Native de la belle ville de Québec et passionnée par l'art et la mode depuis toujours, elle a oeuvré de près ou de loin à Montréal depuis plus de 30 ans dans le domaine de la mode. De retour à Québec, elle poursuit cette passion rédactionnelle pour l'art et la mode.
Détentrice notamment d'un certificat en gestion du marketing de l'ESG-UQAM, d'un baccalauréat en commercialisation de la mode de l'ESMM et d'un DEC au Collège LaSalle, elle possède une expérience de travail bien diversifiée.
Elle a travaillé en industrie de la mode plusieurs années dans les départements de design et de commercialisation de la mode pour des entreprises spécialisées dans les domaines de la lingerie, du sportwear et des vêtements pour enfants.
Elle cumule aujourd'hui plus de 10 ans d'expérience au Collège LaSalle en tant que formatrice en ligne. Elle a de plus collaboré au Journal Métro en tant que rédactrice pour les cahiers modes et spéciaux. Elle est également l'auteure du cours de niveau collégial : Analyse des facteurs influents du marché de la mode.
Passionnée par la rédaction, elle tente aujourd'hui, par ses propos et en tant que leitmotiv, de promouvoir la mode québécoise et canadienne à son meilleur. Elle contribue ainsi, à sa façon, à apporter ce grain de sable bien modeste qui peut servir à faire évoluer ce domaine rempli de défis!
Sans domicile fixe est le titre de la 10e édition de la Biennale internationale du lin de Portneuf qui se déroule présentement au Vieux Presbytère de Deschambault-Grondines ainsi qu’au Moulin de La Chevrotière et ce, jusqu’au 1er octobre 2023.
Vieux Presbytère
La Biennale Internationale de lin de Portneuf (BILP) est un événement artistique pluridisciplinaire qui permet de promouvoir les pratiques contemporaines liées à la fibre naturelle qu’est le lin. Fibre noble que l’on cultive d’ailleurs depuis la nuit des temps.
Se déroulant à tous les deux ans, la BILP célèbre cette année son 10e événement artistique et cette année anniversaire permettra de retracer et valoriser l’histoire de cette grande biennale.
Depuis ses tout début en 2005, cet inspirant événement a permis d’exposer les œuvres de plus de 235 artistes de la région de Portneuf, de Québec, de Montréal, du Canada et de l’étranger. Des artistes de plusieurs champs de pratique artistique tels que les arts visuels, les métiers d’art ou encore de design ont vu leurs créations valorisées.
Durant toutes ces années, de nombreuses activités culturelles ont été organisées dans 11 des 18 municipalités de la MRC de Portneuf. Plusieurs expositions ont été ainsi conçues dans la région et ont également été présentées au Canada, en France, en Belgique, en Irlande du Nord et au Portugal.
L’œuvre de Karen Trask intitulée La marée monte est d’ailleurs LE coup de cœur perso de cette intéressante biennale.
Le titre de la biennale de cette année Sans domicile fixe évoque l’exclusion sociale que vivent souvent les personnes définies comme SDF. Elles sont généralement perçues comme des gens sans-abri et elles sont victimes d’une catastrophe personnelle ou bien collective.
Daniel Jules Roger, France – Déambulation
Souvent connotée négativement, l’expression sans domicile fixe peut également se voir attribuer un sens plus heureux à savoir celui d’un choix délibéré de liberté et d’une marginalité bien assumée.
Commissaires de l’exposition Adrien Landry, Donald Vézina et Dominique Roy mettent en lumière les intéressantes œuvres de vingt artistes originaires du Québec, de l’Alberta, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario, de la Belgique, des États-Unis, de la France, de la Lituanie, des Pays-Bas et du Portugal.
Moulin de La Chevrotière
Les artistes créateurs de ces œuvres songées posent ainsi un regard éclairé et sensible sur cette dure réalité qui échappe collectivement et dérange.
Blair Tate, États-Unis – Dialogue
Parmi les artistes invités notons la présence de Line Dufour, Carole Frève, Marie-José Gustave, Nathalie Lavoie, Karine Locatelli, Mylène Michaud, Karen Trask, Paula Murray, Philip Hare, Bozica Radjenovic, Rochelle Rubinstein, Laura Vickerson, Carolyn Wren, Anneke Klein, Stéphanie Jacques, Daniel Jules Roger, Blair Tate, Megan Sharkey, Maria Luisa Ramires et Severija Incirauskaite-Kriauneviciene.
À propos de Portneuf
La MRC de Portneuf est une région charmante à visiter. Située aux abords du majestueux Fleuve Saint-Laurent, celle-ci se prête bien à des activités extérieures variées.
Ses nombreux restaurants, boulangeries, boutiques artisanales, foires commerciales et parcs font de cette région, classée parmi les plus beaux villages du Québec, un endroit de prédilection à découvrir ou à redécouvrir cet été et en toute saison.
Bref, une superbe 10e édition de la Biennale du lin de Portneuf à voir cet été pour être touché par les œuvres exposées et être envouté par la beauté du paysage et des lieux.
Photographies : travail personnel et François Berthiaume, Biennale internationale du lin de Portneuf, Deschambault-Grondines, 30 juin 2023.
Philippe Denis, commissaire de l’exposition, est cet être passionné et généreux qui nous DL Vision Mode a ouvert les portes de l’espace muséologique en exclusivité, le 18 juin dernier pour la visite de la touchante exposition présentée aux Jardins de Métis jusqu’au 1er octobre 2023 intitulée : En/In vogue. Elsie Reford et la mode.
Allocution de Phillipe Denis lors du lancement de l’exposition Allocution d’Alexander Reford, directeur des Jardins de Métis et arrière petit-fils d’Elsie Reford
Conçue en partenariat avec l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM et Antonio Ortega Couture, cette belle exposition nous transporte littéralement au 19e siècle alors que les bonnes manières et le savoir-être donnaient le ton à la société bourgeoise et guindée de cette période historique foisonnante.
