Les prestigieux joyaux de la famille de Habsbourg présentés au Musée national des beaux-arts du Québec

Vue de l’exposition Un trésor caché. Un siècle de mystère au Musée national des beaux-arts du Québec // Photo :  MNBAQ, David Cannon.

Depuis le 4 septembre 2026, le Musée national des beaux-arts du Québec présente avec fierté l’exceptionnelle exposition : Un trésor caché. Un siècle de mystère. Exceptionnelle parce qu’elle permet de mettre en valeur des joyaux historiques prestigieux, au total 15, liés à la famille de Habsbourg d’Autriche.

Joaillier européen inconnu, Parure à chapeau aux couleurs de l’empire autrichien, 18e siècle. Argent, argent doré/or, diamants et saphirs jaunes, 11,5 × 5,5 × 1,8 cm. Fiducie Saint Joseph // Photo: MNBAQ, Louis Hébert

Famille dont l’histoire trouve un écho notable à Québec : l’histoire de Zita de Bourbon-Parme, dernière impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, qui se réfugie à Québec en compagnie de sa famille à la villa Saint-Joseph de Sillery en 1940. Villa appartenant à l’époque à la congrégation des Sœurs de Sainte-Jeanne-d’Arc.

Inconnu, Diamant Florentin, date inconnue. Diamant, 2,6 ×2,6 cm. Fiducie Saint Joseph // Photo : MNBAQ, Louis Hébert.

Des joyaux d’exception

Ces joyaux, dont le légendaire diamant florentin de 137 carats, racontent, avec émotion, une histoire d’exil, de transmission patrimoniale et de résilience qui unit en quelque sorte l’Europe et le Québec.

Joaillier européen inconnu, Parure à chapeau, 18e siècle. Argent et diamants, 17 × 6,5 × 2,5 cm. Fiducie Saint Joseph // Photo: MNBAQ, Louis Hébert.

Vue de l’exposition Un trésor caché. Un siècle de mystère au Musée national des beaux-arts du Québec // Photo :  MNBAQ, David Cannon.

Et, comment tous ces précieux joyaux sont-ils arrivés jusqu’à nous ?

Jean-Antoine Lépine, Montre à gousset, en 1770 ou avant. Argent, alliage ferreux, diamants, saphirs roses ?, verre, émail, poudre d’émail et cheveux, 5,6 × 4 × 1,2 cm. Fiducie Saint Joseph // Photo: MNBAQ, Louis Hébert.

Remontons dans le temps jusqu’en 1918 afin d’apprendre qu’après la chute de l’empire austro-hongrois, le couple et ses enfants, l’empereur Charles et l’impératrice Zita, prennent le chemin de l’exil notamment en Suisse, puis à Madère, lieu où Charles meurt en 1922 des suites d’une pneumonie. L’impératrice Zita s’installe par la suite en Espagne avec sa famille, puis en Belgique en 1929.

L’empereur Charles I et l’impératrice Zita avec leur fils Otto, couronnés roi et reine de Hongrie, 1916 // Photo: Heinrich Schuhmann – Wikimédia Commons.

L’impératrice Zita d’Autriche lors de son couronnement à titre de reine de Hongrie, 1916 // Photographie de source anonyme.

De l’Europe à l’Amérique du Nord

La Seconde Guerre mondiale éclate en 1939 et en 1940, la bataille de Belgique, soit l’invasion de la Belgique par les Allemands, force Zita et ses huit enfants à quitter ce pays, car ils deviennent alors des réfugiés de guerre. Ils fuient vers la France, puis l’Espagne et ensuite au Portugal où le gouvernement américain leur accorde des visas afin de se rendre à New York. L’impératrice Zita choisit ensuite la ville de Québec pour s’y établir afin de poursuivre l’éducation de ses enfants en français.

Maroquinier européen inconnu, Mallette, XXe siècle. Cuir de crocodile, cuir de chevreau, textile (soie ?), alliage ferreux, argent (médaillon) et papier, 43 × 20 × 10 cm. Fiducie Saint-Joseph // Photo : MNBAQ, Louis Hébert.

En compagnie de l’impératrice voyagent, dans une simple mallette, des joyaux qui traverseront les décennies, dans la plus grande discrétion, et qui ne seront que découverts tout récemment.

Joailliers européens inconnus, Montre, 16e, 17e et 18e siècles. Argent, or/argent doré, diamants et émeraudes, 12 × 3,5 × 2,7 cm. Fiducie Saint Joseph // Photo: MNBAQ, Louis Hébert.
 

L’exposition se divise en trois thématiques et la visiter, c’est entrer dans l’univers mouvementé de la famille de Habsbourg, c’est être séduit par les liens tissés entre cette famille impériale et la société québécoise du 19e siècle et c’est être, en entrant dans cette dernière salle qui est complètement noire et mystérieuse, étonné par la beauté, puis la magnificence de ces joyaux d’exception révélant un siècle de mystère.

Vue de l’exposition Un trésor caché. Un siècle de mystère au Musée national des beaux-arts du Québec // Photo :  MNBAQ, David Cannon.

Joaillier européen inconnu, Insigne de l’Ordre de la Toison d’or, 18e siècle. Argent, or/argent doré, diamants, tourmalines? et soie, 15 × 8,4 × 1,5 cm. Fiducie Saint Joseph // Photo: MNBAQ, Louis Hébert

Bref, cette exposition est à voir si tout comme moi, vous êtes passionné par la mode, l’art et le glamour qu’inspire la haute joaillerie !

La villa Saint-Joseph de Sillery, vers 1945. Fondation Otto de Habsbourg (HOAL 15B 15-36) // Photographie de source anonyme.

Sources photographies et descriptions : relations de presse Musée national des beaux-arts du Québec.

Source recherche : Wikipédia, l’encyclopédie libre, Zita de Borbon-Parme

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