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La décennie 2000 est celle de profonds bouleversements pour l’histoire de la mode à Montréal

Le 6 mai dernier était présenté sur MAtv Montréal le dernier épisode de la captivante série L’histoire de la mode – L’habit comme miroir de la société portant sur la décennie 2000. Épisode qui est dorénavant présenté en ligne et que malgré ce délai rédactionnel, je ne pouvais passer sous silence !

Détail de programmation

Jean-Claude Poitras

Jean-Claude Poitras dont le narratif est toujours à propos se souvient que le troisième millénaire débute de façon bien tragique avec l’attentat perpétré contre le World Trade Center de New York en septembre 2001. En 2008, Barack Obama est le premier homme métis à être nommé président des États-Unis. Sa femme Michelle, en tant que première dame, influencera la mode tout comme Jacqueline Kennedy le fait à son époque.

Cette décennie est empreinte de nostalgie et de vision vers le futur. Les styles vestimentaires des années 60, 70 et 80 dominent le début de cette décennie. Suite aux attentats de 2001, l’on voit apparaître un peu partout des pantalons de style militaire à motifs de camouflage.

Lors de cet épisode, Geneviève Borne se souvient tout en souriant de cette époque où les femmes portent des débardeurs qui sont parfois luisants et très courts à la fois. Les pantalons quant à eux sont coupés au-dessous de la taille, laissant entrevoir le sous-vêtement. Le ventre est ainsi mis en évidence et l’allure féminine du moment est très sexy.

Stéphane Leduc nous rappelle aussi l’importance de l’activité physique dans notre mode de vie. La pratique de l’aérobie et du cyclisme avec Jane Fonda et Louis Garneau comme porte-étendards font en sorte que la mode en mouvement évolue à nouveau afin de voir apparaître dans la rue des vêtements d’aérobie, des leggings, des cuissards et des chaussures de sport qui se portent dorénavant pour la vie de tous les jours.

Stéphane Le Duc

Autre fait marquant de cette décennie est la mondialisation des marchés. Avec la levée graduelle des quotas à l’importation des marchandises venues de l’étranger entre 1995 et 2002 dans notamment le textile et le vêtement, l’achat de biens provenant de l’étranger est dorénavant facilité.

Dans ce nouveau portrait commercial où la vente de biens s’accentue également à l’étranger, de grandes bannières internationales comme Zara et H&M font leur entrée sur le marché canadien, ce qui a pour effet d’accroître la compétition locale et force ainsi nos entreprises à revoir leur stratégie de positionnement de produits sur ce nouveau marché.

Marie Saint Pierre

Marie Saint Pierre explique très bien d’ailleurs lors de cet épisode le fait qu’elle a dû revoir le positionnement de sa marque afin de choisir de conquérir le sélectif marché des vêtements de luxe.

Mariouche Gagné quant à elle soulève la problématique qu’engendre ce nouveau contexte économique à savoir l’imitation de produits. Seule à offrir sur le marché local sa célèbre tuque garnie d’un joli pompon de fourrure recyclée, il est désormais possible de retrouver une tuque similaire chez le compétiteur à moindre coût.

Durant cette période de grandes mutations, plusieurs usines de fabrication ferment leurs portes, car dorénavant il est plus avantageux de fabriquer en série un produit dans des pays tels que la Chine ou bien l’Inde où la main-d’œuvre locale est moins dispendieuse. En revanche, la R&D, le marketing, les métiers liés à l’organisation d’évènements et aux relations publiques se développent graduellement.

Des événements modes porteurs

De 2006 à 2013 est organisée par Chantal Durivage et Jean-François Daviau, co-fondateurs du Groupe Sensation Mode, la Semaine de Mode de Montréal qui permet aux créateurs de présenter biannuellement leurs magnifiques collections aux journalistes et acheteurs venus de partout.

Événement mode qui permet alors une incroyable visibilité pour les marques québécoises. Et, pour avoir couvert quelques SMM pour le Journal Métro, cet événement mode permettait également la découverte de marques émergentes.

Les créateurs aiment organiser des défilés de mode, comme le témoigne candidement Denis Gagnon lors de l’épisode, car ceux-ci permettent l’expression de soi autant par la présentation de leur collection que par l’organisation du défilé en lui-même qui est souvent théâtrale. Le créateur peut ainsi exprimer sa créativité et son audace à la fois. Les défilés de Gagnon sont d’ailleurs plus que mémorables.

Défilé de Denis Gagnon

Depuis 2001 est également présenté à Montréal le Festival Mode & Design, aujourd’hui devenu le M.A.D. Festival pour Mode, Art et Divertissement. Toujours orchestré par Chantal Durivage et Jean-François Daviau, car l’événementiel est leur tasse de thé dans la vie, ce festival extérieur permet de démocratiser la mode et de présenter des défilés de créateurs, de détaillants et de finissants des écoles de modes au grand public. La danse, la musique et différentes prestations artistiques sont ainsi mises à l’honneur et font de ce festival un événement grandiose à ne pas manquer à la fin du mois d’août de chaque année.

La mode s’invite au musée

Créations de Denis Gagnon

Toujours lors de cet épisode, Francine Vandelac nous parle avec enthousiasme de l’arrivée de la mode dans les musées. De nombreuses expositions sont alors présentées au fil des ans comme celle organisée au MBAM, en 2010, intitulée Denis Gagnon s’expose afin d’honorer le travail du créateur. Plus tard, en 2017, l’exposition intitulée Mode Expo 67 sera présentée au Musée McCord, puis en 2021, l’exposition Parachute : Mode subversive des années 80 sera également présentée sous l’insistance bienveillante de Stéphane Leduc.

En 2022, est présenté sous le commissariat de Philippe Denis au Centre d’art Diane-Dufresne l’exposition Tricoté serré – parcours d’une vie entremaillée relatant le parcours unique de celle que l’on surnomme alors « la reine du tricot », Francine Vandelac.

Exposition de Francine Vandelac au Centre d’art Diane-Dufresne

Les années 2000 sont également marquées par le développement rapide des téléphones intelligents, de l’arrivée des réseaux sociaux dans nos vies et des premiers blogueurs permettant ainsi une plus grande diffusion de l’information. Possédant de 10 000 à plus de 1 million d’abonnés, ces nouveaux influenceurs présents sur Instagram dictent à nouveau l’air du temps.    

Bref, une décennie marquée par de profondes mutations et une redéfinition de notre positionnement sur l’échiquier mondial de la mode qui permet aujourd’hui un retour du balancier. Les produits modes sont fabriqués localement en petites quantités et ce, destinés à un marché haut de gamme qu’il soit national ou bien international, ce qui en fait la fierté de nos créateurs dont le slogan est souvent fabriqué avec amour à Montréal.

Geneviève Borne et feu Zilon

Mention de sources images captées sur MAtv Montréal, 13 mai 2024.

Complément de sources recherches : Wikipédia, l’Encyclopédie Libre.

Remarquable évènement mode présenté par les finissants de l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM

Mercredi 15 mai 2024 avait lieu au Pavillon Sherbrooke de l’Université du Québec à Montréal le fabuleux défilé des neuf finissants en design de mode de l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM et quelle magnifique soirée passée en leur compagnie !