Cette belle exposition permet également de découvrir l’influence exercée par les illustrations de mode sur l’intime relation qu’Elsie Reford entretenait avec la mode. La garde-robe présentée lors de celle-ci couvre la période allant de 1892 et 1950.
Philippe Denis explique Elle regardait les gravures de mode versus sa personnalité, qu’est- ce qui est publié et comment elle joue.
Cette exposition est séparée en cinq thèmes éloquents à savoir, la famille, l’enseignement, le modèle britannique, l’aristocratie et la nature. Thèmes qui nous permet de mieux saisir la vie quotidienne des gens aisés de cette époque. Époque qui était d’ailleurs très codifiée socialement, ce qui permettait notamment d’y détecter les intrus.
Le 19e siècle marque la venue de l’industrialisation, de la démocratisation et du nationalisme permettant un développement humain rapide et fort important.
Parlons chiffons
Les gravures de mode sont, à l’époque, ce que sont aujourd’hui les magazines de mode ou bien les pages de modes via Internet diffusées par les influenceurs sur les réseaux sociaux. Elles servaient à informer, éduquer et influencer les gens en matières de mode vestimentaire et de tendances de société.
Les thèmes de l’exposition
La famille
Vers la seconde moitié du 19e siècle, la représentation familiale est grandement mise en valeur sur les gravures de mode et sur ces dessins la jeune femme y est placée au centre de l’image.
Elle est représentée de façon penchée, son attitude bienveillante tend vers ceux que l’on considère alors comme les membres les plus fragiles de cette cellule familiale à savoir les enfants et les personnes plus âgées.
Dans ce contexte, toute jeune femme qui regardait ces illustrations de mode apprenait par le fait même qu’elle était comme une sorte de solide maillon appartenant à une chaine qu’il fallait donc respecter. En se mariant, cette jeune femme se devait de respecter autant la lignée sociale à laquelle elle provenait que celle à laquelle elle allait appartenir.
L’enseignement
C’est à la maison que les jeunes filles de l’époque s’éduquaient. La mère enseigne en lisant ou bien l’enfant apprend en observant ses parents. Un peu plus tard, la jeune femme apprend un instrument de musique en compagnie d’une autre. Celle-ci pourra démontrer ainsi tout son talent musical lors de soirées mondaines organisées par ses parents.
Afin de développer son goût artistique, celle-ci fréquente également les galeries d’art et les musées en compagnie d’une amie dans le but de parfaire son éducation.
Philippe Denis mentionne elle essaie de tout codifier, les périodes de la journée, les événements, elle joue, elle donne ce que les gens s’attendent d’elle, donc sensibilité.
Le modèle britannique
À cette époque, l’art de vivre à la française, avec Paris comme capitale de la mode, était la référence fashionable du moment. L’influence britannique se fait par contre sentir par le récit des gravures de mode du pays, la légendaire ponctualité des trains, les inspirants voyages en région, la mode des étoffes de laine à carreaux tartans écossais et la démonstration de la Marine royale.
La mode et la décoration britannique insufflent alors un vent de confort et de liberté. Le capitonnage couvre autant les fauteuils que les robes. Cette promotion vestimentaire trouve échos dans le fait que les gens pratiquent de plus en plus d’activités extérieures tels que l’équitation, la bicyclette, le tennis ou bien la natation.
Philippe Denis explique
Elle promouvoit l’Empire Britannique, le commerce britannique et elle va annuellement à Londres, les grandes maisons de couture parisiennes ont des succursales, on ouvre les carnets de voyage et on a les factures, Lanvin, o.k. tu t’habilles à la mode parisienne, mais en passant par les succursales londoniennes donc personne ne pouvait lui reprocher de ne pas faire la promotion, elle est au fait de ce qui se fait de mieux.
L’Aristocratie
Le modèle aristocrate anglais est souvent diffusé par les magazines féminins de l’époque. S’ennoblir étant le but ultime à atteindre, ces gravures de mode illustrent bien la fascination que la noblesse exerce chez les gens ordinaires.
Philippe Denis précise, cette exposition, c’est la relation qu’Elsie entretient avec la mode, mais c’est aussi la relation qu’elle va imposer avec la mode au gens qui l’entoure donc soucis de l’excellence.
Attrait qui est bien présent dans les dessins des robes présentées et à porter lors d’événements officiels et mondains comme des présentations à la cour, des bals ou bien des bazars de charité.
Inspirés du 18e siècle, des motifs, des silhouettes et des éléments décoratifs sont ainsi associés à l’âge d’or du mode de vie des nobles qui partagent aisément leur vie entre les salons de leur hôtel particulier et ceux de leur résidence secondaire à la campagne. Ce qui correspond au standard du nec plus ultra en matière de bon goût et de raffinement de cette classe sociale fortunée.
La nature
Le 19e est marqué par d’importantes découvertes qui émanent de tous les domaines. De nombreux explorateurs parcours de nouveaux pays encore inconnus par les Occidentaux et rapportent avec eux, lors de leurs expéditions lointaines, de nouvelles espèces végétales.
Philippe Denis mentionne l’importance du motif floral et que beaucoup de modèles ont été réalisés avec de la broderie anglaise donc une façon de faire entrer l’extérieur à l’intérieur.
C’est dans ce contexte que des serres portatives sont ainsi créées pour transporter ces végétaux dans des jardins botaniques locaux afin que le public puisse les découvrir.
Initiées comme nouvelles sources d’inspiration, les créateurs de mode et les artistes en art décoratifs s’inspirent de celles-ci pour créer des motifs variés et de nouvelles formes artistiques.
Phénomène social intéressant, ces plantes nouvelles et fragiles à la fois importées notamment de l’Asie, contraste avec cette époque ou le développement industriel enfume littéralement les villes.
