Première Vision Montréal revient pour une seconde édition en avril 2026

Allocution de Karine Bibeau, V.P. Expérience client, Logistik Unicorp Inc.
Mention de source photo Emeric Pageau

Et, c’est une belle nouvelle mode, car le retour tant attendu de cette seconde édition confirme le statut de Montréal comme capitale nord-américaine de la mode. Forte de ce retour, les 21 et 22 avril 2026 au Grand Quai du Port de Montréal, Première Vision Montréal permet d’inscrire la ville durablement à l’instar des grandes capitales de la mode tels que Paris et New York.

De ce fait, ce salon, d’envergure internationale, vient renforcer indéniablement le positionnement de Montréal comme pôle d’attraction stratégique nord-américain, se situant ainsi à la croisée des chemins entre création, innovation et fabrication en série de façon écoresponsable.

Mention de source photo Emeric Pageau.

Vendredi 23 janvier dernier se déroulait à l’Hôtel Monville le déjeuner de presse afin d’annoncer le retour de ce grand salon mode à Montréal.

Allocution de Mathieu St-Arnaud Lavoie, directeur général chez mmode.
Mention de source photo Emeric Pageau.

Mention de source photo Emeric Pageau

Première Vision Montréal, en 2025, c’était plus de 104 kiosques, 310 exposants issus du Québec, du Canada et de l’international ainsi que plus de 2 300 visiteurs.

Première Vision Montréal – Édition 2025

Première Vision qui fait partie du groupe GL events, est LA référence mondiale en matière d’innovation textile et de prospective mode. Lors de sa première édition l’an dernier à Montréal, ce salon a réuni plus de 104 exposants issus du Québec, du Canada et de l’international et a de plus attiré 2 300 visiteurs confirmant ainsi l’attrait de la métropole en tant que carrefour créatif et industriel de la mode.

Textiles – Katrin Leblond

D’enrichissantes rencontres

Ce prestigieux salon offrira de nouveau, cette année, un espace privilégié de dialogue et d’anticipation où fabricants de textiles, fournisseurs de matières premières, créateurs de mode, marques et leaders de l’industrie se rencontreront afin d’explorer les tendances émergentes, les innovations technologiques et les récentes pratiques durables notamment en matière de circularité et d’écoresponsabilité.

Contribuer à faire rayonner le savoir-faire d’ici

Une fois de plus, portée par mmode, la grappe métropolitaine de la mode, Tourisme Montréal et le Ministère du Tourisme du Québec, la seconde édition canadienne et montréalaise de Première Vision s’affirmera comme joueur majeur du rayonnement et du savoir-faire local.

D’importantes retombées économiques

Première Vision, salon qui est un véritable moteur de transformation, accompagne les industries de la mode, du textile et de l’habillement vers un futur qui est résolument novateur, durable et interrelié, tout en procurant des retombées structurantes pour l’économie québécoise et le tourisme d’affaires.

Un véritable levier de compétitivité

Ce salon est également un véritable hub de compétitivité favorisant le rapprochement entre fournisseurs, fabricants, créateurs de mode et marques, soutenant ainsi l’innovation industrielle tout en accompagnant la relocalisation stratégique de certaines fabrications en série.

Première Vision sécurise de plus les chaînes d’approvisionnement, renforce la compétitivité internationale des PME modes québécoises et permet de consolider une industrie textile et d’habillement durablement ancrée sur le vaste territoire québécois.

« Dans un contexte de reconfiguration des chaînes d’approvisionnement mondiales, l’ancrage de Première Vision à Montréal constitue un levier stratégique pour renforcer la compétitivité internationale des entreprises québécoises, valoriser l’expertise locale et consolider une filière mode et habillement plus forte, intégrée et tournée vers l’avenir », précise Mathieu St-Arnaud Lavoie, directeur général de la Grappe mmode.   

Une riche programmation d’acteurs, actrices investies de la mode québécoise et canadienne

Les différentes conférences et ateliers présentés lors de Première Vision Montréal permettront d’explorer des thématiques clés pour l’écosystème de la mode et de l’habillement. C’est ainsi que la mode, les arts, le rayonnement international d’entreprises québécoises, l’innovation durable, la relocalisation, la transformation numérique et les collaborations internationales seront au cœur des discussions de cette prometteuse seconde édition.

De profitables outils au service des PME  

Ces précieuses informations offriront aux participants des outils concrets pour anticiper les grandes tendances du marché, renforcer leur compétitivité et saisir de nouvelles occasions de croissance, tout en mettant de l’avant l’expertise et la richesse des acteurs québécois et canadiens du domaine de la mode.

