut s’imaginer aisément profiter de ce monde imaginaire idéal.
Œuvre intitulée : Heart to heart
Un hommage à l’hiver québécois est également rendu par de superbes tableaux évoquant la saison de ski témoignant ainsi de la richesse de nos saisons. Ludiques et colorés à la fois, les personnages de l’artiste nous transportent dans un univers familial de joie.
Œuvre intitulée : Centered for snow
À propos d’Angela Morgan
Elle vit et travaille à Fernie en Colombie-Britannique et songeait devenir designer de mode. Ses toiles, tout comme elle exprime plusieurs émotions « célèbrent l’humanité par une exploitation unique de la couleur, du motif et de la ligne. Mes personnages sont peints dans différentes situations. Tantôt, ils expriment leur joie à danser, tantôt ils semblent apprécier la vie parentale ou encore ressentent la mélancolie de l’été qui se termine. »
Devant cet imaginaire débordant de créativité, le visiteur se sent comme le témoin de scènes complètement réelles, de moments vivants. Les touches de couleurs qu’utilise Angela Morgan s’amalgament entre elles pour créer un mouvement visuel qui accentue cette sensation d’un événement qui se produit au même moment où on le regarde. Depuis 2001, ses œuvres sont diffusées dans quelques galeries au Canada, en Suisse et aux États-Unis.
Œuvre intitulée : Keeping current
Bref, une superbe exposition à découvrir à la Galerie d’art Beauchamp si vous êtes de passage par la belle ville de Québec ou y habitez déjà jusqu’au 3 septembre 2023.
Photographies : travail personnel et François Berthiaume, Galerie d’art Beauchamp, 19 août 2023.
La mode au début du siècle dernier était bien différente de celle que l’on connaît aujourd’hui. Et, vendredi 4 août 2023, Françoise Dulac, sociologue de la mode, présentait aux Jardins de Métis une pertinente conférence sur le sujet.
Durant la longue vie d’Elsie Reford, 1872 à 1967, la mode connaît plusieurs influences et bouleversements. Du port du corset à celui de la minijupe, la mode évolue considérablement.
Elsie Reford est issue d’une grande famille bourgeoise de Montréal. Les vêtements que portent les bourgeois de cette époque sont fort différents de ceux portés par le peuple. Le Québec de l’époque est rural et c’est ainsi que le mode de vie s’y conforme.
En contrepartie, l’industrie de la fourrure est en plein essor et les femmes aisées s’y intéressent de plus en plus. Sur cette photographie, on peut apercevoir une cape en fourrure d’ours noir portée par Elsie Reford. Celle-ci évoque l’époque de la Renaissance par sa forme et son col de style Médicis.
En 1858, Charles Frédéric Worth lance à Paris la première maison de couture et appose son nom sur les étiquettes de ses vêtements, ce qui était tout à fait inusité pour l’époque. Il est également un des fondateurs de la haute couture parisienne.
À cette époque, la mode était synonyme de réussite sociale et la bourgeoisie de l’époque se plaît dans une certaine oisiveté. En ce ce sens, les femmes comme Elsie Reford exposent fièrement, par leurs tenues vestimentaires, la richesse de leur mari.
Cette mode était très codifiée et chaque moment de la journée, chaque circonstance demandait une toilette différente et le chapeau était un élément indispensable de celle-ci. Sortir, sans celui-ci donnait l’impression d’être une ouvrière négligée qui sort de la maison la tête complètement nue.
Elsie Reford pratique notamment l’équitation, mais les vêtements de sport n’existent pas. Ils apparaissent graduellement vers 1920 tel que le démontre cette photographie où on la voit pratiquer ce sport tout en portant une traditionnelle tenue de ville.
Elsie Reford pêche, chasse, jardine, joue du violon et ses tenues vestimentaires sont sources d’inspirations pour plusieurs femmes de l’époque. Elle est définitivement un modèle social à suivre.
En 1906, Paul Poiret innove en proposant des modèles qui se portent sans corset. La ligne vestimentaire est plus droite et les tailles sont hautes dites de style empire.
Lors de la Première Guerre Mondiale en 1914, les robes raccourcissent en raison du manque de tissu sur le marché. Et, en 1916, Gabrielle Chasnel surnommée Coco Chanel innove en puisant de la garde-robe masculine le jersey et propose ainsi des costumes tailleurs aux lignes souples fabriqués de cette matière.
En 1926, elle lance la célèbre petite robe noire qualifiée alors par le magazine Vogue américain de Ford de Chanel. C’est également l’époque de la mode dite à la garçonne, les cheveux sont dès lors coupés court, la silhouette est droite, les femmes s’émancipent, elles dansent, sortent et fument au rythme des années folles.
Durant cette période de changements, on passe d’un Québec dit rural à celui d’urbain et donc l’art du bien paraître en société devient primordial. Les magazines féminins font notamment la promotion du maquillage, mais l’Église catholique si oppose formellement. La Ligue Catholique féminine est alors créée, en 1927, et 60 000 femmes y adhèreront.
