MAGUIRE : pour l’amour des chaussures modes

Romy Belzile-Maguire et Lolitta Dandoy

Dans le cadre de la Semaine Mode de Montréal étaient présentés la semaine dernière Les rendez de l’industrie. Enrichissants rendez-vous en collaboration avec Détail Québec qui permettent de découvrir des personnalités qui contribuent au rayonnement de la mode québécoise. Et, jeudi 25 septembre dernier, Lolitta Dandoy, journaliste mode bien connue et appréciée de tous, s’entretenait avec Romy Belzile-Maguire, cofondatrice de Maguire Shoes.

Intitulé Les coulisses du mag-keting, cet intéressant entretien nous permettait de découvrir les coulisses du mag-keting, mais aussi les coulisses de cette prolifique entreprise mode dont les fondatrices Romy et Myriam Belzile-Maguire sont des fans finies de chaussures modes et je les comprends !

Fondée en 2017, l’entreprise familiale de chaussures haut de gamme pour dames de vente directe au consommateur compte aujourd’hui 10 employés. Les chaussures MAGUIRE sont créées à Montréal par Myriam Belzile-Maguire et fabriquées à la main en Europe principalement en Italie, au Portugal et en Espagne.

La mission de l’entreprise est : « offrir transparence, qualité et prix équitable aux chaussures pour femmes. »

Le mag-keting

En marketing, quatre piliers fondamentaux guident les stratégies de mix marketing d’une entreprise qui sont : le produit, le prix, la promotion et la distribution.

Chez MAGUIRE, le prix du produit est une des clés du succès de l’entreprise et le prix moyen d’une paire de chaussures se situe entre 250 et 260 $, et ce, pour une chaussure de qualité supérieure.

Transparence de prix

Les deux fondatrices partagent également avec sa clientèle le coût de fabrication du produit afin que celle-ci puisse prendre une décision éclairée avant de se procurer le produits modes tant convoité et en apprécier la qualité.

De plus, Romy et Myriam Belzile-Maguire sont fières d’oeuvrer en Europe avec des propriétaires de petites entreprises, des manufactures, qui prennent le temps de travailler minutieusement, et ce, à une échelle de fabrication très humaine. De ce fait, des fabricants de chaussures situés à Montecatini en Italie, à Fornos au Portugal, à Elche, Alicante, Petrer en Espagne, de même qu’au Brésil assurent qualité et confort aux chaussures qu’elles fabriquent.

Une fabrication éthique et responsable

Chez MAGUIRE, les fabricants haut de gamme sont sélectionnés avec soin et les produits modes sont fabriqués en petites quantité afin que la chaîne d’approvisionnement s’arrime avec les valeurs des deux fondatrices de l’entreprise.

Des boutiques offrant une expérience de magasinage unique

L’intégration verticale de l’entreprise, via les boutiques de Montréal, Toronto, New York et Brooklyn permet d’offrir une meilleure qualité à un juste prix. De plus, l’expérience client est primordial pour les jeunes entrepreneures, car un client satisfait en fera mention à son entourage et reviendra…

Forte de ce succès, MAGUIRE a fait l’objets d’articles élogieux dans Forbes, WWD, Elle et Bazaar et a de plus remporté le prix du talent émergent, dans la catégorie accessoires, lors du Canadian Fashion Awards en 2022.

Bref, les chaussures MAGUIRE sont celles que l’on désirent s’offrir, et ce, à un prix abordable, d’une qualité haut de gamme, confortable et bien dans l’air du temps, on aime !

Photographies : travail personnel, ESM-UQAM Montréal, 25 septembre 2025.

Sources recherches : Site Web de l’entreprise.

Entrer au Musée McCord dans l’univers fabuleux d’Afrique Mode

C’est avec enthousiasme que le Musée McCord Stewart Museum accueil, jusqu’au 1er février 2026, la magnifique exposition-événement Afrique Mode afin de célébrer de façon incroyable la créativité de la scène contemporaine de la mode africaine.

Mercredi 24 septembre 2025, se déroulait au musée la visite de presse afin de découvrir cette mode issue du continent africain haute en couleur et en style. Et, DL Vision Mode y était !

Allocution de Christine Checinska Ph.D, commissaire.

Exposition réalisée en collaboration avec le prestigieux Victoria and Albert Museum de Londres, l’une des plus importantes jamais dédiée à la scène de la mode africaine, celle-ci permet de convier le public à s’imprégner de l’univers créatif des designers, créateurs de mode et photographes du grand continent africain.

Présentée à Montréal en exclusivité canadienne et faisant partie d’une tournée internationale comprenant les villes de Brooklyn, Portland, Melbourne et Chicago, Afrique Mode réunit ainsi une centaine de vêtements et accessoires, textiles, photographies et vidéos datant du début des années 60 jusqu’à de nos jours.

Et, tous ces artefacts modes racontant à leur façon comment la mode africaine s’est taillée une place de choix sur les podiums de la mode internationale permettant ainsi l’affirmation de soi à l’ère de la période postcoloniale du 20e siècle.