Thierry Langlais – Vice-Président aux Opérations, Première Vision

« La force de l’écosystème québécois réside dans la qualité de ses talents et sa capacité à collaborer pour innover. Montréal offre à Première Vision un terrain unique pour valoriser cette excellence à bâtir des projets ambitieux qui font avancer toute l’industrie », mentionne Thierry Langlais, Vice-Président aux Opérations chez Première Vision.  

Une convergence d’événements modes

Le lendemain de Première Vision Montréal 2026, soit le 23 avril prochain, Montréal sera l’hôte des Prix canadiens des arts et de la mode, les Canadian Arts and Fashion Awards. Et, c’est d’ailleurs Vicky Milner, co-fondatrice et présidente du CAFA, qui en a fait l’annonce lors du déjeuner de presse.

Cette convergence d’événements majeurs témoigne de l’attractivité sans cesse croissante de Montréal qui est d’ailleurs reconnue tant pour le savoir-faire de ses créateurs de mode que pour la solidarité et l’expertise de son écosystème manufacturier. Convergence d’événements qui confirme ainsi le rôle central de la ville comme vecteur d’innovation, de création et de rayonnement pour la mode locale qui est en pleine effervescence.

Allocution de Vicky Milner, co-fondatrice et présidente du CAFA.
Mention de source photo Emeric Pageau.

Bref, une prometteuse édition en vue au Grand Quai du Port de Montréal, les 21 et 22 avril prochains, lors de laquelle d’intéressantes rencontres, d’enrichissantes conférences modes et des découvertes inédites seront au rendez-vous afin de nous faire vivre Montreal Fashion toujours aussi vibrante !

Relations de presse, communiqué et visuels graphiques : mmode, grappe métropolitaine de la mode, 23 janvier 2026.

Photographies du salon Première Vision, travail personnel et François Berthiaume, Première Vision Montréal – 1ère Édition, avril 2025.

Hinda A. lance sa nouvelle collection des fêtes inspirée de dame nature

Le 13 novembre dernier, Hinda Abdelkrim présentait à sa boutique, située au 170 rue St-Paul Ouest à Montréal, sa toute nouvelle collection homme et femme des fêtes 2025 signée Hinda A. Suivi d’un cocktail de bienvenue, les invités triés sur le volet ont pu réseauter et échanger avec la créatrice dans une atmosphère conviviale et intimiste.

Conçue à partir de matières nobles telles que le cachemire, les belles dentelles, les imprimés jacquard et la soie, cette magnifique collection fabriquée à la main inspire, pour les modèles féminins, grâce, assurance et modernité.

Originaire de Tunisie, Hinda Abdelkrim étudie en art et stylisme à l’École ESMOD de Tunis. Elle s’installe par la suite à Montréal en 2001 où elle étudie en design de mode à l’Académie Internationale de Design et Technologie afin d’obtenir son diplôme d’études collégiales en 2002.

Forte de ces formations, elle œuvre dans le milieu au sein de différentes entreprises modes canadiennes dont notamment Bedo, RD International et Pendleton Canada. Elle lance, en 2006, sa propre marque de vêtements sous le nom de Symbiose par Hinda A.

Cumulant plusieurs années d’expérience dans le domaine de la mode et toujours aussi passionnée, elle lance, en 2017, Hinda A. Marque éponyme de vêtements dont les modèles sont dessinés et conçus à même l’atelier de la designer. Atelier qui est situé en plein cœur des prairies, à St-Isidore, en Montérégie. Un endroit apaisant où dame nature est sa principale source d’inspiration.

Designer de grands talents, Hinda Abdelkrim travaille les matières nobles, naturelles, brutes ou bien recyclées, et ce, en y ajoutant d’intéressants détails qui font de ses modèles des pièces exclusives et uniques en leur genre. Les coupes, formes et volumes démontrent d’ailleurs bien cette créativité débordante.

Son leitmotiv : créer de beaux vêtements pour tous genres de personnes afin de les vêtir pour qu’elles se sentent bien de l’intérieur comme sous le regard d’autrui.

Un coup de cœur perso ? Certainement, pour cette jolie robe ballon aux larges plis creux où la couleur rayonnante procure luxure et soir de fête !

Modèles fabriqués en quantité limitée, ceux-ci sont offerts dès maintenant à sa boutique du Vieux Montréal.

Boutique Hinda A. 170 rue Saint-Paul Ouest, Montréal.

Relations de presse, Matthieu Lizotte – WOLFEMTL.