Le cinéma est également une grande source d’influence pour la mode et les stars telles que Greta Garboou bien Marlene Dietrich donnent le ton aux tendances du moment.
Lors de la crise économique de 1929, les femmes s’efforcent de coudre elles-mêmes leurs vêtements. Par ailleurs, les couturiers québécois de l’époque telle que Gabrielle Bernier créent des modèles pour la bourgeoise montréalaise dont Elsie Reford fait partie.
La Seconde Guerre mondiale éclate en 1939 et, les hommes parti au front, les femmes les remplacent et travaillent dans les usines et autres lieux publics. Durant cette période, les vêtements sont très codifiés. Par exemple, les modèles portés pour le travail et ceux portés à la maison sont différents.
Cette seconde guerre se termine en 1945 et, en 1947, Christian Dior innove en proposant le New Look, style élégant et très féminin qui allait plaire et qui contraste avec la mode des années de guerre. L’ampleur de la jupe est démesurée et fait scandale en raison de la quantité de tissu requise pour sa confection.
Socialement, le retour de la femme à la maison est valorisé et l’arrivée des électroménagers sur le marché facilitent grandement la vie de celle-ci. Femme que l’on surnomme alors la Reine du Foyer.
La mode de cette époque est aussi celle de la jeunesse et les adolescents ont comme idoles James Dean ou bien Elvis Presley. Graduellement, la semaine de travail et les jours de congé sont clairement identifiés et les tenues vestimentaires sont également différenciées en fonction de ce nouveau mode de vie.
La décennie 60 verra la mode évoluer encore plus et, en 1962, la Britannique Mary Quant lance des jupes et des robes coupées en haut du genou, ce qui était bien audacieux pour l’époque. C’est donc l’arrivée sur le marché de la minijupe. La mode se veut moins rigide et les sous-vêtements féminins évolueront en conséquence tels que l’apparition des collants et des soutiens-gorge aux formes plus naturelles.
Elsie Reford quitte pour la dernière fois, à la fin de l’été 1959, son jardin bien-aimé. Elle est alors âgée de 87 ans. Elle décède, en 1967, à l’âge vénérable de 95 ans et laisse un legs immense aux générations futures.
À propos de Françoise Dulac
Françoise Dulac est sociologue de formation et a étudié à l’Université Laval. Elle a enseigné au CNDF de Québec et a également été chargée du cours à l’ESM-ESG UQUAM durant de nombreuses années.
Elle a été ma professeur préférée durant mes études à l’école de mode et établissait aisément le lien entre le phénomène mode et l’époque à laquelle elle s’inscrivait à savoir, dans un contexte historique et social donné, pourquoi les gens s’habillaient de cette façon.
Bref, une enrichissante conférence qui a permis de saisir l’évolution rapide de la mode en ce début de 20e siècle et d’apprécier les contextes sociaux et historiques dans lesquels vivaient les gens de l’époque d’Elsie Reford.
Photographies, travail personnel, 4 août 2023, Jardins de Métis, Gaspésie
Sans domicile fixe est le titre de la 10e édition de la Biennale internationale du lin de Portneuf qui se déroule présentement au Vieux Presbytère de Deschambault-Grondines ainsi qu’au Moulin de La Chevrotière et ce, jusqu’au 1er octobre 2023.
Vieux Presbytère
La Biennale Internationale de lin de Portneuf (BILP) est un événement artistique pluridisciplinaire qui permet de promouvoir les pratiques contemporaines liées à la fibre naturelle qu’est le lin. Fibre noble que l’on cultive d’ailleurs depuis la nuit des temps.
Se déroulant à tous les deux ans, la BILP célèbre cette année son 10e événement artistique et cette année anniversaire permettra de retracer et valoriser l’histoire de cette grande biennale.
Depuis ses tout début en 2005, cet inspirant événement a permis d’exposer les œuvres de plus de 235 artistes de la région de Portneuf, de Québec, de Montréal, du Canada et de l’étranger. Des artistes de plusieurs champs de pratique artistique tels que les arts visuels, les métiers d’art ou encore de design ont vu leurs créations valorisées.
Durant toutes ces années, de nombreuses activités culturelles ont été organisées dans 11 des 18 municipalités de la MRC de Portneuf. Plusieurs expositions ont été ainsi conçues dans la région et ont également été présentées au Canada, en France, en Belgique, en Irlande du Nord et au Portugal.
L’œuvre de Karen Trask intitulée La marée monte est d’ailleurs LE coup de cœur perso de cette intéressante biennale.
Le titre de la biennale de cette année Sans domicile fixe évoque l’exclusion sociale que vivent souvent les personnes définies comme SDF. Elles sont généralement perçues comme des gens sans-abri et elles sont victimes d’une catastrophe personnelle ou bien collective.
Daniel Jules Roger, France – Déambulation
Souvent connotée négativement, l’expression sans domicile fixe peut également se voir attribuer un sens plus heureux à savoir celui d’un choix délibéré de liberté et d’une marginalité bien assumée.