C’est dans ce contexte que les médecins spécialisés en questions d’hygiène commencent alors à inviter les gens à s’entourer de nature afin de cultiver des plantes à la maison.
Bref, un été Art et Mode où les Britanniques sont définitivement mis à l’honneur et ce, par la présentation de l’exposition consacrée au travail d’Alexander McQueen à Québec. Et, également aux Jardins de Métis par la présentation de la superbe exposition de la garde-robe d’Elsie Reford. Exposition qui est définitivement à découvrir ainsi que les superbes jardins qui entourent la Villa Estevan !
C’est une femme actuelle, elle correspond aux standards d’aujourd’hui.
Philippe Denis
Le pavot bleu
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Jardins de Métis, 18 juin 2023.
C’est avec grande fierté que le MNBAQ lançait mercredi 14 juin dernier, la superbe exposition mode consacrée au génie créateur de Lee Alexander McQueen.
Après un passage remarqué à Los Angeles aux États-Unis et Melbourne en Australie, c’est à Québec qu’est présenté, du 15 juin au 10 septembre 2023, l’exposition vedette intitulée Alexander McQueen : l’art rencontre la mode.
La ville de Québec entre dans la cour des grands en matière d’exposition de mode en présentant cette exposition majeure qui propose une réflexion songée sur le processus créatif d’Alexander McQueen. Lui, que l’on surnommait de son vivant l’enfant terrible de la mode britannique.
Jean-Luc Murray, directeur général
C’est ainsi qu’afin de mieux comprendre les sources d’inspiration du créateur, des pièces conçues par McQueen sont mises en relation avec des œuvres d’art issues de différentes époques, d’origines culturelles différentes et de techniques artistiques très variées.
Stéphane Le Duc, ambassadeur de l’exposition
L’art rencontre la mode permet de rassembler un impressionnant corpus visuel à savoir d’admirer 225 objets d’art, 195 objets provenant de la collection du LACMA dont 69 ensembles signés du créateur lui-même et issus de la collection personnelle de Regina J.Drucker -, 50 œuvres d’art composant une sélection de costumes historiques, 17 coiffes et chaussures réalisées par Michael Schmidt et 32 œuvres de la collection du MNBAQ.
Acclamé à de nombreuses reprises par la critique, le travail de McQueen prouve la virtuosité technique du processus créatif du designer. Ses sources d’inspiration sont nombreuses et elles sont à la fois autobiographiques, encyclopédiques, historiques, médiatiques, technologiques et s’inspirent également de la culture populaire.
Des thèmes chers à Alexander McQueen tels que la vie, la mort, la nature, la mythologie, les systèmes de croyances religieuses et la condition humaine sont aussi finement illustrés dans cette exposition.
Cette exposition grandiose est séparée en quatre thèmes porteurs qui sont ;
Mythe, celui-ci relate les sources d’inspiration lointaines du créateur comme l’iconographie chrétienne de la Renaissance nordique et de la Renaissance italienne ou celles puisées dans l’antiquité grecque et romaine.
Cette fusion de sources multiples transforme une convergence des styles vestimentaires et artistiques hétéroclites en une vision singulière propre à McQueen.
Mode Narrative explore l’intérêt de McQueen à partager des histoires qu’elles soient issues d’éléments autobiographiques ou bien historiques. Ce qui en découle des collections qui ont pour thèmes, la tradition, la découverte, l’échange, le pouvoir, la persécution, la violence et la métamorphose.
À droite de l’image, ensemble pour femme, manteau et jupe, collection Explorateur A/H 2003-04, bottes en cuir de la même collection.
Technique et innovation proposent d’explorer le talent créatif manuel de McQueen et de s’attarder à sa façon de tout réinventer. Il a ainsi travaillé des technologies émergentes pour l’époque tels que le découpage au laser et l’impression numérique qui sont toujours bien présentes dans l’industrie de la mode actuelle.
Veston pour femme, collection Jeanne A/H 1998-99, impression de superposition d’images sur polyester, acétate et paillettes en plastique.
Évolution et existence s’intéresse à la fascination du créateur pour les cycles de la vie et la condition humaine en général. Le regard que pose McQueen sur la nature, l’évolution de la vie et la mort à donner naissance à des collections qui démontrent la fragilité de la vie et trouve espoir dans sa perpétuelle régénération.
Robe pour femme, collection P/E 2010, L’Atlantide de Platon, soie impression numérique, lamé et cuir peint, découpe au laser.
Difficile de choisir parmi tant de beauté, de créativité et de talent, les modèles qui personnellement retenaient l’attention, néanmoins, en images, quelques coup de cœur de cette sublime exposition.
Robe pour femme, collection A/H 2010-11, Sarah Burton, Anges et démons, soie avec fermeture à glissière et boucle en métal. Inspiration source de la Renaissance. Trois photos amalgamées numériquement tirées de trois tableaux et tissées de façon jacquard. Robe pour femme, soie et perle de verre, taille empire, Régence, corsage rehaussé de glands, symboles de stabilité chers aux arts déco de Grande-Bretagne, collection A/H 2008-09, La fille qui vivait dans l’arbre. Bottes pour femme, même collection, cuir et cuir verni. Robe pour femme en soie à plies creux inspirée du 18e siècle, pré collection A/H 2007-08,
Bref, une grande exposition art et mode définitivement à voir cet été si vous êtes de passage ou habitez la belle ville de Québec afin d’être transporté dans un univers flamboyant d’un personnage plus grand que nature, celui de Lee Alexander McQueen.
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 14 juin 2023, MNBAQ, Québec.
Dans le cadre des festivités entourant le 100e anniversaire de naissance de Jean Paul Riopelle, hier après-midi, 15 juin 2023, avait lieu le lancement médiatique de la poétique et touchante exposition présentée à la Bibliothèque de Montmagny intitulée : Mon cher Jean Paul.