Lumineuse Route du Coton signée Helmer Joseph

Il y a de ces créateurs de mode qui ne laissent personne indifférent et c’est le cas du grand Helmer Joseph qui nous a fait voyager mardi soir, 18 novembre 2025, à la Gallerie WIP de Montréal alors qu’il nous transportait élégamment sur SA route du coton. Magnifique collection de chemisiers blancs qui donnait suite à la superbe collection présentée en février 2024.

C’était définitivement soir de fête où le tout Montreal Fashion et ses environs, c’était donné rendez-vous pour ce défilé de mode d’exception présenté en collaboration avec la Mosaïque Interculturelle et la SAVAC.

En présence de diplomates, de gens de la communauté d’affaires, de personnalités de la mode, de journalistes, de blogueurs influents, de fidèles clients, d’amis, de membres de la famille d’Helmer Joseph et de Tinashe Musara, directeur artistique et styliste, nous avons assisté à une formidable soirée mode.

Les invités triés sur le volet ont également pu découvrir La Route du Coton, première édition, par le biais d’une intéressante exposition mode et photographique réalisée par Zach Phan. Cet événement célébré en grand a aussi permis d’apprécier les délicieuses bouchées concoctées avec soin par le Chef Paul Toussaint, tout en réseautant autour d’un apéro festif.

Isa Boom, DJ.

Le coton, cette fibre noble

Réalisée à partir de la fibre noble qu’est le coton, Helmer Joseph a dessiné une vingtaine de chemisiers blancs réalisés pour toutes occasions dans différentes armures de tissage de coton tels que la popeline, la gabardine, la batiste, l’organdi, la satinette, la flanelle et le molletonné de coton.  

D’ailleurs, pour cette collection, la batiste et l’organdi de coton ont été soigneusement mis à l’avant-scène, car ce sont les tissus les plus fins, les plus lumineux et les plus riches. Ce qui en résulte des créations hors du commun.

Ce même coton a été également brodé, festonné et plissé afin de déployer toute sa richesse, sa souplesse et les différentes facettes de cette matière grâce à de savantes manipulations textiles. Et, ces modèles sont tous des coups de cœur perso de cette magnifique collection.

Ce grandiose défilé de mode démontrait à quel point le coton, cette fibre noble, a bel et bien sa place de nos jours dans la culture, dans la garde-robe actuelle et dans le processus créatif d’une collection.

Collection d’ailleurs ultra féminine, aux menus détails où le travail de coupe à plat, de proportions des lignes et des formes est merveilleusement mis en valeur par le vaste savoir-faire du créateur de grande expérience, et j’ai adoré !

Le coton d’Haïti

Celui-ci se cultivait à l’époque dans l’Artibonite, la région d’origine du créateur de mode. Une fibre de base donc pour tous les tissus qui servaient à fabriquer des vêtements, des accessoires comme des foulards, des sous-vêtements et des linges de maison.

Toujours aujourd’hui, c’est la matière la plus naturelle et la plus adaptée à la chaleur des tropiques et aux journées caniculaires des Caraïbes, car le coton possède cette propriété de fraîcheur et de bien être. Le Projet Route du Coton n’est pas une relecture du passé, mais bien une vision actuelle du coton d’Haïti qui s’inscrit dans la mode actuelle.

Bref, une formidable soirée Mode & Art où le coton retrouve, par l’esprit créatif d’Helmer Joseph, toutes ses lettres de noblesse. Cette magnifique collection nous a d’autant plus fait voyager et transporter dans de lointaines contrées où seul le créateur en connaît les secrets !  

Une soirée mode d’une telle envergure demande à l’arrière scène toute une équipe, telle une fourmilière, qui s’active ardemment à

L’équipes de production : 

Pour l’exposition : 

Créateur mode Helmer Joseph

Direction artistique et styliste : Tinashe Musara

Photographe : Zach Phan 

Maquillage : Marika d’Auteuil 

Coiffure : Rafaelle Estrada 

Mannequin : Trina Atiliu 

Et, pour le défilé de mode : 

Créateur mode Helmer Joseph 

Direction artistique et styliste : Tinashe Musara

Maquillage : Marika d’Auteuil 

Assistance maquillage : Emma Busch et  Anna Martin 

Coiffure : Rafaelle Estrada 

Assistance coiffure  : Marie-Pier Durand 

Relations publiques : Matthieu LizotteWOLFE MTL COMMUNICATIONS 

Photographies, François Berthiaume, La Route du Coton, seconde édition, Helmer Joseph. Gallerie WIP, Montréal, 18 novembre 2025.