Lors de cette même soirée, les finissants en théorie, culture et valorisation de la mode ainsi que les finissants en stratégie et gestion des affaires ont présenté une intéressante exposition dévoilant leurs univers stylistiques et uniques de la mode.

Des prix ont également été remis dont notamment le prix Maryla-Sobeck en design de mode d’une valeur de 2 500 dollars décerné à Ruochu Xie pour sa créativité et la qualité de son dossier académique.

Saidatou Dicko et Ruochu Xie

Le prix Telio Impact d’une valeur de 1 000 dollars a été décerné à Loïse Chouteau pour l’intégration dans ses créations des principes de l’ONU en matière de développement durable.

Saidatou Dikto et Loïse Chouteau

Et, c’est devant près de 400 invités triés sur le volet que les neuf finissants de cette cohorte ont présenté leurs incroyables collections.

Projets de fin d’études 2024

Saidatou Dickto, directrice de l’École supérieure de mode

C’est dans une ambiance survoltée que la soirée a débuté avec la présentation de la collection de Loïse Chouteau intitulée KITSCH GRANNY.

Collection des plus ludiques et colorées qui esquissait un sourire aux lèvres. Celle-ci se veut d’ailleurs un joyeux clin d’œil aux vêtements que portaient nos grands-mères. Modèles réinterprétés d’ailleurs avec brio de façon grossièrement kitsch et humoristique.

Vieillir en beauté

Cette collection se veut un hommage au fait de vieillir et de célébrer la beauté à chaque étape de notre vie. Celle-ci tente de redéfinir la beauté. La notion de vieillissement prend alors un tout autre sens, celui de célébrer l’individualité et la confiance en soi, et ce, à tout âge.

Collection où les modèles en tricot et le joli macramé artisanal nous transportaient dans un univers complètement vintage réactualisé et j’ai bien aimé !

Le pouvoir féminin en devenir ?

Mahélie Bastille a présenté POOR BLUE. Une collection engagée où elle dénonce vivement le manque de pouvoir féminin imposé par la société dans laquelle nous vivons.

Manque de pouvoir qu’elle transforme via sa collection en un avantage social et ce, par la transition de l’innocence de l’enfance vers le sex-appeal de l’âge adulte.

Cette collection, par cette représentation imaginaire, établit le lien entre l’innocence et le pouvoir de l’âge adulte souvent associé à la gent masculine. S’oppose ici les concepts d’hyper innocence et d’hyper indépendance. Concepts vraiment intéressants et actuels.

Mahélie Bastille se reconnaissant dans cette représentation imagée met, ici, en valeur la dentelle pour exprimer l’hyper innocence et les silhouette des vêtements sont ainsi ajustées afin de marquer la finesse de la taille tout comme le faisaient les stars des années 50.

Puis à l’opposé, l’hyper indépendance s’exprime ici par le pouvoir qu’elle associe aux éléments de la garde-robe masculine telle que le chemisier en popeline, les lainages à rayures ou bien les riches carreaux.

Le danger de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle se développe à pas de géant à tel point que certains sonnent déjà l’alarme et appel à freiner les capacités d’apprentissage de ces puissants outils informatiques. Or, cet avancement technologique s’inscrit dans les nouvelles révolutions industrielles de l’ère de la quatrième révolution industrielle.

Mais, retournons un peu en arrière afin de comprendre. À l’aube du XIXe, en Europe des changements majeurs se sont aussi produits comme le boom ferroviaire des années 1840.

Révolution industrielle

En France, à ce moment sont organisés ce que l’on appelle le bal des victimes. Fêtes aristocratiques peu joyeuses en tant que thématique permettant de rassembler ainsi les proches des personnes ayant été guillotinées pendant la Révolution française qui durera 10 ans.

Le bal des victimes

S’inspirant de cet événement marquant, Etienne Levi, à travers sa collection intitulée LE BAL DES VICTIMES, tente de construire une critique réfléchie concernant notre modèle social.

C’est ainsi que le designer indique que Bientôt nous serons toutes et tous à la fois responsables et propres victimes de cette machination infernale.

Il se demande alors pourquoi utiliser l’IA si nous y risquons nos métiers et notre savoir-faire.

Le processus créatif du designer a pour but de conjuguer l’artisanat local au savoir-faire propre à l’être humain tout en profitant des avancées technologiques et de l’IA afin de combler ses lacunes. Et, le résultat artistique est fabuleux !

S’inspirer de sa douleur physique pour créer

La collection présentée par Chloé Vaillancourt intitulée INSIDE OUT était des plus surprenantes et intéressante à la fois. Inspirée de son expérience personnelle, cette collection nous transporte dans son univers où le syndrome du côlon irritable est source d’inspiration, car elle en souffre elle-même.

Partant de cette prémisse, sa principale source d’inspiration est l’anatomie afin de créer d’intéressants volumes et textures dans le but de rendre ce qui est invisible bien visible. Ces formes et volumes se veulent ainsi irréguliers, sans angles, aux contours fluides, d’aspect aléatoire et plutôt abstrait.

Le syndrome dont souffre la créatrice l’invite à rechercher le confort et la douceur avant tout. Elle privilégie ainsi les tricots fins, l’organza, la soie ou le velours comme matières premières. Des techniques en impression 3D et des tissus synthétiques fondus ont également été utilisées afin de réaliser cette collection.

Son lit est SON refuge douillet et cette émotion s’exprime par l’utilisation du duvet, de la bourrure afin de procurer l’effet d’enveloppement. Et, j’ai bien aimé le résultat final de cette collection !

S’inspirer de la musique pour créer

Yuli Chouinard Quenneville a présenté ce soir-là la magnifique collection intitulée DISSONANCE. Inspirée des instruments de musique à corde comme les violons, altos, violoncelles et contrebasses, cette collection insuffle un style classique influencé par le mouvement romantique qui était présent en Europe entre les 18e et 19e siècles.

Dissonance trouve également sa source d’inspiration dans une pièce pour quatuor composée par Mozart, le quatuor à cordes, No.19 en ut majeur, K.465′ surnommé alors dissonance et ce, en raison de son introduction lente. Chaque instrument émerge graduellement créant ainsi un effet sonore dissonant afin progressivement de former une mélodie agréable à entendre.

Dans cette collection songée, cette rupture harmonique est représentée par la déconstruction des formes, des couleurs et textures des instruments de musique. La composition vestimentaire suggère un certain désordre pour ensuite retrouver son équilibre. Les couleurs et les structures reliant les pièces de la collection s’amalgament enfin pour former un tout.

Forte de cette réflexion, Yuli Chouinard Quenneville utilise des tissus légers et fluides pour représenter la transparence et en opposition des matières fortes et rigides pour exprimer la force et la rigidité. Or, le résultat est saisissant. J’ai adoré cette collection et elle est d’ailleurs mon coup de cœur perso de la soirée.

La créatrice conclut sa réflexion en ces termes :

La présence du symbolisme de l’instrument déconstruit établit un discours sur la féminité et l’importance des femmes dans la musique classique, où une majorité masculine domine toujours, notamment chez les chefs d’orchestre. Les pièces de la collection tentent de communiquer et d’établir un discours sur la réappropriation de la musique et des instruments par les femmes. Elles sont ici maîtresses de leur corps et de leur instrument, leurs formes et lignes se superposant à celles de leur anatomie.