Commissaires de l’exposition Adrien Landry, Donald Vézina et Dominique Roy mettent en lumière les intéressantes œuvres de vingt artistes originaires du Québec, de l’Alberta, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario, de la Belgique, des États-Unis, de la France, de la Lituanie, des Pays-Bas et du Portugal.
Moulin de La Chevrotière
Les artistes créateurs de ces œuvres songées posent ainsi un regard éclairé et sensible sur cette dure réalité qui échappe collectivement et dérange.
Blair Tate, États-Unis – Dialogue
Parmi les artistes invités notons la présence de Line Dufour, Carole Frève, Marie-José Gustave, Nathalie Lavoie, Karine Locatelli, Mylène Michaud, Karen Trask, Paula Murray, Philip Hare, Bozica Radjenovic, Rochelle Rubinstein, Laura Vickerson, Carolyn Wren, Anneke Klein, Stéphanie Jacques, Daniel Jules Roger, Blair Tate, Megan Sharkey, Maria Luisa Ramires et Severija Incirauskaite-Kriauneviciene.
À propos de Portneuf
La MRC de Portneuf est une région charmante à visiter. Située aux abords du majestueux Fleuve Saint-Laurent, celle-ci se prête bien à des activités extérieures variées.
Ses nombreux restaurants, boulangeries, boutiques artisanales, foires commerciales et parcs font de cette région, classée parmi les plus beaux villages du Québec, un endroit de prédilection à découvrir ou à redécouvrir cet été et en toute saison.
Bref, une superbe 10e édition de la Biennale du lin de Portneuf à voir cet été pour être touché par les œuvres exposées et être envouté par la beauté du paysage et des lieux.
Photographies : travail personnel et François Berthiaume, Biennale internationale du lin de Portneuf, Deschambault-Grondines, 30 juin 2023.
Philippe Denis, commissaire de l’exposition, est cet être passionné et généreux qui nous DL Vision Mode a ouvert les portes de l’espace muséologique en exclusivité, le 18 juin dernier pour la visite de la touchante exposition présentée aux Jardins de Métis jusqu’au 1er octobre 2023 intitulée : En/In vogue. Elsie Reford et la mode.
Allocution de Phillipe Denis lors du lancement de l’exposition Allocution d’Alexander Reford, directeur des Jardins de Métis et arrière petit-fils d’Elsie Reford
Conçue en partenariat avec l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM et Antonio Ortega Couture, cette belle exposition nous transporte littéralement au 19e siècle alors que les bonnes manières et le savoir-être donnaient le ton à la société bourgeoise et guindée de cette période historique foisonnante.
Cette belle exposition permet également de découvrir l’influence exercée par les illustrations de mode sur l’intime relation qu’Elsie Reford entretenait avec la mode. La garde-robe présentée lors de celle-ci couvre la période allant de 1892 et 1950.
Philippe Denis explique Elle regardait les gravures de mode versus sa personnalité, qu’est- ce qui est publié et comment elle joue.
Cette exposition est séparée en cinq thèmes éloquents à savoir, la famille, l’enseignement, le modèle britannique, l’aristocratie et la nature. Thèmes qui nous permet de mieux saisir la vie quotidienne des gens aisés de cette époque. Époque qui était d’ailleurs très codifiée socialement, ce qui permettait notamment d’y détecter les intrus.
Le 19e siècle marque la venue de l’industrialisation, de la démocratisation et du nationalisme permettant un développement humain rapide et fort important.
Parlons chiffons
Les gravures de mode sont, à l’époque, ce que sont aujourd’hui les magazines de mode ou bien les pages de modes via Internet diffusées par les influenceurs sur les réseaux sociaux. Elles servaient à informer, éduquer et influencer les gens en matières de mode vestimentaire et de tendances de société.
Les thèmes de l’exposition
La famille
Vers la seconde moitié du 19e siècle, la représentation familiale est grandement mise en valeur sur les gravures de mode et sur ces dessins la jeune femme y est placée au centre de l’image.
Elle est représentée de façon penchée, son attitude bienveillante tend vers ceux que l’on considère alors comme les membres les plus fragiles de cette cellule familiale à savoir les enfants et les personnes plus âgées.
Dans ce contexte, toute jeune femme qui regardait ces illustrations de mode apprenait par le fait même qu’elle était comme une sorte de solide maillon appartenant à une chaine qu’il fallait donc respecter. En se mariant, cette jeune femme se devait de respecter autant la lignée sociale à laquelle elle provenait que celle à laquelle elle allait appartenir.
L’enseignement
C’est à la maison que les jeunes filles de l’époque s’éduquaient. La mère enseigne en lisant ou bien l’enfant apprend en observant ses parents. Un peu plus tard, la jeune femme apprend un instrument de musique en compagnie d’une autre. Celle-ci pourra démontrer ainsi tout son talent musical lors de soirées mondaines organisées par ses parents.
Afin de développer son goût artistique, celle-ci fréquente également les galeries d’art et les musées en compagnie d’une amie dans le but de parfaire son éducation.