Un défi de taille

Étant impossible de tenter d’exposer la mode de chacune des régions du vaste continent africain, cette exposition-événement célèbre plutôt la vitalité et l’esprit novateur d’un ensemble de styliste tout en explorant les réalisations de figures d’avant-garde de 20e siècle ainsi que celles des talents qui anime de nos jours cette scène éclectique et cosmopolite précise Christine Checinska, conservatrice principale des textiles, de la mode d’Afrique et de la diaspora africaine au V&A.

Une importante scénographie

La scénographie de cette riche exposition se déploie sur 8 zones bien vivantes, présentées chronologiquement de 1960 à de nos jours, mettant ainsi en lumière l’audace et le savoir-faire des créateurs de ce continent grâce à 80 superbes ensembles magnifiquement présentés en salle.

L’exposition débute en 1960 alors qu’à l’époque, 17 pays africains rejettent le régime colonial mis en place. De ce fait, cette émancipation nationale s’exprime à travers la littérature, la musique, l’art et bien sûr la mode qui s’inscrivent conjointement dans un sentiment de fierté liée à cette nouvelle identité africaine. Les premières salles de l’exposition témoignent ainsi du nouveau sens politique que prennent les traditions textiles de l’Afrique entière. Dans ce contexte d’indépendance, elles sont à la fois anciennes et diversifiées.

De visionnaires designers tels que Naïma Bennis, Shade Thomas-Farm ou bien Chris Seydou, qui tous contribuent activement à l’expansion rapide de la mode africaine, intéresse aujourd’hui une clientèle cosmopolite mondiale.

La seconde partie de la scénographie de l’exposition présente l’époque dans laquelle nous vivons et démontre à quel point l’essor des années 60 jusqu’à l’an 2000 se poursuit activement avec la venue du 21e siècle. Poursuivant cette affirmation de soi et l’identité africaine toute entière, des designers de mode comme Imane Ayissi, Thebe Magugu ou bien Sindiso Khumolo trace leur propre voie artistique repoussant toujours un plus les frontières de la création permettant ainsi des dialogues ouvert sur la culture, la race, le genre, l’identité et la sexualité.

L’espace central de l’exposition, qui est impressionnante à visiter, permet de découvrir une mise en scène africaine effervescente où les modèles présentés sont définitivement à l’avant-garde de cette mode contemporaine remplie d’audace et de beauté.

Cette section de l’exposition dévoile notamment que la période se situant entre 2000 jusqu’à aujourd’hui est caractérisée par une forte volonté de la part des designers africains de questionner les idées reçues tant en ce qui concerne l’identité et l’essence actuelles du peuple africain que sur la mode du continent ainsi que leur avenir.

De belles images

La photographie de mode prend une place importante dans cette grande exposition et permet également d’apprécier la démocratisation de celle-ci, et ce, dès la seconde moitié du 20e siècle. Les photographes présentés captent à travers leurs images, des portraits, l’euphorie du moment, de l’indépendance de leur pays en voie de s’autogouverner.

Ces photos témoignent ainsi d’un renouveau en constante évolution des identités, et ce, dans un paysage de la mode africaine en constante évolution. Photographies d’ailleurs qui sont touchantes à admirer.

Les parures corporelles

Ces parures qui se situent entre la mode et les arts, appartiennent à un large éventail d’esthétique. Les parures corporelles présentées dans cette exposition ont été réalisées par des créatrices de l’Afrique de l’Est et de l’Ouest et deviennent bien vivantes lorsqu’elles sont portées.

Celles-ci défient alors toutes attentes quant à la nature du bijou ou à ce que peut représenter une parure corporelle sur le continent africain. En contact directement avec la peau et portée pour être bien visible, ces parures relèvent à la fois de l’intimité de la personne et aussi du regard public.

Ces bijoux sont constitués de matériaux organiques tels que la paille, le sel, le sisal et les coquillages ainsi que des matériaux plus précieux tels que l’or ou bien l’argent afin de réaliser à la main des pièces unique en leur genre.

Sur cette photographie, cette parure devient l’élément central du sujet et non plus un simple accessoire mode.

Bref, une grande exposition Mode & Art qui est définitivement à voir si tout comme moi, vous appréciez la mode issue notamment de cette riche communauté culturelle. Prévoir également un bon moment pour la visiter, car la section central de l’exposition comporte plusieurs magnifiques tenues.

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Musée McCord Stewart, Montréal, 24 septembre 2025.

Angie Larocque rend un vibrant hommage à la Gaspésie

Angie Larocque participera à la grande soirée bénéfice Cashmere Collection 2025

Angie Laroque participera dans quelques jours soit le 16 septembre prochain, à la grande soirée bénéfice, La Collection Cashemere 2025, organisée contre le cancer, au Evergreen Brick Works de Toronto.

Placé sous le thème de la « Tapisserie du Nord » afin de célébrer la diversité des régions et des cultures canadiennes au profit de la lutte contre le cancer du sein, ce défilé de mode grandiose permettra à 16 designers de mode émergents et établis au Canada dont Angie Laroque, de présenter une spectaculaire création haute couture réalisée à partir de papier hygiénique Cashmere.

Cœur de Mousse

Cœur de Mousse est le titre de la création que présentera Angie Larocque ce soir-là afin de rendre hommage à ses racines, aux nombreux rochers balayés par le vent de sa Gaspésie natale, de la mer qui l’a bercée, et aux créatures mythiques qu’elle recèle.