Pour cette occasion toute spéciale, une vingtaine d’œuvres d’art rassemblées par madame Huguette Vachon, compagne des 16 dernières années de vie de Jean Paul Riopelle, y sont présentées. Œuvres qui ont été généreusement prêtées par des amis intimes de l’artiste.
Allocution de Marc Laurin, maire de Montmagny
Cette magnifique exposition se veut une incursion privilégiée dans la vie du grand maître afin de célébrer les 100 ans de celui qui a marqué la région de Montmagny et de ses îles par sa renommée internationale. Peintre, qui a notamment passé les dernières années de sa vie entre sa maison de L’Isle-aux-Grues et son atelier de L’Ile-aux-Oies.
Huguette Vachon, commissaire de l’exposition
Lors de cette visite, il sera possible d’admirer des œuvres inédites. Celles-ci sont de signatures très variées et elles couvrent la période allant de 1958 à 1990. Certaines d’entre elles n’ont jamais été exposées publiquement.
Le visiteur pourra aussi admirer des huiles sur toile, des acryliques ainsi que plusieurs œuvres utilisant des techniques mixes. Des pastels, une eau-forte et même une sculpture de bronze nommée le Chien-Isabelle, faisant ainsi référence à leur compagnon à quatre pattes, sont exposés.
Commissaire de l’exposition, Huguette Vachon explique ;
Cette exposition est une déclaration d’amour pour Jean Paul. Chacune des œuvres prêtées par ses amis nous rappelle un moment partagé avec lui.
Lors de cette visite, il sera aussi possible de découvrir des thèmes chers à l’artiste tel que l’oie blanche, oiseau qui a tant fasciné l’artiste. De plus, un magnifique paravent mesurant environ 10 pieds de long est exposé et est l’élément frappant de la salle.
Cette exposition permet d’admirer des œuvres de grands collectionneurs et amis du peintre tel que Champlain Charest, le père de Marie Saint-Pierre, de Jean-Côté et un admirateur du tout début de l’artiste, l’avocat Marc Bellemare.
Jocelyn Landry, directeur de la bibliothèque de Montmagny, Huguette Vachon, Marc Laurin, Sonia Godbout présidente corporation de la bibliothèque municipale.
Bref, une charmante exposition à voir cet été et ce, jusqu’au 17 septembre prochain afin d’être envouté par les œuvres touchantes de cet artiste d’exception !
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Bibliothèque de Montmagny, 15 juin 2023.
Entendre Stéphane Le Duc en conférence, journaliste mode bien connu depuis de nombreuses années, est toujours un moment de découverte incroyable. Et, mercredi après-midi 14 juin, ne faisait pas exception lors du lancement de la grande exposition au MNBAQ consacrée à l’impressionnant travail du créateur britannique Lee Alexander McQueen intitulée Alexander McQueen : l’art rencontre la mode.
Stéphane Le Duc a intitulé sa conférence Alexander McQueen Ange ou démon ? Et, celle-ci se voulait un survol biographique de la prolifique carrière de ce créateur de mode hors normes qualifié à juste titre d’enfant terrible de la mode britannique.
Stéphane Le Duc est un des privilégiés qui a eu la chance de rencontrer le créateur à New York et il raconte ;
En arrivant, je ne connaissais pas son travail, car il était très jeune. C’était sa première collection, il avait un côté provocateur, très sûr de lui, arrogant et qui parlait d’une façon très crue, presque vulgaire. Il disait fuck tout le temps, avec un accent anglais difficile à comprendre, mais je voyais que c’était quelqu’un de convainquant, qui avait quelque chose à dire et qui remettait la mode en question et qui allait innover, quelqu’un qui avait envie de faire la révolution.
Stéphane Le Duc se dit alors que ce créateur sera à surveiller et l’avenir lui donnera raison.
Les collections de McQueen racontent des histoires et elles sont souvent inspirées des sources artistiques du passé, également de l’histoire de ses racines familiales écossaises. Stéphane Le Duc, en conférence, relève quelques exemples fort éloquents.
La collection créée en 1992 lors de l’année de sa graduation scolaire et intitulée Jack the Ripper stalked his victims est inspiré de l’histoire de Jack the Ripper et dénoncent les victimes de la Whitechapel en 1888 de Jack l’Éventreur, tueur en série. Fasciné par l’époque victorienne, McQueen coupe également ses propres mèches de cheveux pour les encapsuler et fabriquer des étiquettes pour ces vêtements, faisait ainsi référence à cette période historique où les prostituées vendaient leurs cheveux.
L’amitié entre Isabella Blow et Alexander McQueen est indéfectible. Après avoir travaillé chez plusieurs tailleurs londoniens, McQueen passe directement au troisième cycle de la prestigieuse école Central Saint Martins de Londres et dès 1992, il se fait remarquer par Isabella Blow, journaliste mode, qui achète tous ses modèles et publie dans le magazine Vogue britannique sa première collection. Elle le prend en quelque sorte sous son aile et l’aide à bâtir sa carrière.
En 1996, McQueen succède à John Galliano en tant que directeur artistique chez Givenchy. Il reçoit également le prix du Créateur britannique de l’année. Ironiquement, sa première collection pour la maison est très critiquée en raison de sa vision opposée aux codes établis. Le choc des cultures quoi.
Il conserve les codes de couleurs de la maison à savoir le blanc et le doré, mais a du mal a lier les deux forces créatrices à savoir la sienne sous un esprit provocateur et celle d’Hubert de Givenchy reflétant plutôt le glamour de l’âge d’or de la haute couture parisienne.
En 1997, sa collaboration avec l’artiste Björk, dont Stéphane Le Duc apprécie beaucoup le talent, est remarquable. McQueen est alors directeur artistique de l’album de la chanteuse intitulé Homogenic et lui dessine une fabuleuse robe de geisha.