Philippe Denis mentionne elle essaie de tout codifier, les périodes de la journée, les événements, elle joue, elle donne ce que les gens s’attendent d’elle, donc sensibilité.
Le modèle britannique
À cette époque, l’art de vivre à la française, avec Paris comme capitale de la mode, était la référence fashionable du moment. L’influence britannique se fait par contre sentir par le récit des gravures de mode du pays, la légendaire ponctualité des trains, les inspirants voyages en région, la mode des étoffes de laine à carreaux tartans écossais et la démonstration de la Marine royale.
La mode et la décoration britannique insufflent alors un vent de confort et de liberté. Le capitonnage couvre autant les fauteuils que les robes. Cette promotion vestimentaire trouve échos dans le fait que les gens pratiquent de plus en plus d’activités extérieures tels que l’équitation, la bicyclette, le tennis ou bien la natation.
Philippe Denis explique
Elle promouvoit l’Empire Britannique, le commerce britannique et elle va annuellement à Londres, les grandes maisons de couture parisiennes ont des succursales, on ouvre les carnets de voyage et on a les factures, Lanvin, o.k. tu t’habilles à la mode parisienne, mais en passant par les succursales londoniennes donc personne ne pouvait lui reprocher de ne pas faire la promotion, elle est au fait de ce qui se fait de mieux.
L’Aristocratie
Le modèle aristocrate anglais est souvent diffusé par les magazines féminins de l’époque. S’ennoblir étant le but ultime à atteindre, ces gravures de mode illustrent bien la fascination que la noblesse exerce chez les gens ordinaires.
Philippe Denis précise, cette exposition, c’est la relation qu’Elsie entretient avec la mode, mais c’est aussi la relation qu’elle va imposer avec la mode au gens qui l’entoure donc soucis de l’excellence.
Attrait qui est bien présent dans les dessins des robes présentées et à porter lors d’événements officiels et mondains comme des présentations à la cour, des bals ou bien des bazars de charité.
Inspirés du 18e siècle, des motifs, des silhouettes et des éléments décoratifs sont ainsi associés à l’âge d’or du mode de vie des nobles qui partagent aisément leur vie entre les salons de leur hôtel particulier et ceux de leur résidence secondaire à la campagne. Ce qui correspond au standard du nec plus ultra en matière de bon goût et de raffinement de cette classe sociale fortunée.
La nature
Le 19e est marqué par d’importantes découvertes qui émanent de tous les domaines. De nombreux explorateurs parcours de nouveaux pays encore inconnus par les Occidentaux et rapportent avec eux, lors de leurs expéditions lointaines, de nouvelles espèces végétales.
Philippe Denis mentionne l’importance du motif floral et que beaucoup de modèles ont été réalisés avec de la broderie anglaise donc une façon de faire entrer l’extérieur à l’intérieur.
C’est dans ce contexte que des serres portatives sont ainsi créées pour transporter ces végétaux dans des jardins botaniques locaux afin que le public puisse les découvrir.
Initiées comme nouvelles sources d’inspiration, les créateurs de mode et les artistes en art décoratifs s’inspirent de celles-ci pour créer des motifs variés et de nouvelles formes artistiques.
Phénomène social intéressant, ces plantes nouvelles et fragiles à la fois importées notamment de l’Asie, contraste avec cette époque ou le développement industriel enfume littéralement les villes.
C’est dans ce contexte que les médecins spécialisés en questions d’hygiène commencent alors à inviter les gens à s’entourer de nature afin de cultiver des plantes à la maison.
Bref, un été Art et Mode où les Britanniques sont définitivement mis à l’honneur et ce, par la présentation de l’exposition consacrée au travail d’Alexander McQueen à Québec. Et, également aux Jardins de Métis par la présentation de la superbe exposition de la garde-robe d’Elsie Reford. Exposition qui est définitivement à découvrir ainsi que les superbes jardins qui entourent la Villa Estevan !
C’est une femme actuelle, elle correspond aux standards d’aujourd’hui.
Philippe Denis
Le pavot bleu
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Jardins de Métis, 18 juin 2023.
C’est avec grande fierté que le MNBAQ lançait mercredi 14 juin dernier, la superbe exposition mode consacrée au génie créateur de Lee Alexander McQueen.
Après un passage remarqué à Los Angeles aux États-Unis et Melbourne en Australie, c’est à Québec qu’est présenté, du 15 juin au 10 septembre 2023, l’exposition vedette intitulée Alexander McQueen : l’art rencontre la mode.
La ville de Québec entre dans la cour des grands en matière d’exposition de mode en présentant cette exposition majeure qui propose une réflexion songée sur le processus créatif d’Alexander McQueen. Lui, que l’on surnommait de son vivant l’enfant terrible de la mode britannique.
Jean-Luc Murray, directeur général
C’est ainsi qu’afin de mieux comprendre les sources d’inspiration du créateur, des pièces conçues par McQueen sont mises en relation avec des œuvres d’art issues de différentes époques, d’origines culturelles différentes et de techniques artistiques très variées.