Cœur de Mousse évoque ainsi une femme issue des profonds abysses, mi-sirène, mi-corail, portant un coquillage sacré sur son cœur.

À partir de 21 h HNE, le soir même du défilé de mode, le public sera invité à voter pour sa création favorite sur www.cashmerecollection.ca et pour chaque vote reçu, la marque de papier hygiénique Cashemere versera 1 $ à ses partenaires caritatifs, la Société canadienne du cancer et la Fondation du cancer du sein du Québec jusqu’à concurrence de 100 000 $, contribuant ainsi à sauver des vies et améliorer les soins des personnes atteintes de cette maladie.

Une nouvelle collection empreinte de pureté, de simplicité et d’ancrage

Dans le même ordre d’idées, après trois semaines d’errance paisible sur sa terre natale, bercée par les vagues, Angie Larocque, native de St-Jogues, près de Pasbébiac, s’est recentrée autour de l’essentiel. Inspirée par cette zénitude et cette beauté naturelle brute, elle a créé les prémices de cette nouvelle collection.

Sa prochaine proposition couture d’auteure sera une offrande à SA Gaspésie natale : un souffle pur, salé et minéral. Un vibrant hommage à ce territoire sacré qui l’habite et nourrit son ADN créatif. Plus qu’une exploration esthétique, cette nouvelle collection se nourrit aussi d’une inspiration profondément personnelle. Angie dédie ainsi cette démarche créative à la mémoire de sa tante, Lucie Larocque, chanteuse également disparue des suites d’un cancer. Comme une sirène perdue dans l’océan, sa voix et sa lumière continuent d’inspirer la créatrice mode de grands talents.

Angie Larocque – Chapeau Jeff Thériault

Relations de presse : Felipe del Pozo.

Photographies : Natacha Larocque.

Girl Crush ouvre sa première boutique au Québec et choisie Place Ste-Foy

Hier c’était soir de fête à Place Ste-Foy, car se déroulait sur invitation la préouverture de la toute première boutique officielle au Québec de Girl Crush.

Marque de vêtements locale et durable, Girl Crush franchit, en ce 4 septembre 2025, un grand pas dans son histoire avec l’ouverture de cette nouvelle boutique qui marque également le 5e anniversaire de la marque.

Fondée par Lucie Rhéaume et Cindy Cournoyer, et suivie par une grande communauté virtuelle via les réseaux sociaux, Girl Crush célèbre, à travers ses créations originales, la diversité, la joie de vivre et les simples moments du quotidien tout en rapprochant cette communauté engagée et passionnée.

Depuis 2020, Girl Crush se distingue dans l’univers de la mode québécoise par des vêtements exclusifs, confortables qui inspirent la jeunesse et captent l’air du temps. Conçues à Montréal et offertes dans un large éventail de tailles allant du XXS au 3XL, et bravo, les collections mettent en valeur une vision authentique, durable et inclusive de la mode célébrant ainsi des moments de vie qui se doivent d’être encapsulés.

« L’arrivée de Girl Crush à Place Ste-Foy, première boutique de l’enseigne au Québec, renforce notre positionnement fashion et notre offre d’enseignes exclusives. Nous sommes fiers d’accueillir cette marque portée par des entrepreneures québécoises, qui cible une clientèle dynamique et apporte une nouvelle dimension à notre mix retail », affirme Donald Larose, vice-président, région de Québec chez JLL.

À propos de Girl Crush

Trois ans après la création de l’entreprise, en 2023, les cofondatrices bénéficient d’une belle offre de la dragonne Isabèle Chevalier de la populaire émission Dans l’œil du Dragon, de 200 000 $ pour 10% de l’entreprise.

Girl Crush se donne pour mission de créer des vêtements inspirants, durables et accessibles pour toutes les silhouettes. Aujourd’hui, entourées d’une formidable équipe engagée et stimulée par une communauté comptant des milliers d’abonnés fidèles à la marque, les fondatrices poursuivent leur rêve de faire rayonner la beauté simple des petits et grands moments de la vie, à travers la mode et les valeurs de partage et d’inclusivité chers à l’image de marque.

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 3 septembre 2025, Boutique Girl Crush, Place Ste-Foy, Québec.

Au centre, Lucie Rhéaume

25e anniversaire du M.A.D. Festival célébré en grand lors de la soirée d’ouverture

Le M.A.D. Festival célébrait cette année son 25e anniversaire et la soirée d’ouverture du 21 août 2025 était plus que mémorable. Lors de cette grande soirée Mode, Art et Divertissement, neuf défilés de mode ont été présentés. Et, c’est ainsi que Mlle Geri, Melissa Wright Katongola, FORASTERO, Eve Gravel, Helmer Joseph, From Us to You, Alliez Studios, Maison Desneiges et Guillaum Chaigne ont fait de cette grande soirée mode un succès.

BLOOM par Mlle Geri

Le défilé de mode présenté hier soir par Gérardine Jeune, designer de la marque, était magnifique et les modèles proposés mettaient bien en valeur les courbes et le corps féminin des femmes habillant une taille +. Et, je salue ce savoir-faire !