Lorsque la laideur côtoie le beau

ALWAYS YOUNG présentée par Géraldine Faure était une symphonie de joie, de couleurs et d’éclatement visuel sans bornes. Mais, avant d’en arriver à ce résultat, la créatrice a puisé ses sources d’inspiration, pour créer cette collection, de son adolescence insouciante et heureuse.

Géraldine Faure a étudié dans une école privée religieuse où l’uniforme était de mise. Les jours de congé étaient synonymes de jours de fête et celle-ci, par son habillement, révélait enfin sa personnalité. Son style vestimentaire authentique était alors très coloré arborant ainsi plusieurs motifs différents de styles éclatés.

Est-ce beau ou bien laid ? Peu importe, se disait-elle. Elle se sentait bien et était fière de porter ces accoutrements au détriment du regard des autres qui parfois affichaient un certain dédain. C’est de cette façon que sa personnalité et sa confiance en soi se sont forgées.

Cette collection fait ainsi écho aux vêtements qu’elle rêvait de posséder dans sa garde-robe. Vestes XXL, bermudas effrangés, jeans troués, robe en denim, manteau de cuir et t-shirts excentriques, tous font maintenant partie de cette collection qui est à son image.

Créer des motifs uniques, amalgamer des accessoires et des vêtements de styles différents, de couleurs et des textures hors normes, mélanger des matières opposées, coordonner des jeans avec une jupe, une brassière en tricot par-dessus une veste XXL tels sont les inspirations qui ont guidé la conception de cette rafraîchissante collection.

Le résultat doit être totalement inattendu et étonnamment beau explique la créatrice.

Le voyage comme source d’inspiration

Certaines villes se développent aujourd’hui à la vitesse grand V comme c’est le cas dans la région reculée de la commune de Rako, dans la province du Sichuan en Chine, que Ruochu Xie a récemment visitée.

Région qui se développe rapidement grâce notamment à la généralisation de l’Internet et du système Apple iOS traduit en langue tibétaine. Avancée technologique qui permet cette nouvelle connexion avec le reste du monde.

Or, paradoxalement, elle découvre, dans cette région reculée, un atelier de confection où le temps s’est arrêté et où l’on travaille toujours l’artisanat traditionnel tibétain de façon remarquable.

C’est ainsi que Ruochu Xie a présenté ce soir-là sa superbe collection PARADIS CACHÉ inspirée d’éléments de cette longue tradition, agencée à des silhouettes modernes afin d’offrir de superbes vêtements non-genrés aux jeunes citadins.

Cette collection est composée de larges manteaux, de vestes ouatinées, de combinaisons ingénieuses et de pantalons amples unisexes. Les tissus tibétains traditionnels procurent également à la collection un caractère sacré qui est cher à la créatrice.

Les couleurs naturelles et les nuances puisées dans les teintes de brun terreux, de rouge brique et de bleu azur évoquent ce lien entre tradition culturelle et modernité. Les fibres naturelles et feutrées dominent la collection. Les modèles imposants et structurés sont majoritairement longs et amples afin d’évoquer la quiétude et la beauté isolée d’un plateau régional.

Cette collection m’a fait rêver et m’a transporter dans des contrées lointaines, j’ai adoré !

S’inspirer d’un conte de fées norvégien pour créer

Les sources d’inspiration d’un designer sont souvent variées et c’est ainsi que Kessen LouisSaint a conçu cette intéressante collection intitulée DAME ET CHEVALIER. Collection qui a soulevé la foule lors de sa présentation.

Explorer le concept de la beauté féminine lié à une passion amoureuse interdite à travers un passage du conte de fées intitulé The Lassie and Her Godmother telle est sa principale source d’inspiration.

De plus, une série de quatre illustrations de l’artiste Kay Nielsen, qui illustre ce conte, viennent renforcer ce concept de beauté lié au désir de ce monde imaginaire.

Empreintes de poésie, les couleurs de la collection sont terreuses. Aux verts, jaunes, bleus, roses, orangés assombris se mélangent aisément le blanc et le noir.

Les matières textiles fines et légères utilisées telles que le jersey, le chiffon et le voile représentent bien la légèreté suggérée des illustrations de Nielsen.

Les personnages de ce conte de fées, du prince et de la marraine, sont exprimés dans cette collection par des tissus plus lourds. Les fibres naturelles animales et végétales utilisées évoquent l’aspect naturel des illustrations de l’artiste. Et, le résultat est agréable à l’œil !

Et, pour terminer la soirée dans la plus pure tradition de la présentation d’un défilé de mode conventionnel, c’était l’arrivée de la mariée, mais cette fois-ci toute vêtue de noir.

Quand le noir fait la mariée

À l’opposé de la mariée traditionnelle, la collection de Charlotte Houle intitulé LE NOIR FAIT LA MARIÉE explore l’absence de couleur à savoir le noir dans son opposition la plus totale.

L’interprétation de la créatrice de cette mariée vêtue de noir se rattache à une personne qui ne s’identifie pas nécessairement à l’identité de la pureté et de la simplicité associée à la mariée traditionnelle vêtue de blanc. Elle évoque plutôt la maturité, une force de caractère acquise par ses expériences passées.

Porter le noir le jour de son mariage est audacieux étant donné le symbole de cette non-couleur traditionnellement associée au deuil. Or, la tombée des vêtements se veut légère, les matières sont transparentes, cette collection se veut vaporeuse et très féminine.

Le satin et les crêpes apparaissent à travers cette légèreté qui se compose de dentelle, de filet et plumetis. S’ajoute à cette beauté, des détails de perlés et des éléments de plumage afin de procurer un mélange harmonieux dont le contraste se situe au niveau de la superposition des éléments.

J’ai adoré cette collection en raison de la féminité des modèles présentés, de leur originalité et leur modernité, bravo !

Une remarquable direction artistique

La direction artistique de ce grand événement mode était assurée par Philippe Dubuc. Alors, oui, définitivement interviewer Philippe Dubuc afin d’en apprendre davantage sur l’organisation d’une telle soirée mode !

Lors de cette entrevue, il m’a parlé de son mandat en regard de l’organisation de cet événement grandiose et des défis que lui et son équipe ont eu à relever.

Nous sommes là pour les aider à enjoliver et rehausser la qualité de leurs créations…un des défis était de respecter le plus les collections des étudiants…et de faire plaisir à tous ces beaux étudiants…le défi aussi de faire cela dans un contexte scolaire avec peu de temps devant nous…le défi aussi de créer l’exposition. L’image de marque de l’ESM est importante et le défi est d’amener cette image de marque à un niveau un peu plus élevé…mon mandat est de créer une image de marque forte.

Bref, une mémorable soirée passée en leur compagnie à admirer leur immense talent et leur riche savoir-faire. Bagage académique et personnel qui est voué à une prometteuse carrière professionnelle.

Sources recherches :

Projets de fin d’études 2024, section design, École supérieure de mode, ESG UQAM.

Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Mention de sources photos François Berthiaume, 15 mai 2024, Pavillon Sherbrooke, Université du Québec à Montréal.