La mystérieuse pyramide de Kukulcán figurant parmi les 7 merveilles du monde moderne

Visiter le site archéologique de Chichén Itzá au Mexique, classé patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988 et figurant parmi les 7 nouvelles merveilles du monde moderne, c’est découvrir cette énigmatique et ancienne cité maya ainsi que la magnificence de sa pyramide, la Pyramide de Kukulcán ou El Castillo, symbolisant la grandeur de la civilisation Maya Itzá.

Un temple

Cette impressionnante pyramide à degrés est en fait un temple qui a été construit par le peuple Maya Itzá aux époques classique et postclassique. Sa construction remonte entre 550 et 1 300 apr. J.-C. Et, cette pyramide de calcaire a été érigée en l’honneur de Kukulkan, dieu serpent à plumes d’origine toltèque. Ce temple est d’ailleurs l’un des monuments mexicains remontant à la période précolombienne les plus connus.

Une architecture hors du commun

La Pyramide de Kukulcán qui est parfaitement symétrique mesure 30 mètres de haut, ce qui est peu élevé pour ce type de construction. Bien qu’elle soit de dimension modeste, cette pyramide possède toutefois des caractéristiques architecturales bien distinctives, à savoir son style architectural synthétisant à la fois l’architecture toltèque et maya.

Un calendrier solaire

Cette pyramide se compose de 9 terrasses carrées qui sont surmontées d’un temple de 6 mètres de haut. Les côtés de la pyramide s’élèvent selon un angle de 53 degrés et les 4 faces de celle-ci présentent 91 escaliers qui s’élèvent selon un angle de 45 degrés, totalisant ainsi 364 marches. En ajoutant le haut de la pyramide, on obtient 365, ce qui équivaut au nombre de jours que comporte le calendrier solaire.

À la base de la pyramide, on peut également apercevoir des balustrades situées au bas de l’escalier nord-est sur lesquelles sont sculptées deux têtes de serpent.

Fascinante Pyramide de Kukulcán

La Pyramide de Kukulcán est de plus alignée de façon astronomique produisant ainsi d’intéressants jeux d’ombre particulièrement aux équinoxes et au solstice d’été. Jeux d’ombre qui évoquent l’ondulation du corps d’un serpent qui descend le long des marches de l’escalier nord-est.

Une divinité vénérée

Dans la religion maya, Kukulkan est le nom de la divinité du serpent à plumes. Il est le dieu de la résurrection et de la réincarnation. Selon la croyance maya, ce serpent à plumes reviendra sur terre lorsque la fin du monde arrivera.

Un son mystérieux

Lorsque l’on tape dans les mains à environ 10 mètres de distance de la pyramide, un écho déformant l’applaudissement projette un son similaire à celui du quetzal. Son qui est audible dans l’alignement de l’escalier nord nord-est. Et lors de ma visite, c’est ce qui m’a le plus impressionné parce que ce son est hilarant et intrigant à la fois !

Son

Un oiseau mythique

Le quetzal est, pour les Mayas et les Aztèques, un oiseau sacré au magnifique plumage vert et bleu ciel. Ces civilisations y voyaient en cet oiseau une réincarnation de dieu, soit le dieu Quetzalcóatl pour les Aztèques et le dieu Kukulcán pour les Mayas.

Ce son mystérieux expliqué

Le son qu’émet la pyramide de Kukulcán est mystérieux et le phénomène acoustique qui se produit a bel et bien été imaginé par les constructeurs futés mayas de l’époque grâce à la savante conception des marches de l’escalier.

Ces constructeurs ont conçu les dimensions des marches afin d’obtenir précisément cette déviation sonore de l’onde, une diffraction, afin de procurer ce son en raison, selon certains, de cérémonies spéciales ou bien de fêtes religieuses.

Le quetzal étant un oiseau sacré pour les Mayas, sa présence sonore à travers cette pyramide est vue comme un exploit architectural et une connexion spirituelle. (1)

Et que retrouve t-on à l’intérieur de la pyramide ?

Cette intéressante vidéo d’Anil Brancaleoni dresse un portrait du site archéologique de Chichén Itzá et traite des dessous de cette mystérieuse pyramide.

Comment ont-ils pu faire cela ?

Bref, définitivement, cet immense site archéologique est à voir pour être surpris et transporté dans un lointain passé où cette grande civilisation a réalisé ce que l’on considère aujourd’hui comme étant l’une des 7 merveilles du monde moderne.

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Chichén Itzá, État du Yucatán, Mexique, mars 2025.

Merci à l’agence de visite touristique COBA Sunset pour cette mémorable journée culturelle !

Sources recherches :

Wikipédia, l’Encyclopédie libre.