La collection A/H 2006-07 de McQueen est inspirée de ses ancêtres écossais et est l’une de ses collections les plus autobiographies. Elle fait référence aux veuves de Culloden. The Widows of Culloden, la bataille de Culloden en 1745 marque la défaite du quatrième des débarquements royalistes en Écosse.
La pression s’accentue alors contre le mode de vie traditionnel des Highlanders pour notamment les tissus de laine écossais propre à un clan à savoir les tartans. C’est une collection hommage pour toutes ces veuves qui ont perdu leurs maris lors de cette bataille sanglante.
Alexander McQueen, ange ou démon ? À cette question, Stéphane Le Duc répond définitivement un ange, un artiste tourmenté et il termine sa conférence en lisant un inspirant poème d’Émile Nelligan intitulé : Prélude triste.
Créateur de mode angoissé, Lee Alexander McQueen s’enlève la vie en 2010, il avait 40 ans. Son destin tragique laisse dans le deuil toute une famille mode britannique et internationale. Il laisse un legs professionnel incroyable et une source d’inspiration inestimable pour les créateurs de mode actuels et futurs de partout dans le monde.
Maintenant à Québec ! Après avoir charmé plus de 50 000 visiteurs à Montréal, l’unique expérience 3D intitulée La magie des Impressionnistes prend l’affiche dans un endroit idyllique de la belle ville de Québec, soit l’Espace Quatre Cents du Port de Québec.
Et, cette impressionnante expérience 3D, car c’est le mot, se poursuivra jusqu’au 23 juillet prochain.
Le mouvement artistique impressionnisme en peinture est l’art de représenter en images la variation de la lumière du jour en regard de ses effets sur les couleurs et les formes que le peintre de l’époque observait.
En ce sens, cette expérience 3D entraîne, dès le début de l’immersion, le public à travers l’histoire fascinante des détails picturaux minutieux des plus grandes œuvres d’art de ces grands maîtres de l’impressionnisme du 19e siècle.
Parmi ces grands maîtres, notons l’impressionnant travail de Marie Bracquemond, Gustave Caillebotte, Paul Cézanne, Edgar Degas, Henri Fantin-Latour, Paul Gauguin, Éva Gonzales, Édouard Manet, Claude Monet, Berthe Morisot, Camille Pissarro, Jean-François Raffaëlli, Pierre-Auguste Renoir, Henri Rousseau, Georges Seurat, Alfred Sisley et Vincent Van Gogh.
Cette poétique expérience tridimensionnelle se déploie en deux parties. La première plonge littéralement le visiteur dans la ville lumière, Paris, de la fin du 19e siècle.
En guise d’introduction, Sophie Renoir, arrière-petite-fille de Pierre-Auguste Renoir, donne par son inspirante voix, tout de suite, le ton à ce que le visiteur pourra découvrir. Et, quel mémorable moment passé à apprécier les nombreuses œuvres d’art défiler sous nos yeux ébahis de façon interactive et dynamique.
Au XIXe siècle, le peintre impressionniste peignait à l’extérieur à l’aide d’un chevalet et observait la nature qui l’entourait. Il observait par exemple les vagues de l’eau s’agiter devant ses yeux et tentait alors de recréer ce mouvement nautique. Ce qui procurait une intéressante perspective visuelle à laquelle, de nos jours, l’expérience 3D se prête bien à ce genre de rendu visuel.
En seconde partie de l’immersion, le visiteur est invité à porter des lunettes tridimensionnelles afin de vivre plus intensément l’expérience sensorielle qui s’offre devant lui.
De cette façon, le visiteur peut observer le monde qui entourait les yeux des peintres impressionnistes de cette Belle Époque comme de s’assoir avec les convives du Déjeuner des canotiers de Renoir ou bien de danser avec les ballerines peintes par Edgar Degas.
Lors de cette expérience sensorielle hors du commun, plus de 100 chefs-d’œuvre impressionnistes sont ainsi présentés. Tous plus fabuleux les uns que les autres.
Cette impressionnante expérience visuelle est finement orchestrée par de magnifiques trames sonores comme celles de Debussy ou bien de Ravel. Fredonner également en sourdine des succès connus comme Sous le ciel de Paris, en entendant la mélodie, c’était lors de la présentation, un pur moment de bonheur et donnait le goût de s’envoler à nouveau pour cette ville lumière de prestige !
Entendre, de plus, le grand Charles Aznavour interpréter Hier encore nous plongeait dans une agréable ambiance nostalgique du temps passé. Toutes ces mélodies procuraient, en parfaite harmonie avec les œuvres présentées, une émotion intense de joie et d’émerveillement.
Bref, une incroyable expérience tridimensionnelle définitivement à voir cet été afin d’être ensorcelé par la magie des impressionnistes qui se vit, devant nos yeux, au Port de Québec jusqu’au 23 juillet 2023.
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Espace Quatre Cents, Vieux-Port de Québec, 12 juin 2023.
Et, c’est lors d’une prometteuse soirée privée et VIP, organisée par Formule Peel, le 14 juin prochain pour la première fois en pole position que les festivités entourant le Grand Prix du Canada débuteront sur la rue Peel entre les rues de Maisonneuve et Sainte-Catherine.
Lors de cette soirée grandiose, les arts du cirque et le Grand Prix ne formeront plus qu’un. Cet événement spécial intitulé : Le Cirque du Peel Paddock promet d’être le happening le plus couru de la saison, car il rassemblera des personnalités artistiques connues et des personnalités du monde des affaires du grand Montréal métropolitain.
Mercredi 14 juin prochain, ce sera donc soir de fête et tapis rouge sur la rue Peel alors que cette mythique et emblématique rue des célébrations les plus enivrantes et extravagantes de Montréal verra défiler sur son tapis rouge les nombreuses stars de la métropole invitées.