Un album photos de la soirée est également visible sous ce lien :

ESM 15 mai 2024

Découvrir Les Émotions des finissantes en design de mode du Campus Notre-Dame-de-Foy

Le printemps est la saison des défilés pour les différentes écoles de mode du Québec et jeudi 9 mai 2024, c’était au tour des finissantes en design de mode de l’École de mode du Campus Notre-Dame-de-Foy de présenter leurs belles collections lors de l’Évènement Mode 2024 ÉM 24. Découvrir les émotions.

Ambiance des lieux avant le défilé de mode.

Et, pour cette présentation grandiose, les étudiants en 2e année en commercialisation de la mode se sont joint à elles afin d’aménager quatorze kiosques présentant leurs différents univers modes. Et, c’est ainsi que parents, amis et nombreux invités VIP ont pu apprécier le résultat de trois années de laborieux travail de ces talentueuses finissantes.

Allocution de madame Caroline Roy, directrice du CNDF.

Lors de cette grande soirée, de nombreux prix ont été remis dont celui du Prix Télio accordé à Aurélie Bérubé, finissante en design de mode, par Myriam Laroche, cofondatrice de Collective Détour.

Remise du Prix Télio par Myriam Laroche à Aurélie Bérubé

Membres du jury : Li Zhang, Moni Amuli et Lolitta Dandoy

Cette soirée mode a débuté par la présentation de l’intéressante collection Ancolie par Gabrielle. Et, d’ailleurs les ancolies sont de jolies plantes vivaces à fleurs bicolores.

L’univers émotionnel de Gabrielle Mailloux est empreint de confiance et via sa collection Ancolie par Gabrielle, cet univers se veut tout en féminité et délicat. Univers qui n’est pas nécessairement fragile, mais qui insuffle secrètement force et confiance en soi.

Cette collection a d’ailleurs été l’un de mes coups de cœur de la soirée en raison de sa simplicité et de son originalité à la fois.

Gabrielle Mailloux accompagnée de ses mannequins.

L’univers émotionnel de Léa-Rose Rancourt est également fait de confiance. Et, la conception de sa collection Pinky lui a permis de se remémorer son enfance, à se vêtir des vêtements de ses parents qui étaient beaucoup trop grands pour elle, afin de s’en inspirer pour créer sa collection rose bonbon.

Ludique collection qui inspire joie de vivre, amusement et fraîcheur estivale.

Léa-Rose Rancourt et ses mannequins

L’univers émotionnel d’Émilie Boily-Veilleux est fonctionnel et élégant. À travers sa collection Essence par EBOVE chaque tenue confectionnée pour le milieu professionnel se veut un gage de succès.

C’est ainsi que des modèles au style épuré et aux lignes contemporaines procuraient simplicité, netteté et modernité à la fois pour une remarquable collection.

Émilie Boily-Veilleux entourée de ses mannequins.

L’univers émotionnel de Capucine St-Hilaire est engagé et serin à la fois, car à travers sa collection Atelier St-Hilaire, la créatrice insuffle ce besoin de réutiliser l’entièreté des matières déjà utilisées afin de donner une seconde vie aux vêtements.

Philosophie qui procure une remarquable collection et j’ai bien aimé d’autant plus que celle-ci s’inscrit fort bien dans l’air du temps.

Capucine St-Hilaire et ses mannequins

L’univers émotionnel de Moira B Rioux via sa collection Dismantled est confiant et éclaté, car récréer son style et reconstruire les classiques, afin de redéfinir sa confiance en soi, sont les thèmes qui ont inspiré sa collection.

Et, le résultat est saisissant en raison de la créativité qui s’en dégage et la complexité du travail technique du vêtement. Cette collection est d’ailleurs un autre de mes coups de cœur de la soirée.

L’univers émotionnel de Léa Bélanger est féminin et serin. Ses sources d’inspiration, pour créer Douce rêverie par Fleur de Lune Atelier, sont puisées de la fine lingerie, ce qui procure une collection presque osée et toute en légèreté.

Et, cette collection est également un de mes coups de cœur de la soirée en raison de l’originalité de celle-ci et de l’intéressante réinterprétation de la conception d’un simple sous- vêtement afin d’en réaliser un vêtement que l’on peut porter dans la rue.

Léa Bélanger

L’univers émotionnel de Constance Uhde émerveille. Intitulée Ânesse, cette collection retenait l’attention et le public présent à d’ailleurs démontré bruyamment toute son admiration.

Collection où chaque tenue réalisée est une juxtaposition savante et éclatante de couleurs et de textures. Et, j’ai bien aimé l’ensemble de cette collection en raison de la créativité qui s’en dégageait.

Constance Uhde

L’univers émotionnel d’Aurélie Bérubé est audacieux et à travers RéELLE collection Y24, la créatrice nous permettait d’apprécier différentes techniques alternatives de fabrication afin de concevoir une garde-robe féminine plus durable et écoresponsable.

Cette démarche suppose en effet de revoir la globalité du cycle à savoir du choix des matières premières et ce, jusqu’à la consommation du produit final.

Démarche réussie, car le public présent était en liesse. Et, il va sans dire que cette collection s’inscrit définitivement dans l’air du temps.

Aurélie Bérubé entourée de ses mannequins

L’univers émotionnel de Léajane Arpin Ayotte est puissant et à travers THE GROUNDERS Ettoya Clothing la créatrice a démontré, par cette collection pour le moins étonnante, tout son talent et son savoir-faire.

En effet, prise dans une sorte d’apocalypse, la nature ici reprend le cours de sa vie, illustrée, dans cette collection, par un mélange de genres inspirant un urgent besoin de survie.

J’ai bien aimé ce dialogue ainsi que les nombreux invités qui prenaient part à l’événement et cette collection est sans contre dit MON coup de cœur de la soirée en raison de cette capacité à capter de nouveau l’air du temps.

Léajane Arpin Ayotte entourée de ses mannequins

Sortir des sentiers battus

L’univers émotionnel de Micah Guillemette est audacieux et Discorde en est la preuve, car cette collection est songée et affirmée.

Et, la créatrice explique  » Ce sont des vêtements professionnels pour des gens au style alternatif « . D’où cette opposition entre porter un vêtement dit conventionnel versus porter un vêtement qui se démarque !

Cette collection a retenu mon attention, car je me suis sentie transportée quelque part un instant au Royaume-Uni. Ce mélange d’allure gothique et de grunge procuraient également un intéressant style novateur.

Micah Guillemette et ses mannequins.

L’univers émotionnel de Catherine Delisle est également audacieux et la collection Phénix exprime bien ce sentiment.

Empreinte de contraste, celle-ci marie élégamment l’éclat de la couleur orange vive aux beaux bijoux de fantaisie tout en amalgamant un jeu subtil de détails se baladant ainsi entre fluidité et rigidité du tissu, ce qui procure une saisissante collection.

Catherine Delisle entourée de ses mannequins

L’univers émotionnel d’Eva Peronne est rempli d’élégance. À travers la collection COEXISTANCE par HOUSE of EVA, le public a pu découvrir cette intéressante réunion entre rigidité et fragilité afin de former une dualité dans les tenues qu’elle crée.

Eva Peronne à gauche et ses mannequins.

L’univers émotionnel de Maria Alexandra Chelgounov est audacieux. Intitulée Masha cette impressionnante collection a littéralement séduit le public.