Stéphane Le Duc, ambassadeur de l’exposition
L’art rencontre la mode permet de rassembler un impressionnant corpus visuel à savoir d’admirer 225 objets d’art, 195 objets provenant de la collection du LACMA dont 69 ensembles signés du créateur lui-même et issus de la collection personnelle de Regina J.Drucker -, 50 œuvres d’art composant une sélection de costumes historiques, 17 coiffes et chaussures réalisées par Michael Schmidt et 32 œuvres de la collection du MNBAQ.
Acclamé à de nombreuses reprises par la critique, le travail de McQueen prouve la virtuosité technique du processus créatif du designer. Ses sources d’inspiration sont nombreuses et elles sont à la fois autobiographiques, encyclopédiques, historiques, médiatiques, technologiques et s’inspirent également de la culture populaire.
Des thèmes chers à Alexander McQueen tels que la vie, la mort, la nature, la mythologie, les systèmes de croyances religieuses et la condition humaine sont aussi finement illustrés dans cette exposition.
Cette exposition grandiose est séparée en quatre thèmes porteurs qui sont ;
Mythe, celui-ci relate les sources d’inspiration lointaines du créateur comme l’iconographie chrétienne de la Renaissance nordique et de la Renaissance italienne ou celles puisées dans l’antiquité grecque et romaine.
Cette fusion de sources multiples transforme une convergence des styles vestimentaires et artistiques hétéroclites en une vision singulière propre à McQueen.
Mode Narrative explore l’intérêt de McQueen à partager des histoires qu’elles soient issues d’éléments autobiographiques ou bien historiques. Ce qui en découle des collections qui ont pour thèmes, la tradition, la découverte, l’échange, le pouvoir, la persécution, la violence et la métamorphose.
À droite de l’image, ensemble pour femme, manteau et jupe, collection Explorateur A/H 2003-04, bottes en cuir de la même collection.
Technique et innovation proposent d’explorer le talent créatif manuel de McQueen et de s’attarder à sa façon de tout réinventer. Il a ainsi travaillé des technologies émergentes pour l’époque tels que le découpage au laser et l’impression numérique qui sont toujours bien présentes dans l’industrie de la mode actuelle.
Veston pour femme, collection Jeanne A/H 1998-99, impression de superposition d’images sur polyester, acétate et paillettes en plastique.
Évolution et existence s’intéresse à la fascination du créateur pour les cycles de la vie et la condition humaine en général. Le regard que pose McQueen sur la nature, l’évolution de la vie et la mort à donner naissance à des collections qui démontrent la fragilité de la vie et trouve espoir dans sa perpétuelle régénération.
Robe pour femme, collection P/E 2010, L’Atlantide de Platon, soie impression numérique, lamé et cuir peint, découpe au laser.
Difficile de choisir parmi tant de beauté, de créativité et de talent, les modèles qui personnellement retenaient l’attention, néanmoins, en images, quelques coup de cœur de cette sublime exposition.
Robe pour femme, collection A/H 2010-11, Sarah Burton, Anges et démons, soie avec fermeture à glissière et boucle en métal. Inspiration source de la Renaissance. Trois photos amalgamées numériquement tirées de trois tableaux et tissées de façon jacquard. Robe pour femme, soie et perle de verre, taille empire, Régence, corsage rehaussé de glands, symboles de stabilité chers aux arts déco de Grande-Bretagne, collection A/H 2008-09, La fille qui vivait dans l’arbre. Bottes pour femme, même collection, cuir et cuir verni. Robe pour femme en soie à plies creux inspirée du 18e siècle, pré collection A/H 2007-08,
Bref, une grande exposition art et mode définitivement à voir cet été si vous êtes de passage ou habitez la belle ville de Québec afin d’être transporté dans un univers flamboyant d’un personnage plus grand que nature, celui de Lee Alexander McQueen.
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 14 juin 2023, MNBAQ, Québec.
Dans le cadre des festivités entourant le 100e anniversaire de naissance de Jean Paul Riopelle, hier après-midi, 15 juin 2023, avait lieu le lancement médiatique de la poétique et touchante exposition présentée à la Bibliothèque de Montmagny intitulée : Mon cher Jean Paul.
Pour cette occasion toute spéciale, une vingtaine d’œuvres d’art rassemblées par madame Huguette Vachon, compagne des 16 dernières années de vie de Jean Paul Riopelle, y sont présentées. Œuvres qui ont été généreusement prêtées par des amis intimes de l’artiste.
Allocution de Marc Laurin, maire de Montmagny
Cette magnifique exposition se veut une incursion privilégiée dans la vie du grand maître afin de célébrer les 100 ans de celui qui a marqué la région de Montmagny et de ses îles par sa renommée internationale. Peintre, qui a notamment passé les dernières années de sa vie entre sa maison de L’Isle-aux-Grues et son atelier de L’Ile-aux-Oies.
Huguette Vachon, commissaire de l’exposition
Lors de cette visite, il sera possible d’admirer des œuvres inédites. Celles-ci sont de signatures très variées et elles couvrent la période allant de 1958 à 1990. Certaines d’entre elles n’ont jamais été exposées publiquement.