Stars qui se retrouveront littéralement projetées dans un spectaculaire univers grandiose où la faune nocturne montréalaise s’amalgamera aux acrobates, showgirls et artistes de cirques variés afin d’insuffler une ambiance digne des soirées les plus glamours de Montréal.
L’événement Formule Peel débutera officiellement le jeudi 15 juin prochain et se poursuivra jusqu’au dimanche 18 juin de 11 h à 23 h.
Photographies, relations de presse, Felipe del Pozo, Montréal, 5 juin 2023.
Samedi dernier 3 juin 2023, c’était jour de fête à la Galerie Zen de Québec alors qu’Esther Garneau, artiste peintre et Patrick Marleau, cordonnier et cireur de chaussures de Le Valet Cireur lançaient, issue du fruit de leur collaboration, leur éblouissante collection de chaussures nommée Zatara & E.garneau.
Lors de cette sympathique après-midi passée en leur compagnie, le public invité a pu notamment assister à une performance live de démonstration de peinture sur chaussures des plus incroyables. L’ambiance des lieux était cosy à souhait et tous ont pu échanger avec les créateurs à propos de cette nouvelle collection et ce, tout en sirotant l’apéro.
Une heureuse collaboration :
Un jour, Patrick Marleau est entré à la Galerie et est tombé en amour avec mes œuvres et il m’a proposé de faire une collaboration, j’ai tout de suite accepté se souvient spontanément Esther Garneau.
Des styles variés pour tous
Les chaussures pour hommes, femmes, et enfants fabriquées à la main par Patrick Marleau et inspirées des magnifiques toiles d’Esther Garneau seront offertes à la Galerie Zen dans quelques modèles sélectionnés. D’autres modèles seront également fabriqués sur mesure sous la forme de commande spéciale comme les chaussures de style derby et elles seront vendues au prix de 450 $ la paire. Des chaussures de type baskets fabriquées aussi sur mesure se détailleront quant à elles au prix de 325 $.
Lorsque la commande est placée, les mesures sont prises à la Galerie Zen et le choix des cuirs se fait sur place. Patrick Marleau assemblera par la suite les chaussures à Montréal et Esther Garneau peindra ensuite les modèles à Québec.
À propos d’Esther Garneau
Artiste peintre de grands talents, Esther Garneau dont la bonne humeur est contagieuse, a œuvré pendant quelques années dans le domaine de la santé. Au début de la trentaine, sa passion pour la création artistique est de plus en plus présente en elle au point de songer à en faire une carrière. Elle cofonde alors, en 2015, la Galerie Zen à Québec, puis quelques mois plus tard elle devient l’unique propriétaire de la Galerie et le rêve artistique commence.
Son travail de création s’inscrit dans le mouvement artistique de l’abstraction gestuelle s’inspirant ainsi des œuvres des célèbres peintres Jackson Pollock et Jean-Paul Riopelle pour créer. Travail qui procure des œuvres d’art puissantes et unique en leur genre.
À propos de Patrick Marleau
Cireur de chaussures et cordonnier de métier, Patrick Marleau sympathique comme pas un, acquière sa formation professionnelle auprès de Diego Montefusco, maître chausseur italien reconnu.
Son passage remarqué lors des 9e et 10e éditions de l’événement mode Fashion Preview à Montréal, où il présente lors de la 10e édition une intéressante collection de chaussures sport chic, lui confère alors assurance et visibilité.
La boutique en ligne de Patrick Marleau nommée Zatara lui permet également de distribuer sa collection de chaussures et d’accessoires modes. Sa mission est d’offrir un produit en cuir de haute qualité à un prix abordable.
Ses créations des plus originales s’inscrivent dans le mouvement du slow fashion en regard du respect de l’environnement et du développement durable.
Fort de cette vision actuelle, Patrick Marleau encourage les gens à lui apporter leurs vêtements de cuir usagés qui, au lieu de se voir jeter aux ordures, leur redonne une seconde vie. De cette façon en les récupérant, de nouvelles créations voient le jour.
Bref, une superbe incursion dans l’univers coloré et vivant de ces créateurs d’art et de mode pour qui la passion de se réaliser rime avec originalité, savoir-faire et audace, bravo !
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Galerie Zen, 1111 rue St-Jean, Québec, 3 juin 2023.
L’exposition Unique en son genre, présentée au Musée de la civilisation de Québec, a débuté jeudi 18 mai dernier et elle se poursuivra jusqu’au 14 avril 2024. Mercredi 17 mai, les représentants des médias étaient notamment conviés à prendre part à la conférence de presse de cette pertinente exposition. Et, DL Vision Mode y était.
La question du genre :
L’identité d’une personne n’a jamais été aussi tendance qu’en ce moment. Celle-ci engendre nécessairement des transformations sociales, culturelles et des remises en question fondamentales qui ont un impact direct sur la société dans laquelle nous vivons. Et, le mieux vivre-ensemble fait partie de cette réflexion.
Stéphane Laroche, PDG du Musée de la civilisation
Stéphane Laroche, président-directeur général du Musée de la civilisation s’exprime en ce sens :
« Nous disons souvent que le Musée de la civilisation est la maison du monde. Un musée de société qui en fait autant partie qu’il en est le reflet. Unique en son genre est une main tendue, une initiative pour un dialogue bienveillant, nourri d’une meilleure compréhension des réalités et des vécus des personnes qui nous entourent. Qui que nous soyons, nous avons en commun cette part d’humanité nécessaire à la construction d’un monde ou chaque personne a sa place. »
Marie-Philippe Phillie Drouin, direction générale de Divergenres et membre de l’équipe de conception de l’exposition.