Inspirée de la décennie 70, cette collection comportait des superpositions de vêtements et agencement de différentes matières premières des plus surprenantes procurant ainsi une intéressante allure country bien assumée et celle-ci est également l’un de mes coups de cœur de la soirée.

Maria Alexandra Chelgounov.

L’univers émotionnel de Léanne Auger est empreint d’élégance et La garde-robe de Léanne le prouve bien.

Les sources d’inspiration d’un designer de mode sont bien souvent les tissus comme pour cette collection où la créatrice a déniché un tulle à grands pois afin de concevoir l’ensemble de sa collection.

C’est donc une farandole de boucles et d’élégance qui ont séduit les nombreux invités réunis jeudi soir dernier pour admirer cette collection. La longue robe de soirée d’un vert jade étincelant qui faisait office de robe de mariée en a ébloui d’ailleurs plus d’un.

Kiosque de Léanne Auger.

De belles remises de prix par la Place Ste-Foy

Le prix Créativité a été décerné à Léajane Arpin Ayotte pour son impressionnante collection THE GROUNDERS par Ettoya Collection.

Le prix Commercialisation a également été décerné par Lollita Dandoy à Aurélie Bérubé pour sa collection futée RéELLE.

Bref, une mémorable soirée passée en leur compagnie a apprécier tout le talent et le savoir-faire de cette belle jeunesse inspirante pour qui un prometteur avenir est en vue !

Un album photos a été réalisé par François Berthiaume et est disponible sous ce lien:

Évènement Mode 2024 | Flickr

Toujours en vogue au Musée McCord, les photographies de Norman Parkinson

Norman Parkinson qui photographie Neva von Schlebrügges à New York – Manteau long en tweed et jupe, Jaeger, couverture du magazine Queen, février, 1960.

À compter de demain, vendredi 19 avril et ce, jusqu’au 2 septembre 2024 sera présentée, au Musée McCord Stewart de Montréal, la magnifique exposition vedette du prolifique photographe de mode britannique Norman Parkinson intitulée Norman Parkinson : toujours en vogue.

Et, mardi dernier se déroulait en avant-midi le lancement médiatique de l’exposition puis en soirée le Vernissage de celle-ci et DL Vision Mode y était !

La photographie de mode fascine au plus haut point et la difficulté du travail d’un photographe mode est cette capacité de capter cet instant magique du sujet, ici en l’occurrence une personne qu’elle soit statique ou bien en mouvement. Et, le talent photographique de Parkinson démontrait toute cette finesse et cette sensibilité émotionnelle.

L’apparence dont dépendent vos vêtements – Celia Hammond portant un béret en tweed rouge vif et un manteau réversible assorti Wetherall devant la tour Eiffel, Paris Queen, septembre 1962

Cette belle exposition est la première de deux expositions qui sont consacrées à la photographie de mode et de portraits qui seront présentées en première Nord-américaine ce printemps au Musée McCord Stewart.

Couvrant soixante ans de photographie de mode, le corpus de l’exposition s’étend de 1930 jusqu’à 1990, année de décès du photographe et il comprend 79 photographies de mode à savoir celles qui sont les plus représentatives de la carrière de Norman Parkinson.

Ce même corpus comprend également 56 couvertures de grands magazines modes dont notamment les Vogue britanniques et américains ainsi que dix robes et ensembles haut de gamme provenant de la collection Costume, mode et textiles du musée qui viennent compléter ce riche corpus artistique. Le commissariat de l’exposition est assuré par Terence Pepper.

Allocution de Terence Pepper lors du lancement médiatique

Chapeau circa 1940, Fanny Graddon, feutre de fourrure de lapin, tulle de soie et plumes.

Manteau Concorde, 1948, Christian Dior, popeline de laine fine.

Grand photographe britannique Ronald William Parkinson Smith de son véritable nom insuffle, par son audace photographique et sa personnalité flamboyante, un nouvel essor à la photographie de mode et aux portraits des célébrités qu’il captait en les photographiant en plein air plutôt qu’en studio de photo tout en mettant ses modèles en mouvement dans de somptueux décors bien souvent insolites.

Chapeau Cardin au-dessus de Paris – Neva von Schlebrügge portant un chapeau prune Cardin dans un hélicoptère volant au-dessus de la tour Eiffel, Paris Queen, août 1960.

C’est ainsi que les personnalités publiques et les stars les plus en vue du 20e siècle tel que Jerry Hall, Audrey Hepburn, David Bowie, The Rolling Stones, The Beatles et Jane Birkin se sont vues magnifiées sous l’œil photographique de Parkinson.

Audrey Hepburn, photographiée à La Vigna, villa d’Audrey Hepburn, près de Rome, magazine Glamour, décembre 1955.

Séparé de façon chronologique, le corpus de l’exposition nous plonge directement dans les années 30 où l’on découvre le début de la carrière du jeune photographe.

En Angleterre, il fréquente alors l’école de Westminster où il développe une passion pour l’art et devient, au terme de ses études, l’apprenti du photographe londonien Richard N. Speaight.

Tailleurs Simpson – Partie de golf au Le Touquet, France, Harper’s Bazaar britannique, août 1939.

En 1934, il s’associe à un autre jeune photographe nommé Norman Kibblewhite. Ils ouvrent ensemble leur propre studio de photo et les deux artistes combinent alors leur nom sous le nom professionnel de Norman Parkinson. Leur partenariat ne dure que quelque temps, mais Parkinson décide de conserver ce nom de plume.

En 1935, Norman Parkinson présente une exposition solo démontrant certaines de ses photographies phares tels que le célèbre portrait de Vivien Leigh.

Vivien Leigh Actrice – Photographie captée après le succès de l’actrice dans la pièce de théâtre intitulée The Mask of Virtue et présentée lors de la première exposition de Parkinson à son studio de la rue Dover, The Bystander, novembre 1935.

Entre les années 40 et 50, le photographe entreprend une collaboration avec le Vogue britannique qui durera plusieurs années. Collaboration qui procure des images à caractère narratif saisissant comme on peut le voir sur la photographie intitulée Young Velvets, Young Prices. Magnifique photographie qui présente quatre mannequins coiffées de chapeaux sur fond de gratte-ciel newyorkais.

Velours pour demoiselles à prix doux, mode chapelière, Vogue américain, octobre 1949.

Au cours de cette période, Wenda Rogerson qui est la muse du photographe et qui deviendra plus tard son épouse est l’une des principales mannequins vedettes de l’époque et elle se prête au jeu photographique de Parkinson avec une certaine audace.

Wenda et les autruches – Wenda Parkinson portant du Spectator Sports, Afrique du Sud, Vogue britannique, mai 1951.

Les années 60 sont marquées telle une coupure dans le temps par de profonds bouleversements sociaux, mais Parkinson sait capter ce nouvel air du temps et s’efforce de repérer de nouveaux visages et de nouveaux looks en collaborant étroitement avec le magazine Queen. Sa vision de la photographie de mode est alors très originale, voire extravagante.

La tendance est au gym – Twiggy – Fac-similé de la mise en page originale du magazine Vogue britannique, février 1967.