National Geographic, Voyage et Aventure, Chichén Itzá.

(1) Sources son de la pyramide – Résumé de l’IA provenant de :

Acoustique et Histoire – Pyramide de Kukulcán, 21 février 2023, Quand l’acoustique se mêle à l’Histoire !

Archaeology & Civilizations, publication Facebook, Kenny McCaffery,19 décembre 2024.

Chiguer Art Contemporain présente une riche exposition consacrée à Marcelle Ferron

Jeudi 29 octobre 2025 se déroulait à la galerie Chiguer Art Contemporain St-Vallier le Vernissage de l’intéressante exposition consacrée notamment au travail de Marcelle Ferron (1924-2001), artiste du mouvement automatiste et pionnière de l’art moderne québécois. Et, quelle agréable soirée passée à admirer autant de talent et de force émotionnelle !

Un parcours inspirant

Exposition qui se tient jusqu’au 30 novembre prochain, celle-ci permet d’admirer des œuvres vibrantes datant des années 60, 80 et 90 ainsi que de magnifiques expérimentations lumineuses en verre datant de la décennie 70.

Figure incontournable de l’art moderne québécois, Marcelle Ferron, artiste visionnaire, révolutionnaire et engagée, guide, par ses convictions, un idéal de liberté contribuant ainsi à faire entrer le Québec dans la modernité.

Marcelle Ferron – Sans titre, huile sur papier japonais, 1988.

Un esprit rebelle et engagé

Inspirée et conseillée par son mentor, Paul-Émile Borduas, l’artiste travaille dans les années 50 et 60 la lumière et la couleur. C’est ainsi que traversées par d’amples mouvements et différents contrastes, ses œuvres se révèlent être tumultueuses et sensuelles à la fois.

Peintes avec toute la fougue et l’énergie de sa jeunesse, ses toiles traduisent l’esprit rebelle de ces décennies de révolution et de bouleversements sociaux partagées entre la France et le Québec.

Les tableaux réalisés de 1980 à 90, empreints de sérénité, expriment une maturité chez l’artiste plus apaisée et témoignent ainsi d’une remarquable maîtrise de la couleur et de la lumière.

Marcelle Ferron – Sans titre, huile sur toile, 1999.

Une artiste verrière

Cette exposition remplie d’émotion inclut un rare corpus de verres fusionnés datant des années 70, époque durant laquelle Marcelle Ferron expérimente la transparence et la lumière de ce matériau et s’intéresse à l’intégration de l’art dans l’espace public. Ses magnifiques vitraux, 1968, d’ailleurs visibles à la station de métro Champ-de-Mars à Montréal et au palais de justice de Granby, 1979, en constituent de mémorables exemples.

Des œuvres sur papier

L’exposition met également en scène une sélection de peintures sur papier, un aspect plus intime de sa pratique artistique. Ces œuvres témoignent ainsi de son grand intérêt pour le dessin et de sa capacité à transformer les supports visuels les plus simples en espaces de liberté et d’expérimentation artistique tout en conjuguant rigueur et spontanéité du dessin, structure et improvisation.

Un coup de cœur de la soirée ? Oui, définitivement et il va pour l’œuvre sans titre créée en 1996 où la rondeur de la composition de l’image et les coups de pinceau m’inspirent enveloppement, motifs animaliers et mystère.

Marcelle Ferron – Sans titre, huile sur toile, 1996.

Lors de cette exposition, le visiteur pourra également découvrir des œuvres de Catherine Bolduc et d’Yvon Cozic. Exposition qui est définitivement à voir !     

Catherine Bolduc – L’apparition des espèces, 2025.

Yvon Cozic – Boule E, 2007, bois, acrylique et peluche.

Yvon Cozic – Rythme, vinyle, bois et acrylique, 2013.

Photographies François Berthiaume, Galerie Chiguer Art Contemporain St-Vallier, Québec, 29 octobre 2025.

Galerie Chiguer Art Contemporain – 247 rue St-Vallier Est, Québec.

Fortin Artiste Peintre explore la mémoire et l’héritage de Jean Paul Riopelle

C’était soir de fête au Complexe Novi de Québec alors que se déroulait  le Vernissage privé de la nouvelle exposition de Jean-Philippe Fortin intitulée Mémoire, et ce, en présence de l’artiste, de nombreux collectionneurs, des membres des médias et des acteurs du milieu culturel.

Mémoire – Les traces qui demeurent                      

Cette impressionnante exposition, notamment pour le format des œuvres présentées, rassemble plus de 25 toiles toutes plus puissantes et affirmées les unes que les autres.