Également, Marie-Philippe Phillie Drouin poursuit en ces mots :
« Rares sont les espèces ou la diversité de genre est traitée avec nuance et sensibilité. C’est pour moi une fierté d’avoir collaboré avec le Musée de la civilisation pour créer une exposition accessible, éducative et trans affirmative qui célèbre la créativité des communautés trans binaires et non-binaires. »
Partant de la prémisse que chaque personne a une identité de genre qui lui est propre et qu’elle est en relation avec des gens de différentes identités de genre, l’exposition Unique en son genre prend tout son sens et propose des œuvres ainsi qu’une série de contenus éducatifs qui permettront d’éclairer et favoriser une meilleure compréhension de l’autre et des dynamiques qui en résultent.
Une exposition nécessaire affirme Barbada de Barbade, de son véritable nom, Sébastien Potvin artiste drag, afin de favoriser la discussion et le mieux vivre ensemble.
Celle-ci est divisée en sept intéressants thèmes qui sont : le genre, en bleu et rose, le genre par la lentille de la biologie, des identités de genre, des sociétés et des époques, entre norme et marginalité, il y a des personnes, violences, luttes et droits trans, voir la beauté et la résilience et le vivre ensemble.
En tant que réalité sociale et culturelle, DL Vision Mode s’est principalement intéressée au phénomène mode lié à cette pluralité d’identité de genre.
Le genre, en bleu et rose
Cette notion de genre, présentée lors de l’exposition, se veut une prise de conscience collective. Partant du principe que tous les êtres humains ont un sexe, une identité de genre et une expression qui lui est propre, dans notre vie de tous les jours, le concept de binarité, l’identité homme, femme, permet une prise de conscience de la dualité et de l’exclusivité des univers féminin et masculin.
Alors se pose la question qu’est-ce que l’identité des genres et à quoi peut bien t-elle servir ? Les deux images présentées posent une réflexion sur les constructions sociales et les normes établies. Sont-elles représentatives de la pluralité des genres ?
L’expression de genre :
Cette notion désigne un ensemble de caractéristiques genrées que démontre une personne. Par exemple, son apparence extérieure, ses comportements sociaux, sa façon de se vêtir, les accessoires qu’elle porte, sa façon de se coiffer, la pilosité de son corps, sa démarche, le maquillage qu’elle porte, sa posture physique, sa voix et sa façon de s’exprimer.
Cette combinaison de caractéristiques fondamentales est alors considérée comme féminine ou masculine et elles dépendent des normes sociales établies. Si cette expression de genre n’est pas féminine ou bien masculine, on dira alors qu’elle est androgyne. Plusieurs artistes au fil du temps ont inspiré cette image, l’on n’a qu’à penser notamment à Annie Lennox ou bien a David Bowie.
Des identités de genre, de sociétés et d’époques
D’un point de vue anthropologique, les catégories sociales genrées varie considérablement en fonction d’une société à l’autre. La façon d’exprimer son identité existe depuis fort longtemps.
Par exemple, normalement associée à la garde-robe féminine, la robe est portée par les garçons à une certaine époque. À partir du 19e siècle jusqu’à la première moitié du 20e siècle, les garçons de familles bourgeoises portent la robe s’incluant ainsi dès le bas âge dans l’univers domestique féminin.
Autre exemple, la société inuite traditionnelle inclue un troisième genre dans ses rangs nommé sipiniq. Ces individus son dotés de deux esprits spirituels, un esprit homme et un esprit femme.
Manteau de chaman.e
Traditionnellement, la croyance culturelle veut que ce phénomène qui survient à la naissance alors que le sexe de l’enfant se transforme curieusement sous les yeux de sa mère. Cet enfant est par la suite mis en relation sociale avec son nouveau genre jusqu’à la puberté.
La plupart du temps, ces enfants sont à la naissance des filles qui sont habitées par un esprit masculin. Elles sont ainsi considérablement respectées par leur communauté, elles sont très spirituelles et deviennent souvent des chamanes.
Entre norme et marginalité, il y a des personnes
Cette thématique de l’exposition s’intéresse ici à la notion de l’hétérocisnormativité. À savoir, comment certains type de corps, certaines identités, certains rôles et caractéristiques sociales sont soit normalisés ou soit marginalisés dans nos sociétés actuelles.
Par de nombreux témoignages, la compréhension sociale de ce qu’est l’identité politique queer, la diversité des expressions de genre, les différents types de transition et l’importance qu’elle représente pour les personnes trans se précise.
Vêtements empruntés du vestiaire masculin
Au début du 20e siècle, le contexte social et politique de l’époque telle que l’arrivée de la Première Guerre mondiale fait en sorte que les femmes aient de nouveaux besoins en matière d’habillement. Les vêtements se veulent désormais plus pratiques et les styles créés sont alors puisés de la garde-robe masculine.
Le travail de création de Gabrielle Chanel en est un bon exemple s’inspirant ainsi du vestiaire masculin pour proposer le cardigan féminin, la marinière ou bien le maillot de garçon-d’écurie fabriqué en jersey version féminine.
Violences, luttes et droits des trans
Être marginalisé signifie socialement être victime d’intimidations et de violence. De façon historique, cette section de l’exposition démontre comment les violences vécues ont mené à de grandes luttes sociales en vue de changements législatifs et sociaux importants pour les personnes de la communauté LGBT+ et en particulier les personnes trans. On n’a qu’à penser à la modification de l’acte de naissance ou bien le droit au mariage des personnes de même sexe.
Cette veste en denim appartenant à Marie-Philippe Phillie Drouin où il est inscrit Queer Power symbolise l’autodérmination et la libération. Ce terme queer d’origine anglo-saxonne réfère à toute idée, pratique, personne ou identité qui va l’encontre des normes établissant le modèle social cishétéronormatif.
Voir la beauté et la résilience
Admirer la beauté, la résilience et la diversité des personnes trans, c’est aller au-delà de la violence et des luttes discriminatoires de ces individus afin de poser un regard neuf, ouvert et bienveillant. Sous forme d’expression artistique arborant une sensibilité particulière, les artistes queer savent nous émouvoir par l’humanité et la beauté qu’ils dégagent.