La décennie 70 est, elle aussi, marquée par d’importants changements de mode de vie et le corpus de cette décennie éclatée est mon coup de cœur perso de l’exposition en raison de l’utilisation des couleurs vives en photographie, de l’émotion qui s’en dégage ainsi que pour cet univers joyeux et ludique du moment qui m’a littéralement ensorcelé.

Jerry Hall et l’artiste et illustrateur de mode Antonio Lopez – Jerry Hall portant du Sonia Rykiel, Hôtel Jamaica, Ocho Rios, Jamaïque, Vogue britannique, mai 1975.

Apollonia van Ravenstein portant la collection Rive Gauche d’Yves Saint Laurent, Vogue britannique, décembre 1971.

Durant cette enivrante période, les images du photographe contribuent à élever de nouveaux mannequins au rang de star du moment telle que Jerry Hall ou bien Iman.

Norman Parkinson réalise également de magnifiques photographies des créateurs de mode tels qu’Yves Saint-Laurent, Hubert de Givenchy, Jean Muir et Zandra Rhodes.

Les perfectionnistes – Hubert de Givenchy et Perla de Lucena, Vogue britannique, septembre 1974.

Les perfectionnistes – Loulou de la Falaise et Yves Saint Laurent dans le jardin de ce dernier à Paris, Vogue britannique, septembre 1974.

Les années 80 marquent la consécration de l’artiste photographe, car il se voit décerné, par la reine Elizabeth II, le titre de Commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique.

Durant cette période faste, il produira une série de portraits qui seront présentés lors d’une grande rétrospective organisée par la National Portrait Gallery de Londres.

Les 1840 marches de Mihintale – Pilar Crespi portant un tailleur Calvin Klein, Anuradhapura, Sri Lanka, magazine Town & Country, mai 1980.

Carmen Dell’Orefice portant une robe en crêpe noire, Dimitri Kritsas, Manoir de William Randolph Hearst, San Simeon, Californie, magazine Town & Country, mai 1981.

En 1990, alors que Norman Parkinson travaille sur une séance de prises de vues pour le magazine Town & Country en Malaisie, il décède subitement à l’âge de 77 ans.

Et, la dernière photographie de l’exposition fait partie de cette séance photo. Or l’émotion de nous tous est palpable dans la salle lors de la visite de presse.

Deborah Harris portant un costume de sirène, Bob Mackie, Malaisie, magazine Town & Country, mai 1990.

Bref, si tout comme moi vous aimez la photographie de mode et l’émotion qui s’en dégage, cette superbe exposition vous parlera très certainement et elle est définitivement à voir cet été !

Et finalement le Maître – Norman Parkinson, couverture du magazine Vogue Hommes Paris, automne 1976.

Complément de sources recherches Wikipédia, l’encyclopédie libre.

Photographies, travail personnel, 16 avril 2024, Musée McCord Steward, Montréal.

Le rejet responsable des matières textiles, c’est l’affaire de tous !

Collective Détour est une agence de consultation spécialisée en développement durable de textile et de vêtement. Et, samedi 6 avril dernier, Myriam Laroche, une des fondatrices de l’entreprise était à Québec, dans le cadre de l’événement Rose Buddha, afin de dévoiler et promouvoir tous les aspects de l’utilisation de la seconde main et de l’économie circulaire dans le domaine de la mode.

Événement écoresponsable qui a permis du 4 au 6 avril derniers de rassembler à l’Espace Saint-Grégoire de Beauport plusieurs ateliers ainsi qu’une grande vente de produits écoresponsables.  

C’est toujours un plaisir de revoir la pétillante Myriam Laroche et lors de cette intéressante conférence mode concernant l’économie circulaire, concept central de notre responsabilité collective, Myriam Laroche nous a premièrement informés du fait que l’industrie du textile est l’une des plus polluantes au monde.

Et, en tant que consommateur/trice, il existe des solutions beaucoup plus accessibles qu’on ne le pense afin de réduire notre impact sur l’environnement d’où l’importance de bien prendre soin de nos vêtements afin de pouvoir leur donner une seconde vie.

Quelques chiffres afin de s’en convaincre :

En 2000, la production mondiale de nouveaux vêtements s’élevait à 50 milliards d’items.

À ce rythme, en 2025, cette production aura plus que doublé.

Le gaspillage textile représente en Amérique du Nord, 81 livres de textiles par personne alors que 95% du textile, bas solitaires, chiffons souillés, chemisiers sans boutons, etc., se recyclent.

En tant que consommateur/trice, il est possible de changer les choses affirme Myriam Laroche. Par exemple, au printemps ou bien à l’automne lors du tri saisonnier des vêtements, elle propose quelques pistes de solutions intéressantes.

À savoir :

Regarder ce qui est vendable et portable;

Regarder ce qui ne peut se vendre, mais qui est portable et réparable à la fois;

Regarder finalement ce qui est invendable, mais recyclable.

Myriam Laroche rappelle aussi qu’organiser des soirées magasinage entre filles afin de revendre les vêtements monnayables ou portables à travers son réseau d’amies ou encore sur des plateformes Internet de revente permettent de réduire sa consommation de produits modes tout en se divertissant.

Elle propose également de faire don de ses vêtements à différentes œuvres de charité locales ou bien dans sa famille et ses amis. Les sous-sols d’église ou les friperies de quartiers spécialisées comme celle de Cap-Rouge en sont de bons exemples.

Autre belle façon de donner, et c’est ce que je fais personnellement, est de se tourner vers les grands recycleurs comme le Village des Valeurs, Les Grands Frères Grandes Sœurs de Québec ou bien à Montréal notamment chez Renaissance.

Avec toutes ces solutions, donnez n’aura jamais été aussi facile ! indique Myriam Laroche.

À propos de Collective Détour

Collective Détour est une agence de consultation spécialisée en développement durable. Elle apporte son expertise aux entreprises issues du secteur de la mode pour que celles-ci développent des stratégies de transparence, de traçabilité, d’économie circulaire, de communication et de direction artistique respectueuses de l’environnement. À l’intersection de la durabilité et de la créativité, les cofondatrices, Myriam Laroche et Abby Marino, usent de leur expérience, de leur passion et de leur dévouement pour offrir un accompagnement personnalisé et authentique.

À propos de Rose Buddha

Maxime Morin, sa cofondatrice, et adepte de yoga, offre des leggings et des vêtements entièrement écoresponsables fabriqués à Montréal dans le but d’adhérer à un mode de vie plus écologique. Rose Buddha utilise des plastiques recyclés au Québec, des fibres biologiques ou bien éco-responsables afin d’offrir des produits modes respectueux de l’environnement.

Afin d’en apprendre davantage à propos de la vision environnementale de Rose Buddha

https://myrosebuddha.com/fr/pages/about-us

Bref, une enrichissante conférence qui permettait de prendre conscience de notre impact sur l’environnement en tant que consommateur/trice de produits modes. Et, il était également intéressant de connaître des pistes de solutions viables, sommes toute assez simple et facile à appliquer, car il s’agit tout simplement d’y penser de saison en saison afin de contribuer un tant soit peu à l’avenir de notre planète.

Mention de sources photos, Travail personnel et François Berthiaume, 6 avril 2024, Espace Saint-Grégoire, Beauport, Québec.