Gérardine Jeune

BlOOM par Helmer Joseph

Lors de ce défilé de mode, Helmer Joseph a présenté quelques superbes modèles destinés à la femme habillant une taille + et tous ces modèles étaient d’une classe et d’un chic fou. Certains d’entre eux se voulaient d’ailleurs un hommage aux racines culturelles de son pays d’origine Haïti.

A Tribute to Madness par Melissa Wright Katongola

Ce défilé de mode était remarquable. Les riches motifs, les couleurs vives et le travail minutieux de l’ensemble de la collection procuraient beauté à cette démesure émotionnelle qu’est la bipolarité. Melissa Wright Katongola rendait ainsi hommage à sa maman qui est atteinte de cette maladie.

Angeles Caidos par FORASTERO

Angeles Caidos, qui signifie anges déchus, était le titre du défilé de mode peu banal que présentait Julian Saenz designer de FORASTERO. À travers cette collection, les matières utilisées racontent l’exil. Les couleurs célèbrent les racines argentines du créateur et les formes des silhouettes incarnent la liberté retrouvée.

Julian Saenz

Eve Gravel

J’aime beaucoup le travail d’Eve Gravel, j’aime les imprimés qu’elle choisie et les modèles qu’elle proposent offrant féminité, classicisme et modernité à la fois. Lors du festival, la présentation de sa nouvelle collection ne faisait pas exception et j’ai une fois de plus adoré !

Eve Gravel

HELMER par Helmer Joseph

Si Helmer Joseph n’existait pas, il faudrait l’inventer. Et, les modèles présentés lors du festival étaient comme toujours tous magnifiques autant par la beauté des tissus choisis que par la coupe et l’élégance du vêtement, bravo du grand HELMER Art & Mode !

Helmer Joseph

From Us to You par Patrik et Jordan Laine

Ce défilé intitulé From Us to You issu d’une collaboration entre le MAD Collectif et les cofondateurs Patrik Laine et son épouse Jordan Laine de cet organisme, était le moment fort de cette grande soirée célébrant le 25e anniversaire du festival.

Collaboration qui réunissait pour l’occasion la communauté sportive et plusieurs designers locaux afin de présenter un défilé de mode grandiose.

Patrick et Jordan Laine

ALLIEZ STUDIOS par Étienne Lévi

Toujours beaucoup de créativité chez Étienne Lévi designer d’Alliez Studios et ce défilé de mode performance, présentant sa nouvelle collection 2025, ne faisait pas exception.

Celle-ci se veut d’ailleurs une critique du masculinisme contemporain et elle s’articule autour d’une esthétique assumée, sensuelle et inclusive. Les modèles présentés reflétaient d’ailleurs bien ce concept !

Étienne Lévi

Féminité fragile par Maison Desneiges

Le défilé de mode présenté par Gabrielle Sophia Dubé talentueuse designer de la Maison Desneiges, intitulé Féminité Fragile était lourd de sens, car il traitait d’un sujet triste et délicat à la fois le féminicide.

Or, après avoir admiré les créations ludiques et ultra féminines de cette belle collection, ce défilé se termine par une incroyable performance de danse chorégraphiée où l’on y raconte l’histoire bouleversante d’un amour toxique. Bravo pour ce courage artistique !

Guillaum Chaigne

Afin de clôturer la première soirée du festival en grand, Guillaum Chaigne a présenté sa collection A/H 2025-26 empreinte d’authenticité et de retour aux sources.

À travers cette intéressante collection, Chaigne propose des silhouettes amplifiées aux tissus effilochés et aux coutures usées empreintes d’émotion. J’aime toujours d’ailleurs les robes qu’il crée. Et, c’est ainsi que la signature minimaliste et passionnelle du designer autodidacte renaît en force !

Guillaum Chaigne

Bref, cette soirée d’ouverture du M.A.D. Festival était grandiose et nous a permis d’admirer le travail des nombreux designers de mode d’ici possédant définitivement grande créativité et savoir-faire.

Photographies, François Berthiaume, M.A.D. Festival, Place des Festivals, Montréal, 21 août 2025.

Album photos – François Berthiaume

Le style vestimentaire de Sara Camposarcone qui fait du bruit…et du bien !

Dans le cadre de la Série Rencontres du MAD Pro lors du M.A.D. Festival, la conférence animée le 19 août 2025, par Lollita Dandoy, journaliste mode, était savoureuse, car son invitée Sara Camposarcone, créatrice de contenu digital, nous a livré des moments de sa carrière fort intéressants et surtout elle nous a transportée dans un univers de folie bien songé et personnel.

Celle qui compte, via notamment le réseau social, Instagram plus de 490 K abonnés, nous apprenait hier qu’elle a eu beaucoup d’appui de son entourage dès ses débuts et que définitivement ce support moral a fait la différence.

Ontarienne, d’origine italienne et âgée de 29 ans, elle étudie pour travailler par la suite en mise en marché de la mode. Se vêtir à l’époque prenait la forme d’expérimentation bien personnelle où son sens de l’humour était présent. De 2016 à 2021, une réelle transformation de son image mode s’est alors amorcée et son style vestimentaire devient alors très personnalisé.