Pensons notamment à Jean Guilda, mieux connu sous le nom de Guilda, personnage féminin interprété par Jean Guilda de Mortellardo. Personne flamboyante qui a marqué la scène des théâtres de variétés de Montréal, Québec et de partout en région.
Parisien d’origine, l’artiste transformiste débarque à Montréal en 1955. C’est alors l’âge d’or des cabarets de la métropole. Jean Guilda se fait dès lors remarquer et est un des pionniers dans l’expression artistique de la diversité de genre. Son personnage coloré remporte à cette époque un vif succès.
Costume de scène du drag king Rock Brière
Le costume de scène de drag king Rock Brière a été porté en 2022 lors du spectacle MajestiX dans le cadre du festival Fierté Montréal sur l’Esplanade du Parc Olympique. Rock Brière interprète ce personnage en posant un regard caricatural concernant les stéréotypes masculins afin d’explorer la question de l’identité de genre.
Lors de l’exposition, le visiteur pourra également découvrir le Vivarium. Espace d’observation des limites personnelles de chacun, cherchant ainsi à les reconnaître afin de mieux les respecter. Ce vivarium est en quelque sorte un laboratoire de rencontres et d’art vivant.
Cette dernière section de l’exposition traite de l’importance du respect de l’autre et du mieux vivre-ensemble.
Alors se pose des questions telles que : quels sont les principes de base afin de promouvoir l’inclusion des personnes trans socialement ? Quelques pistes de solutions et outils sont proposées afin de répondre à cette question et également afin de pousser plus loin la compréhension des réalités que vivent les personnes trans. Des ressources communautaires sont également proposées afin de leur venir en aide.
Bref, une exposition nécessaire qui émeut et qui fait réfléchir sur une réalité qui est bien souvent encore, de nos jours, taboue, cachée et collectivement qui est également la nôtre. Exposition définitivement à voir du 18 mai 2023 au 14 avril 2024.
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 17 mai 2023, Musée de la civilisation de Québec.
Quelle belle soirée mode passée ce lundi 15 mai 2023 au complexe des sciences Pierre-Dansereau de l’UQAM comme seul Montreal fashion sait nous les offrir ! Car, en effet les finissants (tes) de la cohorte 2023 des quatre concentrations du baccalauréat en gestion et design de la mode de l’École supérieure de mode ESG UQAM présentait : Événement-défilé ESM 2023.
Lors de cette soirée grandiose, la communauté d’affaires du grand Montréal, les membres des médias ainsi que les parents et amis des finissants (tes) étaient invités à venir découvrir le fruit de trois années de travail assidu.
Nouvellement en poste à titre de directrice à l’École supérieure de mode, Saidatou Dicko fait valoir que
« Il s’agit d’un moment charnière dans la vie de nos finissantes et finissants, une occasion de rassemblement pour la communauté, ainsi qu’une opportunité de visibilité importante pour notre belle École ».
Designer : Maria Esperanza Duenas Rodriguez
Bien plus qu’un traditionnel défilé de mode
Les invités présents ont pu découvrir également lors de cette effervescente soirée mode plusieurs projets de fin d’études. Les finissants (tes) ont présenté un plan d’affaires étoffé, un développement technologique ou de produit qui tient compte des réalités du marché du travail et ont abordé différents enjeux sociaux, économiques et environnementaux qui les préoccupent.
Designer : Monica Manuela Cano Nanclares
Le fabuleux coffre à jouets des finissants de l’ESM
Les projets finaux présentés invitaient à développer, exprimer, inventer, modifier et penser plusieurs actions qui poussent le participant à jouer avec sa propre personnalité et l’environnement dans lequel il évolue.
Les finissants (tes) invitaient donc le public à plonger dans ce coffre à jouets grâce à un assortiment de jeux de cartes, de cubes de bois, de chevaux et de carrousel afin de créer un univers magique rappelant l’enfance. Moment où tous et chacun pouvait évoquer des souhaits d’avenir. Les finissants (tes) cherchant ainsi à témoigner de leurs questionnements et de leur enthousiasme à faire changer le cours des choses.
Designer : Julia Sylvain-Beauparlant
Cette idée songée exprimant une métaphore de coffre à jouets démontre qu’il est possible d’amalgamer développement personnel et créatif tout en respectant l’environnement dans lequel on évolue dans le désir de former un avenir commun bonifié.
Designer : Pascale Leonelli
Cette grande réflexion des plus songées et abouties a donné lieux à de magnifiques créations. Intemporelles et actuelles à la fois, celles-ci arboraient pour plusieurs des coupes franches, structurales et ergonomiques. L’originalité des modèles présentés était remarquable. Les petits détails qui procurent étonnement étaient agréables à observer.
Designer Dang-Dzuy Phan
Certains futurs designers plus conscientisés par le développement durable ont exprimé leur créativité sous forme de dénonciation sociale envers les actions que nous adoptons socialement. D’autres ont exprimé le désir de montrer, dans leur travail, le concept d’économie circulaire.
Designer Laura Rouleau
La démarche créative de tous était bien canalisée et l’ensemble de chacune des collections suivait une ligne directrice bien établie par le designer. Vision aisément appréciable et voire commercialisable.
Designer Romane Poulin
Bref, une superbe soirée passée en la compagnie de cette éclatante jeunesse affirmée pour qui un prometteur avenir mode est en vue, bravo !
Designer Alexandre Simard
Afin d’en apprendre davantage sur les différents projets :
Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 15 mai 2023, complexe des sciences Pierre-Dansereau, UQAM, Montréal.
Source recherche : communiqué de presse, l’École supérieure de mode de l’ESG UQAM présente les collections et les projets de recherche de la cohorte finissante 2023 lors de l’Événement-défilé ESM 2023, salle de presse, 4 mai 2023, UQAM.