Lettre

À travers ce travail artistique, Fortin Artiste Peintre revisite à sa façon la liberté du geste et la puissance de la matière dans un dialogue contemporain inspiré de l’héritage culturel de Jean Paul Riopelle, sa principale source d’inspiration.

À gauche Jean-Philippe Fortin

Un langage pictural et visuel en pleine évolution

Influencé dès son plus jeune âge par le travail artistique des peintres tels que Riopelle, Pollock et BorduasJean-Philippe Fortin poursuit aujourd’hui sa quête de liberté à travers un travail profondément incarné. Et, cette exposition en est définitivement le fruit !

Bohème

Par ses nouvelles œuvres, il explore la transmission, la trace et la mémoire vivante de ces artistes, c’est ainsi que les toiles de Fortin sont denses et lumineuses. Elles inspirent force, puissance du geste et plénitude. L’artiste marie aisément technique au charbon, empâtements et couches de la matière procurant ainsi cet effet rebelle comme lui seul peut le réaliser.

D’ailleurs l’œuvre intitulée Bohème est mon coup de cœur perso de cette grande exposition !

Mon pays

Les couleurs utilisées éclatent, se confondent et se superposent les unes aux autres, créant ainsi d’incroyables univers immersifs où l’œil est littéralement projeté vers le tableau. D’ailleurs, lors de cette soirée, les convives étaient invités à regarder les œuvres à travers des lunettes de type 3 dimensions afin de découvrir la magie qui se cache derrière chacune d’elle.

Ses œuvres deviennent ainsi un territoire singulier à habiter porté par une incroyable expérience physique, émotionnelle et sensorielle.

« Je veux que la peinture circule, qu’elle appartienne à tout le monde. L’art ne devrait pas s’enfermer dans des codes : il doit toucher, provoquer, et rester vivant » déclare l’artiste.

Champagne

Bref, des œuvres puissantes pour un artiste fier et assumé, bravo !

L’exposition Mémoire est accessible au public vendredi 24 octobre 2025 de 16 h à 20 h et samedi 25 octobre 2025 de 11 h à 16 h au Complexe Novi de Québec.

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Exposition Mémoire, Fortin Artiste Peintre, 23 octobre 2025, Complexe Novi, Québec.

Magnifique exposition Fleurs de Villes AUTOMNE présentée à Place Ste-Foy

Les habitants de la forêt – Création de À fleurs de Pot

Elle est magnifique l’exposition Fleurs de Villes intitulée AUTOMNE présentée jusqu’au dimanche 26 octobre 2026 à Place Ste-Foy. Et, hier soir se déroulait le lancement médiatique de Fleurs de Villes auquel DL Vision Mode assistait.

Exposition florale acclamée mondialement qui a émerveillé le public des grandes villes mondiales telles que Sydney, Londres, New York, L.A. et Miami, elle est de retour à Place Ste-Foy pour la première canadienne de son nouveau spectacle intitulé : Fleurs de Villes AUTOMNE.

Balade d’automne – Création Centre de formation professionnelle Fierbourg

L’automne célébré de façon grandiose

Cette exposition d’art éphémère se veut une spectaculaire célébration de l’art floral, de la mode, de la beauté et de la riche saison dorée qu’est l’automne.

Haute Couture d’automne – Création de Élysée Fleurs

Débutant aujourd’hui et se poursuivant jusqu’à dimanche, cette superbe exposition unique en son genre métamorphose Place Ste-Foy en un enchanteur univers automnal où l’incroyable talent des meilleurs fleuristes de Québec est mis à l’honneur.

Souveraine de l’automne – Création de Racine Karé

Phénix aux couleurs automnales – Création FeuFleurs

Parmi ces talentueux fleuristes notons : À fleurs de Pot, Calyx Floral Design, le Centre de formation professionnelle Fierbourg, Denyse Proulx Conception Florale, Élysée Fleurs, Fleuristes Racine Karé, Fleurs de Laurier, FeuFleurs, Vertige Fleurs et Johanne Martel.

Nuage d’automne

L’exposition AUTOMNE permet ainsi au public d’admirer 14 mannequins floraux sur mesure et des installations saisissantes, chacune inspirée par la beauté et les couleurs éclatantes de l’automne.

Le jardin d’automne – Création de Denyse Proulx, Conception Florale.

Ce saisissant parcours raconte des récits saisonniers d’art floral raffiné, procurant une grande expérience émotionnelle pour les amateurs de fleurs et de beauté, ainsi que pour les passionnés d’art et de mode.

Reflets d’automne – Fleurs de Villes, fournisseur Fleurigros.