Le visiteur pourra aussi admirer des huiles sur toile, des acryliques ainsi que plusieurs œuvres utilisant des techniques mixes. Des pastels, une eau-forte et même une sculpture de bronze nommée le Chien-Isabelle, faisant ainsi référence à leur compagnon à quatre pattes, sont exposés.
Commissaire de l’exposition, Huguette Vachon explique ;
Cette exposition est une déclaration d’amour pour Jean Paul. Chacune des œuvres prêtées par ses amis nous rappelle un moment partagé avec lui.
Lors de cette visite, il sera aussi possible de découvrir des thèmes chers à l’artiste tel que l’oie blanche, oiseau qui a tant fasciné l’artiste. De plus, un magnifique paravent mesurant environ 10 pieds de long est exposé et est l’élément frappant de la salle.
Cette exposition permet d’admirer des œuvres de grands collectionneurs et amis du peintre tel que Champlain Charest, le père de Marie Saint-Pierre, de Jean-Côté et un admirateur du tout début de l’artiste, l’avocat Marc Bellemare.
Jocelyn Landry, directeur de la bibliothèque de Montmagny, Huguette Vachon, Marc Laurin, Sonia Godbout présidente corporation de la bibliothèque municipale.
Bref, une charmante exposition à voir cet été et ce, jusqu’au 17 septembre prochain afin d’être envouté par les œuvres touchantes de cet artiste d’exception !
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Bibliothèque de Montmagny, 15 juin 2023.
Entendre Stéphane Le Duc en conférence, journaliste mode bien connu depuis de nombreuses années, est toujours un moment de découverte incroyable. Et, mercredi après-midi 14 juin, ne faisait pas exception lors du lancement de la grande exposition au MNBAQ consacrée à l’impressionnant travail du créateur britannique Lee Alexander McQueen intitulée Alexander McQueen : l’art rencontre la mode.
Stéphane Le Duc a intitulé sa conférence Alexander McQueen Ange ou démon ? Et, celle-ci se voulait un survol biographique de la prolifique carrière de ce créateur de mode hors normes qualifié à juste titre d’enfant terrible de la mode britannique.
Stéphane Le Duc est un des privilégiés qui a eu la chance de rencontrer le créateur à New York et il raconte ;
En arrivant, je ne connaissais pas son travail, car il était très jeune. C’était sa première collection, il avait un côté provocateur, très sûr de lui, arrogant et qui parlait d’une façon très crue, presque vulgaire. Il disait fuck tout le temps, avec un accent anglais difficile à comprendre, mais je voyais que c’était quelqu’un de convainquant, qui avait quelque chose à dire et qui remettait la mode en question et qui allait innover, quelqu’un qui avait envie de faire la révolution.
Stéphane Le Duc se dit alors que ce créateur sera à surveiller et l’avenir lui donnera raison.
Les collections de McQueen racontent des histoires et elles sont souvent inspirées des sources artistiques du passé, également de l’histoire de ses racines familiales écossaises. Stéphane Le Duc, en conférence, relève quelques exemples fort éloquents.
La collection créée en 1992 lors de l’année de sa graduation scolaire et intitulée Jack the Ripper stalked his victims est inspiré de l’histoire de Jack the Ripper et dénoncent les victimes de la Whitechapel en 1888 de Jack l’Éventreur, tueur en série. Fasciné par l’époque victorienne, McQueen coupe également ses propres mèches de cheveux pour les encapsuler et fabriquer des étiquettes pour ces vêtements, faisait ainsi référence à cette période historique où les prostituées vendaient leurs cheveux.
L’amitié entre Isabella Blow et Alexander McQueen est indéfectible. Après avoir travaillé chez plusieurs tailleurs londoniens, McQueen passe directement au troisième cycle de la prestigieuse école Central Saint Martins de Londres et dès 1992, il se fait remarquer par Isabella Blow, journaliste mode, qui achète tous ses modèles et publie dans le magazine Vogue britannique sa première collection. Elle le prend en quelque sorte sous son aile et l’aide à bâtir sa carrière.
En 1996, McQueen succède à John Galliano en tant que directeur artistique chez Givenchy. Il reçoit également le prix du Créateur britannique de l’année. Ironiquement, sa première collection pour la maison est très critiquée en raison de sa vision opposée aux codes établis. Le choc des cultures quoi.
Il conserve les codes de couleurs de la maison à savoir le blanc et le doré, mais a du mal a lier les deux forces créatrices à savoir la sienne sous un esprit provocateur et celle d’Hubert de Givenchy reflétant plutôt le glamour de l’âge d’or de la haute couture parisienne.
En 1997, sa collaboration avec l’artiste Björk, dont Stéphane Le Duc apprécie beaucoup le talent, est remarquable. McQueen est alors directeur artistique de l’album de la chanteuse intitulé Homogenic et lui dessine une fabuleuse robe de geisha.