Ce style est éclectique et Sara Camposarcone est bien souvent nostalgique des modes du passé. Les marques qu’elle représente en termes promotionnelles sont autant issues de designers émergents que de modèles vintages. Elle porte également des modèles surcyclés.

En tant que professionnelle du milieu, elle prend bien le temps d’expliquer ce qu’elle porte afin de représenter la marque adéquatement, telle une recette mode.

Voyager lors des différentes fashion weeks comme à Milan, Londres ou bien Paris signifie également transporter pas moins de trois valises afin d’être en adéquation avec son image de marque et de faire sensation.

Le maquillage fait également parti de cette image corporelle et elle peut y mettre facilement 1 heure pour le réaliser, elle se qualifie d’ailleurs elle-même de cartoon ambulante.

Bref, des moments de joie et de découvertes incroyables passées en compagnie de celle pour qui le style n’a aucune limite : Sara Camposarcone !

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 19 août 2025, MAD Pro, Édifice Wilder – Espace Danse, Montréal.

Christelle Kocher directrice artistique chez LEMARIÉ – CHANEL se raconte au M.A.D. Festival

Dans le cadre du 25e anniversaire du M.A.D. Festival se déroulait, mardi 19 août 2025, une fascinante rencontre animée par Stéphane Leduc, journaliste mode bien connu et Christelle Kocher, directrice artistique de la Maison d’arts LEMARIÉ – CHANEL et fondatrice de KOCHÉ intitulée Christelle Kocher : dans les coulisses de la haute couture.

La Maison d’art LEMARIÉ se spécialise depuis longtemps dans l’art de la plumasserie, l’art de la confection de fleurs en tissu, du travail de plissage et de l’ennoblissement textile. Christelle Kocher façonne aujourd’hui de façon incroyable l’avenir de cet artisanat d’exception en réinterprétant les longues traditions de la haute couture parisienne, entre culture du savoir-faire traditionnel et modernité.

Fondée en 1880, cette maison d’exception a collaboré avec les plus grands couturiers de la mode française tels que Dior, Balenciaga et Yves Saint-Laurent, puis elle collabore avec la maison CHANEL depuis les années 60 afin de fabriquer le célèbre camélia ; fleur préférée de Gabrielle Chanel. Par la suite, s’ajoute l’Atelier Lognon qui se consacre au travail du plissage.

Être directrice artistique chez LEMARIÉ

Christelle Kocher, qui est diplômée du Central Saint Martins College of Art à Londres, nous raconte qu’elle a été approchée par Karl Lagerfeld pour occuper ce poste. Elle a toujours apprécié l’artisanat, la coupe à plat et la technique du moulage. Or, ce poste était en parfaite adéquation avec ses goûts professionnels.

Préserver les héritages de la maison tout en insufflant un vent de modernité s’avère le leitmotiv de cette directrice artistique visionnaire. D’ailleurs, lors de son entrée à la Maison LEMARIÉ, celle-ci a contribué à amorcer une cure de rajeunissement de l’image de la Maison.

Christelle Kocher nous explique également que ce travail demande d’être passionné et qu’il faut aimer besogner fort. C’est de plus, pour son équipe, un métier méticuleux qui demande beaucoup de patience et de dextérité. D’ailleurs, dialoguer avec celle-ci régulièrement est une des clés du succès.

Les thèmes de la Maison CHANEL

Lors de cette discussion, Christelle Kocher nous précise l’importance de les exploiter. Par exemple, une des sources d’inspiration chère à Gabrielle Chanel était le blé. Ces images nous montrent d’ailleurs les détails au bas du vêtement et de la manche fabriqués à partir de cette graminée. Le travail de minutie, de menus détails et le respect de la tradition artisanale, tout en allant vers la modernité, représentent un défit de tous les jours.

Ce savoir-faire haute couture, ce travail manuel artistique considérable procurent une valeur ajoutée au vêtement précise Christelle Kocher, et c’est ce qui rend la haute couture si unique au monde et si dispendieuse.

Le camélia : fleur fétiche de Gabrielle Chanel

Lors de son arrivée en poste, ce célèbre camélia se devait d’être revu et corrigé au goût du jour. Afin de pouvoir réaliser le travail de fabrication de cette fleur fétiche, cinq années de formation sont requises avant de pouvoir accéder à la confection de ce célèbre camélia.

La protection des animaux avant tout

La Maison LEMARIÉ – CHANEL se fait un devoir de protéger les animaux et se soucie du développement durable. En ce sens, les plumes d’autruches d’élevage sont ramassées à la mue de l’oiseau. Le client peut également connaître et retracer la source de l’approvisionnement, ce qui fait de ce produit de luxe un gage de qualité et de la maison de couture une image de marque reconnue.

KOCHÉ

Lancée en 2015 à Paris, cette marque de vêtements créée par Christelle Kocher allie confort et savoir-faire artisanal élevé. Critères de sélection qui définissent l’ADN de la marque. Créatrice engagée, Christelle Kocher milite pour des valeurs d’ouverture dans le domaine de la mode telles que la diversité, l’inclusion des genres, des morphologies, des origines sociales, culturelles et géographiques.

Bref, une enrichissante rencontre qui nous a permis de découvrir ces métiers d’exception propre à la haute couture parisienne et de connaître une personne passionnée par son travail, authentique et visionnaire : Christelle Kocher.