Difficile de choisir un coup de cœur perso parmi tant de beauté et de créativité, cependant DL Vision Mode a été séduite par Douceur automnale une création de Johanne Martel pour l’originalité de l’œuvre et son aspect ludique, bravo !

Douceur automnale – Création Denyse Proulx, Conception Florale.

Des gagnants

Un concours a été lancé et a permis, hier soir, à la création Les habitants de la forêt réalisée par À fleurs de Pot de remporter le prix favori des fleuristes et le premier prix.

Le public est également invité à voter pour son mannequin préféré afin de courir la chance de gagner une carte-cadeau d’une valeur de 500$ de Place Ste-Foy et un mois de fleurs fraîchement coupées et livrées dans la région de Québec. Le mannequin gagnant sera dévoilé le 27 octobre prochain.

Bérénice Tardif – Animatrice de la soirée

À Fleurs de Pot

Bref, une exposition florale éphémère définitivement à voir afin d’être envoûté par autant de beauté et de créativité jusqu’à dimanche prochain !

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Fleurs de Villes AUTOMNE, Place Ste-Foy, 21 octobre 2025.

ENVERS par Yves Jean Lacasse : lorsque Mode & Gastronomie se rencontrent

C’était une soirée d’exception passée au Restaurant Jérôme Ferrer – Europea, mercredi 15 octobre 2025, alors que dans le cadre du 30e anniversaire de la Maison ENVERS par Yves Jean Lacasse, le talentueux créateur de mode dévoilait sa nouvelle collection et présentait également les uniformes créés pour le nouveau menu gastronomique de ce restaurant d’exception en hommage à l’étoile récemment obtenue par le prestigieux Guide Michelin.

Lorsque Mode & Gastronomie se rencontrent

Une grande soirée Mode & Gastronomie où les invités triés sur le volet ont pu admirer tout le talent et le grand savoir-faire d’Yves Jean Lacasse qui, une fois de plus, a présenté une collection homme et femme empreinte de beauté et de poésie.

Collection qui nous transportait littéralement vers des contrées lointaines et inspirait l’historicité des styles présentés, car les sources d’inspiration du créateur proviennent bien souvent de l’histoire de la mode.

Des uniformes d’un chic fou !

Créer des uniformes représente un défi de taille, car ceux-ci se doivent de refléter l’ADN de l’entité, être confortables à porter et bien dans l’air du temps.

Les uniformes créés par Yves Jean Lacasse, une quarantaine confectionnés un à un à son atelier pour le personnel du Restaurant de Jérôme Ferrer, insufflent bien cette image de marque, car ils sont sobres, raffinés et élégants à la fois. J’aime beaucoup également les luxueuses broderies et passementeries au fil d’or apposées sur le col officier inspiré du XIXe siècle ainsi que les gros boutons contrastés procurant ce chic fou !

Au centre Jérôme Ferrer

Une impressionnante prestation vocale

En début de soirée, Raphaëlle Paquette, soprano érudite, a interprété avec force et passion un extrait de l’air bien connu de l’opéra de Carmen intitulé : L’amour est un oiseau rebelle.

Et, il n’en fallait pas plus pour que les nombreux invités soient séduits et attentifs au défilé de mode qui allait suivre.

Une soir de fête, il va s’en dire des plus glamours, comme seule Montreal Fashion sait nous les offrir, où admiration et belles découvertes étaient au rendez-vous.

Belle surprise également à la toute fin de la soirée : Pascale Bourbeau, muse d’Yves Jean Lacasse, qui a défilé pour le plus grand bonheur de tous et qui était resplendissante dans sa superbe robe longue au corsage licou.

Pascale Bourbeau et Pierre Bruneau

Bref, une soirée d’exception, bravo et merci pour cette formidable invitation média !

Photographies, travail personnel et François Berthiaume, Restaurant Jérôme Ferrer Europea, Montréal, 15 octobre 2025.

Fibershed Québec dévoile les résultats de ses recherches en vue de produire de la laine

Jeudi 25 septembre 2025 était présenté au Musée Redpath de l’Université McGill, par Fibershed Québec dans le cadre de la Semaine Mode de Montréal, d’enrichissantes conférences intitulées Fibershed Québec : à la rencontre des fibres locales dans le but de donner suite aux recherches menées cette année afin d’établir les caractéristiques des toisons des races de moutons au Québec.

Et, je reviens en particulier sur celle présentée par Marie-Ève Faust qui a notamment retenu mon attention et qui a dressé un portrait fort éloquent de la situation actuelle en termes de production de laine au Québec.