La collection A/H 2006-07 de McQueen est inspirée de ses ancêtres écossais et est l’une de ses collections les plus autobiographies. Elle fait référence aux veuves de Culloden. The Widows of Culloden, la bataille de Culloden en 1745 marque la défaite du quatrième des débarquements royalistes en Écosse.
La pression s’accentue alors contre le mode de vie traditionnel des Highlanders pour notamment les tissus de laine écossais propre à un clan à savoir les tartans. C’est une collection hommage pour toutes ces veuves qui ont perdu leurs maris lors de cette bataille sanglante.
Alexander McQueen, ange ou démon ? À cette question, Stéphane Le Duc répond définitivement un ange, un artiste tourmenté et il termine sa conférence en lisant un inspirant poème d’Émile Nelligan intitulé : Prélude triste.
Créateur de mode angoissé, Lee Alexander McQueen s’enlève la vie en 2010, il avait 40 ans. Son destin tragique laisse dans le deuil toute une famille mode britannique et internationale. Il laisse un legs professionnel incroyable et une source d’inspiration inestimable pour les créateurs de mode actuels et futurs de partout dans le monde.
Maintenant à Québec ! Après avoir charmé plus de 50 000 visiteurs à Montréal, l’unique expérience 3D intitulée La magie des Impressionnistes prend l’affiche dans un endroit idyllique de la belle ville de Québec, soit l’Espace Quatre Cents du Port de Québec.
Et, cette impressionnante expérience 3D, car c’est le mot, se poursuivra jusqu’au 23 juillet prochain.
Le mouvement artistique impressionnisme en peinture est l’art de représenter en images la variation de la lumière du jour en regard de ses effets sur les couleurs et les formes que le peintre de l’époque observait.
En ce sens, cette expérience 3D entraîne, dès le début de l’immersion, le public à travers l’histoire fascinante des détails picturaux minutieux des plus grandes œuvres d’art de ces grands maîtres de l’impressionnisme du 19e siècle.
Parmi ces grands maîtres, notons l’impressionnant travail de Marie Bracquemond, Gustave Caillebotte, Paul Cézanne, Edgar Degas, Henri Fantin-Latour, Paul Gauguin, Éva Gonzales, Édouard Manet, Claude Monet, Berthe Morisot, Camille Pissarro, Jean-François Raffaëlli, Pierre-Auguste Renoir, Henri Rousseau, Georges Seurat, Alfred Sisley et Vincent Van Gogh.
Cette poétique expérience tridimensionnelle se déploie en deux parties. La première plonge littéralement le visiteur dans la ville lumière, Paris, de la fin du 19e siècle.
En guise d’introduction, Sophie Renoir, arrière-petite-fille de Pierre-Auguste Renoir, donne par son inspirante voix, tout de suite, le ton à ce que le visiteur pourra découvrir. Et, quel mémorable moment passé à apprécier les nombreuses œuvres d’art défiler sous nos yeux ébahis de façon interactive et dynamique.
Au XIXe siècle, le peintre impressionniste peignait à l’extérieur à l’aide d’un chevalet et observait la nature qui l’entourait. Il observait par exemple les vagues de l’eau s’agiter devant ses yeux et tentait alors de recréer ce mouvement nautique. Ce qui procurait une intéressante perspective visuelle à laquelle, de nos jours, l’expérience 3D se prête bien à ce genre de rendu visuel.
En seconde partie de l’immersion, le visiteur est invité à porter des lunettes tridimensionnelles afin de vivre plus intensément l’expérience sensorielle qui s’offre devant lui.
De cette façon, le visiteur peut observer le monde qui entourait les yeux des peintres impressionnistes de cette Belle Époque comme de s’assoir avec les convives du Déjeuner des canotiers de Renoir ou bien de danser avec les ballerines peintes par Edgar Degas.
Lors de cette expérience sensorielle hors du commun, plus de 100 chefs-d’œuvre impressionnistes sont ainsi présentés. Tous plus fabuleux les uns que les autres.
Cette impressionnante expérience visuelle est finement orchestrée par de magnifiques trames sonores comme celles de Debussy ou bien de Ravel. Fredonner également en sourdine des succès connus comme Sous le ciel de Paris, en entendant la mélodie, c’était lors de la présentation, un pur moment de bonheur et donnait le goût de s’envoler à nouveau pour cette ville lumière de prestige !
Entendre, de plus, le grand Charles Aznavour interpréter Hier encore nous plongeait dans une agréable ambiance nostalgique du temps passé. Toutes ces mélodies procuraient, en parfaite harmonie avec les œuvres présentées, une émotion intense de joie et d’émerveillement.
Bref, une incroyable expérience tridimensionnelle définitivement à voir cet été afin d’être ensorcelé par la magie des impressionnistes qui se vit, devant nos yeux, au Port de Québec jusqu’au 23 juillet 2023.
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Espace Quatre Cents, Vieux-Port de Québec, 12 juin 2023.