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 19 août 2025, ÉDIFICE WILDER – Espace Danse, Montréal.

L’art de rayonner en ligne

Dans le cadre du M.A.D. PRO présenté lors du M.A.D. Festival, mardi 19 août 2025, se déroulait un intéressant panel de discussion animé par Lucie Rhéaume, cofondatrice de Girl Crush, intitulé rayonner en ligne : stratégies pour faire des réseaux sociaux un levier de croissance.

En compagnie de ses invitées, Laurence Bédard, fondatrice de Twenty Compass comptant + de 68 K via Instagram, Jessika Desnommée, fondatrice de Popunderwear comptant + de 197 K via ce même réseau social et Rose-Virginie Ladouceur, fondatrice de Self care by Bloom comptant + de 38 K, Lucie Rhéaume nous a permis de découvrir les meilleures pratiques afin de performer sur les réseaux sociaux et déployer des stratégies d’affaires gagnantes.

Toutes s’entendent pour débuter, sur l’importance de bâtir une solide communauté sociale sur les différents réseaux sociaux, puis vient l’étape de développer sa stratégie de marque. Raconter son quotidien, une histoire, plaît également beaucoup à cette communauté, car cette approche permet de créer un solide lien de confiance.

Et puis, à quoi peut ressembler une stratégie de croissance gagnante ?

Une des clés du succès est l’application de la théorie des 7 points de contact à savoir le principe simple qui veut qu’un client potentiel doive interagir avec la marque au moins 7 fois avant d’être convaincu d’acheter le produit. De ce fait, il est important d’être constamment présent, d’organiser des événements spéciaux, de s’assurer que le consommateur aura cette appartenance à la marque.

Quelles sont selon vous les meilleures stratégies de vente ?

De nos jours, définitivement la vente en ligne est un impératif, mais aussi vendre son produit de façon physique, comme dans un showroom par exemple, car il n’est pas toujours facile de contrôler tous les détaillants.

Vendre, c’est aussi le fait de créer un scénario, de raconter une histoire sur un réseau social tel que TikTok. Poser des questions plaît beaucoup aux clients afin qu’ils puissent interagir. Jessica Desnommée, fondatrice de Popunderwear, pose par exemple la question suivante, êtes-vous de type animal ? Si la réponse est oui, le client sera intéressé par une fine lingerie à motifs animaliers.

La vente via le magasin éphémère ou bien dans les grands hôtels est aussi une bonne stratégie d’affaires. Les clients aiment également recevoir des cadeaux, des produits gratuits comme des masques pour les yeux. Plus un client est satisfait, plus il recommandera de nouveaux clients.

Ce même client aime également accumuler des points en échange de produits. Les panélistes mentionnent aussi l’importance d’offrir des produits complémentaires. Le client est également soucieux de l’emballage du produit. En ce sens, le fait d’écrire un mot gentil, indiquer aussi une attention spéciale sur le paquet procure l’impression que celui-ci est unique pour la marque et cette stratégie contribue à le fidéliser.      

Autre approche gagnante consiste à faire témoigner le client satisfait en direct via le réseau social, dans le but de le faire parler de son expérience client et de sa satisfaction envers le produit.

Et, comment entretenir sa communauté afin qu’elle nous soit fidèle ?

Le fait d’être soi-même, authentique et constant. Détecter les erreurs et les rectifier. Communiquer avec sa communauté en direct régulièrement. Raconter l’histoire de sa marque pour que ce client puisse bien s’identifier à celle-ci. Prendre le temps de répondre aux commentaires de chacun permet via par exemple Instagram d’offrir une interaction. Le sondage d’opinion permet aussi de prendre le pouls de notre communauté s’entendent pour dire toutes les panélistes.      

Être en affaires pour vous signifie ?

Ne pas être timide, être fonceur et de plus être passionné, donc si vous y croyez DO IT !

Le mentorat aide également grandement tel que celui offert par mmode, et ce, par le biais du programme intitulé En mode croissance, nous confie Laurence Bédard.

Un plan d’affaires gagnant est primordial afin de définir sa mission et ses objectifs. L’outil de chat GPT est dans ce cas conseillé, indique Rose-Virginie.

Bref, un panel de discussion fort enrichissant qui a permis d’en apprendre davantage sur ces nouvelles formes de promotion impliquant le talent de bâtir une solide communauté en ligne, bravo !

Photographies, travail personnel, DL Vision Mode, ÉDIFICE WILDER – Espace Danse, Montréal, 19 août 2025.

DÈS L’AUBE : la Biennale internationale du lin de Portneuf a pour thème la lumière

Dimanche 15 juin 2025 se déroulait à Deschambault-Grondines le Vernissage de la Biennale internationale du lin de Portneuf intitulée DÈS L’AUBE, regroupant le travail d’artistes locaux et internationaux. De plus, 14 artistes de la relève présentent leurs créations qui ont pour thème L’ORIGINE DES OMBRES. Et, quelle magnifique biennale j’ai visitée !

Allocution de Laurie Béland, directrice générale de la Biennale internationale du lin de Portneuf.