Suites à des réflexions amorcées en 2021 notamment chez Mmode, en 2024, se déroule au Musée McCord Stewart le Bal de Laine. Cette soirée-bénéfice était dédiée à la promotion des bienfaits de l’utilisation de la laine locale, à la démonstration et à la valorisation des avantages de cette fibre noble. Soirée-bénéfice qui a permis d’amasser un montant de 20 000 $ afin de réaliser les recherches.

Au Québec, la laine a bien souvent mauvaise presse, à savoir que la laine ça pique et donc qu’elle n’est pas confortable à porter. Pour cette raison, les toisons des moutons sont d’emblée jetées massivement.

La recherche

Deux hypothèses sont alors posées :

La première est que nos laines ont les mêmes caractéristiques que celles mentionnées dans la littérature.

La seconde est qu’au Québec, pour une même race de moutons, nos laines sont différentes, n’ont donc pas les mêmes caractéristiques, et ce, selon l’endroit, le climat, la région géographique, le genre, le sexe de l’animal et selon l’âge.

La littérature concernant le sujet nous informe que : 

La laine correspond à la toison des moutons et son abréviation internationale est WO possédant ainsi des caractéristiques générales qui vont de fine, moyenne à grossière. Ses propriétés générales veulent qu’elle soit peignée ou cardée, résistante ou pas à l’abrasion, bon isolant, apte à la coloration et difficilement inflammable.

Les avantages

La laine est une ressource naturelle renouvelable, biodégradable et recyclable. Si elle est tissée ou tricotée, elle peut être réutilisée. Elle est lavable à la main, qu’elle soit tricotée, tissée ou bien feutrée.

L’état de la situation actuelle est que le Québec est la 3e province productrice de laine en termes de quantité et, en 2016, la province représentait 23% de la production canadienne de laine avec 283 tonnes de toisons (1)

Selon le rapport annuel du LEOQ de 2024, 937 entreprises possèdent une production ovine au Québec. Ces éleveurs se retrouvent principalement en Montérégie, au Bas-Saint-Laurent, en Estrie et en Chaudière-Appalaches.

On compte également 200 races de moutons différentes et parmi celles-ci notons la race de mouton Katahdin, Icelandic, Mérinos, Rambouillet et Suffolk.

Pour mener à bien cette recherche :

La méthodologie de l’étude se voulait mixte et l’échantillonnage de convenance comportait 6 races de moutons dont la Baby Doll, Cheviot, Dorset, East Friesian, polypay et Romanov.

Lors de la conférence, Marie-Ève Faust a détaillé la littérature de chacune des races et précisé les caractéristiques de chaque laine.

Les résultats :

Rappelons que la littérature sur le sujet nous informe de la provenance notamment de l’animal et de ses caractéristiques en regard de sa toison, sa couleur, du diamètre et de la longueur de son poil, la laine.

La laine provenant de la race Baby Doll procure une laine similaire à la littérature.

Les laines provenant des races Cheviot et Dorset présentent des résultats plus élevés que la littérature, ce qui signifie que ces laines sont plus grossières.

Les laines provenant des races East Friesian et Polypay présentent des résultats différents de la littérature et sont considérées comme intéressantes.

La laine provenant de la Romanov présente des résultats différents de la littérature.

Surpris par ces résultats ?

Rappelons-nous que pour obtenir une laine fine qui se portera sur notre corps, nous avons besoin entre 12/15 inférieur ou égal à 24,5 microns soit 0,0245 mm. Or, l’étude démontre assez bien qu’aucune laine ne possède cette norme.

L’étude démontre également que les races de moutons, Baby Doll, Cheviot, Dorset et Polypay possèdent un nombre de 24,5 et 34 microns soit de 0,0245 et 0,034 mm, ce qui classe ce résultat parmi une laine de type moyenne. Reste la romanov qui présenterait un certain potentiel.

Ce qui mène à la conclusion qu’il n’y a malheureusement pas de réel potentiel de production de laine locale tissée ou tricotée pour la fabrication de vêtements au Québec en raison de l’absence de laine suffisamment fine. À cette raison s’ajoute également la perception face à l’inconfort de la laine sur notre peau. En revanche, il existe de belles laines pour la fabrications de mitaines, de tuques, de foulards, de tapis et de décoration intérieures. Situation actuelle qui motive des chercheurs comme Philippe Denis à explorer de nouvelles possibilités de production locale comme celle à partir d’algues marines…

Source (1) Ministère de l’Agriculture, 2025.

Photographies, travail personnel, Musée Redpath, Université Mcgill, 25 septembre 2025.