Et, c’est lors d’une prometteuse soirée privée et VIP, organisée par Formule Peel, le 14 juin prochain pour la première fois en pole position que les festivités entourant le Grand Prix du Canada débuteront sur la rue Peel entre les rues de Maisonneuve et Sainte-Catherine.
Lors de cette soirée grandiose, les arts du cirque et le Grand Prix ne formeront plus qu’un. Cet événement spécial intitulé : Le Cirque du Peel Paddock promet d’être le happening le plus couru de la saison, car il rassemblera des personnalités artistiques connues et des personnalités du monde des affaires du grand Montréal métropolitain.
Mercredi 14 juin prochain, ce sera donc soir de fête et tapis rouge sur la rue Peel alors que cette mythique et emblématique rue des célébrations les plus enivrantes et extravagantes de Montréal verra défiler sur son tapis rouge les nombreuses stars de la métropole invitées.
Stars qui se retrouveront littéralement projetées dans un spectaculaire univers grandiose où la faune nocturne montréalaise s’amalgamera aux acrobates, showgirls et artistes de cirques variés afin d’insuffler une ambiance digne des soirées les plus glamours de Montréal.
L’événement Formule Peel débutera officiellement le jeudi 15 juin prochain et se poursuivra jusqu’au dimanche 18 juin de 11 h à 23 h.
Photographies, relations de presse, Felipe del Pozo, Montréal, 5 juin 2023.
Samedi dernier 3 juin 2023, c’était jour de fête à la Galerie Zen de Québec alors qu’Esther Garneau, artiste peintre et Patrick Marleau, cordonnier et cireur de chaussures de Le Valet Cireur lançaient, issue du fruit de leur collaboration, leur éblouissante collection de chaussures nommée Zatara & E.garneau.
Lors de cette sympathique après-midi passée en leur compagnie, le public invité a pu notamment assister à une performance live de démonstration de peinture sur chaussures des plus incroyables. L’ambiance des lieux était cosy à souhait et tous ont pu échanger avec les créateurs à propos de cette nouvelle collection et ce, tout en sirotant l’apéro.
Une heureuse collaboration :
Un jour, Patrick Marleau est entré à la Galerie et est tombé en amour avec mes œuvres et il m’a proposé de faire une collaboration, j’ai tout de suite accepté se souvient spontanément Esther Garneau.
Des styles variés pour tous
Les chaussures pour hommes, femmes, et enfants fabriquées à la main par Patrick Marleau et inspirées des magnifiques toiles d’Esther Garneau seront offertes à la Galerie Zen dans quelques modèles sélectionnés. D’autres modèles seront également fabriqués sur mesure sous la forme de commande spéciale comme les chaussures de style derby et elles seront vendues au prix de 450 $ la paire. Des chaussures de type baskets fabriquées aussi sur mesure se détailleront quant à elles au prix de 325 $.
Lorsque la commande est placée, les mesures sont prises à la Galerie Zen et le choix des cuirs se fait sur place. Patrick Marleau assemblera par la suite les chaussures à Montréal et Esther Garneau peindra ensuite les modèles à Québec.
À propos d’Esther Garneau
Artiste peintre de grands talents, Esther Garneau dont la bonne humeur est contagieuse, a œuvré pendant quelques années dans le domaine de la santé. Au début de la trentaine, sa passion pour la création artistique est de plus en plus présente en elle au point de songer à en faire une carrière. Elle cofonde alors, en 2015, la Galerie Zen à Québec, puis quelques mois plus tard elle devient l’unique propriétaire de la Galerie et le rêve artistique commence.
Son travail de création s’inscrit dans le mouvement artistique de l’abstraction gestuelle s’inspirant ainsi des œuvres des célèbres peintres Jackson Pollock et Jean-Paul Riopelle pour créer. Travail qui procure des œuvres d’art puissantes et unique en leur genre.
À propos de Patrick Marleau
Cireur de chaussures et cordonnier de métier, Patrick Marleau sympathique comme pas un, acquière sa formation professionnelle auprès de Diego Montefusco, maître chausseur italien reconnu.
Son passage remarqué lors des 9e et 10e éditions de l’événement mode Fashion Preview à Montréal, où il présente lors de la 10e édition une intéressante collection de chaussures sport chic, lui confère alors assurance et visibilité.
La boutique en ligne de Patrick Marleau nommée Zatara lui permet également de distribuer sa collection de chaussures et d’accessoires modes. Sa mission est d’offrir un produit en cuir de haute qualité à un prix abordable.
Ses créations des plus originales s’inscrivent dans le mouvement du slow fashion en regard du respect de l’environnement et du développement durable.
Fort de cette vision actuelle, Patrick Marleau encourage les gens à lui apporter leurs vêtements de cuir usagés qui, au lieu de se voir jeter aux ordures, leur redonne une seconde vie. De cette façon en les récupérant, de nouvelles créations voient le jour.
Bref, une superbe incursion dans l’univers coloré et vivant de ces créateurs d’art et de mode pour qui la passion de se réaliser rime avec originalité, savoir-faire et audace, bravo !
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Galerie Zen, 1111 rue St-Jean, Québec, 3 juin 2023.