Cette 11e édition se tiendra jusqu’au 5 octobre 2025. Elle est placée sous le thème de la LUMIÈRE, facteur déterminant pour tout ce qui vit, que ce soit les animaux ou bien les végétaux, et ce, partout sur la planète.

Allocution de Dominique Roy, présidente du Conseil d’Administration.

Pour nous, êtres humains, les activités quotidiennes se déroulent généralement en fonction des différents moments de la journée. Ici, l’aube constitue la première étape de notre journée. Lors de cette période, le ciel commence tranquillement à s’éclaircir juste avant que le soleil n’apparaisse. C’est cet instant magique que l’on associe par analogie à tous les commencements.

Allocution de Bernard Gaudreau, préfet de la MRC de Portneuf.

Les artistes invités à créer une œuvre pour cette biennale abordent ce thème de façon fort variée et les sujets de naissance et de renouveau sont au cœur de leurs créations.

À travers ces œuvres fortes, on découvre l’instant où la nuit prend fin afin de faire place à la lueur du jour, au chant des oiseaux et à l’éclosion des fleurs. Ce retour du cycle de la lumière du jour est aussi évocateur d’espoirs, soit le fait de voir disparaître nos peurs nocturnes au profit de voir réapparaître les couleurs sous un jour nouveau.

Le lin, cette fibre noble, est au centre de cette trame créative, qu’il soit utilisé comme matière de création ou bien qu’il guide les artistes en tant que source d’inspiration.

DÈS L’AUBE : des artistes aux univers bien différents

Pour Yentele, artiste française, la rose du matin est porteuse de vie. Comme des gouttes d’eau qui se déposent sur tous les objets qui se trouvent dans le paysage. L’artiste applique alors l’aquarelle en fines couches translucides sur le lin ancien. La toile se teinte ainsi de nuances colorées qui naissent avec le lever du jour. L’œuvre s’étale de toute sa largeur afin de former une ligne d’horizon décorée de petits éléments brodés. Et, chacune de ces cellules est porteuse de renouveau, d’espoir et d’une vie nouvelle. (1)

Yentele – Horizons

Et, ce que j’ai aimé de cette impressionnante œuvre est son étalement dans l’espace. Le dégradé des couleurs de la toile est magnifique et les petits éléments apposés sur celle-ci de façon horizontale sont ludiques et joyeux.

Curtain of Tears

Vessna Perunovich est née et a grandi en ex-Yougosiavie et elle s’intéresse en particulier aux notions de foyer, d’exil et de frontières. Pour l’artiste, la douce lumière de l’aube qui perce l’obscurité reflète l’essence même de l’expérience humaine. Celle-ci symbolise un nouveau départ, elle est porteuse d’une certaine résilience. Les perforations réalisées dans les panneaux de Mylar sont autant de larmes, de vies perdues, de mondes brisés. Vues de l’intérieur de l’espace domestique, de la maison qui offre une forme de protection, ces petites ouvertures peuvent aussi permettre à la lumière d’entrer pour accéder à des souvenirs plus heureux. (2)

Ce que j’ai aimé de cette œuvre est le fait de pouvoir y circuler librement au travers. J’ai bien aimé aussi cette notion de foyer, bien visible dans son œuvre. L’ombre que projette celle-ci sur le plancher rend l’idée d’ombre et de lumière bien présente.

Incandescence

Ânia Pais qui est née aux Açores, s’attarde pour cette œuvre aux moments qui précèdent le lever du jour. Si les premières lueurs qui apparaissent dans le ciel soulèvent des questions liées au caractère physique du phénomène qui est à se produire, elles font aussi naître des réflexions de nature philosophique. En amalgamant la terre récoltée autour du moulin avec la toile de lin, l’artiste met au point un filtre à travers lequel elle fait passer la lumière. Ce faisant, elle crée un environnement dans lequel un nouvel éclairage est jeté sur la matière et sur la vie qui bat. (3)

Ce que j’ai aimé de cette œuvre forte est ses textures, le traitement de la matière utilisée, les couleurs terreuses, le contraste entre l’ombre et la lumière. En résumé, cette masse, ce bloc bien visible qui procure un wow saisissant !

Autre coup de cœur pour le travail d’António Jorge dont l’œuvre porte à réflexion.

Post human – Time linen

L’Étole, sculpture de Caroline Gagnon, revêt quant à elle un caractère sacré. Celle-ci étant une des composantes des habits liturgiques, elle suggère ainsi un enveloppement symbolique intéressant en raison du choix des matériaux et de la composition de l’image.

Bref, la Biennale Internationale du Lin de Portneuf, DÈS L’AUBE, est définitivement à voir jusqu’au 5 octobre 2025 et pour le thème L’OMBRE DES ORIGINES jusqu’au 1 septembre 2025 afin d’être ébloui par la lumière des œuvres présentées.

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, 15 juin 2025, Deschambault-Grondines, Biennale internationale du lin de Portneuf.

Source recherches : Site Web Biennale internationale du lin de Portneuf.

(1) (2) (3) Source texte explicatif de la scénographie de l’exposition.