L’envoûtant univers cubain de Manik Fashion

Elle est resplendissante, bourrée de talent, son sourire est contagieux et jeudi soir 21 mars 2024 Manika Gaudet, créatrice de Manik Fashion, recevait à sa boutique éphémère qui est située au 136 avenue Laurier Ouest, le tout Montreal Fashion. Et, quelle agréable soirée passée en sa compagnie !

Lors de cette soirée des plus festives, où de nombreux invités s’étaient activement réunis, Heidi Hollinger autrice bien connue lançait son nouvel ouvrage intitulé 300 raisons d’aimer La Havane, tome 2 publié aux Éditions de l’Homme et Manika Gaudet présentait sa magnifique collection signature intitulée collection HAVANE par Manik.

Heidi Hollinger & Jiana

Une soirée remplie de surprises et de découvertes

Le second livre d’Heidi Hollinger permet de poursuivre la visite de celle-ci amorcée à travers La Havane, pur joyau de l’Espagne coloniale de l’Art déco et de l’architecture moderne. Cet ouvrage permet ainsi de découvrir, sous l’oeil photographique de l’écrivaine, la véritable Havane.

Une heureuse rencontre

Manika Gaudet célébrera bientôt quinze ans de passion et de création. Et, ce livre est un peu une façon de boucler la boucle, mentionne la créatrice, car Heidi Hollinger est LA personnalité publique qui a inspiré les débuts de sa marque alors que l’autrice portait fièrement les premières créations de Manik Fashion peintes à la main alors qu’elle animait l’émission Port d’Attaches présentée sur TV5 et Discovery Channel.

Au centre gauche Manika Gaudet et à droite Heidi Hollinger

Une remarquable collection

Cette superbe collection, dont les couleurs vibrantes et les chatoyants motifs, inspirent mer du sud, soleil et bonheur procure assurément bien être et joie de vivre. Chaque modèle est conçu et fabriqué fièrement à Montréal. Les pièces uniques en leur genre et les quantités limitées sont fabriquées afin de mettre en valeur le style et la personnalité de la clientèle. C’est ainsi que les modèles peuvent être peints selon leurs propres goûts.

À propos de Manika Gaudet

Permettre un jour aux gens de tous gabarits de se sentir beaux et bien dans leur peau. C’est le rêve que caressait Manika Gaudet à sa sortie de l’École de mode du Campus Notre-Dame-de-Foy de Québec en 1999.

Récipiendaire d’une bourse pour ses performances dans le domaine et lauréate de plusieurs concours de mode, cette jeune diplômée possédait alors un enthousiasme grandissant pour l’univers du prêt-à-porter commercial. Confiante d’avoir choisi son domaine de passion, celle-ci allait voir rapidement ses désirs se concrétiser. Quelques années plus tard, elle se retrouve designer en chef pour la compagnie BGN&CO, griffe riche en vêtements stylés d’inspiration européenne pour laquelle elle oeuvra pendant plus de douze ans.

Après avoir lancé sa ligne de vêtements artistiques Manik Fashion, celle-ci se concentre maintenant sur la quête perpétuelle de nouveauté, la création de design distinctifs, la maîtrise de la coupe du vêtement et le confort sans concessions dans le but de ravir et avantager toutes les silhouettes féminines est son leitmotiv.

Bref, une charmante soirée passée en la compagnie de Manika Gaudet et d’Heidi Hollinger à découvrir leurs univers respectifs ayant en commun cette envoûtante capitale cubaine qu’est La Havane.

Mention de sources photos, travail personnel et François Berthiaume, 21 mars 2024, Boutique Éphémère Manik Fashion, Montréal.

La route du coton d’Helmer Joseph

Jeudi 22 février 2024, le Tout Montreal Fashion s’était donné rendez-vous au WIP MONTREAL afin de découvrir la nouvelle collection du talentueux créateur de mode Helmer Joseph intitulée : La route du coton d’Haïti. Intéressant projet qui valorise les métiers d’arts du patrimoine culturel haïtien et qui est soutenu par le Ministère des Affaires étrangères et des Cultures de la République d’Haïti.

Et, à en croire l’ambiance des lieux ainsi que le tsunami médiatique qui s’en est suivi, ce défilé de mode n’a laissé vraisemblablement personne indifférent. Et, pour cause, car une fois de plus Helmer Joseph a démontré son immense talent et tout son savoir-faire en exploitant cette fibre naturelle et noble qu’est le coton.

C’est ainsi que le créateur a rendu hommage de façon artistique à trois tissus de coton qui sont fabriqués en usine dans son pays d’origine à savoir le Karabella soit le chambray de coton, le siam, une rudimentaire toile de coton et l’Abako qui est le traditionnel denim que nous connaissons.

Le sens de l’humour d’Helmer Joseph est toujours bien présent dans ses collections. Les coupes de ses vêtements sont nettes. Les méticuleux détails, le savant travail de perlage et les nombreuses broderies procurent aux vêtements raffinement et luxure. Il y a de plus un je-ne-sais-quoi dans son air du temps qui est toujours à propos.

Le style d’Helmer Joseph est unique en son genre et chaque modèle semble raconter sa propre histoire, l’art de la création à son meilleur !

Pour donner suite à ce grand défilé de mode, cette collection partira en tournée vers le Cap haïtien pour se diriger ensuite vers les États-Unis dans les villes de la Nouvelle-Orléans, d’Atlanta, de Miami, de Washington, de New York et de Boston. Et, il va sans dire que ce projet a bien plu à nos voisins du sud puisque l’histoire du coton haïtien est similaire et parfois complémentaire à celle de l’histoire américaine du coton.

Bref, un incroyable parcours pour Helmer Joseph et il est à parier que le créateur n’a pas fini de nous surprendre !

Mention de sources photos Frank S., WIP MONTREAL, 22 février 2024.

Relations de presse Matthieu Lizotte, Wolfe MTL.

Aller à la rencontre du peuple huron-wendat grâce à ONHWA’ LUMINA

Yiheh, Bienvenue !

ONHWA’ LUMINA, c’est une fabuleuse forêt enchantée qui permet lors d’un incroyable parcours nocturne de 1,2 Km d’aller à la rencontre du peuple huron-wendat de Wendake.

Conçu par Moment Factory, studio de création multimédia situé à Montréal, qui a notamment réalisé l’illumination du Pont Jacques-Cartier, ONHWA’ LUMINA est impressionnant à visiter tant pour les effets visuels présentés, tous plus étonnants les uns que les autres, que pour la magnifique musique et les sons réalistes de la forêt accompagnant les projections vidéo.

La scénographie du thème nous plonge d’ailleurs littéralement dans une atmosphère des plus saisissantes, nous transportant ainsi dans le mode de vie et les valeurs ancestrales de cette grande première nation.

C’est ainsi qu’un merveilleux voyage onirique commence dans cette forêt enchantée à l’intérieur d’un grand cercle lumineux, cercle qui symbolise la conception circulaire du monde qui nous entoure. Ce voyage se poursuit à dos de tortue et par la suite, c’est autour de l’âtre d’une longue maison imaginaire de nous accueillir. Ensuite, l’on circule à travers un village lumineux bien mouvementé, puis nous sommes invités à découvrir la station Notre monde. En poursuivant notre chemin, nous apercevons sous nos yeux, et c’est impressionnant, les ancêtres hurons-wendat se dresser devant nous. La visite du parcours se termine en grand par la découverte des étoiles lumineuses.