Un bel album photos est également visible sous ce lien :

Album photos – François Berthiaume

TRESSAGES : Jean-Claude Poitras réalise le projet de rêve de sa vie

Dans le cadre de la 8e édition du Festival KWE!, se déroulait jeudi 12 juin 2025, au Grand Théâtre de Québec, le défilé-performance Tressages ! Jean-Claude Poitras à la rencontre des peuples autochtones. Événement mode innovant qui permettait de découvrir les 11 nations autochtones du Québec à travers le projet cher au créateur multidisciplinaire. Et, cette soirée Mode & Art était grandiose !

Conçu comme une œuvre vivante et libre, ce défilé-performance permettait de mettre en valeur le processus artistique et créatif du projet unique en son genre et au Québec qu’est TRESSAGES.

Electric Warriors – Quentin Condo – Mi’gmaq

L’idée maîtresse

Afin de réaliser ce projet d’envergure, Jean-Claude Poitras a puisé avec passion dans quatre archives vestimentaires de ses nombreuses créations et, en collaboration avec les 11 artistes autochtones des différentes disciplines artistiques, il a réinterprété, à sa façon, chaque pièce en s’inspirant du vécu, de la culture et de l’identité de chacun et chacune des 11 créateurs et créatrices des Premières Nations et Inuit du Québec.

Ktankomiq Nil – Dave & Nathan Jenniss – Wolastoqiyik Wahsipekuk

Fort de cette belle idée, TRESSAGES fusionne ainsi la riche vision artistique de ces nations autochtones à l’élégance intemporelle du créateur de grands talents qu’est Jean-Claude Poitras.

Nunaga – Julie Grenier – Inuk

Je connais Jean-Claude Poitras depuis de nombreuses années, et échanger avec le créateur aux multiples talents, c’est découvrir un être passionné et passionnant, d’une grande sensibilité et d’une remarquable intelligence émotionnelle. Communicateur hors pair et visionnaire de longue date, il chérissait, depuis trente ans, ce rêve de collaboration inédite avec ces riches nations qui se réalise aujourd’hui.

Wigwas – Craig Commanda – Anishinabe

Lors de mes études au Collège LaSalle, circa 1981-84, c’était lui, notre créateur québécois chouchou du moment, qui venait lors de projets spéciaux, de toute sa connaissance et de son expérience bienveillante, nous épater et nous guider dans toutes nos inspirations et nos rêves, que de mémorables souvenirs passés en sa compagnie !

Nomade – Christian Nabinacaboo – Naskapi

L’origine du projet

Touché par le désir sincère de Jean-Claude Poitras de collaborer avec les peuples autochtones, Ghislain Picard, alors chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador et président du conseil d’administration de KWE, y voit une intéressante occasion de collaboration. Il ouvrira alors, au créateur, les premières portes, rendant ainsi possible la réalisation de cette démarche artistique et de ce projet grandiose.

Marjolaine McKenzie – Innu- Naskapi

Le parcours créatif

Durant une période de six mois, les créatrices et créateurs du projet ont été accompagnés par Jean-Claude Poitras et son assistant Frédéric Limoges, procurant ainsi un processus créatif riche en échanges et en découvertes.

Piisim nesht tipischipiisim – Deborah Ratt – Eeyou-Cri

L’implication du Collège LaSalle

La transformation de toutes ces belles créations a été réalisée grâce aux connaissances et au soutien techniques du Techno-Espace. Atelier à la fine pointe de la technologie qui a permis la réalisation du projet TRESSAGES.

Kakakew iskwew – Eruoma Awashish – Atikamekw

Le Techno-Espace est rattaché au plus grand collège privé d’intérêt public au Canada, et le Collège LaSalle est reconnu depuis de nombreuses années pour ses programmes d’excellence et sa grande influence dans le domaine de la mode au Canada et à l’international.

Rebirth of Venus – Leilani Shaw – Kanien’kehá:ka

Une soirée grandiose

Ce défilé-performance nous a épatés dès le commencement par la présentation du personnage de Jean-Claude Poitras à ses tout débuts réfléchissant et se demandant quel était le sens de son travail. Et, j’ai été touché par cette scène, car ayant lu son intéressante biographie, je pouvais m’imaginer ce sentiment.

Ahah’yeh de ohentayet – Marilou Bastien – Wendat

Suite à cette mise en scène théâtrale, les 11 artistes ont présenté tour à tour des prestations artistiques toutes plus colorées, touchantes et inspirantes les unes que les autres. Et, en ce sens, la danse, les costumes, la musique, les chants, tout vibrait en harmonie afin de procurer un défilé-performance hors du commun.

Les peuples des Premières Nations connectent aisément avec dame nature et cet état fait partie de leur ADN, et l’on ressentait très bien cette façon d’être, cette émotion, lors de leurs performances artistiques.

Niwaskw – Christine Sioui Wawanoloath – W8banaki

Bref, une formidable soirée Art & Mode passée afin de célébrer l’œuvre grandiose de Jean-Claude Poitras et la magie des peuples autochtones à son meilleur !

Photographies, François Berthiaume, Défilé-performance Tressages. Grand Théâtre de Québec, 12 juin 2025.

Source recherche : Festival KWE!, Tressages ! Jean-Claude Poitras à la rencontres des peuples autochtones.

Un bel album photos est également visible sous ce lien :

Album photos – François Berthiaume