Tout au long de ce parcours, la langue Wendat prend graduellement vie pendant que des histoires se racontent et que les chants accompagnent chacun de nos pas.

Le symbole de la tortue chez les hurons-wendat

L’île de Grande Tortue est le nom traditionnel donné par les Hurons-Wendat à cette vaste étendue qu’est l’Amérique du Nord. Cette appellation est partagée par plusieurs autres nations autochtones. Dans la version du mythe de création des Hurons-Wendat, un morceau de terre, jadis tombé du ciel, est ramené du fond des eaux par grand-mère crapaud et étendu sur le dos de Grande Tortue qui devient ainsi une île. Yäa’tayenhtsihk peut alors y vivre après qu’elle fut tombée du Monde-Ciel vers le monde-Océan (1)

Personnellement, j’étais depuis longtemps intéressée à parcourir ce sentier nocturne hors du commun, mais en même temps, je me demandais si j’allais avoir ce WOW, cet étonnement soudain digne d’un conte de fées. Et, bien oui, j’ai été émerveillée, enchantée et même surprise, affichant ainsi les grands yeux étonnés d’une enfant de 5 ans.

L’univers Wendat

Pour le peuple Wendat, le monde qui les entourent représente une grande famille où ils ont le privilège et la responsabilité de respecter tous ceux qui en font partie. Reconnaissant de ce monde qui les soutient depuis toujours, ils chantent, dansent et saluent toute la création en guise d’offrandes et de remerciements à poursuivre ce travail afin que leurs esprits ne forment plus qu’un avec la nature.

Autrefois

La Confédération wendat comptait des dizaines de milliers de personnes réparties dans des villages accueillant parfois de plus de 2 000 personnes. Les femmes cultivaient les trois sœurs des wendats qui étaient le maïs, la courge et les haricots dans d’immenses champs entourés par d’imposantes palissades.

ONHWA’ LUMINA, événement partenaire du Carnaval de Québec.

Eh oui, cette année, ONHWA’ LUMINA fait partie des événements partenaires de la 70e édition du Carnaval de Québec. Carnaval hivernal des plus festifs et rassembleurs, pour les petits comme pour les grands, qui débute le 25 janvier prochain et se poursuivra jusqu’au 11 février 2024.

Définitivement, ONHWA’ LUMINA est à voir, pour l’incroyable travail visuel et sonore de Moment Factory, pour être émerveillé par tant de féérie et de beauté et pour en apprendre davantage sur cette fascinante première nation !

Sources recherches : Affiches explicatives en début de parcours.

(1) Citation, site Web, Onhwa’ Lumina Onhwa’ Lumina – Parcours nocturne enchanté à la rencontre du peuple Huron-Wendat – Onhwa Lumina

Photographies : travail personnel et François Berthiaume, 12 janvier 2024, Wendake.

HAIR 1968 : Époque où la mode se voulait éclatée, empreinte de joie de vivre et de liberté

L’effervescente comédie musicale HAIR, qui a été présentée dans le cadre du Festival Juste pour Rire à Montréal, est maintenant présentée à Québec. Et, jeudi soir dernier, c’était soir de fête à la Salle Albert Rousseau lors de cette première médiatique !

Traduite et mise en scène, avec brio, par le talentueux Serge Denoncourt, cette grande comédie musicale nous plonge directement en 1968. Époque où la paix, l’amour et la liberté résonnent, à grands coups de Flower Power sur l’air du temps.

Synopsis

À cette époque de grands bouleversements sociaux, la guerre qui sévit au Vietnam n’est évidemment pas rose et l’on entre dans l’ère du Verseau. À ce moment, un groupe de jeunes gens, que l’on surnomme les hippies, occupent un théâtre abandonné de New York et protestent vigoureusement contre cette guerre violente et rêvent alors d’un monde plus harmonieux,  paisible et respectueux envers l’environnement. Ils prônent l’amour libre et espèrent à une Amérique meilleure qui est en mesure de tenir les promesses annoncées. L’un d’entre eux, Claude Bukowski, personnifié par Philippe Touzel , reçoit son avis d’enrôlement pour l’armée américaine et profite de ses derniers moments à vivre en compagnie de ses amis avant de se rendre au Vietnam ne sachant pas nécessairement s’il en reviendra un jour vivant…

Plusieurs thèmes abordés, lors de cette grande comédie musicale, sont encore très actuels aujourd’hui tel que les complexes relations homme-femme, les crises identitaires de genre, la crise économique et la crise climatique ainsi que les guerres.

Dynamique et endiablée comme pas une, cette rafraichissante comédie musicale permet aux artistes de démontrer tous leurs talents allant du jeu des comédiens, aux numéros de danse performants, en passant par d’incroyables prestations vocales. Et ce, particulièrement, pour ce qui est d’Étienne Cousineau dans le rôle de Margaret Mead qui met en valeur sa voix de soprano d’un timbre exceptionnel.

La mode de cette époque

Elle est colorée, éclatée et les costumes portés par les artistes sont très représentatifs de cette période historique endiablée. Et, pour ceux qui, tout comme moi, on vécut cette période de la mode, se rappelleront aisément avoir portés l’une ou l’autre de ces tenues vestimentaires avec joie. Et, il était facile d’esquisser un sourire rempli de souvenirs lors de la présentation de ce spectacle grandiose.

De façon plus détaillée, à quoi ressemblaient la mode de la décennie 70 ?

Les chemisiers, ornés de fleurs éclatantes enjolivaient les corsages savamment dessinés des jeunes filles. Les blouses en batik étaient également très à la mode. Les joyeux imprimés folkloriques donnaient eux aussi le ton aux tendances du moment. Les fines broderies, placées un peu partout sur le vêtement procuraient exotisme à l’ensemble du vêtement.

Le travail de patchwork dont certains vêtements étaient ornés inspirait alors savoir-faire et créativité. Le macramé était également dans l’air du temps et plusieurs accessoires modes étaient fabriqués de cette façon comme les bracelets. Le tricot était roi, et autant les vêtements que les accessoires étaient fabriqués ainsi tels que les bonnets, les chandails et camisoles, certains pantalons et même les maillots de bain.

Les franges ornaient joyeusement plusieurs pièces de vêtements telles que les vestes autant celles à manches courtes que longues. Ces franges ornaient également les sacs à main. Les pantalons longs à pattes d’éléphant étaient une tendance forte du moment et le denim devenait de plus en plus populaire.

Les cheveux se portaient long autant pour les filles que pour les garçons en guise de contestation sociale envers par exemple la génération puritaine des années 50.

Cette allure cool et très bohème à la fois, ce total look, afin d’en capter une fois de plus l’air du temps, confère alors ce mode de vie éclaté prônant la paix, l’amour et la liberté afin d’espérer un monde meilleur où tout est possible.

Bref, une comédie musicale à voir pour les incroyables performances artistiques, au contexte social toujours aussi actuel, qui est présentée à la Salle Albert Rousseau de Québec jusqu’au 7 janvier 2024.

Photographies : François Berthiaume, Salle Albert Rousseau, 14 décembre 2023.